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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 19:44

 

   

A

CONGO BRAZZAVILLE : referendum en 2016 & L’élection Présidentielle en 2018. Ainsi en a décidé le Dictateur Denis SASSOU NGUESSO  

 

 

 

Le nouvel agenda du dictateur Denis SASSOU NGUESSO 

2016                                                                            PRESIDENTIELLE 2018

 

 

 

Comme chacun le sait, le vieux dictateur sanguinaire et corrompu Denis Sassou Nguesso ne fait pas mystère de son rêve de mourir au pouvoir et de son ambition d'assurer la succession dynastique à son fils Denis Christel Sassou Nguesso. Et pour cela, il lui faut d'abord changer la Constitution, un obstacle qui n'est pas infranchissable selon lui tant il est persuadé que ses milliards lui donnent les moyens de ses ambitions. Mais sur sa route, il craint la France de François Hollande et sa très active politique africaine; François Hollande qui s'est publiquement opposé (avec Barack Obama) aux projets des modifications des Constitutions en Afrique. Ainsi ses rapports avec François Hollande sont-ils notoirement glaciaux (le point d'orgue de cette inimitié c'était au sommet de la Francophonie, à Dakar). Plusieurs émissaires ont été grassement rémunérés pour tenter de le rapprocher de François Hollande, parmi eux, il y a notamment le Président du Conseil italien Mateo Renzi et surtout le Président guinéen Alpha Condé. Après avoir vainement tenté de rallier François Hollande à sa cause, le vieux dictateur a décidé de jouer la montre en attendant le retour au pouvoir en France de la Droite, en 2017, et notamment de son très affairiste ami Nicolas Sarkozy. Il faut dire que le vieux dictateur sanguinaire et corrompu a de bonnes raisons de penser qu'il trouvera en lui un allié. Un intime du vieux dictateur nous a confié que Denis Sassou Nguesso envisage désormais d'organiser son pseudo-référendum en 2016, s'en suivra ensuite une période de transition jusqu'en 2017, que bien sûr il dirigerait, et l'élection présidentielle sera organisée en 2018, c'est- à-dire après l'élection présidentielle en France. Nous disons tout simplement ceci : L'Homme propose, Dieu dispose. Qui vivra verra.

Bienvenu MABILEMONO

 

Déclaration de Tom Malinowski, secrétaire d’Etat adjoint des Etats Unis, chargé de la démocratie, des droits de l’homme et du travail. "Nous croyons que les Constitutions ne doivent pas être changées, pour permettre à une seule personne de continuer à rester au pouvoir. Nous pensons que concentrer le pouvoir entre les mains d’une seule personne, même si cette personne a bien travaillé, n’est pas source de bonne santé pour la démocratie et la stabilité. Nous pensons, plutôt, qu’encourager le changement régulier au sommet de l’Etat est source de bonne santé pour la démocratie et la stabilité. Dans certains pays africains, nous avons vu, lorsque les chefs d’Etat ont fait un choix différent, même s’ils étaient populaires, ils ont rencontré une résistance qui a conduit à l’instabilité. Nous souhaitons que cela n’arrive pas ici." Source: U.S. Embassy Brazzaville 

Peuple congolais disons tous 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 17:10

 

   

A

  Les ignobles manipulations d’un président plongé dans le « vampirisme »

 

 

 

sassou Nguesso-insomnie

                                                                           

 

 

 

Le Peuple Congolais a été choqué d’entendre les déclarations menaçantes du Président SASSOU à Kinkala, ce 27 Juin 2015. Le Président SASSOU a déclaré publiquement : « Ceux qui veulent compromettre la paix (c-à-d ceux qui disent NON au changement constitutionnel) ne se sont jamais blessés à la langue, et ils ne connaissent pas le goût du sang. On a le temps de les voir émerger ». 

Ces propos présidentiels sont scandaleux, ignobles, il s’agit de menaces ouvertes de celui qui s’auto proclame homme de paix et médiateur, menaces ouvertes contre son propre Peuple majoritairement opposé au changement illégal de notre Constitution, et contre les défenseurs de la Liberté et du respect de la LOI au Congo Brazzaville. 

L’expression de SASSOU « ils ne connaissent pas le goût du sang », est proprement scandaleux de la part d’un président s’adressant à son Peuple.
Cette expression signifie que SASSOU a juré à ceux qui s’opposent au changement constitutionnel, de leur faire goûter leur propre sang, et sur le plan subliminal il menace de goûter lui-même au sang des patriotes Congolais, à la manière d’un vampire. Avec son expression extrêmement déplacé sur « le goût du sang » nous qualifierons désormais SASSOU comme « le président vampire » ! 

Le 27 Juin 2015 sera une date à marquer dans le calendrier, car SASSOU « l’infâme boucher d’Oyo » a publiquement menacé de mort les défenseurs de la Liberté, de la Démocratie, de la République et de la Paix au Congo. 
Honte à SASSOU, ses menaces sont ignobles, s’il existe un fauteur de trouble au Congo c’est SASSOU, car c’est lui qui a initié l’inutile débat constitutionnel actuel à Dolisie, il y a deux ans, et c’est lui qui menace la paix au Congo. 

Rusé et manipulateur comme Satan lui même, SASSOU a manipulé avec 600 millions de Franc CFA un groupe d’anciens Ninja et de ressortissants du Pool « affamés », afin qu’ils puissent émettre des déclarations en faveur du coup d’Etat constitutionnel à Kinkala. Ces compatriotes aux âmes égarés ont eu l’outrecuidance d’émettre d’infâmes déclarations où ils disent que le NON au changement constitutionnel = guerre civile. Des messages hyper dangereux qui ont plongé la salle dans la torpeur. 

Nous signalons que 98% des personnes qui se sont mobilisés pour recevoir SASSOU à Kinkala, venaient de Brazzaville, où ils ont été déplacés dans des convois de bus coaster vers Kinkala. Convoyages organisés par MVOUBA et NSILOU. Les autochtones de Kinkala ont boycotté la visite de SASSOU et sont restés chez eux. Parfait KOLELAS a refusé d’être à la tribune et n’a pas participé à la rencontre citoyenne avec SASSOU, seuls MVOUBA, NSILOU, MAMPOUYA et MOUGANY étaient présents. Nous connaissons maintenant sur qui nous pouvons compter pour gagner l’alternance démocratique au Congo. 

Nous disons NON, NON et NON, SASSOU n’a pas et n’aura jamais le titre foncier du Congo, nous demandons à SASSOU de respecter simplement la LOI, ceux qui veulent plonger le Congo dans la guerre ce sont ceux qui veulent coûte que coûte briser la LOI du Congo, SASSOU et compagnies sont tous des « Hors la Loi » et ils doivent être traités comme tel. Les seuls qui veulent enraciner la paix, la démocratie, le modernisme et la liberté au Congo, ce sont les défenseurs de l’Ordre Constitutionnel. 

Après nos dernières révélations sur les préparatifs d’un pseudo dialogue inclusif à Djambala, le pouvoir de Brazzaville prévoit de le transférer à Ouesso, suite aux protestations et menaces des ressortissants des Plateaux sensibilisés par notre dernière publication, et déterminés à ne pas faire de leur terre un « paillasson » pour SASSOU. 
Mais ce que les extrémistes Sassouistes oublient est que le département de la Sangha a de vaillants patriotes qui sont les premiers à refuser d’offrir à SASSOU sur un plateau, un soutien au coup d’Etat constitutionnel. 
Face à l’intransigeance patriotique de nos compatriotes de la Sangha, Madame SASSOU a annulé son déplacement à Ouesso par crainte d’un fiasco annoncé et a préféré recevoir une délégation de femmes PCTistes de Ouesso à Brazzaville. 

Pour remplacer Mme SASSOU une délégation politique du PCT s’est rendue à Ouesso, mais ils ont été vilipendés par les populations et pilonnés par le compatriote Dominique ALOKA qui les a martyrisés. Ces rencontres se sont terminés en queue de poisson. 

Il est certain que comme dans les Plateaux, les compatriotes de la Sangha vont refuser d’accueillir cette mascarade de dialogue. De Ouesso, on risque de se retrouver non pas à Impfondo, mais à Bétou pour le simulacre de dialogue, aux confins de la Centrafrique. Là aussi, il faut redouter une fin de non recevoir des ancêtres de NOUMAZALAYE. Surtout que SASSOU est suffisamment « lâche » pour ne pas organiser sa parodie de dialogue chez lui à Oyo Land.

Qu’il aille l’organiser à Oyo, nous allons bien rigoler !

En définitive, le problème du Congo ce n’est pas la Constitution, mais le problème c’est SASSOU, l’ennemi de la paix c’est SASSOU, l’ennemi de la liberté c’est SASSOU, l’ennemi du développement intégral c’est SASSOU, l’ennemi de la démocratie c’est SASSOU, l’ennemi des Congolais c’est SASSOU. 

Denis SASSOU NGUESSO, le boucher d’Oyo, le vampire de l’Alima, qui aime « le goût du sang » comme il l’a lui-même déclaré à Kinkala le 27 Juin 2015. 

SASSOU dégages et laisses le CONGO en Paix, poursuivre son évolution historique, le CONGO a commencé sans toi et il existera toujours sans toi. 

Nous avons dit ! 

 

VOUS COMPRENDREZ POUQUOI DIT ON QUI S' ASSEMBLE SE RESSEMBLE

Extrait de la photo de famille du sommet de l'UA: Omar el-Béchir (g) se trouve aux côtés de Denis Sassou Nguesso (dr).

 

Peuple congolais disons tous 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 23:18

 

   

A

LETTRE DE GERVAIS RUFYIKIRI 2 ième VICE-PRÉSIDENT DU BURUNDI  A Pierre NKURUNZIZA 

 

 

 

 

 
 

Peuple congolais disons tous 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 22:10

 

   
Me Aloyse Moudileno Massengo , Ancien premier ministre et ancien ministre de la Justice du Congo

A

SASSOU NGUESSO : PARTIRA, PARTIRA PAS ?

 

 

 

 

 

 

 

