22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 00:02

MESSAGE DU PRESIDENT FRANCAIS Francois HOLLANDE AUX DICTATEURS AFRICAINS

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 13:34

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  BENIN : LE PRESIDENT YAYI BONI RENONCE A LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION

 

 

Le Président béninois Yayi Boni, sonné par la chute de Blaise Compaoré, renonce à modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat. Il lance un appel à ses pairs africains.

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Le Président béninois Yayi Boni, sonné par la chute de Blaise Compaoré, renonce à modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat.

 

 
 

Les chaînes France 24 et Africa 24 ont annoncé que le président béninois Yayi Boni, quelques jours après la chute de Blaise Compaoré, renonçait à modifier la constitution du Bénin pour briguer un autre mandat.
En clair, le président Boni Yayi, élu en 2006 puis réélu en 2011, annonce qu'il ne modifiera plus la constitution pour se présenter à un troisième mandat en 2016.
Il l’a fait savoir dans une interview sur France 24. Désormais pour lui, il n’est pas question de modifier la Constitution du Bénin: «Je ne briguerai plus un autre mandat ».
Le numéro 1 béninois est allé jusqu'à jurer qu'il ne touchera pas à la Constitution: ”Je ne toucherai pas à ma Constitution. Non, non, je le jure”, allant même jusqu'à lancer à Appel à ses pairs africains en des termes très clairs :”Chers collègues, évitons des situations opportunistes à nos Constitutions”, dira-t-il.
Espérons que la jurisprudence Compaoré et l'Appel de Yayi Boni fera réfléchir bien d'autres chefs d'Etat africains actuellement tentés de modifier la constitution de leurs pays pour se maintenir au pouvoir.

Déjà le lundi 03 novembre 2014, il annonçait le retrait du projet de révision de la Constitution de l’Assemblée nationale.
Pour l'opposant béninois Victor Topanou, candidat du Front Uni pour la République à l'élection présidentielle, sur Africa24 hier, c'est une très bonne chose, signe que le Président Yayi Boni a tiré les leçons de la révolution populaire du peuple Burkina.
Au Bénin, le blocage sur la révision de la liste électorale indépendante LEPI, dure depuis 6 à 7 ans.
L’opposition soupçonnait le Président Yayi Boni de vouloir faire amender la Constitution afin de préparer le terrain pour la prochaine présidentielle.
Mais depuis la chute brutale du Président Blaise Compaoré et sa fuite en Côte d'Ivoire, une peur bleue se serait emparée de lui comme le révèle La Lettre du Continent: «Au Bénin, c’est la peur au ventre que Boni Yayi a suivi les événements sur France 24. Alerté dès le 28 octobre par sa secrétaire particulière, sa fille Rachelle, le chef de l’Etat a dû stopper la séance de travail avec les présidents des institutions de la république sur l’impasse Lépi ».

 Abidjan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple

 

       
 
 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 08:53

  

 

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  Burkina Faso la chute de Blaise COMPORÉ: un exemple pour l’Afrique centrale?

 

Clément Mierassa

Clement MIERASSA

 

 

  

 

La situation au Burkina Faso est suivie avec attention sur l’ensemble du continent. Oppositions et sociétés civiles de nombreux pays saluent la mobilisation des Burkinabè et disent vouloir s'en inspirer. Ainsi, à Brazzaville - capitale de la République du Congo - une réunion du parti d’opposition, le Parti social démocrate congolais (PSDC) s’est tenue, ce mardi 4 novembre, pour demander le respect de la Constitution. Elle a été perturbée par la police. Réactions également au Gabon et au Tchad.

En République du Congo, à Brazzaville, la réunion du PSDC - parti d'opposition congolais - a été perturbée par la police ce mardi après-midi. Le Mouvement citoyen pour le respect de l'ordre constitutionnel tenait cette réunion pour demander le respect de la Constitution. Elle se tenait au domicile du président du PSDC, Clément Mierassa, lorsque des inconnus et des policiers ont pénétré chez lui, chassant les participants, pillant certains biens et arrêtant certains participants, selon le leader du parti.

« Pendant que nous tenions calmement la réunion, à un moment donné, il y a eu intrusion des éléments de la force publique. Les uns en civil, les autres en tenue de policiers ont donné des instructions pour qu’on tape sur tout ce qui était dans l’enceinte, pour qu’on prenne l’argent et les téléphones. Ils sont rentrés dans ma chambre à coucher et ont tout saccagé. Ils ont aussi arrêté des dizaines de jeunes », a déclaré à RFI, Clément Mierassa, président du PSDC.

Faut-il y voir un signe de la nervosité du pouvoir à Brazzaville, après les événements de ces derniers jours au Burkina Faso ? Clément Mierassa affirme que les autorités ont fait pression pour faire annuler l'assemblée générale. « Nous avons l’habitude de tenir ce genre de réunions et cela ne pose aucun problème. Nous ne troublions pas l’ordre public. Nous avons reçu les autorités qui nous ont dit que le contexte était difficile. Je sais que c’est cette affaire du Burkina Faso qui met déjà un peu sur les nerfs ici, mais cela ne nous empêche pas de fonctionner normalement et de mener nos activités », a précisé Clément Mierassa.

De son côté, le porte-parole de la police a répondu à RFI et confirmé les arrestations. Selon Jules Monkala Tchoumou, le parti n'avait pas les autorisations nécessaires pour tenir une telle assemblée, ayant notamment appelé des étudiants et des dizaines de militants à les rejoindre. « Effectivement la police de Brazzaville a fait une intervention dans l’arrondissement Quatre, à la demande des autorités préfectorales pour interdire une manifestation non déclarée et non autorisée. Les organisateurs de cette manifestation ont fait fi des instructions et lorsque la police est arrivée sur les lieux, il y a eu une légère altercation. Quelques participants à la manifestation ont été interpellés et entendus par la police », a-t-il déclaré. 

Au Gabon, le collectif « Ca suffit comme ça » réclame des réformes au niveau de la Constitution

Au Gabon, le collectif « Ca suffit comme ça » a estimé, dans un communiqué, que ce qui s'est passé au Burkina Faso était « une leçon de démocratie (...) servie à tous les peuples africains ». Ce collectif « exige » du pouvoir gabonais qu'il organise des assises nationales et mette en place plusieurs réformes, notamment la limitation du nombre de mandats présidentiels.

« Nous pensons que ce que le peuple burkinabè vient de faire était l’exemple à suivre pour ceux des pays francophones qui vivent sous les dictatures. Au Gabon, vous savez qu’une famille – la famille Bongo – est au pouvoir depuis bientôt cinquante ans. Il faut absolument que des réformes, au niveau de la Constitution, des institutions républicaines et au niveau même de l’organisation de ces élections, puissent voir le jour. Si on se lance à organiser les élections présidentielles à venir dans la situation actuelle, j’ai bien peur qu’on arrive à ne plus contrôler la population dans la rue », a déclaré à RFI, Marc Ona Essangui, coordonnateur de « Ca suffit comme ça ».

Du côté des autorités gabonaises, le Parti démocratique gabonais (PDG) estime que le parallèle entre le Burkina-Faso et le Gabon est excessif. « Ce sont des situations qui sont différentes. En ce qui nous concerne, nous avons d’abord une Constitution qui est ouverte. Nous n’avons pas de révision à faire pour solliciter un nouveau mandat quelconque. Ensuite nous avons un président qui est élu depuis cinq ans seulement. Il a un mandat de sept ans », a précisé, à RFI, Faustin Boukoubi, secrétaire général du PDG.

Certes, le président Ali Bongo n’est à la tête du pays que depuis quelques années, mais certaines voix s’élèvent pour dire que sa famille occupe le pouvoir depuis 50 ans. Selon Faustin Boukoubi, il ne faut par pas « personnaliser » la question du pouvoir autour de la famille Bongo. « Je ne pense pas qu’il faille personnaliser les débats. On a bien aux Etats-Unis des fils de qui prennent le pouvoir. Je ne pense pas que cela a gêné qui que ce soit », a estimé Faustin Boukoubi.

Au Tchad, le PLD, parti d’opposition, demande la démission du président Idriss Déby

Au Tchad, le Parti pour les libertés et le développement (PLD) de l'opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh a organisé une conférence de presse pour demander la démission du président Déby et de son gouvernement. Le PLD estime en effet que la modification de la Constitution, rejetée par les Burkinabès, est celle que les Tchadiens ont connue en 2005 et que depuis, des problèmes sociaux nombreux sont venus alimenter la grogne populaire.

« Au Burkina Faso, c’est maintenant seulement que les autorités au pouvoir voulaient modifier la Constitution pour leur permettre de rester éternellement au pouvoir, alors qu’au Tchad, déjà en 2005, la Constitution a été modifiée de telle manière que le président de la République puisse se présenter aux élections comme il le veut », a déclaré, à RFI, Jean-Baptiste Laokolé, secrétaire général adjoint du PLD.

