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CONGO BRAZZAVILLE: L’opposition congolaise a besoin d’un leader et non d’ego.

 

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CONGO BRAZZAVILLE: L’opposition congolaise a besoin d’un leader et non d’ego.

 

 

 

 

L’opposition congolaise a besoin d’un leader et non d’ego.  

  

Qu’il est loin le temps où le général Jean-Marie Michel Mokoko tenait le haut du pavé pour incarner l’alternance démocratique au Congo Brazzaville. L’eau a coulé sous le pont.   

  

Ce dernier soi-disant coupable d'atteinte à la sûreté intérieure et de détention illégale d'armes et munitions de guerre est condamné pour 20 ans de prison ferme depuis le 11 mai 2018 dans les geôles insalubres de notre pays. Depuis, l’opposition congolaise est apathique, orpheline d’un leader naturel et charismatique.  

  

Nombreux s’y sont essayés avec des agendas cachés, à savoir madame Claudine Munari Mabondzot ,qui ne fut autre que la Mata Hari de monsieur Denis Sassou Nguesso, avec mise sous cloche de la Fédération de l’Opposition Congolaise (FOC) pendant 05 ans. Monsieur Pascal Tsaty Mabiala, le caméléon de Loudima après avoir envoyé sous les balles des assassins notre jeunesse lors du référendum contesté de 2015, il a rejoint les lambris dorés de la République avec le titre pompeux de faire valoir de Chef de l’Opposition congolaise fantoche nourrit au lait et au miel de la République pendant que le peuple congolais crie famine.  

  

Quant monsieur Mathias Dzon, l’équilibriste, l’homme des déclarations fracassantes sans preuves aucunes s’apparentant à des commérages, il traine avec sa bande qui constitue son association politique sur laquelle il règne en Président.  

  

Monsieur Boukadia Modeste peine modestement à élargir sa base électorale au-delà de son fief tribal du Pool. Notre valeureux monsieur Clément Miérassa se retrouve dans la position d’un général sans troupe pour relayer ses messages ; il a hérité de la structure délabrée de la Fédération de l’Opposition Congolaise infesté par le ver qui était dans le fruit, et qui a fini par la pourrir par des luttes intestines incessantes. Mission accomplie madame Claudine Munari Mabondzot !   

  

La dernière trouvaille de l’opposition congolaise inconséquente en mal d’idées est la création de l’Alliance pour l’alternance démocratique en 2026 (2AD26), alors que le peuple congolais souffre depuis la nuit des temps. Il y a lieu de croire que cette stratégie d’endormissement de l’opposition congolaise est élaborée par les officines du Parti congolais du travail (PCT), parti-unique-État, afin de donner l’illusion que le Congo-Brazzaville est une démocratie. Y’a -t-il eu contrepartie en monnaie sonnante et trébuchante avec ses nouveaux opposants alors que le peuple congolais tire le diable par la queue ? Plus rien ne nous étonne dans un pays à la dérive où les scandales financiers sont légion, se succèdent sans conséquence judiciaire ni politique. C’est le pays de Marien Ngouabi !    

  

Le Mouvement pour Agir J3M, l'idéal politique du Général du Peuple Jean-Marie Michel Mokoko, qui rappelle les initiales de ce dernier nous interpelle, nous gêne, car il s’agit d’un mouvement de débat d’idées contradictoires et non d’un instrument au service du culte de la personnalité qui a bien y voir y ressemble. Serions-nous en train de déifier le général Jean-Marie Michel Mokoko comme le font les camarades du PCT avec monsieur Denis Sassou Nguesso ?  Le culte de la personnalité relève d’un autre temps.  

  

Le silence intriguant du général Jean-Marie Michel Mokoko du fond de sa prison est un mauvais signal, car la lutte continue pour la libération du Congo-Brazzaville. Sans conteste, il est l’un des plus illustre porte-étendards de notre combat pour notre liberté. La disparition tragique de son représentant personnel en Europe n’avait pas été suivi de remplaçant au nom de la continuité du combat politique ; ce qui à notre sens est une faute politique et stratégique car la voix du général Jean-Marie Michel Mokoko  doit continuer à résonner au-delà de sa prison. Manquent-t-ils des Congolaises ou des Congolais dans son sillage politique capables d’assumer cette mission, de relayer sa voix qui doit avoir un visage ? Ce sera à lui de décider.   