Le 15 août 2014, Sassou-Nguesso festoie à Sibiti. C’est l’anniversaire, dit-il, de l’indépendance du pays. Il a fait venir, du Congo-Kinshasa, Koffi Olomidé , le seul musicien digne de ses mouvements de jambes et de fesses, son Congo à lui n’en ayant plus de comparables et pour cause : guerres civiles après guerres civiles. Au cours de son discours (dit officiel), une phrase tombe de sa bouche : « Le sang et les larmes des autres, ça suffit ! »
.
Les rédacteurs officiels du document sont ébahis : la mystérieuse phrase n’y était pas écrite.
Qui ou qu’est-ce qui l’a donc inspirée à l’orateur ? Et à qui s’adresse-t- elle ? A lui-même ? A
ses sbires incontrôlables ? A ses conseillers occultes ? Mystère jusqu’à ce jour et sans doute
jusqu’au-delà de demain. On peut même penser que c’est une phrase simplement lancée dans
l’euphorie de la fête et l’ivresse du moment car plus personne ne la cite. Je suis de ceux qui ne
croient pas que Sassou a lancé cette injonction du fond de son coeur et de son esprit. Une telle
phrase ne peut être crédible et porteuse d’espérance que prononcée dans un moment de grand
regard commun vers les tragédies vécues ensemble. Non, aucun remords intime, aucun regard
isolé vers notre douloureux passé ne peut autoriser un d’entre nous à conclure seul :
« Tout ça, ça suffit »
. Nous devons tous être solennellement réunis, comme en 1991 et 1992, pour prononcer une
telle phrase, tirer cette conclusion. Car nous aurions tous analysé, ensemble, les causes de ce
que nous rejetons et défini les moyens qui empêcheront son retour. Un seul d’entre nous ne
peut pas dire : « Ça suffit »
. A moins qu’il soit l’auteur de tous les cataclysmes. Je dirai enfin que c’est une phrase sans
engagement dans la bouche de Sassou puisque devant 2016, il semble décidé à demeurer celui qu’il a toujours été. Verseur de sang sur son chemin par tous les moyens et sous tous les prétextes. En tout cas, sa phrase ci-dessus n’a condamné aucun des prétextes utilisés par les uns et les autres pour verser le  Numéro 417 - Congo - Sassou-Nguesso : Partira, partira pas ?
sang. C’est pourquoi, comme annoncé dans notre précédente communication ( Afrique Education , numéro 416 du 1er au 15 juin 2015), la présente sera axée sur le culte que Sassou
voue à la violence. Depuis le 18 mars 1977, il y recourt toujours. Comment peut-il la déclencher avant 2016 afin de mettre sa « constitutionnette » hors d’état de demeurer en vigueur ?
La constitutionnette de 2002 est devenue la grande épine à la gorge ou sous le pied de Sassou-Nguesso
Le Congo, un pays où Sassou règne comme sur des tombes. Sans cesse, nous revenons sur
ce point comme une lamentation. Sassou rend le Congo comme un pays sans voix, comme une vallée de morts. Mais nous ne voulons pas revenir au 18 mars 1977. Nous sommes donc à la veille de 2009. Beaucoup n’ont pas remarqué ce qui s’est produit : de nombreuses disparitions : parmi ceux qui pouvaient alors être candidats face à Sassou – comme un programme d’élimination de concurrents ! Voici quelques noms :
- André Milongo Ntsatouabantou, premier ministre de la transition (1991-1992) décédé au
mois de juillet 2007 (une mort qu’il ne faut pas séparer de celle de l’ex-ministre de Lissouba
:
Gabriel Matsiona ) ;
- Stéphane Bongho Nouara, premier ministre de Lissouba, en 1992, décédé le 7 octobre
2007 ;
- Ambroise Noumazalayi, secrétaire général du PCT, décédé le 17 novembre 2007 ;


- Jean-Pierre Thystère Tchicaya, personnalité montante depuis Marien Ngouabi, décédé le
20 juin 2008 ;
- Augustin Poignet, ancien président du Sénat sous Lissouba, décédé le 26 juin 2008 ;
- Bernard Kolelas, dernier premier ministre de Lissouba, décédé en novembre 2009 ;
- Mgr Kombo, ancien président de la Conférence nationale souveraine de 1991, décède le 22
octobre 2008, mort empoisonné ;
- Justin Lekoundzou Itihi Ossetoumba, ancien secrétaire général du PCT, empoisonné en
2008 et paralysé depuis ( « Ils ont voulu m’éliminer par empoisonnement » , affirme-t-il) ;
- Général Motando, mort subitement au sortir d’un repas.
Des disparitions que de nombreux congolais considèrent comme des crimes commis afin que la
candidature du Kaka ngé pour un second mandat se déroule sans concurrents sérieux
(Aujourd’hui, il dit qu’il n’y a pas de candidats dignes de ce nom dans le pays).
Son second mandat, il l’a naturellement eu sans sérieux candidat en face de lui. L’ensemble de
ses adversaires ne réussit même pas 9% des voix sorties des urnes. C’est dire que le Kaka ngé
n’avait plus en face de lui de noms qui résonnent dans le pays. Et ceci est si vrai que près de 7
ans après (veille de la fin de son 2e et dernier mandat), « il ne craint personne » (sic). Comme
si ceux qui ont survécu pendant les périlleuses années que nous venons d’indiquer, ne
représentent aucun danger pour lui en 2016.
Le danger pour le Kaka ngé, en 2016, c’est absolument personne. Le danger, l’obstacle, c’est
un texte. C’est la constitutionnette. Plus exactement, l’article relatif au nombre de mandats


présidentiels que l’on peut assumer successivement. Deux, pas plus. L’obstacle, l’ennemi de S
assou , devant 2016, c’est cet article accepté en 2002 par Sassou comme un renard, mais qui le prend à la gorge maintenant. Son adversaire d’aujourd’hui et de demain, c’est donc sa constitutionnette et apparemment personne (du moins jusqu’ici) sur l’échiquier politique congolais. Un renard peut bien finir par être pris à son propre jeu. C’est pourquoi tout ce que
Sassou fait ou tente de faire s’est dressé d’abord contre sa constitutionnette. C’est également la raison pour laquelle, dans cette communication, nous ne traiterons que des manoeuvres auxquelles pourra se livrer Sassou afin d’arracher l’arête (lékoufé) qui le tient à la gorge. Des manoeuvres aboutissent à la mise en suspension ou à mort de sa constitutionnette pourtant chérie en 2002.
Comment peut-il suspendre sa constitutionnette ou la jeter aux oubliettes ?
1 – D’abord, une invitation à la prudence, Sassou étant un vieux renard. Il ne faut pas être
dupe devant ce que laisse paraître en ce moment Sassou-Nguesso : consultations par ci, consultations par là, c’est-à-dire, recherche de lumière ou conseils. Tout cela est masque de ses idées fortes. Ceux qui l’ont poussé à ensanglanter hier le pays et le maintiennent fixé sur cette voie malgré le grand vent de salut qui a soufflé au-dessus de notre pays, en 1991-1992. Avec ces consultations, il se comporte comme un vérificateur des comptes d’électricité, de gaz ou d’eau. Il veut savoir si tout va au niveau de ses consultés.
2 – Ses idées fortes ne sont un secret pour personne depuis qu’il les applique, à savoir, en
réalité, « mieux vaut la mort même d’un frère que la perte du pouvoir (assassinat de Marien
Ngouabi e n 1977), « mieux vaut la guerre civile que le dialogue (préconisé en 1997 par feu président Omar Bongo ) ; « mieux vaut le pire que le raisonnable. Mieux vaut un Congo retourné à l’âge des termitières qu’un Congo construit à l’image d’une nation moderne. Quelle option dans le cadre de cette éternelle stratégie de « mieux vaut » destructeur, peut perdre
Sassou afin de mettre sa constitutionnette hors d’état de lui faire perdre le pouvoir en 2016 » ? Il a déjà discrédité cette constitutionnette en pleine ville de Washington en la traitant de texte qui a « montré ses limites ». Voilà un garant et gardien suprême du socle de la légalité dans son pays qui se départit publiquement, pire à l’étranger, de ce statut, de ce devoir.
A l’intérieur du pays, son parti (le PCT, Parti congolais du travail) demande la mise à mort de la constitutionnette sur la base d’un raisonnement totalement différent de celui du maître. Pour ce parti, la constitutionnette a permis à Sassou de bien travailler. C’est donc un excellent outil de travail. Néanmoins, mieux vaut (sic) perdre, immoler ce texte que Sassou . C’est ce qui se trouve souligné dans un commentaire de Joël Nsoni intitulé : « Quelle est la meilleure voie pour 2016 ? (in La Semaine africaine). Voici en quels termes : « Pour... le PCT, il est difficile d’accepter la mise à l’écart de celui qui a permis au pays de retrouver les chemins de la paix et du développement. D’où la recherche de solution pour lui donner la possibilité de rempiler en 2016. L’actuelle constitution ne permet pas de soumettre au référendum la révision du principe verrouillé de la limitation des mandats présidentiels. Alors, la solution serait d’abroger, tout simplement, la constitution pour en adopter une autre (1).
Nous nous interrogeons sur cette différence de regard sur la constitutionnette entre Sassou et
son parti, constatons et retenons simplement que les deux juges ou intéressés arrivent à la
même conclusion, à savoir, la constitutionnette de 2002 (stérile ou pourvoyeuse de bienfaits)
doit disparaître. Le parricide est donc retenu comme crime nécessaire devant 2016. Il ne reste
donc qu’à rechercher les meilleurs moyens pour l’accomplir sans en porter la responsabilité,
c’est-à-dire, sans être soupçonné. Ce qui signifie qu’il peut chercher les coupables ailleurs s’il le faut, fabriquer des faux responsables ?
Ce n’est pas un travail qui peut se révéler au-dessus du savoir-faire de Sassou-Nguesso.
1 - Le 18 mars 1977, il a su comment assassiner Marien Ngouabi et les jours suivants, Massa
mba Débat
, le Saint Cardinal Emile Biayenda
,
Ontsou
,
Mboro

et des centaines de milliers d’innocents sont morts et meurent les jours suivants, c’est-à-dire,
jusqu’à aujourd’hui.
2 – La question n’est donc pas de savoir comment Sassou peut s’y prendre pour suspendre sa
constitutionnette mais de convaincre tout un chacun qu’en cas de troubles graves au Congo
devant 2016, troubles pouvant entraîner la suspension de la constitutionnette, l’auteur en sera
cet homme. Toujours renard, toujours Andzimba, toujours suspendeur de constitutionnettes ou
Lois fondamentales et promulgateur de nouvelles. Des nouvelles toujours viciées dès le
cerveau de leur géniteur.
En l’occurrence, comment s’y prendra-t-il pour « justifier » une suspension de sa constitutionnette ou un renvoi du scrutin de 2016 aux calendes grecques ?
1 – Nous avons déjà dit que Sassou ne se ridiculisera pas à mettre sur le dos de quelqu’un un
grand complot troublant gravement l’ordre public devant 2016. Par poison et autres moyens, il a éliminé ceux qui lui faisaient de l’ombre dans le passé. La seule ombre devant 2016, c’est sa
propre « loi », son propre « ordre ».
2 – Il lui suffit donc de comploter contre celui-ci – bombes par ci bombes par là, attentats par ci, attentats par là et les arguments seront trouvés pour suspendre « jusqu’à nouvel ordre », la
constitutionnette et le scrutin attendu en 2016. Et Ndenguet appellera son monde aux sagaies.
3 – Qui cherchera à savoir si l’attentat ou la bombe est l’oeuvre d’un opposant ou groupe
d’opposants ou du pouvoir lui- même ? L’explosion de la caserne de Mpila, le 4 mars 2012, est
là pour montrer à tous que Sassou peut tout rejeter sur qui il veut, c’est-à-dire, fourvoyer une
enquête dans une direction qu’il choisit, diriger même les soupçons vers des inconnus. Le juge
Apesse , jugeant la douloureuse Affaire des assassinats massifs du Beach (2005) n’avait-il pas relaxé les coupables clairement désignés par les faits en déclarant : « crimes commis par des
inconnus » ? Et depuis cette date, l’Etat n’a rien fait pour tenter de retrouver ces « inconnus ».
La jurisprudence Apesse permettra donc facilement à Sassou de classer purement et simplement les « faits graves » qu’il pourra inventer et évoquer pour suspendre brutalement sa constitutionnette devant 2016.