« Au Tchad, le problème qui se pose maintenant, c’est l’organisation des élections transparentes démocratiques. Et là, la commission qui est mise sur pied pour organiser ces élections n’avance pas du tout. A ce problème viennent s’ajouter la cherté de la vie, le conflit entre les paysans et les agriculteurs, les situations socio-économiques dramatiques. Le PLD exige que le président de la République démissionne avec son gouvernement », a ajouté Jean-Baptiste Laokolé.

De son côté, le Mouvement patriotique du Salut (MPS), parti au pouvoir au Tchad, estime pour sa part que les situations du Tchad et du Burkina sont radicalement différentes. « L’événement qui vient de se passer au Burkina n’est rien d’autre qu’une lutte pour le respect des institutions dont le pays se dote. Il n’y a pas de parallèle à établir entre les événements du Burkina Faso et la vie politique au Tchad. Ce sont deux situations diamétralement opposées. Au Tchad, nous avons adopté une Constitution. Les choses sont claires. Au Burkina, c’était une tentative de réviser la Constitution au profit d’un individu », a déclaré, à RFI, Adrien Malo Beyom, secrétaire général du MPS.

En 2016, si le président Déby est réélu, ce sera son cinquième mandat. Selon Adrien Malo Beyom, cette absence d’alternance n’est pas un problème pour le bon fonctionnement des institutions. « L’alternance est un élément de la démocratie et non un élément indispensable. Je crois que même sans alternance, le Tchad vit sous un régime démocratique clair », a soutenu le secrétaire général du Mouvement patriotique du salut, Adrien Malo Beyom.

 

 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

       
 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 05:36

  

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  POUR LE PRESIDENT DE L'ASSEMBLÉE NAIONALE SENEGALAISE MOUSTAPHA NIASSE " C'EST LE PEUPLE QUI DETEINT LA SOUVERAINETÉ POPULAIRE" 

 

 

 

 

Les présidents du Ghana, du Nigeria et du Sénégal sont, ce 5 novembre, au Burkina Faso. Que vont-ils dire au nouvel homme fort du pays, le lieutenant-colonel Zida ? Moustapha Niasse préside l’Assemblée nationale sénégalaise. En ligne de Dakar, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

« La question qui se pose aujourd’hui en Afrique, c’est la durée au pouvoir de certains chefs d’Etat. Cela dit, tout dépend des contextes nationaux et des conditions dans lesquelles se déroulent les successions. Pour ce qui concerne le Burkina Faso, je pense sincèrement que, ayant compris que la situation était devenue intenable, le président Compaoré à bien fait de quitter le pouvoir et aussi, sans doute, pour éviter un bain de sang. Mais, se posera toujours le problème de la durabilité des régimes, une durabilité trop longue, qui fait que finalement, ce que l’on n’a pas pu faire en 10 ans, 15 ans, on ne peut pas le faire en 30 ans… […] C’est le peuple qui détient la souveraineté populaire, et c’est le peuple qui, en définitive, est l’interlocuteur des dirigeants une fois qu’ils ont été élus par ce même peuple. »

  

 

 Trois chefs d’Etat ouest-africains au chevet du Burkina Faso

 

    

 

Le chef de l'Etat ghanéen et président en exercice de la Cédéao, John Dramani Mahama, ainsi que les présidents nigérian Goodluck Jonathan et sénégalais Macky Sall, sont ce mercredi 5 novembre 2014 à Ouagadougou pour y rencontrer le lieutenant-colonel Zida, patron de la transition burkinabè. Et surtout, pour préparer le sommet de la Cédéao qui se tiendra à Accra jeudi et qui sera en partie consacré à la crise au Burkina Faso.

Les présidents nigérian, sénégalais et ghanéens sont présents, ce mercredi 5 novembre à Ouagadougou pour une série d’entrevues avec le nouvel homme fort au Burkina Faso, le lieutenant colonel Isaac Zida. Un objectif majeur : faciliter la transition vers un pouvoir civil sur laquelle Isaac Zida s'est engagé à maintes reprises.

Premier à se poser vers 9h30 (TU), l'avion de Macky Sall a été suivi, vingt minutes plus tard, par celui de son homologue nigérian. Enfin, l'appareil du chef de l'Etat ghanéen a atterri vers 10h15. M. Zida, a constaté l'AFP, se trouvait sur la piste pour accueillir les visiteurs. L'homme fort du Burkina s'est mis au garde à vous devant les arrivants avant de leur faire l'accolade. Aucun hymne n'a été joué, a encore remarqué l'AFP.

La venue des trois chefs d’Etat a été préparée par d’intenses tractations menées par les émissaires de la troïka Union africaine, Nations unies et Cédéao. Des observateurs proches du dossier burkinabè estiment que ces personnalités de haut niveau ont joué un rôle essentiel.

Message à l'unisson

Les émissaires de la troïka ont en effet répété à l’unisson un message clair et sans ambiguité à l’adresse du lieutenant-colonel Isaac Zida, le patron de la transition : l’Union africaine a prévu de sanctionner le Burkina Faso si la transition n’est pas assumée par une personnalité civile, passé un délai de quinze jours. Une menace prise très au sérieux à Ouagadougou.

Le Burkina Faso, pays enclavé de 16 millions d’habitants, figure parmi les nations les moins bien classées dans l’indice de développement humain (IDH). Or, lorsque l’UA suspend un membre de ses instances, on observe souvent presque mécaniquement, une restriction, voire une interruption des aides apportées par les bailleurs de fonds européens et américains. Exemple à Madagascar, en Egypte ou en Guinée Bissau.

Zida déterminé à rendre le pouvoir

Le lieutenant-colonel Zida, qui a poursuivi toute la journée de mardi ses consultations, a répété à plusieurs reprises qu'il était prêt à remettre d'ici quinze jours le pouvoir aux civils. Il a aussi reçu une délégation de l'ancienne majorité présidentielle qui a exprimé ses craintes quant à sa sécurité.

Ainsi, le fait que les émissaires de la troïka, plutôt que de mener des visites éclair, aient opté pour une présence prolongée à Ouagadougou, a peut-être dissuadé des initiatives qui menacent la sortie de crise. Les militaires se sentent sous surveillance, mais l’opposition et la société civile aussi. Elles sont vivement encouragées à mettre de côté leurs divergences pour que les militaires transmettent le flambeau de la transition à une personnalité civile de leur choix.

Préoccupations

Malgré les déclarations de bonnes intentions du lieutenant-colonel Zida, un certain nombre de voix se sont élevées ces derniers jours pour s'interroger sur la sincérité des militaires. Questionnement partagé par Michel Camdessus, ex-directeur général du FMI, membre de l'Africa Progress Panel, une fondation basée à Genève et présidée par Kofi Annan.

 

 

Abidjan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple

       
 

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 08:50

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   L'UA DONNE 15 JOURS AUX MILITAIRES POUR RENDRE LE POUVOIR AUX CIVILS

 

 

 

Le lieutenant-colonel Isaac Zida (centre), autoproclamé président par intérim, après une réunion à Ouagadougou, le 3 novembre 2014.

 

Lundi, l'Union africaine a donné 15 jours aux militaires du Burkina Faso pour rendre le pouvoir aux civils sous peine de sanctions, alors qu'après le départ de l'ex-président Blaise Compaoré, l'armée a chargé le colonel Isaac Zida de lui succéder.
Après avoir observé au Burkina Faso les événements qui ont provoqué le départ du président Blaise Compaoré vendredi, l'Union africaine (UA) a annoncé, lundi 3 novembre, que les militaires burkinabè avaient 15 jours pour restituer le pouvoir à un gouvernement civil, faute de quoi elle imposerait des sanctions.
"Nous demandons aux forces armées de tranférer le pouvoir auxs autorités civiles, et le Conseil a décidé que ce transfert devrait s'opérer dans une période de deux semaines", a ainsi déclaré Simeon Oyono Esono, chef du Conseil de paix et de sécurité de l'UA.
Cette prise de position intervient au lendemain du coup de force de l'armée burkinabè. À coups de gaz lacrymogène et de tirs de sommation, celle-ci s’est en effet employée, à Ouagadougou, à asseoir son autorité face aux manifestants contestant sa prise de pouvoir.
L'armée a par ailleurs annoncé, lundi, la réouverture des frontières terrestres du Burkina Faso, après trois jours de fermeture, dans un communiqué transmis à l'AFP.
Les frontières terrestres sont rouvertes avec effet immédiat "afin de permettre la reprise des activités économiques et la libre circulation des personnes et des biens", selon ce communiqué signé du lieutenant-colonel Isaac Zida.
Alors que les frontières aériennes avaient été rouvertes dès samedi, la fermeture des frontières terrestres avait bloqué beaucoup de camions chargés de denrées périssables aux frontières du Togo et du Niger, a expliqué à l'AFP un officier de l'entourage du lieutenant-colonel.

