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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 20:50

 

 

 

Aurélia MENDES-NZIMBI et Paul Martin MUTANDA, quand Antoinette SASSOU NGUESSO organise un mariage pompeux pour le compte d'un couple Congolais de la RDC aux frais du Trésour Public du Congo Brazzaville

 

 

 

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Née en 1957, Aurélia MENDES-NZIMBI est aujourd'hui âgée de 58 ans et elle vient de se marier, pour la quatrième fois, le samedi 28 mars 2015 à Pointe-Noire (voir la Carte d'invitation en pièce jointe). Cette fois, l'heureux élu est, comme elle-même, originaire de la RDC. Il est né le 23 juillet 1965 et il s'appelle Paul Martin MUTANDA et il réside à Lausanne, en Suisse.   

 

 

Dans les années 1990, sous l'ère LISSOUBA, Aurélia MENDES-NZIMBI était mariée à un pilote belge qui pilotait de petits avions et qui faisait le trafic de diamant entre Pointe-Noire, l'Angola (avec Savimbi) et le Togo (avec Eyadema). Il était considéré, à tort ou à raison, comme proche du régime de Pascal LISSOUBA ; ce qui lui avait d'ailleurs valu un passage en prison après la victoire militaire de Denis SASSOU NGUESSO sur Pascal LISSOUBA, en 1997.  

 

 

Après son divorce avec le pilote belge (ils ont eu deux enfants), Aurélia MENDES-NZIMBI, qui est également une citoyenne belge, est revenue à Pointe-Noire, cette fois en tant que la représentante de la sulfureuse société de trading "Trafigura" au Congo et elle est surtout devenue la grande femme d'affaires derrière laquelle se cache Madame Antoinette SASSOU NGUESSO. 

 

 

Avec Roland BOUITI-VIAUDO et Anatole COLLINET MAKOSSO, c'est elle qui gère l'immense patrimoine immobilier de l'épouse de vieux dictateur sanguinaire et corrompu Denis SASSOU NGUESSO à Pointe-Noire. Elle est membre du Conseil d’Administration de la Fondation Congo Assistance et gère également toutes les autres affaires de Madame Antoinette SASSOU NGUESSO, notamment dans le secteur très juteux de la location de bateaux en Mer avec les pétroliers et la location de voitures de luxe; le tout, sans jamais payer le moindre centime au titre de l'impôt sur les sociétés. 

 

Aujourd'hui Aurélia MENDES-NZIMBI est incontestablement la femme de confiance d'Antoinette SASSOU NGUESSO. Leur proximité et leur complicité sont telles que partout où va l'épouse du vieux dictateur, Aurélia MENDES-NZIMBI est du voyage. Elle était aux premières loges à Saint-Tropez pour son inoubliable 70è anniversaire à 1 million d'euros claqués en une soirée, elle était également à ses cotés au Carnaval de Rio, au Brésil... Bref, à plus de 70 ans pour l'une et à près de 60 ans pour l'autres, les deux femmes mènent sans complexe une vie de jet-setteuses avec l'argent détourné du Trésor Public congolais. 

 

 

C'est donc tout naturellement que Madame Antoinette SASSOU NGUESSO s'est portée Marraine pour ce quatrième mariage de sa protégée Aurélia MENDES-NZIMBI. Et, comme à son habitude, elle ne peut s'empêcher de verser dans la démesure (en bonne jet-setteuse et encouragée, sans doute, par son vieux dictateur de mari, Antoinette SASSOU NGUESSO a toujours fait les choses en grand surtout lorsqu'il s'agit de faire la fête). 

 

En effet, pour ce mariage de Paul Martin (PM) et Aurélia, qui a été célébré à la mairie de Pointe-Noire par Roland BOUITI-VIAUDO en personne, Madame Antoinette SASSOU NGUESSO, la Marraine, n'a pas lésiner sur les moyens. Les moyens de l'Etat ont été utilisés, des milliards ont été sortis du Trésor Public, les invités sont venus de partout et même le jet privé de la présidence a été réquisitionné pour assurer le transport des invités entre Brazzaville et Pointe-Noire.    