Ndenguet
,
Okemba
et autres serviteurs sont là pour lui prêter main forte (couvre-feu impitoyable, terreur le jour...).
Un contexte politique qui se laisse préparer un nème coup d’état de Sassou- Nguesso
Le contexte, c’est l’état du pays au niveau de son âme, c’est-à-dire, de sa cohésion nationale.
Quel triste spectacle 65 ans après l’indépendance !
1 – Depuis l’assassinat, en 1977, du président, Marien Ngouabi (originaire du Nord), celui de
son prédecesseur, Massamba Débat (originaire du Sud et présenté par Sassou comme le meurtrier) et celui du Saint Cardinal Emile Biayenda attribué par Sassou à des arriérés (fétichistes) de la famille de Marien Ngouabi
, depuis ces événements, le Congo est un pays qui se divise de jour en jour. Le nombre des
partis politiques qui ne cessent de se créer sur des bases tribales ou régionales le montre.
C’est le règlement de chacun au fond de sa termitière. Comme si c’est là qu’il rencontrera ceux
avec qui il participera à la construction du Congo de demain ; comme si le fond de la terre est le
siège des idées qui ouvrent vers le futur.
2 – Cette décadence du pays sur le plan de son âme nationale a été lancée par Sassou-Nguesso
dans le cadre de sa stratégie bâtie sur le « mieux vaut » sans cesse tourné vers le passé, vers
la tribu et le clan. Ce qui signifie que le Congo se lèvera difficilement si demain, Sassou 
pose des bombes par ci et se livre à des attentats par là afin de suspendre sa constitutionnette.
On sera alors devant un Congo qui ne saura pas penser encore moins dire, affirmer : « ce qui
se passe à Pointe Noire, à Dolisie, à Brazzaville, à Djambala, à Owando, à Ouesso, à
Impfondo, etc... nous concerne tous »
. Chacun se repliera sur son coin avec le célèbre murmure à la bouche : « Ce n’est pas notre
affaire, c’est celle des Lari, Téké, Kouni, Makoua, etc. ».
3 – Et comme Sassou le sait – puisque c’est lui qui travaille au recul du pays à tous les niveaux
– il réagira par des nouvelles « Opérations Mouébara » (des opérations de « maintien d’ordre »
sélectives : tribu par tribu). Pour lui, « maintien de l’ordre » c’est toujours opération contre les
Bakongo, contre les Babembé, les Kouyou, etc.
4 – Le pays n’a plus cette âme qui le faisait bouger et se lever dans l’unité. Ce qui s’y est passé
en 1963, 1968, 1991 et 1992, c’est-à-dire, des événements au cours desquels les Congolais se
sont retrouvés sans distinction de leurs origines tribales afin de dire et faire ce qu’ils croient bon pour leur pays, est toujours empêché sous Sassou-Nguesso. Toujours le fameux « mieux vaut » qui fait reculer vers ce qu’on ne devait plus être. « Mieux vaut être Mbosi que Congolais.
Mieux vaut garder le pouvoir au fond de la terre comme les termites », etc.
5 – Bien entendu, il ne faut pas oublier, dans ce contexte de dépérissement de l’âme
congolaise, le fait économique, plus exactement, la politique que mène le régime de Sassou-N
guesso : affamer la population de telle sorte que la priorité par celle-ci devient : se jeter sur les miettes qui tombent de la table du Kaka ngé ou qu’il lui lance d’une main de grand seigneur ou noble généreux. Dans ce climat de faim et de jets de miettes considérés comme une générosité, une grâce, l’homme à applaudir, c’est le Kaka ngé. Oui, on oublie facilement que c’est lui qui est à l’origine de la misère et qui l’entretient. On ne prendra donc pas facilement le risque de penser qu’il peut poser des bombes par ci et par là, commettre des attentats au centre des villes ou dans des aéroports.
Dans un tel contexte, la constitutionnette pourra être sacrifiée sans peine, personne n’étant
capable d’inviter personne à s’interroger ensemble sur l’origine du feu qui brûle la ville, qui fait exploser des casernes, qui entraîne la suspension des lois et libertés fondamentales.

6 – Quant à la suite, c’est-à-dire, à l’après-sacrifice de sa constitutionnette, le Kaka ngé sera à
nouveau applaudi comme homme qui sait rétablir la paix et le développement ; et bien entendu,
qui sait sortir le peuple des constitutonnettes qui ont montré leur limite. Dans le document
précité (« Quelle est la meilleure voie pour 2016), on peut lire ceci : « Aujourd’hui, les gens ne
se rendent pas compte... mais c’est une chance que nous avons de vivre dans la paix. Il y a un
homme au centre de ça, c’est le président Sassou
. Si nous devons garder, continuer cette paix, le président Sassou fait partie de la solution. Dès
lors, c’est clair, permettre à l’actuel président de continuer à jouer un rôle au sommet de l’Etat »
. D’où la campagne de consultations déjà lancée par lui-même tous azimuts (3).
Bref, le climat est tout préparé dans le pays, pour que Sassou puisse se permettre toutes les
manoeuvres même les plus violentes, afin d’être maintenu au sommet de l’Etat comme
incomparable bâtisseur de la paix et porteur du développement au Congo.
7 – Cette façon de regarder les hommes et les institutions illustrée par le document mentionné
ci-dessus date du temps du monopartisme. « Kaka Sassou, Kaka Sassou remonte au 5 février 1979. Ceci a été lancé afin que Yhombi Opango , successeur de Marien Ngouabi , soit destitué et jeté en prison pour un crime imaginé par le père des complots : Sassou 
.
Yhombi est resté 12 ans derrière les barreaux sans inculpation, ni jugement. Un vieux cri qui permet à tout un chacun de comprendre qu’une fois le complot mené par Sassou contre sa constitutionnette réussi, la suite ne sera pas différente de ce que cet homme a fait au cours de ses deux septennats (entre 2002 et 2016), c’est-à-dire, l’écrasement de la démocratie
».
8 – Non, on ne doit confondre individu et institutions. Celles-ci ne doivent en aucun cas, être
subordonnées aux mérites de ceux-là. Un grand serviteur du pays ne doit pas se voir décerner
un statut de personnages au-dessus des lois. Pas de « hors-la-loi positifs », c’est-à-dire,
d’individus hors du commun. L’égalité ne doit pas être déniée au nom du mérite, quelle que soit la dimension de celui-ci. Un mérite se reconnaît et s’honore. Mais il ne doit pas entraîner des dérogations fondamentales à la loi. A moins que l’on pense que les Lois fondamentales le sont seulement au gré des circonstances.


En réalité, Sassou prépare un climat de guerre civile au Congo
1 – Le document cité ci-dessus poursuit : « Les leaders de l’opposition sont sûrs que la
population congolaise se mettra dans la rue, au cas où le pouvoir tente un passage en force ou
une quelconque manoeuvre politique destinée à modifier l’ordre constitutionnel, de nature à
permettre à l’actuel chef de l’Etat de se présenter, pour un nouveau mandat. Ils pensent aussi
que la communauté internationale condamne tout passage en force et que cela suffit pour
dissuader toute velléité du genre. Mais lorsqu’on demande aux Congolais qui souhaiteraient-ils
comme futur président parmi les leaders de l’opposition, le pourcentage des réponses ne
semble favorable à aucun de ces leaders. Donc, il n’y a et il ne peut y avoir que l’indécrottable
Kaka Nguesso.
2 – L’explication du « constat » ci-dessus, est simple : le Kaka ngé Sassou a tout nettoyé sur
son passage depuis 1997, en particulier, entre 2007 et 2009. Et depuis, il humilie les survivants
en en faisant des mendiants (phénomène de « nguirisation », des « vaut rien », d’« incapables
en tout » (4).
3 – Dans la partie finale du document, l’auteur parle de Congolais déroutés après la Conférence
nationale souveraine de 1991, l’élection démocratique de Lissouba comme président de la
République en 1992, c’est-à-dire, successeur de Sassou démocratiquement écarté pour ne pas dire largement battu. Il déclare que ce fut tout de suite de la déception :
« Les Congolais se (mirent) à douter, un an après... : milices armées liées à des partis
politiques, avec leurs lots d’insécurité et d’assassinats. Le pays fut balkanisé, guerre civile en
1993, nouvelle guerre civile en 1997... (C’est) ce chaos que l’on (redoute en 2016). Au niveau
de l’opposition actuelle), il y a peu de chance de trouver un acteur à même de garantir la paix
comme l’a fait l’actuel président... » (5).
4 – Pour l’auteur du document, les Congolais ne veulent pas garder la constitutionnette de 2002
par peur de l’inconnu : ils ne veulent pas revivre, Sassou écarté, ce qu’ils ont vécu avant la 
victoire de celui-ci le 15 octobre 1997.
Un raisonnement qui ferme les yeux et l’esprit sur le rôle joué par Sassou au cours du mandat
de Lissouba ponctué de crises incessantes et de guerres civiles. Si Sassou , allié de Lissouba
, n’avait pas abandonné ce dernier un mois à peine après leur victoire commune du 30 août
1992,
Lissouba ne se serait pas retrouvé dès le mois d’octobre suivant sans majorité à l’Assemblée nationale, n’aurait connu la vie de galère qu’il a eue jusqu’à la fin de son mandat, toujours à rechercher du consensus à l’Assemblée nationale à défaut d’y disposer d’une majorité.
5 – Toute la situation de désarroi décrite par Mr Nsoni résulte des agissements de Sassou :
d’abord en tant qu’allié de Lissouba , puis, allié de Kolelas
, puis, ennemi des deux, et, finalement, sacrificateur de la belle constitution du 15 mars 1992 à
sa victoire criminelle du 15 octobre 1997 (6).
Monsieur Joël Nsoni a rappelé à la fin de son texte quelque chose qui doit faire réfléchir Sassou .
C’est l’attitude de retenue dont a fait preuve la Conférence nationale souveraine de 1991 en
face de la constitution monopartiste alors en vigueur dans le pays : « Personne n’a le droit de
changer une constitution sinon le peuple souverain comme en 1991, lors de la Conférence
nationale souveraine ». Oui, lors de ce grand moment de raison, les conférenciers avaient
compris que Sassou et sa constitution étaient déjà « morts » que l’essentiel des débats ne devait plus les concerner.
La cause les concernant était déjà entendue ? Il ne fallait plus s’en encombrer inutilement. Si
les conférenciers avaient brutalement jeté Sassou et sa constitution aux orties, en 1991,
Sassou s’empresserait de dire aujourd’hui devant sa constitutionnette : J’imite l’exemple de la
Conférence de 1991 ».


6 – Puissent ceux qui se battent afin que 2016 soit une belle aurore au-dessus de notre pays ne
pas se laisser aveugler ou terroriser par toutes les manoeuvres que peut imaginer le Kaka ngé
dans le sans contraire. Il peut troubler plus gravement qu’hier. Que devant 2016, Sassou ne
réussisse pas ce qu’il est parvenu à réaliser sous le mandat du président Lissouba : diviser, émietter les Congolais, les replonger à l’âge des « termitières ». Le souhait ci-dessus
implique que nous soyons convaincus que l’homme qui a fait assassiner le Saint Cardinal
Emile Biayenda
en 1977 et qui s’inclina, voire, prie aujourd’hui devant sa tombe, voie son destin autrement
qu’hier ; qu’il ne doit pas s’aventurer vers 2017 (quarante ans après) toujours couvert du sang
des autres en son coeur ; toujours renard dans son esprit.
Le même souhait implique que nous soyons capables de ne pas tomber dans ses éternels
pièges. Hier, c’est-à-dire, au lendemain de la belle Conférence de 1991, il a réussi à plonger la
plupart des partis politiques dans la division tribale, dans les instincts du temps des sagaies.
Nous ne sommes pas seuls à surveiller le renard devant 2016. Montrons à ceux qui nous aident
que nous sommes avertis de toutes les manoeuvres de jour et de nuit qu’il peut combiner et
déployer au-dessus de notre pays.
(1) Une autre, une nouvelle complètement maintenue dans les nimbes. Personne ne laisse
entendre comment elle serait différente de la constitutionnette actuelle.
(2) Sassou consulte les personnalités sur l’état général de la nation, de la République, etc... Ne
lui demandez pas ce qui le pousse à cette démarche. Secret d’Etat ou énigme. C’est comme
son « Travaillons d’abord » de décembre 2014. Travailler sans travail défini, arrêté. C’est une
manière d’étourdir, de tromper le peuple, de l’égarer. Pendant ce temps, lui gagne.
(3) Consultations tous azimuts : des chefs coutumiers aux anciens marxistes-léninistes et chefs
de guerre tribale.