"Ballet diplomatique"
Quant au nouvel homme fort du Burkina Faso, le lieutenant-colonel Isaac Zida, après avoir rencontré les ambassadeurs de France et des États-Unis, il poursuivait, lundi, ses consultations avec la classe politique et la société civile afin de redéfinir les contours de la transition politique.
La Constitution burkinabè, que les militaires ont suspendue vendredi, prévoit que le président de l'Assemblée nationale assure l'intérim en cas de vacance du pouvoir. Or l'Assemblée a été dissoute dans les premières heures du pouvoir militaire, et son président reste introuvable…
"Le pouvoir exécutif sera conduit par un organe de transition dans un cadre constitutionnel. Cet organe de transition sera dirigé par une personnalité consensuelle désignée par tous les acteurs de la vie nationale", a déclaré plus tôt dans la journée de lundi Isaac Zida, sans donner d'explication plus précise ni de calendrier.
"Le fait que Zida prononce ces mots tend à rassurer la classe politique, indique Anna Sylvestre-Treiner, envoyée spéciale de France 24 au Burkina Faso. On sent là encore une volonté d’apaisement."
Sous la pression de la communauté internationale
De fait, depuis la prise de pouvoir de l’armée, la communauté internationale suit attentivement ses moindres mouvements. Les États-Unis, alliés privilégiés du Burkina Faso dans la lutte contre les jihadistes au Sahel, ne cessent d’appeler "l'armée à transmettre immédiatement le pouvoir aux autorités civiles". Pour sa part, l'Union européenne (UE) a demandé aux militaires de respecter les droits fondamentaux de la population, y compris celui de manifester pacifiquement, tandis que le président ghanéen, John Dramani Mahama, actuellement à la tête de la Cédéao, a appelé "au dialogue" et à la retenue pour éviter que "la situation déjà précaire" ne dégénère.

Zida sur le départ ?
Tandis que les consultations se poursuivent, plusieurs scénarios commencent à se dessiner. Selon l'envoyée spéciale de France 24 au Burkina Faso, certaines sources au sein de l’opposition affirment qu'Isaac Zida serait prêt à laisser la tête de la transition à un civil issu de la classe politique ou du monde associatif. Aucun nom n’a, pour l’heure, été avancé.
D’après les mêmes sources, le lieutenant-colonel conditionnerait son départ à l’obtention d’un statut d’ancien chef de l’État. Pour autant, les militaires ne seraient pas totalement exclus du processus. Visiblement hésitante, divisée et dépassée par le rythme rapide des événements, l'opposition n’a jamais véritablement exclu une entente avec le corps armé qu’elle considère, malgré tout, comme faisant partie des forces vives de l’insurrection.

France 24

 
       
 
 

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 06:16

  

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  LES PARTIS AU POUVOIR AU MALI & AU NIGER TRES SATISFAIT DE LA CHUTE DE BLAISE COMPAORÉ

 

 

 

 

 

Dans la sous-région ouest-africaine, la plupart des autorités sont restées jusque-là très silencieuses après la chute de Blaise Compaoré. Mais, derrière ce silence officiel, les partis politiques majoritaires ne cachent pas leurs sentiments. A Bamako par exemple, au  Rassemblement pour le Mali (RPM) du président Ibrahim Boubacar Keïta, on ne cache pas sa satisfaction après la chute d'un président Compaoré qui est resté 27 ans au pouvoir. Réaction également positive du parti au pouvoir au Niger, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme.

Au Mali, si les officiels font profil bas, les cadres du RPM, le parti au pouvoir, se disent satisfaits du départ du désormais ex-président burkinabè Blaise Compaoré. « Nous avons apprécié le geste héroïque du peuple burkinabè qui s’est élevé contre une dictature de plus de 27 ans et je crois que l’exemple doit faire tache d’huile dans certains de nos pays dont les présidents veulent s’éterniser au pouvoir, estime ainsi, sur RFI, le professeur Boul Kassoum Haïdara, porte-parole du RPM et président de la coalition de la majorité présidentielle. C’est un exemple à saluer, nous encourageons les forces vives de la nation burkinabè à s’unir afin que nos pays retrouvent rapidement la paix, la stabilité et le retour à une vie normale. »

Si la crainte d’une appropriation des pouvoirs par l’armée est toujours vive, Boul Kassoum Haïdara n'en démord pas: « C’est une histoire acquise par le peuple et il appartient au peuple de gérer cette histoire. » Pour lui, le peuple « a fait son combat » et il n'est pas question que la transition soit l'affaire d'hommes en treillis .

Paix et consensus

Même son de cloche au Niger. Le parti au pouvoir, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, par la voix de son secrétaire général adjoint, Hama Adamou Souley, appelle les Burkinabè à trouver un consensus pour aller vers la paix, sans pour autant condamner l'action de l'ex-président Compaoré.

« Le président Blaise Compaoré était un président qui a beaucoup fait pour son pays, réagit ainsi Hama Adamou Souley sur RFI. Nous avions pensé qu’un homme ayant une telle intelligence politique ne pouvait pas s’aventurer comme il a eu à le faire. Nous sommes tout à fait d’accord pour qu’un consensus, un large consensus soit dégagé. Et bien entendu, nous nous rangeons du côté de la société civile et des partis politiques, en un mot du peuple burkinabè, qui a bien voulu mener cette lutte. »

Pour le PNDS, cet épisode est clairement un signe d’avertissement pour les chefs d’Etat africains qui chercheraient à se maintenir au pouvoir par le biais d’une modification de la Constitution. « A notre avis, tous les peuples doivent comprendre que c’est à eux de prendre leur destin en main. L’exemple du Burkina doit faire normalement école, pour tous les peuples qui pourraient être confrontés à ce genre de projet », conclut Hama Adamou Souley.

  

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 Sur RFI, la veuve de Sankara relance le débat sur la mort de son mari

 

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Les événements de ces derniers jours sont-il l'épilogue d'une dualité historique, qui a marqué la mémoire collective des Burkinabè pendant plus de trente ans ? En 1983, le révolutionnaire Thomas Sankara prend le pouvoir dans le pays. Il deviendra une icône continentale. Mais après quatre ans de règne, il meurt dans un putsch qui conduit son compagnon d'armes Blaise Compaoré au pouvoir à sa place. Qui est responsable de l'assassinat du président Sankara ? Les historiens doivent s'emparer de la question, assure sur RFI l'ancien ministre Salif Diallo. De son côté, la compagne de Thomas Sankara demande, sur notre antenne également, que la justice soit enfin rendue.

Samedi 1er novembre 2014, RFI avait pu s'entretenir par téléphone avec la compagne de Blaise Compaoré, Chantal. Elle avait alors confirmé avoir trouvé refuge à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire, avec son président démissionnaire de mari. Le lendemain, dimanche, une autre femme a pris la parole : celle de Thomas Sankara, prédécesseur de M. Compaoré. Mariam Sankara nous a confirmé être l'auteure d'une lettre datée de la veille, et adressée au peuple burkinabè. Dans cette missive, l'ancienne première dame écrit : « Chers compatriotes, vous venez de remporter une victoire sans précédent par cette insurrection populaire. » « En se référant à la révolution du 4 août (1983, soit l'arrivée au pouvoir de son mari, NDLR) la jeunesse burkinabè a réhabilité Thomas Sankara. »

Sur l'antenne de RFI, depuis Montpellier où elle réside désormais, Mariam Sankara explique : « Vous avez vu cette jeunesse, qui est partie mains levées devant les militaires qui avaient des armes et s'est battue pour cette victoire ? C'est la victoire de la jeunesse. Et quand on sait que certains de ces jeunes n'étaient pas nés quand Sankara était encore là, et que ces jeunes font référence à mon mari, qu'ils perpétuent cette mémoire, c'est une réhabilitation. Il est toujours là, il est toujours vivant. Ses idées sont toujours vivantes. Vous voyez, même la place où ils se réunissent ; cette place, le régime de Compaoré l'a appelée place de la Nation, alors que du temps de mon mari, c'était la place de la Révolution. Et ils l'appellent de nouveau place de la Révolution ! J'en suis très fière. »

Une histoire vieille de 27 ans

Mariam Sankara semble suivre l'évolution de l'insurrection burkinabè de près. D'où son appel à la « vigilance » : « Je demande à tous les acteurs, tous ceux qui ont contribué au départ de Blaise, au changement, d'être unis et vigilants afin que cette victoire aboutisse à des élections libres et transparentes. Effectivement, la situation est encore confuse au Burkina Faso. Mais je pense que les choses vont rentrer dans l'ordre rapidement, et je sais qu'au Burkina, rien ne sera plus comme avant. Jusqu'à présent, il y a des discussions, il y a le flou. C'est parce que le peuple a pris conscience de sa victoire. Donc, ça se passera dans l'intérêt du peuple, comme le peuple le veut. Cela prendra le temps qu'il faut, mais j'ai confiance. »