  

L’exercice solitaire du pouvoir qu’incarne en ces temps le général Jean-Marie Michel Mokoko, leader naturel de la lutte pour la restauration de la démocratie au Congo-Brazzaville est inquiétant, incompréhensible et affligeant.  

 

Bien qu’emprisonné pendant 27 ans, monsieur Nelson Mandela a fait vivre les idéaux de l’ANC (African National Congress) au-delà de son pénitencier dont il est resté le leader incontesté. « J’ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de l’indifférence » disait Anatole France.  

  

Dans des situations difficiles pour la survie de la nation, un Chef doit savoir déléguer car les succès ce sont pour les collaborateurs et l’échec pour le Chef.  

  

Réveillez-vous mon général Jean-Marie Michel Mokoko car cette lutte vous ne la gagnerez pas sur votre seul nom, mais avec les convictions politiques communément partagées par toutes et tous les patriotes Congolais.  

  

En ces temps difficiles où nous réclamons votre libération ainsi que celle de vos compagnons d’infortune, sans oublier le ministre André Okambi Salissa, votre parole est très attendue devant cette opposition qu’il convient de regrouper, de rassembler et de guider.  

  

Nul ne pourra gagner un combat politique s’il ne rassemble pas au-delà de son camp, de son cercle tribal, de son ethnie, de son département, de sa région, etc.  

  

 

  

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Il nous revient de déconstruire les opinions de ceux qui pensent que vous payez votre défiance vis-à-vis de monsieur Denis Sassou Nguesso, ressortissant congolais du Nord du pays comme vous, et dont le sort se confond déjà avec les poubelles de l’histoire congolaise. Vous êtes un patriote congolais, et nous le sommes tous devant cette tragédie qui mine notre pays. Tout ce qui compte c’est l’intérêt national du Congo-Brazzaville qui plonge tous les jours dans l’obscurantisme.  

  

Il est temps monsieur le général Jean-Marie Michel Mokoko de clarifier votre pensée et votre vision pour le futur   du Congo-Brazzaville. Votre silence d’aujourd’hui serait-il une capitulation sur la base d’arrangements régionaux ?  

 

L’histoire bégaie au Congo-Brazzaville, et le moment est venu de vous hisser au sommet afin de prendre vos responsabilités ; vous incarnez l’espoir d’un peuple, d’une nation au-delà des vicissitudes du passé.    

  

Pour notre part, les objectifs sont clairs, l’unité dans le pays, la réconciliation nationale, la libération de tous les prisonniers politiques, le dialogue national inclusif et la création des bases d’un véritable État démocratique au Congo-Brazzaville. Toutes ces questions, nous les discuterons avec les autres et en votre présence ; cela n’est pas négociable, à moins que dans leur sauvagerie il vous occire. Alors le peuple et la communauté internationale prendront leur responsabilité devant cette barbarie.   

  

 

Pendant que notre peuple croupit sous la misère, la mendicité, démuni de tout nonobstant toutes les richesses à sa disposition, la dictature en place procède au recrutement des soudards, des miliciens pour sa survie.    

  

Nous vous interpellons avec force monsieur le général Jean-Marie Michel Mokoko car dans l’histoire politique il y a des acteurs, de personnes consultées, des individus informés, mais il n’y a qu’un seul Leader.  

  

La privation de liberté n’est pas l’enfermement de l’esprit qui vagabonde à travers les murs de toutes les forteresses, et qui est de votre seul ressort.  

  

L’opposition congolaise est orpheline d’un leadership fort, charismatique et il vous revient de l’incarner maintenant par des actes forts en ce net moment.  

  

 

Nous espérons que notre missive qui n’est pas une lettre ouverte vous parviendra, et nous pourrons poser les bases d’une véritable opposition congolaise débarrassée d’ego mais axée sur nos valeurs d’unité, de travail et de progrès.   

  

Vos conditions détestables de détention nous hantent tous les jours, mais votre résilience vous confère devant l’histoire congolaise la stature d’Homme d’État. 

  

C’est Auguste Comte qui écrivait : « Nul ne possède d’autre droit que celui de faire son devoir », patriotisme oblige.  

  

Aux grands Hommes, la patrie reconnaissante.  

…………………………….  

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA    

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