(4) Les « Incapables en tout » ce sont les vaincus du 15 octobre 1997. Sassou n’a jamais jugé
nécessaire de faire asseoir le pays sur tout ce qui l’a mis sans dessus dessous après 1997.
Pour lui, sa victoire a suffi. Résultat : c’est en tant que vainqueur qu’il a promulgué la Loi
fondamentale et constitutionnelle, puis, foule maintenant au pied cette dernière.
(5) L’auteur parle beaucoup de paix apportée par Sassou au Congo. Il oublie de rappeler, a
fortiori, de souligner comment ce prétendu pacificateur est arrivé au pouvoir, le 15 octobre
1977, et s’y maintient depuis cette date : mercenaires, Beach, Opérations Mouébara,
Mbosisation de l’appareil de l’Etat. C’est la paix des vainqueurs. La victoire se poursuit par
l’écrasement des vaincus. C’est la stratégie du « parachèvement », dirait l’autre.
(6) Pourquoi personne, parmi ceux qui trouvent de nombreux et grands mérites à Sassou,
vainqueur de Lissouba , ne s’interroge sur la façon dont il a supprimé la grande constitution du 15 mars 1992 ? Et pourtant, c’est l’un des grands crimes qu’il a commis en 1997 après le choix de la guerre civile comme solution à un problème d’ordre juridique ou constitutionnel et la restauration 
du Kakanguessonisme ( Sassou-Nguesso seul maître) dans le pays. Pourquoi tant de bruit sur la constitutionnette et très peu de pensée pour la vraie constitution de 92 ?

Prochain article : Sassou-Nguesso peut-il organiser un référendum crédible 

 

Peuple congolais disons tous 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 21:56

 

   

A

Serge Blanchard OBA pour l’ALTERNANCE EN 2016   

 

 

Serge Blanchard OBA

DIT

 

 

 

MOT LIMINAIRE

Messieurs les Présidents des Partis Politiques ici présents ;
Messieurs les Représentants des Présidents des Partis Politiques excusés ;
Messieurs de la Presse ;
Distingués invités, Mesdames et Messieurs.

Heureux de vous savoir dans cette salle. Merci d’avoir répondu favorablement à mon invitation à cette conférence de presse que je vais conduire.

Mesdames et Messieurs,

Cette conférence trouve sa justification du climat délétère qui s’est installé dans notre pays depuis l’intervention dans le climat politique de la question du sort que l’on entend faire à la constitution de notre pays notamment par le plus grand parti de la majorité présidentielle qui a sonné le rappel des troupes à cette fin.

De fait, le climat de paix dont nous nous félicitons tous, s’en trouve écorché, menacé.

Bien au-delà du microcosme politique, les citoyens ont commencé à faire monter, nous le constatons tous, des expressions résolus de refus de voir la constitution passer la main pour accoucher d’un troisième mandat du Président de la République, quel que soit par ailleurs l’estime et l’affection qui le liait à certains d’entre nous.

Ces expressions que ne relayent pas les médias d’Etat confèrent un faisceau de clarté au débat qui quitte l’enlisement habituel de la bipolarisation conflictuelle de la vie politique et qui perd là un code essentiel.

Cette question citoyenne qui ne doit être entendu que comme cela a en effet permis aux hommes et aux femmes politiques de tout bord de révéler des convergences de progrès qui débloquent un entendement baroque et pratiquement chronique de faire la politique.

Je me réjouis de ce nouveau contexte qui invite à un autre demain plutôt qu’à un éternel recommencement qui trouve lui-même son explication dans l’imprévision avérée d’une vieille classe politique, la même depuis trente ans qui ne sait pas partir pour permettre l’émergence d’une nouvelle génération avec à la clé un nouveau penser et un nouvel agir.

Cette classe politique prisonnière des mêmes préventions les uns vis-à-vis des autres et réciproquement, ne saurait prétendre donner des gages d’un avenir convaincant.

Dans son égoïsme elle a parqué la génération des 60 ans et celle des 50 ans dans une sorte de contrition.

J’invite tout le monde à accepter le temps qui passe et à cesser de faire croire que les intelligences d’aujourd’hui comptables des avancées qui changent le monde partout ne sont pas à même de prendre le destin national en main au Congo.

Si notre résolution est claire et nette quant au refus de changer la constitution, il nous plait d’espérer que la hauteur de vue d’hommes d’Etat au long cours éclairera les uns et les autres et que sur une question mal abordée un sursaut, un noble sursaut puisse faire jaillir un consensus éclairé.

Si de cela nos papas, nos aimés ne peuvent convenir, il y a à désespérer des vertus des longues expériences.

Ce ton tout mesuré traduit mon tempérament naturellement porté vers l’amour, les compromis que vers des crispations pouvant conduire au désordre et à des nouveaux retards.

Je parle ici par devant notre peuple vis-à-vis duquel je n’ai que des devoirs.

Puisse Dieu sous sa bienveillance inspirer les uns et les autres pour que le progrès triomphe plutôt que l’exacerbation des tensions qui créent un état de compression pour un peuple qui n’a que trop souffert de ses hommes politiques.

J’ai une forte pensée ce matin pour nos enfants qui exprimant une rage justifiée par nos erreurs sont pourchassés. Ils sont mis en prison comme des véritables malfrats.

Nos cœurs sont endurcis, nos attitudes se radicalisent oubliant que nous sommes des pères de famille, que l’avenir de ces enfants est entre nos mains sauf si mon enfant est différent de notre enfant ?

Si la génération de 50 à 60 ans a été captive de nos bêtises humaines diverses, le carcan ne saurait embrigadé ceux des tranches inférieures même s’ils sont d’origine pauvre, de pouvoir être fier d’être congolais donc bénéficier de la justice sociale et de l’équité dans leur existence.

Personne, je dis bien personne ne savait que les débats sur l’article 75 de la défunte constitution engendrerait autant de dégâts. Un Congo nouveau doit se dévoiler par notre action.

C’est pourquoi, Alternance 2016 incite à ne pas changer les règles de jeu pendant le match afin de favoriser pour nos enfants le bénéfice d’un avenir autre que le nôtre.

La culture de l’alternance forgée par une éducation démocratique de l’élite de demain serait de mise au lieu de pérenniser des rancœurs sourdes au fond de leur moi profond, attendant lentement et surement le moment pour l’exprimer. La corde quand elle est trop raide, elle finit par se casser.

Motivations

Après un essor encourageant en 1992, la démocratie congolaise a avancée en reculant pour déboucher sur tous les vices du passé.

- Ainsi, la remise sous le boisseau de la parole sociale ;
- La mise au pas de la Justice ;
- L’atteinte aux libertés fondamentales, l’opacité de la gestion des finances publiques ;
- Toutes choses évoquant la vitalité d’un régime dur.

Le Congo en ce 21ème millénaire est en état de compression. Toutes les attentes de progrès marquent le pas.

- L’école, la santé, l’électricité, l’eau courante, qui sont des éléments de base d’une marche vers le développement demeurent des préoccupations qui humilient un pays riche du déséquilibre avantageux dans le rapport démographie/richesses exploitées ;

Aucun segment de la société n’échappe à la détresse sociale

- Les retraités accèdent difficilement à leurs pensions ;
- La jeunesse est étranglée par un chômage endémique dont aucune issue n’est entrevue ;
- L’implication de la femme et son épanouissement dans la réalisation de la société ne traduit aucune avancée.

En face de cela, des fortunes immenses idoines se dressent insolemment narguant les populations paupérisées, désespérées.

Ces fortunes ne sont pas le fait de capitaine d’industries mais de fonctionnaires véreux, corrompus, lancés dans une frénésie de la possession de base matérielle dans l’impunité totale.

Par ailleurs, le Parti Congolais du Travail (PCT), le parti du Président de la République a ouvert la boite de pandore en appelant au changement de la constitution.

Dans cette dérive d’essence monarchique, le seul rempart c’est la prise de conscience citoyenne de tous les congolais.

Ainsi donc, face à un pouvoir en apesanteur sur la réalité, complètement fermé dans la seule industrie qui marche dans ce pays : la propagande, seul le génie populaire est le recours légitime.

APPEL '' Alternance 2016 ''

Le Congo est dans une phase fondamentale de son existence, celle de l’affirmation de sa maturité en tant que Nation.

Cette phase exige de chaque citoyen une éthique de responsabilité capable d’assumer le passé et surtout d’inventer l’avenir.

Nous lançons un appel à toutes les forces de progrès de la Nation au-delà des convictions religieuses, des tribus, d’idéologie, de parti, soucieuse de favoriser une alternance intégrale de l’Homme et de la vision de développement de notre beau pays, de nous rejoindre afin d’assurer dans la paix, le respect de l’autre, le respect de la constitution, afin de dessiner un autre avenir pour le Congo.

1/- Le débat actuel sur les institutions ne répond à aucune pertinence logique, car rien ne nous suggère de procéder au changement de la constitution, vu qu’aucun problème de gouvernance démocratique ne s’est posé.
2/- Dans l’affirmative, le changement de constitution ne peut-être une problématique personnelle, orientée vers une préoccupation nationale afin d’y trouvée une solution intelligente car cette forme d’intelligence est une esquisse négative sur la vie de la nation. Au total, le changement de la constitution actuelle, si et seulement si, quelques aspérités existent, ne peut se faire en faveur de l’actuel Président de la République qui, par deux fois a prêté serment sur les fondements politiques et éthiques de cette constitution.
3/- Le peuple congolais se trouve à la croisée des chemins. C’est la première fois qu’une constitution a survécu pendant 14 ans.
4/- Toutes tentatives de procéder au changement de la constitution pour des fins personnelles sera interprétées par le peuple comme une manœuvre désastreuse qui anéantit la noblesse de la parole publique.
5/- Du nord au Sud, de l’est à l’ouest, le peuple congolais saura répondre dans l’humilité et envahit par le sentiment de dignité d’accepter toute démarche qui correspond à l’intérêt général et non celle qui sublime l’intérêt particulier, partisan et égocentrique.

Fort de ce qui précède

- Conscient des enjeux de stabilité sociale ;
- Engagé à préserver l’unité nationale ;
- Déterminé à raffermir la démocratie au Congo.

a/- Alternance 2016 rejette toute idée de changement de constitution pour des motifs personnels ;
b/- Alternance 2016 informe le peuple congolais sur le viol de la constitution du 20 janvier 2002 en cours et de ce que ce projet de changement de la constitution est juridiquement infondé, moralement inadéquat, politiquement désastreux et socialement explosif ;
c/- Alternance 2016 prend l’engagement de s’opposer par tous les moyens légaux à tous projets qui puissent remettre en cause les acquis démocratiques.

Alternance 2016 demande au Président de la République du Congo de ne pas procéder au changement de la constitution pour des motifs d’inspirations personnelles.

Alternance 2016 réaffirme son attachement à l’organisation des élections présidentielles dans les délais constitutionnelles et dans les conditions de transparences et d’équité telles que définies dans la charte de l’Union Africaine ratifiée par le Congo.

 

 

Avant lui il y a eu le fils Kolela et son MCCDI, le fils Thystère Tchicaya et son RDPS, le RDD de l’ancien président Yhombi, Mme Munari et son parti le Must sans compter des personnalités du PCT parmi lesquelles un membre éminent du PCT ancien ministre délégué à la défense, Charles Zacharie BOWAO. Serge Blanchard Oba vient renforcer le camp des forces opposées au changement de la constitution, aux côtés du FROCAD, du CADD d’André Okombi Salissa, du RDD et de nombreuses autres personnalités de l’opposition.

 

Peuple congolais disons tous 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 20:43

 

   Auteur: Front des Jeunes Nationalistes – FJN

A

M2NR UN PARTI SOUS MARIN AU SERVICE DU DICTATEUR  Denis SASSOU NGUESSO CORRUPTION A COUP DE MILLIARDS 

 

 

 

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Notre pays le Congo subit une véritable pollution morale, sociale, politique et économique, causée par le système politico mafieux de SASSOU.
Notre Pays le Congo est devenu la terre de prédilection de la corruption et des âmes dont les instincts sont orientés vers l’acquisition de toute chose à prix d’argent. Une dépravation tellement profonde des mœurs, que les politiciens mafieux du régime de Brazzaville ont inventé une expression pour décrire leur vision surannée : « Le Nguiri » ou le sac traditionnel rempli d’argent. 