Nulle doute : la veuve du président Sankara est satisfaite du départ de Blaise Compaoré. Sa chute marque pour elle la fin d'une période personnelle longue de 27 ans, commencée brutalement par la mort de son mari : assassinat le 15 octobre 1987 lors d'un putsch qui conduira M. Compaoré, son frère d'armes, ministre et ami, à prendre la tête du pouvoir à sa place. « Je suis contente qu'il soit parti, dit Mariam Sankara à RFI, et surtout parti de cette manière, chassé par la population. Je ne m'y attendais pas. Lui qui pensait qu'il était intouchable, éternel. Que ce soit par une insurrection populaire que son régime prenne fin, c'est quand même quelque chose. »

Divergences politiques au sommet

Thomas Sankara, président charismatique du Burkina Faso et icône du panafricanisme, a pris le pouvoir à Ouagadougou dans la nuit du 4 août 1983, déposant au passage le président d'alors, Jean-Baptiste Ouédraogo, toujours en vie actuellement. Comme RFI l'a déjà écrit, en 1983, M. Sankara est appuyé par Blaise Compaoré et les hommes du CNEC. Selon les mots du leader de cette révolution, le putsch répond à « 23 années de néocolonisation ». Objectif : édifier un « Etat de démocratie populaire ». Le nom du pays est changé ; la Haute-Volta devient le Burkina Faso, « la patrie des hommes intègres ». Il est, dès lors, dirigé par le Conseil national de la révolution (CNR). Blaise Compaoré est ministre dans ce gouvernement révolutionnaire qui entend privilégier les plus fragiles, notamment les femmes et la jeunesse.

La révolution est d’abord accueillie avec enthousiasme par la population, mais elle s’essouffle rapidement. M. Compaoré, qui s’opposait à Thomas Sankara à propos de la direction à donner à la révolution, renverse le régime et prend le pouvoir le 15 octobre 1987. M. Sankara est tué avec 13 autres personnes ce jour-là. L'une des premières mesures que prend le nouveau président consiste à dissoudre le CNR. Le nouveau régime dénommé Front populaire entend opérer une « rectification » du processus révolutionnaire. Les éléments sankaristes sont réprimés jusque dans l’armée, et la politique économique et sociale du pays se droitise. Le nouveau gouvernement renoue avec la chefferie coutumière dont Sankara avait aboli les privilèges. Il donne aussi des gages aux hommes d’affaires, qui seront les principaux bénéficiaires des privatisations d'entreprises d’Etat lancées au début des années 1990.

« Sankara a commis aussi des erreurs »

Le duo Compaoré-Sankara aura marqué l'imaginaire collectif du Burkina Faso pendant plus de trente ans.Vendredi 31 octobre 2014, jour de la chute du président Compaoré, l'éditorialiste Afrique de RFI Jean-Baptiste Placca a décrit sur notre antenne cette rivalité historique : « Je pense qu'au départ, ils devaient tous avoir la même sincérité révolutionnaire si l'on ose dire. La réalité est que Thomas Sankara était dans le discours qui enflammait les foules, et Blaise Compaoré était dans l'action. Un certain nombre de décisions annoncées par Thomas Sankara étaient mises en oeuvre par Blaise Compaoré. Jusqu'à l'assassinat de Sankara, personne ne doutait de la fraternité, de l'amitié entre ces deux hommes. »

Au moment où Jean-Baptiste Placca tenait ces propos vendredi à l'antenne, un ancien ministre burkinabè écoutait, à l'autre bout du combiné téléphonique. Son nom : Salif Diallo, ancien bras droit de Blaise Compaoré passé dans l'opposition il y a cinq ans. RFI tentera à plusieurs reprises de lui demander son sentiment en direct, au sujet de l'assassinat de Thomas Sankara. Jean-Baptiste Placca rappellera notamment qu'en 1987, « c'est lui qui nous expliquait, dans nos chambres d'hôtel à Ouaga, ce qui s'était passé, en quelque sorte. » Qui est responsable de la mort de Thomas Sankara ? Salif Diallo ne répondra pas, concédant néanmoins que les historiens devraient désormais s'emparer de la question. (écouter l'échange audio en bas de cet article)

« Tous les Burkinabè, même ceux qui étaient au pouvoir, reconnaissent aujourd'hui que Thomas Sankara était un grand patriote, un révolutionnaire, confie en revanche M. Diallo. A ce niveau, il n'y a même pas de débat. Mais nous disons qu'il a commis aussi des erreurs, à un moment donné, et c'est ce qui a mené aux affrontements de 1987. Il faut aussi le dire : la révolution d'août 1983 a été menée sur des bases politiques et idéologiques nébuleuses. Il y avait plusieurs composantes, plusieurs groupuscules idéologiques et politiques, qui étaient dans le CNR et qui utilisaient le paravent militaire pour assouvir leurs desseins politiques ou idéologiques. »

« Répondre de ses actes et de ses crimes de sang »

Au sujet de celui qu'elle appelle parfois simplement « Blaise », Mariam Sankara a écrit le 1er novembre les mots suivants : « L'image de médiateur dans la sous-région dont s'était drapé(Blaise Compaoré) ne doit en aucun cas le disculper. Et dire qu'en 2012, il a même caressé l'idée d'avoir le prix Nobel de la paix comme s'il oubliait tous les crimes ourdis depuis 1987. Ce monsieur qui était sollicité comme médiateur dans les conflits était en réalité celui qui les attisait. Des pays comme l'Angola, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, le Mali et la Côte d'Ivoire où il a trouvé refuge ont subi ses manœuvres de déstabilisation. Non, il ne doit pas couler des jours paisibles à Yamoussoukro. Il doit répondre de ses actes et de ses crimes de sang. »

A l'antenne de RFI, elle confirme ces propos : « Il faut qu'il soit traduit en justice pour les crimes dont il est responsable. Il y a l'assassinat de mon mari ; l'affaire Thomas Sankara est pendante au niveau des juridictions burkinabè, parce qu'il y a eu toujours déni de justice. Il y a aussi le dossier de Norbert Zongo, et j'espère aussi que les familles éplorées des victimes du 30(octobre 2014, NDLR) vont demander justice. » Elle les « exhorte » à le faire.

« Je crains que Blaise échappe à la justice, ajoute Mariam Sankara. Il bénéficie de soutiens au niveau international, parce qu'il passait pour un médiateur dans certains pays de la sous-région. Mais en attendant, Blaise Compaoré était aussi cette personne qui participait à la déstabilisation de ces pays. Avec mes avocats, nous allons continuer à nous battre jusqu'à ce que Blaise soit jugé pour ce qu'il est exactement, pour ce qu'il a fait, parce que ce n'est pas possible qu'il ait participé aux conflits en Côte d'Ivoire, en Sierra Leone, au Liberia, et qu'il s'en sorte tranquillement. Qu'il reste tranquillement en Côte d'Ivoire ? Non, c'est pas juste. »

« Ils étaient des révolutionnaires »

Depuis la disparition de Thomas Sankara en 1987, l’épouse de l’ancien leader burkinabè n’a cessé de demander qu’une enquête soit menée pour déterminer les causes de la mort de son mari. Malgré le soutien du Comité des droits de l’homme de l’ONU en 2006, aucune enquête n’a jamais été lancée au Burkina Faso. Une première plainte pour assassinat a pourtant été déposée en 1997, dix ans après les faits. En 2010, Mariam Sankara a demandé à la justice burkinabè que le corps de son mari soit exhumé. Mais en avril dernier, le tribunal de grande instance de Ouagadougou s’est déclaré incompétent pour trancher le litige qui oppose la veuve et les enfants de Thomas Sankara à l’Etat burkinabè. Pour les proches, la justice burkinabè freine la procédure.

Accusé d’être le cerveau derrière la disparition tragique de son ami, Blaise Compaoré a toujours nié son implication dans ce meurtre. Il s’agit pour lui d’un « accident ». Les accusations font aussi état d’une intervention étrangère et désignent les Libériens Charles Taylor et Prince Johnson, voire même le président ivoirien de l’époque Félix Houphouët-Boigny. Vingt-sept années après, le mystère sur l’assassinat de Thomas Sankara reste entier. Le Comité des droits de l’homme des Nations unies a condamné le Burkina pour « refus d’enquêter sur les circonstances de la mort de l’ancien chef de l’Etat ».