 

Après le mariage civil à la mairie, tout ce beau monde s'est déporté dans une Eglise de réveil mais pas n'importe laquelle - vous vous en doutez bien-, l'Eglise du Pasteur Yves CASTANOU, le neveu de la Marraine, qui gère également une partie de ses affaires. Le Pasteur Yves CASTANOU est en effet le Directeur Général de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques (ARPCE) dont les locaux ont été volontairement construits sur un terrain privé "appartenant" à Madame Antoinette SASSOU NGUESSO, qui perçoit un loyer mensuel de plusieurs millions de francs CFA. Il faut souligner que depuis sa création, l'ARPCE ne verse pas non plus le moindre centime au Trésor Public (l'ARPCE c'est l'affaire de Madame Antoinette SASSOU NGUESSO et son neveu Yves CASTANOU, affirme, impuissant, le Ministère des Finances).

 

Heureux d'avoir fait un mariage de rêve aux frais du Trésor Public du Congo Brazzaville, notre couple de Congolais de la République Démocratique du Congo, Paul Martin MUTANDA et Aurélia MENDES-NZIMBI envisagent de vivre désormais à cheval entre Pointe-Noire et l'Afrique du Sud. 

 

Fait plus grave encore, comme pour bien montrer à quel point Madame Antoinette SASSOU NGUESSO et son époux Denis SASSOU NGUESSO se foutent des Congolais, elle est arrivée à Pointe-Noire le mardi 24 mars, et, alors qu'elle y était pour ce mariage qui est une affaire strictement privée, eh bien, elle n'a pas hésité à rassembler un groupe de femmes pour annoncer que les femmes de Pointe-Noire et du Kouilou soutiennent le projet de changement de la Constitution.

 

 

Bienvenu MABILEMONO

 

 

 

Jusqu’ou le Clan SASSOU pillera le CONGO ? Que restera t'il au trésor Public Congolais après l'ère SASSOU ?

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 20:47

 

Auteur : Dr Nicolas KOSSALOBA - Coordonnateur National de la CADD 

 

NON AU CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION , NON AU DIALOGUE 

 

 

 

 

 

 

 

Voila une position claire, " ce qui est dit est dit"
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 20:48

 

Auteur : CADD

 

NON AU CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION , NON AU DIALOGUE 

 

 

 

 

 

 

Voila une position claire, " ce qui est dit est dit"
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 20:16

 

Auteur : CADD

 

André OKOMBI SALISSA « Tout Bouge » BOUGE LES LIGNES

 

 

 

 

 Avant la rentrée politique de leur leader André OKOMBI SALISSA, les femmes du CADD ont fait une sortie fracassante à l’occasion du mois de la femme. Thème de la Journée de la Femme de la CADD: L'alternance politique est une exigence démocratique.


Ce dimanche 29 mars 2015 au palais des congrès de Brazzaville, le comité féminin de la
convention pour l’action, la démocratie et le développement (CADD) s'est livré à une
démonstration de force audacieuse et brillante en mobilisant des milliers de femmes de la ville de Brazzaville.


Cette sortie politique a le mérite d’éclaircir les positions, de baliser le chemin et de gonfler le
moral des militants, au moment où les congolais doivent affronter les défis majeurs pour leur pays.


« Notre engagement à défendre la démocratie n’est pas négociable » ou encore « Mobilisons-nous pour une alternance politique crédible et apaisée au Congo », tels étaient les slogans qu’on pouvait lire dans la grande salle du palais des congrès.


Dans une salle chauffée à blanc, avec une scénographie monumentale et très soignée, les différents responsables se sont présentés devant les militants pour livrer la matrice politique et la vision qu’ils se font du Congo.


Succès d'affluence dans une ambiance survoltée et de ferveur militante, les responsables de cette formation politique qui prônent le NON au changement de la constitution, peuvent être fiers et satisfaits de cette sortie qui n’est qu’un avant goût de ce qui nous attend dans les jours à venir.                         

 

 

 

 

Après cette sortie fracassante, André OKOMBI SALISSA « Tout Bouge » fait bouger les lignes. Jusqu’où les bougera t'il ? L'avenir nous le dira.
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 11:58

 

 

 

LE PCT PARTI AU POUVOIR DONNE UN CONTENU AU DIALOGUE POLITIQUE SUR LE CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION. UN NOUVEAU PIEGE BÉANT POUR L'OPPOSITION CONGOLAISE

 

 Réunis en assemblée générale le 27 mars 2015 à Brazzaville, les partis et association de la majorité présidentielle ont planché sur l’organisation du dialogue politique envisagé dans le pays. A cette occasion, ils ont esquissé un projet d’ordre du jour de ce dialogue. 