La folie de l’achat des consciences et le culte de « l’immoralité généralisée » sont de la responsabilité de SASSOU (32 ans au pouvoir sur 56 ans possibles) et du PCT (43 ans au pouvoir sur 56 ans possibles). Disons le : SASSOU et son PCT représentent le « plus grand fléau » du Congo post indépendance. Avec leurs expressions : Ebonga ebonga té toujours meilleur, gagner c’est gagner, mangeons et buvons, dzoua yé bomayé. Ils ont pollué nos esprits, nos terres, notre pays, notre civilisation. Ils veulent aujourd’hui changer la Constitution pour maintenir leur système diabolique, NON et NON !

SASSOU doit quitter le pouvoir, le PCT doit disparaitre, les patriotes éclairés qui s’y sont laissés embrigader doivent quitter ce parti. Le PCT doit être enterré de la même manière que le Cardinal Emile BIAYENDA a été enterré vivant dans une fosse, lors d’une cérémonie rituelle occulte par le Khani. Pendant qu’il se faisait ensevelir vivant, le Cardinal Emile BIAYENDA se mis à prier à genou dans la fosse. Mystérieuse dernière prière du seul cardinal de notre histoire, qu’avait il déclaré ? Regardez le visage du khani lors du culte du 5 Juin 2015 à la cathédrale, visionnez la trajectoire de sa colombe blanche, vous pourrez percer ce mystère. 

Aujourd’hui au Congo, le PCT et ses partis satellitaires non AUCUN militant, mais ils ont des personnes corrompus à coup de Nguiri qui assistent à leurs simulacres de meeting. C’est à coup de 10.000 F, 20.000 F etc. qu’ils mobilisent des gens qui vont bientôt se retourner contre eux.

Lors de la sortie officielle du M2NR au stade EBOUE pour soutenir le coup d’Etat constitutionnel, Edgar NGUESSO et compagnies ont dépensé selon des sources sures, 3 Milliards de FCFA, pour distribuer de l’argent, des pagnes, des polos, des gadgets à tous les participants. Pendant que le Peuple souffre et que la bourse de nos étudiants n’est jamais régulièrement payée, la famille de « SASSOU 1er » gaspille l’argent des Congolais à des fins privées illicites. SASSOU doit quitter le pouvoir !

Le spectacle désolant auquel nous avons assisté au sujet du BAC 2015 est le summum de l’amateurisme, de l’incompétence et de l’immoralité des dirigeants et des organisateurs. A cause du Nguiri, la fraude a été généralisée au marché, sur les réseaux sociaux et sur tout l’étendu du territoire ; sans occulter le fait que le taux de réussite au BAC n’a jamais été supérieur à 40% depuis 15 ans, produisant régulièrement la médiocrité et l’échec chaque année. 

Dans un pays sérieux, Hellot MAMPOUYA allait démissionner ou être mis aux arrêts. Vu que nous sommes dans un système qui a érigé le « vice comme vertu », MAMPOUYA continue de faire le fanfaron après avoir fait arrêter le DEC. Ignominie, SASSOU doit quitter le pouvoir ! 

La gestion du pétrole au Congo a été livrée au fils SASSOU, les conséquences ce sont les pénuries chroniques de carburants que nous vivons au Congo, sans justifications gouvernementales. Au lieu d’approvisionner le marché intérieur, KIKI vend illégalement le pétrole raffiné Congolais à PHILIA SA pour s’enrichir sur le dos des Congolais. C’est avec sa fortune mafieuse actuelle de 500 milliards de FCFA que KIKI veut corrompre les esprits des Congolais avec son fameux cortège médical qui a débuté à Pointe-Noire, avant de sillonner tout le pays. Les Congolais ne se laisseront jamais corrompre par des « faux » gestes philanthropiques accomplis par KIKI avec l’argent public du Trésor, c’est du vol et une tentative « éhontée » d’achat de consciences. 

Si un individu parce qu’il est fils de président se permet de faire circuler des bus médicalisés ultra modernes à travers le pays, cela signifie que l’Etat Congolais a la capacité de le faire. Pourquoi donc le Ministère de la Santé ne l’a jamais fait ? C’est cela la bonne question.

Une nouvelle preuve du caractère « fasciste et totalitaire » du régime de Brazzaville, aux dernières nouvelles, selon des sources sécuritaires, le régime de Brazzaville a fait installé des caméras de surveillance dans toute la ville de Brazzaville, camouflés et alimentés par des panneaux solaires urbains. 

En sillonnant dans Brazzaville, vous allez remarquer ces nouveaux panneaux solaires, qui sont en fait des caméras de surveillance publique énergiquement autonomes. Ces caméras ont été installées pour permettre à la DGST de surveiller les mouvements dans la ville et de maîtriser d’éventuelles émeutes. Toutes ces farces sécurocrates inutiles financées avec l’argent des Congolais ne serviront à rien. Que SASSOU touche à la Constitution de notre Pays, et le Peuple massivement en furie va résoudre le problème. Face au Peuple, les armes et les caméras ne feront rien, d’ailleurs ces poteaux de caméras seront coupés en premier lieu à la hache. 

Pour notre CONGO, nos Vies, notre Avenir, nous vaincrons toujours !

 

 

 

FAUT -IL S'ATTENDRE A UN ECLATEMENT PUR ET SIMPLE DU PCT ?

 

 

 

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Après l'échec cuisant de son rêve de créer autour de son fameux fils Denis Christel Sassou Nguesso, un rassemblement dit des "fils d'anciens dignitaires" (avec les Jean Marc ThystèreParfait Kolelas...), Denis Sassou Nguesso cherche maintenant à imposer son fameux fils à la tête du PCT. 
 
C'est dans cette optique qu'il voulait organiser avant la fin de ce mois de juin 2015 un congrès extra-ordinaire du PCT pour virer Pierre Ngoloet place son fils à la tête du Parti. Et là encore, c'est un échec cuisant qu'il vient d’essuyer. 
 
La réunion du Bureau Politique qui s'est tenue la semaine dernière (qui était prévue pour un jour et qui a finalement duré 3 jours) a accouché d'une souris. Dans leur écrasante majorité les camarades membres du Bureau Politique ont tout simplement dit leur opposition à cette idée d'imposer son fils à la tête du parti.
 
Amer, ce dernier a entrepris une campagne de dénigrement contre les responsables du PCT sur lesquels il tire maintenant à boulets rouges.
 
Faut-il s'attendre à un éclatement pur et simple du PCT ? 
 
La question mérite d'être posée.
 
 
Bienvenu MABILEMONO
 
 

Peuple congolais disons tous 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 12:11

 

   Auteur: Daniel NKOUTA

A

 CONGO BRAZZAVILLE : L'ANNULATION DU BAC EST L'ATTESTATION DE LA MÉDIOCRITÉ D' UN REGIME

 

 

 

 

 

 

 

O tempora ! ô mores !

Après la décision imbécile prise par le Ministre Hellot Matson MAMPOUYA de prononcer l’annulation de la session du baccalauréat général 2015 pour fraude massive, certains organes de presse, adeptes de la médiocrité, financés en catimini par certains Ministres pour s’acharner sur un Gouvernement dont ils sont pourtant membres, se sont empressés de crier au piège. Le Ministre Hellot Matson MAMPOUYA aurait ainsi été piégé, par qui ? Personne ne le dit. Il faut dire que le Ministre n’a été victime d’aucun piège ; simplement, c’est ce qui arrive lorsque que l’on parachute aux fonctions importantes de membre de Gouvernement, des diplômés sans emploi, autrement dit, des personnes démunies de toute expérience professionnelle, qui finissent par gérer au hasard les affaires de l’Etat.

En fait, Hellot Matson MAMPOUYA, devant l’ampleur de la fraude, a cru naïvement bien faire pour se donner bonne image auprès du Prince et sa famille politique, où, en réalité, la décision est très mal digérée., car, c’est par simple omission qu’il n’a pas été marqué dans la Constitution du 20 janvier 2002 que la fraude ne corrompt rien, pour démentir ce principe connu en Droit et énoncé par le brocard juridique latin : fraus omnia corrumpit,autrement dit, la fraude corrompt tout. En effet, personne n’ignore que depuis le retour de SASSOU au pouvoir, la fraude a été institutionnalisée, aucune élection n’a été exempte de fraude. Je n’ai jamais rien affirmé que je ne puisse prouver, je cite ici l’exemple des résultats qui ont permis l’élection de Denis SASSOU-NGUESSO à la présidentielle de 2002, tels que très officiellement rendus publics par le Ministère de l’Intérieur :

- Denis SASSOU-NGUESSO : 89,41%
- KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU : 2,76%
- Angèle BANDOU : 2,32%
- Jean(Félix DEMBA NTELO : 1,68%
- Côme MANKASSA : 1,25%
- Adamo MATETA : 1,59%
- Bonaventure MIZIDY : 1%


La sommation des ces résultats qui aurait du, logiquement, donner 100% a, en l’espèce donné curieusement :100,1%, fraude validée par Monsieur Placide LENGA, Président de la Cour Suprême, un service judiciaire à la disposition du pouvoir. J’ai à l’époque, aussitôt ces résultats publiés, interpellé par la voie de la presse la Cour Suprême et le Ministère de l’Intérieur par l’Hebdomadaire brazzavillois La Rue meurt, sans aucun écho. SASSOU-NGUESSO a ainsi été voté sans avoir été élu, et il gouverne depuis contre le Droit, au-dessus du Droit et en violation du Droit. Dès lors, quand le Ministre Hellot Matson MAMPOUYA décide d’annuler les épreuves du baccalauréat pour cause de fraude, l’émoi est total et général au PCT où l’on a fait de la fraude une pratique courante et normale. Annuler les épreuves du baccalauréat pour cause de fraude, revient à prononcer tacitement l’invalidation de toutes les élections passées sous SASSOU 2, ce que les élèves auraient bien raison d’exiger. Mais les faits sont désormais prescrits, car la fraude est un délit, et se prescrit par trois ans.
Ce triste épisode et ses conséquences, qui témoignent de l’amateurisme d’un système dont les raisons sont à rechercher dans les gênes de ceux qui sont aux commandes du pays, nous invitent, à réfléchir sur la question cruciale de notre cohabitation de circonstances, imposée par le système colonial. Le débat qui s’articule autour de la révision, du changement ou non de la Loi fondamentale, est une querelle de dupes. Je dis qu’il nous faut aller au dialogue, mais avec la condition de réviser la Constitution, notamment en son article 1er qui proclame à tort une République prétendue une et indivisible. Ci-git la cause du mal qui ronge le pays. 