« C'était une révolution », décrypte le journaliste Jean-Baptiste Placca. Sauf que « quand Compaoré est arrivé, il a parlé de rectification », ajoute-t-il. « Et donc, c'était des révolutionnaires qui, à un moment donné, ne s'entendaient plus. Il y avait donc deux camps, le camp de Compaoré et celui de Sankara. Ils étaient à couteaux tirés, et en l'occurrence, c'est celui qui a tiré le premier qui a eu raison de l'autre. Le 15 octobre 1987, je pense que Compaoré et les siens auraient pu être liquidés. Auquel cas, c'est Sankara qui aurait eu gain de cause. Voilà, les révolutionnaires se sont entretués, et le survivant a gouverné. Sauf que dans la démarche politique de Compaoré, ensuite, on n'a plus rien retrouvé de la révolution. Bon, on ne peut pas le lui reprocher, parce qu'il a quand même conduit son pays, encore une fois quand même. Il l'a un peu mis dans la lumière. »

 

 

 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

       
 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 09:23

 

 

 Après Blaise COMPAORÉ A QUI LE TOUR?

 

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  LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT Denis SASSOU NGUESSO

 

 

Centrafrique : Rencontre de Denis SASSOU-NGUESSO avec Hollande sur la Centrafrique

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Brazzaville, le 1er Novembre 2014.

A Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo

Monsieur le Président de la République,



Nous éprouvons un honneur inexprimable, d’avoir cette opportunité de vous adresser cette lettre patriotique, par laquelle nous souhaitons respectueusement vous formuler notre amour pour notre Nation, notre dévotion pour notre République, et notre reconnaissance de votre phénoménal parcours politique qui fait de vous le plus Grand Président de notre Histoire, sur la base de votre longévité au Sommet de l’Etat.

Monsieur le Président de la République, notre grande Nation, grande en termes d’Aura politique et ancestral historique, a été en avant garde en Afrique en matière de lutte pour l’indépendance et la reconnaissance de l’honorabilité historique de l’Homme Noir, et ce, dès le 29 Juillet 1926 par la création de l’Amicale des originaires de l’Afrique Equatoriale Française, par le premier indépendantiste de l’AEF, André MATSOUA. C’est dans cette perspective d’Aura de la terre de nos ancêtres, que notre Pays a été le refuge de l’honneur et de la liberté de la France, lorsque la métropole fut occupée par l’Allemagne Nazi durant la seconde guerre mondiale ; c’est ainsi que la France a connu deux capitales dans sa prestigieuse Histoire, Paris et Brazzaville. C’est dans la continuité du caractère central du Congo et dans la reconnaissance de l’honorabilité de l’Afrique Noire, qu’en Janvier 1944, en 1946 et 1958, le Général Charles De Gaulle adressa à Brazzaville, une série de discours annonçant l’indépendance des Pays d’Afrique Francophone et la naissance des nouvelles Républiques Africaines. Ces récits mythiques de l’Histoire du Congo indiquent, Monsieur le Président de la République, que la République du Congo a été prédestinée à être en avant-garde en Afrique Noire, en matière de développement du Spiritualisme Républicain et de la Démocratie.

Monsieur le Président de la République, en 1958 notre République moderne naissait ; cette période de notre histoire est marquée par l’ouverture du Congo au pluralisme politique. Le sentiment national se développe avec les premières élections qui se déroulent sur l’ensemble de l’AEF.
Les premières formations politiques : le Parti Progressiste Congolais (PPC) de Jean Félix TCHIKAYA, le Mouvement Socialiste Africain (MSA) de Jacques OPANGAULT et l’Union pour la Défense de la Démocratie et les Intérêts Africains (UDDIA) de l’abbé Fulbert YOULOU ; se cantonnèrent dans des espaces régionaux et identitaires (ethniques) afin de monnayer leurs bases populaires dans le cadre des coalitions. Cette caractéristique des partis montre bien que la fragmentation de l’espace politique a eu un impact sur la construction des identités ethno régionales.

Les acteurs politiques de cette période jouant sur les multiples divisions internes du tissu social, la période 1958 - 1963 de notre Nation, porte en elle les germes qui ont causé le cycle vicieux des crises socio politiques sans précédents de la décennie 1990.
L’année 1963 a été une année cruciale dans l’évolution historique de la République du Congo. Cette année marque l’avènement d’une génération mythique d’hommes politiques, la « Génération 1963 » dont vous êtes le dernier Leader historique en fonction, Monsieur le Président de la République. En effet, dans la facette révolutionnaire ayant conduit à l’instauration du parti unique (MNR-PCT) et de la pensée unique au Congo.

La pensée révolutionnaire communiste qui se traduisait par la formule « un seul parti, un seul combat et un seul idéal », a été marquée par plusieurs changements de têtes, des incantations idéologiques dogmatiques et des drames humains. Vous avez été, Monsieur le Président de la République, la « Seule Lumière régalienne de Stabilité » dans un océan générationnel très tumultueux. A une époque primitive, où le Pouvoir politique était au bout de l’infraction du canon et de la conspiration politique, nous ayant fait connaître par infraction quatre présidents en 19 ans, à vous seul, Monsieur le Président de la République, vous avez stabilisé politiquement, institutionnellement et constitutionnellement le Pays entre 1979 et 1992, et ce, au grand bonheur de notre Peuple.

Le 31 Décembre 1990, vous avez annoncé l’ouverture du processus démocratique au Congo et la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine devant préparer le démarrage de la démocratie au Congo et faire table rase du passé révolutionnaire. En cela, Monsieur le Président de la République, vous avez le « mérite historique » d’avoir lancé la Démocratie au Congo, aucun Patriote ne peut le nier. En outre, pendant cette Conférence Nationale vous avez été vilipendé pendant des mois à la télévision, sans jamais réagir violemment, alors que vous aviez l’Armée Populaire Nationale avec vous, plusieurs personnes vous ont demandé d’interrompre le spectacle de la CNS, mais vous avez irrévocablement refusé. En Août 1992, vous avez perdu les élections présidentielles et vous avez accepté l’alternance démocratique au Congo. Par cet acte d’une grande portée historique, vous êtes le « Père de l’alternance démocratique » au Congo et un « Pionnier » de cette alternance en Afrique, car en 1992 très peu de Chefs d’Etat Africains l’avaient acceptée. Cette période historique Africaine 1990-1992, vous a confirmé, Monsieur le Président de la République, comme un « Visionnaire » de la Démocratie, de l’Alternance et du Spiritualisme Républicain en Afrique Noire.

En 1997, devant les situations de non existence de l’Etat, d’anéantissement de l’Autorité régalienne de l’Etat, de multipartisme anarchique et de la volonté de l’Ancien Régime de faire obstruction à l’alternance démocratique, la guerre du 05 Juin 1997 fut déclenchée. Cette sale guerre et celle de 1998, n’auraient jamais dues avoir lieu ; il s’agit de guerres dont les racines se trouvent dans la non résolution des problématiques politiques et sociétales de fond de notre Nation. Nos anciens n’ont pas réussi à résoudre ces problématiques et la responsabilité des Jeunes Patriotes est engagée afin de les résoudre pour l’Intérêt Supérieur de notre République.

Entre 1997 et 1999, notre Pays a connu les plus graves troubles politiques et la plus grave guerre civile de son Histoire, mais déjouant tous les pronostics pessimistes, vous avez réussi, Monsieur le Président de la République, à stabiliser le Pays, à rétablir l’Autorité de l’Etat, à restaurer l’Unité Nationale et à lancer le programme le plus ambitieux de modernisation et d’urbanisation de notre Histoire Nationale.

Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo, devant vos mérites historiques, politiques et démocratiques, nous croyons que vous êtes prédisposés à être une « Icône » de la République. Nous y croyons avec une telle ferveur, que nous désavouons les actions de plusieurs de vos plus proches collaborateurs (Ministres, Parlementaires, Conseillers), qui motivés par des enjeux égoïstes, sont en pleine souillure de votre Héritage régalien à la Nation Congolaise.

En effet, dans leur plaidoyer pour le changement Constitutionnel initié depuis plusieurs mois, ils violent certains éléments de votre Héritage régalien à la Nation.

Primo, ils ont lancé une stratégie d’apologie des particularismes régionaux, en mettant en exergue les sages des départements dans le débat politique actuel. En conférant une légitimité politique et morale à des départements distincts, dans un débat politique national ; ils ne réalisent pas à quel point ils diffusent dans la société Congolaise, un message subliminal anti républicain, anti national, en prétendant exprimer unanimement « La Voix d’un Département donné» dans le débat politique.

Monsieur le Président de la République, en grand homme d’Etat et en garant de l’Unité Nationale, nous vous invitons respectueusement à recadrer certains de vos stratèges et conseillers, dans l’Intérêt Supérieur du Pays. Sachant que nos départements ont des forts particularismes ethniques, le Congolais ne doit jamais être « réduit » à ses origines ethniques, mais doit être « considéré et valorisé » à l’aune de sa citoyenneté nationale, ses compétences et de sa capacité d’apport. Le Congo du 21ème siècle ne doit pas être une « juxtaposition » de 50 ethnies, mais une « fusion » de 50 ethnies. Vous avez tant œuvré pour Unir notre Pays, qu’il ne faut pas permettre à ces stratèges de saper votre Héritage à la Nation.

Secundo, ils affirment qu’il nous faut africaniser et adapter notre Démocratie et notre Constitution à notre Culture. Il n’existe pas une démocratie occidentale, américaine, asiatique ou africaine ; la démocratie est un idéal « Unique et Universel » ! Par conséquent, la thèse d’une africanisation de la démocratie est une « aberration » qui révèle que les esprits qui ont développé cette théorie, ne sont pas suffisamment avant-gardistes. L’adaptation culturelle du système démocratique implique le façonnement d’un Exécutif « fort », et une structuration inter pouvoir (exécutif, législatif et judiciaire) qui favorise la « stabilité » pendant les mandats politiques. A ce propos, la Constitution du 20 Janvier 2002 est une bonne adaptation de la démocratie à la culture socio politique du Congo, notre Constitution doit être strictement respectée dans sa lettre et dans son esprit.

La Constitution du 20 Janvier 2002, qui a été élaborée dans le respect des conclusions de la Conférence Nationale Souveraine et dans le respect des Traités Internationaux signés par l’Etat, institut dans son Préambule, ses Titre I et II, tous les droits civiques, politiques, philanthropiques dignes d’une Nation démocratique moderne. Elle fixe les conditions de sa révision dans le respect de la forme républicaine et démocratique du Congo ; c'est-à-dire l’interdiction de la révision de trois points cruciaux : la limitation du nombre des mandats présidentiels, la forme républicaine et laïque de l’Etat, les droits civiques et politiques des Citoyens.

Tertio, Monsieur le Président de la République, plusieurs de vos collaborateurs ne comprennent pas pourquoi vous avez inséré dans la Constitution actuelle, le caractère irrévocable et immuable de l’alternance démocratique. Ils ont oublié la portée de votre déclaration du 31 Décembre 1990 où vous avez accepté devant l’Histoire, le « caractère hautement démocratique » de l’alternance. Vous avez accepté le théâtre de la Conférence Nationale et le passage de témoin au Président LISSOUBA, à cause de ce principe démocratique et « hautement Républicain ».

Dans la pensée contemporaine, la République est avant tout un pacte de valeurs universelles, un idéal, un rêve que la Nation doit atteindre pour le bien de Tous. Un idéal constitué de la recherche systématique de l’Intérêt Général dans la gouvernance publique. Un idéal constitué de la volonté absolue d’ériger La Loi en principe sacro-saint garantissant la Paix sociale et la Stabilité institutionnelle. Un idéal constitué par la conviction absolue que La Loi et l’aspiration au Bien commun sont supérieurs à quiconque. Un idéal stipulant irrévocablement que la fonction de Chef d’Etat et les fonctions publiques ne sont pas héréditaires, familiales, claniques, mais sont issus du Choix du Peuple par le moyen des élections. Un idéal intimement lié au principe sacré de l’alternance.

Monsieur le Président de la République, vous êtes le Père de l’alternance démocratique au Congo depuis 1992. Votre Aura historique et votre Autorité politique font que vous êtes actuellement « le Seul » capable d’inculquer le principe de l’alternance pacifique au microcosme politique et sécuritaire national, majorité et opposition confondues. Afin que cette alternance démocratique soit une réussite historique et sans ébullitions ex post, il est indispensable que vous parrainiez « personnellement » cette épisode hautement importante pour la Nation. Cet espoir de notre part est d’autant plus soutenu, par la lecture de votre Livre Parler Vrai Pour l’Afrique, en sa page « 89 », vous dites nous vous citons « Oui, ils sont assez nombreux. Beaucoup de partis politiques sont créés par des jeunes. On sent cette poussée. De la part des femmes aussi. Nous sommes d’ailleurs entrain de les aider à monter en puissance et à s’intéresser davantage aux affaires publiques.…Les jeunes qui ont la volonté de se lancer dans la vie publique de créer des partis politiques, d’espérer demain participer à la direction du pays, sont de plus en plus nombreux.…Je suis persuadé que le Congo ne manque pas de jeunes capables de prendre la relève», et aussi : « Sans doute. Ceux de nos dirigeants politiques qui peuvent être considérés comme des anciens commencent à quitter la scène, qu’il s’agisse de KOLELAS, de YHOMBI, de LISSOUBA, et d’autres. Moi-même d’ailleurs, à 67 ans, je commence à envisager la sortie, parce que notre Constitution stipule que, à plus de 70 ans, on ne peut plus être candidats à la présidentielle », et enfin : « En tout cas, la Constitution précise que le président ne peut effectuer plus de deux mandats ». Vos écrits sont d’une profondeur politique telle qu’ils nourrissent nos espérances républicaines. D’ailleurs, Monsieur le Président de la République, nous considérons que l’une des caractéristiques des grands Leaders est qu’ils sont toujours en avance sur leurs époques, en termes d’idées et de pratiques politiques, les grands Leaders réussissent leur succession de leur vivant, à l’instar de votre modèle Nelson MANDELA et de vos amis Jerry RAWLINGS, Matthieu KEREKOU, Abdou DIOUF et Joachim CHISSANO ; nous pensons intimement que vous êtes de cette trompe de Leaders noirs.

Monsieur le Président de la République, nous croyons fortement que la Stabilité Institutionnelle du Pays réside dans le respect strict des LOIS de la République, car ces LOIS constituent les « Fondements » de notre existence collective et les « Colonnes » de l’Ordre établi. Nous vous implorons, Monsieur le Président, de ne pas écouter les nombreux courtisans qui veulent vous induire en erreur, et qui sont motivés par des intérêts privés, familiaux et égoïstes. Nous vous formulons Trois propositions républicaines devant permettre une succession pacifique et maîtrisée au
Sommet de l’Etat : Le respect strict de l’Ordre Constitutionnel ; La formation d’un Gouvernement d’Ouverture qui va méticuleusement préparer l’atterrissage de vos 32 ans de Présidence, et qui va piloter dans la Paix et la Maîtrise la future Alternance ; Le vote par le Parlement d’un Amendement Constitutionnel instituant un Statut Spécial (immunitaire, sécuritaire, protocolaire et financier) aux anciens présidents en vie, à cause de leur rang dans l’Histoire du Pays.

L’Histoire est en marche, le Pays est devant la fenêtre d’une opportunité historique devant permettre le renforcement du Spiritualisme Républicain, de la Démocratie, dans la Paix et la Sérénité. Nous avons confiance, Monsieur le Président de la République, que vous serez une quatrième fois au rendez-vous de la Grande Histoire Nationale.

Nous vous saurions gré, Monsieur le Président de la République, de bien vouloir agréer l’expression de notre plus profond respect et de nos sincères salutations républicaines.

 

Auteur: Front des Jeunes Nationalistes – FJN 

       
 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 06:53

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  COMMUNIQUE de Mariam Sankara suite à la démission de Blaise Compaoré et à sa fuite en Côte d'Ivoire

 

 

Mariam Sankara, épouse de Thomas Sankara " Compaoré ne doit pas couler des jours paisible à Yamoussoukro. Il doit répondre des ses actes et de ses crimes de sang".

 

Autre presse par DR. Mariam Sankara veuve de l`ancien président Thomas Sankara.

 

 

J`éprouve une immense joie en ce jour historique. Ma joie est celle de la famille Sankara, ma joie est celle de vous tous, celle des amis nombreux qui suivent avec intérêt les évènements du Burkina.

C`est une véritable joie d`avoir réussi avec le vaillant peuple burkinabè : les femmes, la jeunesse, les organisations de la société civile, les partis d`opposition ainsi qu`une grande partie de l`armée républicaine respectueuse du peuple. La joie de voir chasser du pouvoir celui qui croyait que le Burkina lui appartenait éternellement.

Chers compatriotes, chers camarades et chers amis. Blaise Compaoré n`avait jamais imaginer la mobilisation dont vous avez fait preuve ce 30 octobre 2014. Vous venez de remporter une victoire sans précèdent par une insurrection populaire. En se référant à la révolution du 4-Août, la jeunesse burkinabè a réhabilité le président Thomas Sankara. Je suis fière de vous, de votre combativité, je vous félicite.

Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin à éviter le chaos politique dans lequel Compaoré et ses amis voulaient plonger le Burkina.

Compaoré et ses sbires ont encore endeuillé le peuple. Je partage la douleur des familles éplorées et leur adresse mes sincères condoléances. Je souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés.

Par ailleurs, j`exhorte ces familles à saisir la justice nationale et internationale pour que Blaise Compaoré réponde de ses crimes.