Aujourd’hui, l’expérience de cette cohabitation contre nature a montré ses limites et nous oriente bon gré mal gré vers l’insoutenable réalité : l’auto-détermination des Régions. Il nous faut donc procéder à la modification de la Constitution. Historiquement, les faits en témoignent, tout le mal qui gangrène notre pays, depuis on accession à l’autonomie renforcée du 15 août 1960, résulte de la destruction systématique voulue, par l’Administration coloniale des particularismes de ce que l’on désigne par euphémisme par communautés ethniques, mais en réalité qui sont les peuples originels. L’Etat congolais actuel ou ce qui tient lieu de Nation, est le résultat d’une conspiration coloniale ingénieusement pensée. En effet, les archives coloniales révèlent qu’au cours d’une réunion avec les Services de sécurité belges, venus enquêter sur les causes et l’origine de la révolte du 04 janvier 1959 au Congo-Kinshasa, les missionnaires catholiques en poste à Kinshasa, avaient déclaré ce qui suit, avec un cynisme qui ne laissait place à aucune équivoque :

« Il nous faut mélanger les Koongo avec les peuples du nord. On va faire un coup d'Etat à l'avenir et évincer KASA-VUBU du pouvoir. On le remplacera par un Mungala. Les Bangala vont ainsi former une digue pour stagner le pays, et ainsi empêcher son développement. Ainsi les Bakongo seront bloqués, et enfin de compte nous allons piller et profiter de ce pays énormément. Nous allons pousser les autres peuples à haïr les Bakongo. Le fait que les Pende et les Mbala apprennent en kikongo à KIMPECE fait croître l'influence des Bakongo. Alors on va casser la langue kikongo de sorte que l'Est du Congo parle le munukutuba fabriqué par l’Administration coloniale. Ainsi la langue kikongo sera divisée par deux. Nous allons ensuite rapprocher KIZENGA allié de KASA-VUBU avec LUMUMBA qui est l'Agent des services secrets Belges. Les catholiques ont monté un Parti politique le Mouvement National Congolais (MNC) mis à sa disposition. Ainsi, progressivement, nous allons réduire petit à petit mais significativement l'influence des Bakongo. Et en fin de compte, nous allons gagner. Il faut savoir que ce sont les Bakongo qui sont la cause de l’indépendance ce pays. Sans leur intransigeance dans leur revendication de l’indépendance, nous serions encore les seuls maitres du pays. Si vous leur confiez la direction de ce pays, ce pays va se développer. Il faut empêcher cela »

La similitude avec la situation du Congo-Brazzaville est frappante, même avec un esprit peu intelligent. 

Lorsque j’exprime cette certitude irréfragable de la mise en place du cadre fédéral par la proclamation de l’autonomie de nos Régions, on me rétorque sans argumentaire, que cette approche est dangereuse, qu’au niveau social où je suis parvenu, je devrais absolument me départir des passions et des états d’âme, frisant la haine tribale et compromettant ainsi l’espoir de réconciliation et de consolidation du tissu social avec le risque de raviver les rancœurs. J’ai déjà répondu que quand on a l’âge que j’ai, après avoir vu et vécu ce que j’ai vu et vécu, après avoir minutieusement observé l’histoire politique de notre pays, le comportement de ses acteurs ; je laisse ces rêveries à ceux qui n’ont ni mon âge, ni le courage de parler vrai pour plaire aux autres. A mon âge je dois dire comme Voltaire : « de l’expérience que j’ai de moi, j’ai de quoi me faire sage ». J’ai assez expérimenté cette espérance dite nationale depuis quatre décennies pour n’avoir pas à apprendre les inconvénients et les dangers de cette société chimérique. Se conduire par la coutume et l’habitude est le caractère de la bête. Se conduire par principes est le propre de l’homme. Rousseau proclamait qu’il y a des droits que l’homme n’avait pas le droit d’aliéner ; renoncer à la liberté dit-il, c’est renoncer à la dignité. 

Or, la République actuelle tue ma liberté, offense ma morale, car ici tuer son prochain est devenu un acte de courage, le vol s’est mué en une qualité et la médiocrité poursuit sa brillante carrière. En considération de l’écologie politique actuelle qui a définitivement enseveli mon espérance de cohabitation avec les autres, instruits par les faits, aujourd’hui je dis en dernier ressort et sans recours, que le reproche récurrent de ma tribalité que j’assume avec fierté, m’amuse en ce que par rapport aux tribalistes officiels, moi j’ai le courage de me reconnaître comme tel. Nombreux de ceux qui critiquent ma tribalité, ne tiennent leur réussite sociale que du piston tribal. Quant à moi, je me suis fait seul, je suis un AET (arrivé en travaillant). Je ne dois ma réussite ni à YOULOU ni à MASSAMBA DEBAT. Je dis, tant pis si ma pensée dérange, car manquer de sens commun n’est pas synonyme de manquer de bon sens ; l’essentiel pour moi, est que ma conscience s’obstine sans faillir à protester contre ces mensonges prestigieux d’une nation congolaise que les faits tardent à corroborer. Cette espérance nationale n’est même pas évanescente. Le tribalisme devenu l’idéologie officielle de l’Etat, a définitivement corrompu le tissu social. Que celui qui le désire daigne consulter les archives de ce qui nous tient lieu de République, on sera étonné de la constitution des différents Gouvernements de YOULOU à MASSAMBA-DEBAT, et la comparaison avec les Gouvernements de NGOUABI à SASSOU I et II, leur donnera tout le sens du côté où penche la morale républicaine. Je cite un seul exemple ; les deux premiers Officiers de notre Armée sortis de l’Ecole de Saint-Cyr en France sont Alfred RAOUL et Louis Sylvain GOMA ; nous aurions pu faire autrement, alors que nous avions le pouvoir. 

A l’occasion de l’admission de nos premiers Elèves Officiers dans une Ecole militaire en France, à l’issue d’un concours organisé par les autorités françaises, aucun candidat du Nord n’était présent, ce qui fera réagir Jacques OPANGAULT, qui va exiger que le Président de la République Fulbert YOULOU sollicite auprès du Gouvernement français, une place à titre exceptionnel ; ce qui sera fait, et qui permettra ainsi a Henri ONDOKO de partir en formation. Aujourd’hui, partout, à tous les niveaux de l’Etat, en matière de nomination à tel ou tel poste, le tribalisme est désormais la règle et la méritocratie l’exception. La méritocratie a définitivement déserté les mœurs. Faut-il faire preuve d’un peu de patience ? Non ! Les dégâts humains sont trop importants et la charge émotionnelle désormais trop grande pour essayer encore cette expérience suicidaire. L’on a trop menti dans ce pays, le dialogue et donc les Etats Généraux sera l’occasion d’identifier certaines réalités cachées ou souvent mal interprétées. Il sera à cette occasion fait le bilan sur le tribalisme.

Adolf HITLER écrivait dans son célèbre Mein Kampf : " Certaines vérités courent tellement les rues que, précisément pour cela, le vulgaire ne les voit pas, ou du moins ne les reconnaît pas. Il passe le plus souvent devant elles sans les voir, ainsi qu'il reste aveugle devant des vérités aveuglantes, et qu'il est extrêmement surpris quand quelqu'un vient soudain à découvrir ce que tous devraient pourtant savoir. Il y a tout autour de nous, par centaines de milliers, des problèmes aussi simples à résoudre que l'œuf de Christophe Colomb, mais ce sont précisément les hommes du genre de Colomb qu'on rencontre assez rarement. C'est ainsi que tous les hommes, sans exception, se promènent dans le jardin de la nature, se figurent tout connaître et savoir, et se comportent comme des aveugles à peu d'exceptions près vis-à-vis de l'un des principes les plus saillants de son action : celui de l'existence de caractères organiques distinguant les espèces entre lesquelles se répartissent tous les êtres vivant sur cette terre ". 

En effet, tous les théoriciens de la République une et indivisible proclamée par l’article 1er de la Constitution des vainqueurs de la guerre de 1997, refusent obstinément l’impossibilité naturelle de l’édification d’une Nation congolaise, alors que rien, mais alors rien naturellement n’autorise une telle espérance. Sait-on que chacun des comportements de l’homme porte en lui, les gênes du peuple dont il est issu. Regardons attentivement la différence qui réside dans le folklore. Les Mboshi dansent en cercle fermé, ce qui témoigne le caractère de se refermer sur soi et la tendance à l’envahissement, alors que toutes les ethnies au Sud, dansent en ligne ouverte, ce qui témoigne de l’esprit d’ouverture, de l’acceptation de l’autre. C’est pourquoi je persiste à croire et à inviter nos intellectuels et hommes politiques, à la création d’un Front sacré du CFCO, autrement dit le rassemblement des Régions qui longent le CFCO, pour penser notre avenir commun.

Le mensonge est une autre caractéristique. Pendant longtemps en effet, le PCT, Parti nordiste a laissé croire au militantisme pour l’idéologie marxiste ; ils ont affirmé y croire et ils disaient nier Dieu. Faisant la mue, ils se découvrent aujourd’hui démocrates et religieux. Marxiste et de par les actes posés dans toute sa vie politique, SASSOU a, en principe abjuré sa foi chrétienne ; révolutionnaire l’homme ne présente donc plus aucune aptitude à revendiquer sa chrétienté. Seulement, la boulimie du clergé congolais, a honteusement choisi d’absoudre l’homme de ses crapuleries, même de l’assassinat du premier Cardinal dont le régime militaro-marxiste n’a jamais daigné clarifier les circonstances. La construction par SASSOU d’un immeuble abritant la nonciature à Brazzaville, a suffit au Clergé congolais pour mettre en congé ses valeurs et déshonorer la mémoire d’Emile BIAYENDA. SASSOU qui vient de racheter sa chrétienté, peut désormais fréquenter l’Eglise en toute impunité, tant pis s’il n’accorde aucune valeur au sens de la Messe:

Le Prêtre dit : Dominus vobiscum
Le Chrétien répond : Et cum spiritutuo
Prêtre : Sursum corda
Chrétien: Habemus ad Dominum
Prêtre : Gratiasagamus Domino Deo nostro
Chrétien : Dignum et iustum est

Ce qui se traduit par : 

Prêtre : Le Seigneur soit avec vous
Chrétien : Et avec votre esprit
Prêtre : Élevons notre cœur
Chrétien : Nous le tournons vers le Seigneur
Prêtre : Rendons grâce au Seigneur notre Dieu
Chrétien: Cela est juste et bon

Ce comportement mercantiliste de l’Eglise, donne envie de vomir et décourage la foi. Il faut dire que SASSOU est vraiment très fort, car rien ne lui résiste, même pas l’Eglise. 

 

A

JE PILLE LE PAYS DEPUIS PLUS DE 30 ANS SOUS VOS YEUX - AMEEEENNNNNNNNNN

 

 

 

 

 

 

Peuple congolais disons tous 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 21:28

 

   

A

L' APRES SASSOU AU CONGO BRAZZAVILLE ; Jean Dominique OKEMBA L' HOMME DE L'OMBRE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec ses épaules tombantes, sa diction hasardeuse et ses lunettes proéminentes, Jean-Dominique Okemba (JDO) est depuis 15 ans l’ombre du président Denis Sassou Nguesso. « Il est rare qu’il se déplace sans lui », note une source à l’Elysée.

Décoré de la légion d’honneur, en 2011, sur demande Nicolas Sarkozy, le contre-amiral est un habitué du palais présidentiel français. Surtout du bureau du secrétaire général.

De Dominique de Villepin à Claude Guéant, ils ont été quelques-uns à fréquenter cet homme à la grande silhouette d’ascète. Chef des services de renseignements, Jean-Dominique Okemba était chargé des remises d’espèces au clan Chirac, selon le témoignage du 4 octobre 2011 de l’avocat Robert Bourgi dans le dossier des biens mal acquis.

Une mission de grande confiance qui a valu à JDO d’être considéré comme le vrai n° 2 du régime. Et l’arrivée au pouvoir des socialistes en France n’a pas mis fin à ses visites. En février 2015, à l’occasion du sommet Afrique France sur la croissance, c’est lui qui représentait à Paris la République du Congo.

« Il s’est fait dans le sillage du président, souffle un ancien haut cadre du renseignement français où il est particulièrement apprécié. Ses rivaux ont peu à peu été mis sur la touche quand lui a patiemment tissé sa toile. » Et cela en nommant proches et parents aux postes clés des organes de renseignement du pays. La sécurité du président elle-même et l’état-major de l’armée lui rendent des comptes. Une position privilégiée « d’interface entre le président et le gouvernement », selon une note de la DGSE (les services français), encline à le considérer comme « le numéro 2 du régime et un successeur potentiel ».

Même l’explosion de Mpila ne l’a pas fait tomber. Le 4 mars 2012, cinq violentes explosions retentissent dans Brazzaville. Les vitres tremblent jusqu’à Kinshasa, de l’autre côté du fleuve. 282 morts, des milliers de blessés : le dépôt d’armes de la caserne militaire, situé dans un quartier populaire, a explosé. Les bruits d’une tentative de coup d’Etat se répandent comme une traînée de poudre et Jean-Dominique Okemba vacille à la tête du Conseil national de sécurité. Le président l’écarte de l’enquête. Pendant toute une matinée, il sera même interrogé sur sa possible implication par Pierre Oba, l’ancien ministre de la sécurité qu’il avait pourtant réussi à marginaliser. Une petite humiliation sans conséquence : ce sera son adjoint, Marcel Ntsourou, qui sera condamné en 2013 à cinq ans de travaux forcés pour détention illégale d’armes avant d’être envoyé l’année suivant aux travaux forcés à perpétuité.

Si Jean-Dominique Okemba n’est pas inquiété, c’est sans doute que son influence s’étend au-delà des services de sécurité. Car le « trésorier », un autre de ses surnoms, préside également le conseil d’administration de la filiale congolaise de la BGFI, la plus grande banque d’Afrique centrale, héritière de la FIBA, l’établissement créé par Elf et dissout en 2000, lorsque le procès Elf a permis d’établir que la FIBA accueillait les commissions destinées aux présidents de l’Afrique pétrolière.

« Quel pétrolier intelligent n’a pas de compte à la BGFI ? », sourit Antoine Glaser, l’ancien patron de la Lettre du continent. « Dans ses mains, JDO a l’information et l’argent, siffle un collègue des services occidentaux, c’est le rêve de tout patron d’agence de renseignement. »

Ce n’est pourtant pas l’épreuve du feu qui a forgé son emprise sur le président : Jean-Dominique Okemba n’était que deuxième attaché à l’ambassade de Kinshasa pendant la guerre civile (1997-1999). Ce n’est pas non plus sa science des arts militaires ni une quelconque vision économique ou politique qui ont permis son ascension. C’est tout simplement une histoire de famille dans le nord du pays, au sein du clan Mbochi.

Né en 1955 dans la province des Plateaux, Jean-Dominique Okemba voit son destin basculer quand meurt prématurément son père, gardien des fétiches du clan. Le père de Denis Sassou Nguesso se voit confier ces reliques sacrées, à une condition : Jean-Dominique sera élevé avec le futur chef de l’Etat. Pour le grand public, l’orphelin est le neveu de Denis. Pour les intimes, c’est bien un frère de lait, jusque dans les loges maçonniques. Jean-Dominique récupérera d’ailleurs les précieux fétiches en 2004.

« Lors des cérémonies traditionnelles, c’est lui qui tient le bâton sacré », dit un participant. Rien de folklorique là-dedans : l’univers mystique congolais est bien l’une des clés pour comprendre le pouvoir de Jean-Dominique Okemba. « C’est un sphinx, qui parle peu et écoute. En tête-à-tête, il peut rester longtemps sans dire un mot. Mais quand il s’énerve… C’est le plus africain du premier cercle, résume à Paris un de ses collaborateurs. Lorsque Sassou passera la main, Jean-Dominique se considérera comme son héritier. »

De Denis-Christel ou Edgar, les deux enfants du président les plus avides de pouvoir, JDO dit ne rien craindre. « Ce ne sont que des enfants », aurait-il confié à ses proches. Pourtant, ses rapports avec la famille sont passés de froids à exécrables. Le 31 mars 2014, en marge d’un sommet UE Afrique à Bruxelles, JD Okemba a été violemment pris à partie par Claudia Sassou Nguesso, dont on dit qu’elle l’aurait giflé.

L’algarade, à défaut d’être vérifiable, illustre la tension qui s’est installée entre les héritiers de sang et « l’ombre » de Sassou. « Il bloque beaucoup de dossiers que nous voulons faire avancer avec les filles du président, s’agace un homme d’affaires israélien. Et personne ne comprend pourquoi il a une telle influence. »

Un entrepreneur français habitué du palais présidentiel s’étonne toutefois qu’Okemba passe une tête soucieuse à chacune de ses audiences. Comme inquiet des rendez-vous que le chef de l’Etat prend sans le consulter. Là réside sans doute la principale faiblesse de JDO : Sassou Nguesso lui-même, dont il craint avant tout de perdre l’oreille.

Jusqu’alors la fidélité du président à son égard n’a jamais été démentie. Mais le président congolais n’a jamais eu à trancher entre les ambitions de son frère de lait et les désirs de son fils, allié à un nouvel ambitieux, Lucien Ebata. Et l’heure du choix approche.

 

Par Xavier Monnier

Source LE MONDE AFRIQUE

Lire aussi :

- L’après-Sassou au Congo : le crépuscule du « cobra »

- Le rêve de SASSOU : « Tant que j’aurai un peu de force, le Congo ne tombera pas entre de mauvaises mains »

 

 

 

A

APPEL DU 18 JUIN 2015 A LA NATION CONGOLAISE  DE Bienvenu MABILEMONO

 

 

A 72 ans révolus et après 32 ans d'exercice de pouvoir sans partage, tout indique que Denis SASSOU NGUESSO est, depuis longtemps déjà, au bout du chemin. Pourtant, il s'obstine à croire qu'il est irremplaçable et veut changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir à vie, contre vents et marées, et toujours avec les mêmes éternels arguments fallacieux : il est le seul garant de la paix et ne laissera pas le Congo tomber entre de mauvaises mains.


Denis SASSOU NGUESSO s'obstine alors qu'il sait parfaitement comme tout le monde que la soif d'alternance et de changement est générale, y compris dans son propre entourage et au sein de sa propre famille politique, le PCT, même si elle s'exprime en sourdine pour le moment.


Comme tout le monde, Denis SASSOU NGUESSO sait que la tension est maximale dans le pays et c'est une atmosphère susceptible de devenir explosive. Il y a des signes qui ne trompent pas. En effet, depuis qu'il a initié le faux débat sur le changement de la Constitution, la tension est palpable dans le pays.


Le moindre événement, la moindre déclaration est susceptible de mettre le feu aux poudres. Et pour cause, de simples mouvements spontanés et isolés de jeunes dans les rues de Brazzaville à la suite de l'élimination de l'équipe nationale de football, les Diables Rouges, lors des quarts de finale de la CAN 2015, ce sont rapidement transformés en violentes émeutes et se sont ensuite répandues comme une traînée de poudre à travers le pays, ralliant de plus en plus de gens dans un grand nombre de villes, avec en filigrane un mot d'ordre, "victoire ou pas, on casse", qui en dit long sur l'atmosphère ambiante et laisse présager le pire pendant les Jeux Africains prévus en septembre prochain à Brazzaville.


Plus récemment encore, l'annulation des épreuves du Baccalauréat, à cause des fuites et des sujets qui se sont retrouvés sur la toile, a rapidement tourné au vinaigre, notamment à Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie, où des milliers d’élèves candidats au baccalauréat général sont descendus dans la rue, le vendredi 5 juin dernier, et ont incendié des pneus, quelques bureaux de l’administration scolaire, brisé les vitres des voitures et pillé des magasins, pour exprimer leur colère.


Hasard du calendrier ou pas, force est de constater que ces derniers mouvements sont survenus un 5 juin - date qui marqua le début de la guerre civile de 1997 -, et le lendemain après la clôture des fameuses consultations très controversées de DENIS SASSOU NGUESSO sur "la vie de l’État et de la Nation".


En tout cas, ce sont là des préludes, des signes avant-coureurs qui appellent à réfléchir.
On voit bien que la situation est très tendue dans le pays et elle peut dégénérer à tout moment. Il suffit d'une petite étincelle pour allumer le feu et tous les observateurs avisés de la politique congolaise, et Denis SASSOU NGUESSO le premier, savent pertinemment quelle sera l’étincelle qui plongera inexorablement le pays dans des troubles dont personne ne peut prédire l'issue.


En l’occurrence, l'annonce officielle par Denis SASSOU NGUESSO de l'organisation d'un referendum en trompel'oeil en vue du changement de la Constitution, censé nourrir ses ambitions de se cramponner au pouvoir à vie, avec à la clé l'assurance d'une succession dynastique au profit de son fils Denis Christel SASSOU NGUESSO ou de l'un quelconque de ses neveux.


Personne n'acceptera un referendum en trompe-l'oeil, organisé par ses soins et sur la base d'un faux fichier électoral.
S'il ose l'annoncer, ce sera le détonateur. Denis SASSOU NGUESSO le sait lui-même, ses services de renseignements l'ont déjà prévenu, c'est la ligne rouge à ne pas franchir et qui risque de déclencher l'ire du peuple congolais, à l'instar des peuples du Burkina Faso et du Burundi.


Denis SASSOU NGUESSO et ses services de renseignements en sont conscients. C'est pourquoi lors de ses fameuses consultations sur "la vie de l’État et de la Nation", il n'a pas manqué d'amadouer et de tenter de dissuader la frange des jeunes qu'il a reçus, en leur disant, je cite : "n'acceptez pas que l'on se serve de vous pour des intérêts qui ne sont pas les vôtres. vous n'êtes pas des munitions entre les mains des fauteurs de troubles".


Ainsi donc, au XXIe siècle et alors que d'autres pays du continent, à l'instar du Ghana, du Sénégal, du Bénin ou du Burkina Faso avancent dans la voie de la modernité, de la démocratie et du respect des institutions, l'intérêt de la jeunesse congolaise serait, selon Denis SASSOU NGUESSO, non pas de se battre pour faire respecter la Constitution et faire triompher la démocratie mais de le laisser, lui, Denis SASSOU NGUESSO se cramponner au pouvoir à vie (et lui assurer ainsi une totale impunité puisqu''il a peur de perdre son immunité présidentielle et se retrouver à la Cour Pénale Internationale dans le cadre de l'Affaire des 350 Disparus du Beach, et de devoir rendre des compte sur les détournements massifs de l'argent public dont s'est rendu coupable avec sa famille dans le cadre de l'Affaire des Biens Mal Acquis, deux procédures qui sont toujours en cours devant les juridictions françaises) et assurer une succession dynastique à ses enfants et/ou neveux. De qui se moque-t-on ?
Comme chacun peut le voir, Denis SASSOU NGUESSO, a déjà choisi son option, c'est-à-dire celle du jusqu’auboutisme, défiant ainsi le peuple congolais et la communauté internationale, à l'instar de Pierre NKURUNZIZA, au Burundi.


Par son entêtement Denis SASSOU NGUESSO refuse de voir le monde évoluer, il refuse de voir que le Congo d'aujourd'hui n‘est plus ce qu’il était autrefois, il refuse de voir qu'un Congo nouveau est en gestation, marqué par la révolte, par la soif de démocratie et de changement, par la témérité et le don de soi, par la volonté de "TOURNER LA PAGE SASSOU NGUESSO ET FAMILLE" et avoir autre chose que ce qu’on lui sert depuis plus de 30 ans, c'est-àdire,
la pauvreté et le chômage de masse, l’absence totale de perspective, les injustices et les inégalités sociales, l'obscurantisme, l'endoctrinement et la manipulation mentale, le clientélisme, la corruption et l’impunité,
l'ethnocentrisme, le refus délibéré de placer les hommes qu'il faut à la place qu'il faut, l'intolérance et les assassinats politiques...

Nous appelons le peuple congolais et la communauté internationale à faire barrage, par tous les moyens, au funeste projet de Denis SASSOU NGUESSO de TUER LA DEMOCRATIE AU CONGO pour nourrir ses ambitions de mourir au pouvoir et assurer la succession dynastique à ses enfants et/ou neveux.