L`image de médiateur de la sous-région dont il s’est drapé ne doit en aucun cas la disculper. Et dire qu`en 2012, il a même caressé l`idée d`avoir le prix Nobel de la paix comme s`il oubliait tous les crimes ourdis depuis 1987.

Ce monsieur qui était sollicité comme médiateur dans les conflits était en réalité celui qui les attisait. Des pays comme l’Angola, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, le Mali, la Côte d`Ivoire ou il a trouver refuge ont subi ses manœuvres de déstabilisation.

Non, il ne doit pas couler des jours paisible à Yamoussoukro. Il doit répondre des ses actes et de ses crimes de sang.

Nous devons rester mobilise jusqu`à la victoire finale qui verra l`organisation d`élection libres, justes et transparentes. En attendant, je souscris à l`idée que la transition doit être assurée par les civils afin que soit respecte le caractère démocratique de notre lutte. Cette victoire n`est pas seulement attendu par le peuple burkinabé vus les nombreux messages et témoignages que je reçois à travers le monde.

A nous d`être digne de cette victoire, à nous de prouver que Blaise Compaoré n`est pas indispensable. Afin que plus rien ne soit comme avant, il appartient aux forces du changement de rester unies et vigilantes, de préparer une alternative politique, économique, sociale et culturelle pour le mieux-être des Burkinabè.

Vive la République et vive le Burkina !

La patrie ou la mort, nous vaincrons

Mariam Sankara
Epouse de Thomas Sankara, ex-Président du Faso assassiné par Blaise Compaoré

 
 
       
 
 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 05:18

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  LE NOUVEL HOMME FORT DU BURKINA FASO LE LIEUTENANT COLONEL YACOUBA ZIDA PROMET UNE TRANSITION DANS UN CADRE CONSTITUTIONNEL

 

 

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Le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, chef de l'État provisoire et Zephirin Diabre, l'un des leaders de l'opposition, dimanche 2 novembre 2014 à Ouagadougou

 

 

L'avenir du Burkina Faso est toujours en suspens, après une journée très tendue hier dimanche à Ouagadougou. Le lieutenant-colonel Isaac Zida, le nouvel homme fort du pays, a promis, ce lundi 3 novembre 2014, une transition « dans un cadre constitutionnel » et dans un délai « le plus bref possible » lors d'une rencontre avec le corps diplomatique à Ouagadougou. Par ailleurs, l'émission « Décryptage », que vous pourrez suivre sur RFI de 18h10 à 18h30 TU, sera consacrée à la situation au Burkina Faso.

Les heures sont données en temps universel (TU).

13h30 : Alors que le lieutenant-colonel Zida semble donc s'être décidé à ouvrir la porte à une solution de consensus et à une transition démocratique débouchant sur la désignation d’un civil au pouvoir, la situation au Burkina Faso est au cœur d'une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine qui a débuté, à 12h00 TU à Addis-Abeba, en Ethiopie.

À lire également :Sur RFI, la veuve de Sankara relance le débat sur la mort de son mari

11h50 : Le lieutenant-colonel Isaac Zida a promis lundi une transition « dans un cadre constitutionnel » lors d'une rencontre avec le corps diplomatique à Ouagadougou. « Le pouvoir exécutif sera conduit par un organe de transition dans un cadre constitutionnel. Cet organe de transition sera dirigé par une personnalité consensuelle désignée par tous les acteurs de la vie nationale », a-t-il déclaré devant les diplomates.
La communauté internationale, notamment les États-Unis ont condamné la prise de pouvoir par les militaires et exigé un retour à l'ordre constitutionnel, après la chute du président Blaise Compaoré vendredi, à l'issue de 27 ans au pouvoir. « Nous ne sommes pas là pour usurper (...) le pouvoir », a déclaré un peu plus tard le lieutenant-colonel à des journalistes. M. Zida n'a pas précisé de calendrier d'action devant les diplomates, mais a souhaité un délai « le plus bref possible ».« Nous voulons aller très vite », a-t-il ensuite redit aux journalistes.

11h45 : Invité ce matin sur l’antenne de RFI, Francis Kpatindé, journaliste et maître de conférences à Sciences-Po Paris, a affirmé qu’il ne croyait « pas du tout » que le lieutenant-colonel Zida soit manipulé à distance par Blaise Compaoré. «Vous avez dû remarquer que le mouvement citoyen, le "Balai citoyen" et les jeunes ont semblé le soutenir », a expliqué le journaliste. « En face de lui, il y a le général Honoré Traoré, le chef d’état-major, général des Armées qui est plutôt un homme, en dépit de tout, qui est proche de Blaise Compaoré, dont il a été le premier aide de camp après l’assassinat de Thomas Sankara. Maintenir quelque part Traoré au pouvoir aurait été aux yeux de la population, perpétuer le pouvoir de Blaise Compaoré », a repris Francis Kpatindé. Selon lui, « l’heure n’est plus aux militaires, fussent-ils providentiels ; l’heure est à une démocratie beaucoup plus ouverte et le pouvoir militaire doit obéir au civil, et le Burkina Faso ne peut pas échapper à cette règle-là ».Retouvez l'intégralité de l'interview en cliquant ici.

11h30 : Le lieutenant-colonel Zida promet une transition « dans un cadre constitutionnel », annonce une dépêche de l’Agence France-Presse.

11h00 : Ce matin, la capitale avait retrouvé le calme et, ce lundi, les habitants ont repris le travail et les écoliers le chemin des classes, les établissements scolaires ayant rouvert leurs portes. Le couvre-feu a par ailleurs été allégé, il est désormais fixé de minuit à 5h00 du matin. Les frontières terrestres aussi ont rouvert et, normalement, le trafic aérien devrait reprendre peu à peu à l’aéroport de « Ouaga ». À signaler, parallèlement, l’inquiétude de l’épouse de l’ancien général Kouamé Lougué qui avait tenté en vain de prendre le pouvoir dimanche lors d’une allocution avortée dans les locaux de la télévision publique RTB. Elle est sans nouvelle de son mari depuis les échauffourées qui ont eu lieu à la RTB suite à son annonce, non diffusée.

À lire également :Burkina Faso: de la frontière togolaise à la capitale, un pays figé

10h45 : Le lieutenant-colonel Zida rencontre en ce moment des représentants du corps
diplomatique au ministère des Affaires étrangères, tandis que les chefs de
l'opposition doivent se concerter en milieu de journée au siège du parti de leur chef de file, Zéphirin Diabré.
Le chef du régime de transition s'était déjà entretenu dimanche soir avec les ambassadeurs de France, des États -Unis et de l'Union européenne, mais rien n'a filtré sur leurs discussions, les diplomates se refusant à toute déclaration. La communauté internationale avait toutefois vivement réprouvé la prise de pouvoir de facto par les militaires.
Les États -Unis, alliés de poids, avaient entre autres condamné « la tentative de l'armée burkinabè d'imposer sa volonté au peuple », appelant « l'armée à transmettre immédiatement le pouvoir aux autorités civiles ». De son côté, la médiation internationale tripartite au Burkina, conduite par l'ONU, l'Union africaine (UA) et la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, a évoqué la menace de « sanctions » si l'ordre constitutionnel, qui prévoit un intérim du président du Parlement, n'était pas respecté.
Quant à l'Union européenne, elle a demandé à l'armée burkinabè à respecter les droits fondamentaux de la population, y compris celui de manifester pacifiquement,
tandis que le président ghanéen John Dramani Mahama, qui dirige la Cédéao, a
appelé « au dialogue » et à la retenue pour éviter que « la situation déjà précaire » ne dégénère. La France en revanche ne s'est pas encore exprimée sur les derniers événements.

9h30 : On évoque la possibilité de réactiver la Constitution suspendue depuis quelques jours par le chef militaire, ce qui permettrait au Conseil constitutionnel de constater la vacance du pouvoir, y compris au niveau du président de l’Assemblée nationale, puisque celui-ci est en fuite en Côte d’Ivoire. Dès lors le conseil pourrait se tourner vers l’ensemble des forces vives du pays pour qu’elle désigne en consensus un nouveau président de transition qui pourrait être alors un civil. Est-ce que l’armée acceptera cette option ? Est-ce que le profil d’un homme ou d’une femme consensuel existe au Burkina Faso ? On devrait le savoir dans les prochaines heures. 
Parmi les personnalités reçues hier, on note qu’il y avait l’ancien président Jean-Baptiste Ouédraogo, au pouvoir entre novembre 1982 et août 1983. Après cette rencontre il avait appelé ses concitoyens au calme et à la reprise du travail. Une autre série de consultation aura lieu dans la journée avec les autorités coutumières et religieuses notamment.  