Partout où nous sommes, à l'intérieur comme à l'extérieur du Congo, nous devons nous mobiliser et tout mettre en oeuvre pour faire échouer son plan et lui faire comprendre que les Constitutions sont faites pour être respectées, et le pouvoir doit s’exercer selon la volonté populaire.


S'il le faut, si Denis SASSOU NGUESSO et certains assoiffés du pouvoir du PCT nous y obligent par leur obstination à vouloir, coûte que coûte, changer la Constitution du 2 janvier 2002 qu'ils avaient eux-mêmes élaborée librement et en toute connaissance de cause, les Congolais devront accepter de payer de leurs vies le changement tant désiré, car, s'il est vrai que rien ne peut s’opposer à la volonté d’un peuple déterminé, s'il est vrai qu'un peuple déterminé peut faire plier les dictatures mêmes les plus féroces et les plus répressives, la démocratie et la liberté ne peuvent se gagner sans lutte et sans sacrifice. De par sa volonté et sa détermination, le peuple frère du Burkina Faso nous a montré le chemin à suivre.


Notre soif de changement et de véritable démocratie est générale, nous le savons tous. Même dans l'entourage proche du pouvoir et au sein du PCT, nombreux sont ceux qui ne veulent pas du pseudo-référendum et du changement de la Constitution qui permettrait à Denis SASSOU NGUESSO de rester au pouvoir à vie. Certains ont du courage et le disent ouvertement et d'autres, moins courageux ou trop calculateurs, le disent à mots couverts.


A ces camarades du Parti Congolais du Travail (PCT) qui chuchotent à voix basses, nous leur demandons d'avoir la lucidité et le courage des camarades André OKOMBI SALISSA et Charles Zacharie BOWAO.


Aux Forces Armées Congolaises (FAC), dernier rempart de notre peuple, nous demandons de suivre l'exemple du très républicain et très respectable Général Jean Marie Michel MOKOKO dans les années 90.


A tous et à toutes, nous disons, les Hommes passent, et, éternel, le Congo restera.
Unissons nos forces et mettons nos égos et nos égoïsmes de coté.
Battons-nous tous ensemble pour la postérité, pour que cesse à jamais l'inamovibilité des Présidents dans notre pays, pour que la démocratie et l'alternance au pouvoir deviennent à jamais la règle d'or dans notre Congo éternel.


Privilégions la Nation et soyons fiers du bel héritage de démocratie et de liberté que nous léguerons aux générations futures, à nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants.... qui, parce que nous aurions libéré le Congo de toute forme de dictature, n'auraient plus à se battre à leur tour pour cela. Oui, battons-nous pour la sauvegarde et la consolidation de la démocratie dans notre pays pour que demain nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants n'aient plus à se battre parce que nous aurions été incapables de le faire aujourd'hui.
Ainsi, nous aurions définitivement fait entrer notre Congo éternel dans l'ère de la modernité, dans le XXIe siècle.


Bienvenu MABILEMONO

 

 

Peuple congolais disons tous 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 22:06

 

   Auteur : Maître Céleste NGANTSUI

A

CONGO BRAZZAVILLE CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION : la reponse de Ma^tre Cleste NGATSUI à Bienvenu OKIEMY

 

 

 

 

 

 

 

De quelle règle de droit parle-t-il ?

Selon monsieur Bienvenu Okiemy : « la règle de droit est là pour surmonter une contradiction sociale, lorsqu’elle a surmonté une contradiction sociale survient automatiquement une autre contradiction sociale ; il faut en ce moment-là surmonter cette contradiction sociale par l’édiction d’une nouvelle règne de droit, ainsi de suite, ainsi de suite. Rien n’est jamais figé, c’est comme la vie …(1) »
Quelle invention machiavélique ?
Quelle régression intellectuelle ?

Cette lecture de la règle de droit est en soi arbitraire, elle se donne par conséquent à désirer. En effet, selon monsieur Bienvenu Okiemy à chaque fois qu’il y a et qu’il y aura contradiction sociale, il faut changer la règle de droit autrement dit la loi fondamentale. La règle de droit n’est plus une règle de conduite sociale qui requiert respect et application mais une volonté individuelle qui surgit pour surmonter une contradiction sociale, montée de toute pièce c’est-à-dire une volonté qui abroge une loi générale et impersonnelle pour un intérêt personnel : se maintenir coûte que coûte au pouvoir.
Comparer le changement de la règle de droit (la constitution ici) à l’évolution de la vie au sens Darwinien (la théorie de Charles Darwin selon laquelle chaque être vivant est le résultat d’une évolution à partir d’un ou plusieurs ancêtres communs) c’est malhonnête et une façon de mettre en péril les principes et les valeurs du vivre ensemble. Parmi lesquelles on cite : la liberté, la tolérance, le respect des lois, la solidarité, le respect des engagements pris, le sens critique, l’égalité, la confiance légitime, la transparence, la neutralité, la continuité…

La règle de droit ne peut pas surmonter une contradiction sociale en violant les principes de la démocratie et de l’état de droit autrement dit les principes du vivre ensemble. Une contradiction sociale qui survient à la suite du non-respect de la règle de droit en vigueur ne peut être surmontée par l’édiction d’une nouvelle règle de droit. IL y a là un non-sens et une espèce de démarche démagogique qui n’a plus sa place dans la société congolaise qui ne veut plus vivre en marge de l’universalité (démocratie, les droits de l’homme et l’état de droit). La règle de droit est générale, impersonnelle et obligatoire ; elle s’impose par conséquent à tout le monde sans exception.

Lorsqu’il y a contradiction sociale suscitée par le non-respect de la règle de droit, on ne peut pas envisager d’édicter une nouvelle règle de droit sous le fallacieux prétexte de surmonter cette contradiction sociale. Cette façon d’agir ne résout pas la question du respect de la règle de droit qui est indispensable et constitue le seul moyen de solidifier les institutions de la République.

La règle de droit n’est pas un vêtement qu’on change à sa convenance et sa guise pour satisfaire ses appétits de domination et de pérennisation du pouvoir. L’autorité publique a la responsabilité de respecter de la règle de droit. Si celle-ci n’est pas respectée pourquoi alors vouloir la changer ?

La règle de droit est une règle de conduite sociale dont le respect est assuré par l’autorité publique. Le droit n'est pas seulement un ensemble de dispositifs organisant la société, il est aussi le symbole des valeurs de cette société. On ne change pas les valeurs et les principes qui permettent à une société de se développer et de cultiver le vivre ensemble au motif qu’il y a un super-président dont la seule raison d’être est de se maintenir coûte que coûte au pouvoir.

Selon le dictionnaire en ligne Toupie, « Une règle de droit est une règle de conduite, une norme juridique, ayant un caractère général, abstrait et obligatoire, une finalité sociale, et qui indique ce qui devrait être fait dans une situation donnée. Sa source peut être la loi ou la coutume. La règle de droit est appliquée et sanctionnée par la puissance publique … (2) »

Le but de la règle de droit est d’organiser la vie de la société et non de bloquer ou de freiner celle-ci. La règle de droit se distingue de la règle morale dont la finalité est l’épanouissement de la conscience et de la règle religieuse qui viserait le salut de l’âme.

La règle de droit est :

- générale : elle est applicable sur tout le territoire et pour tous les faits qui s’y produisent ;

- impersonnelle : elle vaut pour les individus se trouvant dans une situation déterminée et ne traite pas de cas particuliers a priori ;

- extérieure : elle ne dépend pas de la volonté de celui qui y est soumis mais lui est imposée, contrairement à la règle morale ;

- permanente : elle est durable et constante dans le temps entre l’entrée en vigueur et la modification ou l’abrogation ;

- obligatoire : le sujet ne peut s’y soustraire ;

- coercitive : la coercition est exercée par l’Etat qui a non seulement la responsabilité de faire appliquer la règle de droit mais aussi celle de la respecter.


La situation politique et juridique actuelle du Congo ne permet pas de dire comme le pense monsieur Bienvenu Okiemy que : « le contrat social congolais comme tout contrat social évolue, il évolue avec les mœurs ; il évolue parce que la règle de droit évolue… »

Monsieur Bienvenu Okiemy doit être clair et honnête car ce ne sont pas les mœurs de la société congolaise qui exigent le changement de la règle de droit (de la constitution) mais l’obsession du pouvoir pour le pouvoir de Monsieur Denis Sassou Nguesso. Au Congo, ce n’est pas la règle de droit qui pose problème mais le refus des autorités en place de respecter et d’appliquer cette règle de droit (la constitution).

Le changement de la constitution dans le cas du Congo requiert un consensus national. Le président de la République tout comme la majorité présidentielle ne peuvent pas à eux seuls décider du changement de la constitution ni même de convoquer un référendum d’initiative populaire pour changer cette constitution.

S’il n’y a pas consensus national au niveau des partis politiques et de la société civile, la constitution ne peut être changée et le référendum d’initiative populaire ne peut être convoqué.
Dans le cas d’espèce, le président Denis Sassou Nguesso démissionne ou arrête le débat sur le changement ou pas constitution en invitant la classe politique à créer les conditions requises pour que l’élection présidentielle de juillet 2016 soit libre, transparente et démocratique autrement dit à créer les conditions d’une bonne gouvernance électorale.

La contradiction sociale dans le cas du Congo ne donne pas droit à l’édiction d’une nouvelle règle de droit dans la mesure où elle n’est pas fondée juridiquement et socialement. Cette contradiction sociale est le produit d’un égoïsme avéré qui constitue un danger pour la société congolaise et pour l’épanouissement des congolais et des congolaises. Elle a été introduite sciemment dans le seul but d’aveugler, de divertir et de tromper les congolais et les congolaises.

Si le Congo est sur la bonne voie comme le prétend monsieur Bienvenu Okiemy, pourquoi le président Denis Sassou Nguesso a-t-il organisé des consultations sur la vie de la Nation et de l’Etat ?
Le président Denis Sassou Nguesso n’a pas le droit ni les prérogatives de convoquer un référendum d’initiative populaire et de changer la constitution du 20 janvier 2002. Il s’attribue des pouvoirs qu’il n’a pas en organisant des consultations sur la vie de la Nation et de l’Etat. Son pouvoir à 12 mois du premier tour de l’élection présidentielle est de créer avec toute la classe politique les conditions requises pour que l’élection de juillet 2016 soit libre, transparente et démocratique. (L’article 64 de la constitution du 20 janvier 2002)

Au regard de tout ce qui précède, j’invite monsieur Bienvenu Okiemy à bien lire la constitution du 20 janvier 2002 et à éviter dorénavant de divertir les congolais et les congolaises. Dénaturer la règle de droit pour plaire à un président en fin de mandat et hors la loi afin de garantir sa place au sein du gouvernement est très malhonnête et contre-productif pour la démocratie, l’état de droit et le bien être des congolais et des congolaises.


Bruxelles, le 11 juin 2015

Maître Céleste Ngantsui


(1) https://www.youtube.com/watch?v=QBJ4LSnNwAA « Monsieur Okiemy, Tiakou National, parle des concertations politiques » (Télé-Congo)

(2) http://www.toupie.org/Dictionnaire/Regle_droit.htm 

 

 

 

 

 

 

 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

Peuple congolais disons tous 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

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LA VOIX DU PEUPLE
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 21:50

 

  Source : la semaine africaine

A

A QUI VEUT L'ENTENDRE LES ETATS UNIS SONT  POUR LE RESPECT DE L'ETAT DE DROIT ET DE LA CONSTITUTION

 

 

 

 

 

 

ALORS LE DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO partira ou partira pas?

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

Peuple congolais disons tous 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

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POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE

 

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 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

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   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

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                   Non à la chasse à l' homme

        

 

     

      

 

        

 

                

   

 

     

 

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     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

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                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

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