La situation au matin du lundi 3 novembre

8h00 : La contestation d'hier dimanche s'était traduite, par un épisode assez rocambolesque, où l’on a vu une immense foule faire le siège de la RTB, la Radio-Télévision nationale, en scandant le nom de Saran Sérémé, qui est la présidente d’un parti de l’opposition à Blaise Compaoré, le PDC. Cette foule souhaitait la voir prendre la tête du pays, le temps de la transition démocratique, une foule qui voulait absolument qu’elle se rende à la télévision nationale pour faire cette annonce au plus grand nombre.

En fait, selon Saran Sérémé elle-même, qui s’expliquera un plus tard dans la journée, il s’agissait là d’un immense malentendu. Les Burkinabè massés place de la Nation et très impatients de voir un civil organiser la transition, l' a littéralement forcée à se rendre à la télévision, ce qu’elle n’a finalement pas fait. Au contraire d’un général, le général à la retraite Kouamé Lougué, qui lui a pris tout le monde de vitesse, en se déclarant chef de l’Etat au nom du peuple. Une annonce parfaitement vaine car les caméras de la RTB n’étaient même pas branchées au moment de cette annonce !

Il y a pas mal de confusion, pas mal de cafouillage, en ce moment, au Burkina Faso où la société civile et les partis politiques maintiennent toujours la pression sur l’armée. A ce titre, en fin de journée, le colonel Auguste Barry, porte-parole du lieutenant-colonel Zida, s’était fendu d’un communiqué. Un communiqué dans lequel il stigmatisait ces initiatives d’auto-proclamation à la télévision publique et dans lequel il rappelait que si les forces armées burkinabè occupaient un leadership dans le pays, c’était à l’appel des forces vives du pays, pour se prémunir contre un chaos, qui aurait pu s’installer après le soulèvement de jeudi dernier.

Parallèlement, une médiation internationale est toujours en cours, pour tenter de trouver une issue à la crise. Une mission conjointe des Nations unies, de l'Union africaine et de la Cédéao, la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest, qui a rencontré tous les acteurs de la crise. Elle demande le retour à l'ordre constitutionnel, avec à sa tête, un civil.


Retour sur les jours précédents :

La journée du dimanche 2 novembre

La journée du samedi 1er novembre

La journée du vendredi 31 octobre

La journée du jeudi 30 novembre

 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

       
 

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LA VOIX DU PEUPLE
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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 13:55

burkina_faso_mw.gif (4926 bytes)Ce vendredi 31 octobre 2014 restera une journée historique au Burkina Faso avec la chute du président Blaise Compaoré et l'annonce de sa démission. La veille, la rue avait mis un terme à son ambition de modification de la Constitution pour pouvoir se maintenir au pouvoir après 27 ans de présidence. Désormais, les tractations se poursuivent pour mettre en place une transition.

C

  LA REVOLTE AU BURKINA FASO UN EXEMPLE POUR LES AUTRES PAYS AFRICAINS 

 

 

Des soldats tentent d'arrêter des manifestants, à Ouagadougou , au Burkina Faso, le 30 Octobre 2014

 

 

 
 

Les manifestations à Ouagadougou pourraient donner l'exemple à d'autres pays du continent africain.

Du jamais-vu à Ouagadougou. Après les rassemblements monstres de mardi – un million de personnes dans la rue, selon l'opposition –, des manifestants ont pris d'assaut l'Assemblée nationale, puis la télévision publique, dans la capitale du Burkina Faso, jeudi 30 octobre. Ils se sont aussi attaqués à la maison du frère du chef de l'Etat et ont incendié les domiciles de caciques du parti au pouvoir. Une trentaine de personnes auraient été tuées.
Dans la soirée de jeudi, l'armée a pris le pouvoir. Mais ces émeutes sanglantes contre son régime n'ont pas convaincu le président Blaise Compaoré de démissionner. En réponse, celui-ci a dit avoir "compris" le message de la population et pris "la juste mesure des fortes aspirations au changement".
Cette subite éruption de violence dans un pays réputé stable trouve en effet son origine dans la volonté du président Blaise Compaoré de réviser la Constitution afin de briguer un nouveau mandat et rester au pouvoir. Pour le Burkina Faso, ce mouvement est déjà historique, mais il pourrait aussi ébranler d'autres pays du continent. Francetv info vous explique pourquoi.
Parce que les dirigeants africains ont tendance à s'accrocher au pouvoir
Réviser la Constitution pour se représenter à la présidentielle est une pratique courante en Afrique. C'est ce qu'ont réussi à faire les présidents algérien, tchadien, ougandais ou camerounais, par exemple. Or d'autres pourraient être tentés de les imiter dans un proche avenir, comme Joseph Kabila, en République démocratique du Congo (RDC). Une élection présidentielle est programmée pour 2016 mais, déjà, son parti a fait savoir qu'il était favorable à une modification de la Constitution. Le Congo, le Burundi et le Bénin envisagent de faire de même. Dans ce contexte, le signal envoyé par les manifestants burkinabés pourrait en inspirer d'autres.
Faut-il y voir un signe ? En RDC, des responsables politiques semblent suivre la situation avec attention, remarque sur Twitter un journaliste de Jeune Afrique.
Pierre Boisselet @PierreBoisselet
Suivre
Les évènements du #Burkina suivis avec beaucoup d'attention en #RDC. Voir les tweets de @VitalKamerhe et @OlivierKamitatu #Congo
14:46 - 30 Oct 2014

Parce que cela pourrait être le début d'un printemps subsaharien
Les événements au Burkina Faso ne sont "pas tout à fait une surprise", remarque Michel Galy, politologue et auteur de La guerre au Mali (éd. La Découverte). "On savait qu'on allait à l'épreuve de force : Blaise Compaoré voulait modifier à tout prix la Constitution et l'opposition avait dit qu'elle ne l'accepterait pas."
En outre, le pays a déjà connu des précédents. En février 2011, pendant le printemps arabe, la mort d'un élève battu par la police à Koudougou a déclenché des manifestations suivies d'émeutes et même de mutineries au sein des forces de sécurité, laissant alors penser à une possible exportation des printemps arabes au sud du Sahara. A cette période, d'autres pays avaient semblé inspirés par ces mouvements populaires, notamment au Sénégal (à l'époque dirigé par Abdoulaye Wade).
Pour Michel Galy, le parallèle avec les printemps arabes se justifie pour les événements en cours au Burkina Faso : "C'est la première fois qu'on voit une insurrection populaire en Afrique subsaharienne qui fait vraiment penser aux printemps arabes, qui reproduit un certain modèle avec un président autocrate et un système électif qui cède d'un coup." Toutefois, il met en garde sur la transition : "Reste à voir si un militaire ne remplacera pas un militaire."

Le Burkina Faso pourrait faire figure d'exemple. Le pays est symbolique pour le continent africain. C'est la nation du capitaine Thomas Sankara. Ce chantre anti-impérialiste du panafricanisme et du tiers-mondisme vient au pouvoir en 1983, à 33 ans. Le 4 aout 1984, il change le nom du pays : la Haute-Volta devient le Burkina Faso, le "pays des hommes intègres". Conduisant la "révolution burkinabée", il a entamé de grandes réformes agraires ou dans l'éducation, mais aussi pour plus d'égalité entre les sexes. Assassiné en 1987 (le rôle joué par le président Compaoré dans ce meurtre reste d'ailleurs un mystère), il est toujours adulé par la jeunesse de nombreux pays. Vingt-sept ans après sa mort, son nom revenait largement dans la bouche des manifestants, jeudi 30 octobre.
Y aura-t-il un effet domino avec des mouvements populaires décidés à empêcher que les présidents s'accrochent au pouvoir ? Impossible à dire encore, mais "plusieurs pays se trouvent dans le même cas de figure", relève Michel Galy, citant notamment la RDC, le Congo ou encore le Togo.
Parce que la région est instable
Enfin, le Burkina Faso faisait figure de pôle de stabilité dans une région troublée. Au sud-ouest, la Côte d'Ivoire doit organiser dans moins d'un an sa première élection présidentielle depuis la crise de 2010-2011 entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Au nord, le Mali n'est pas sorti de son conflit avec les touaregs et les islamistes. Quant au Niger, également frontalier, il est traversé par des groupes jihadistes venus de Libye.
Michel Galy tempère : certes, les partisans du président ivoirien, Alassane Ouattara, ont une sorte de "base arrière" au Burkina Faso et cela pourrait toucher la Côte d'Ivoire, mais il "ne pense pas que ces événements vont déstabiliser la région dans l'immédiat". Quant au risque jihadiste, si des terroristes pourraient profiter d'une éventuelle dégradation générale de la sécurité au Burkina, il estime qu'il est bien trop tôt pour s'en faire une idée.

Par Gaël Cogné

http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/burkina-faso/pourquoi-la-revo

 

Les démocrates africains félicitent le peuple Burkinabè pour sa détermination de faire rescpecter sa constitution.

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

       
 
 

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POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE

 

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 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

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         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

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     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

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      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

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     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

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