 

PCT

MOUTAMBOU = piège

  

                            

OPPOSITION

 

Pour la majorité présidentielle, le dialogue politique en perspective devrait s’articuler autour de deux questions essentielles qui polarisent la vie politique nationale depuis plusieurs mois, à savoir : la question de la gouvernance électorale et celle de la réforme institutionnelle.


En mettant en avant ces deux principales affaires, le rassemblement de la majorité présidentielle (RMP), avec à sa tête le parti congolais du travail (PCT), a démontré sa volonté de créer des conditions permissives pour amener le pays, dans un climat apaisé et consensuel, vers les prochains défis auxquels il doit faire face.

Sur la position de certains partis de l’opposition, qui d’ores et déjà semblent exclure sur la table de ce dialogue toutes les questions liées au changement de la constitution de 2002, André Ongania, président de la commission qui a réfléchi sur la quintessence donnée au dialogue, indiqué que la réforme institutionnelle ne portera pas exclusivement sur le changement ou non de l’actuelle lois fondamentale, mais plutôt sur tous les aspects visant l’amélioration du fonctionnement des institutions démocratiques du pays.

Loin d’être une ligne droite définitivement tracée, le canevas proposé par la majorité constitue est une démarche pour la conduite de ce dialogue.

Face aux divergences sur l’approche du dialogue, telle que définie par la majorité présidentielle, seuls les échanges qui en découleront permettront aux uns et aux autres de débattre sereinement des grandes questions d’intérêt général et d’envisager ensemble les solutions qui s’imposent, afin de conjurer le sort qui s’annonce à l’horizon implacable.

Considéré par le Président Denis Sassou N’Guesso comme outil de gouvernance et instrument concourant à la consolidation d’une démocratie apaisée pour autant qu’il contribue à transcender les divergences et à régler les contradictions sans accrocs, le dialogue revêt une dimension singulière, dans le contexte actuel de déchainement de passions sur la question de la constitution.

A l’heure de cette clarification de l’objet de ce dialogue, il appartient désormais aux états-majors de différentes forces vives de la nation, de se mettre en ordre de bataille et de bien le préparer pour qu’ils conservent toujours sa vocation de pilier de la concorde et de la paix dans une société où les acteurs politiques, très inventifs, n’ont toujours pas la force de tirer les enseignements de l’histoire de leurs pays qui se déroule devant eux.

Contrairement à l’opposition qui a exigé la convocation de ce dialogue avant le 31 mars de l’année en cours, le RMP n’a pas fixé une date pour la convocation de ces assises politiques. La réunion du RMP a été présidée par le secrétaire général du PCT, Pierre Ngolo.    

Quelle    sera la réaction de l'opposition congolaise face à ce nouveau piège du PCT ? Car il convient de rappeller que par le passé le PCT à organiser des dialogues de dupe à EWO, DOLISIE... dont les reommandations n'ont jamais été respectées jusqu'à ce jour tout comme le non respect la constituion du 20 Janvier 2002 foulée aux pieds matin, midi et soir et qui est au coeur du débat politique aujourd'hui.

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 11:38

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 10:24

 

 

 

CONFÉRENCE DE PRESSE de URD-MWINDA
DU 27 MARS 2015 CONTRE LE CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION 

 

 

 

 

 

                    

Propos liminaire

Mesdames et messieurs les journalistes,

Mesdames et messieurs les responsables des Partis amis,

Militantes, militants et sympathisants de l’UDR-MWINDA,

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs.

Notre Parti, l’Union pour la Démocratie et la République (UDR-MWINDA) s’honore ce 27ème jour du mois de mars 2015, de tenir avec la presse nationale et internationale, cet échange portant sur la situation préoccupante que connait notre pays.

Ce mois de mars célébré partout comme le mois de la Femme, a aussi hélas pour nous Congolais une connotation douloureuse. L’UDR-MWINDA voudrait saisir l’occasion de ce jour pour s’incliner humblement sur la mémoire des victimes de la barbarie politique du 18 mars 1977 parmi lesquels le Cardinal Emile BIAYENDA et deux présidents de la République, Alphonse MASSAMBA DEBAT et Marien NGOUABI, ainsi que sur celle des victimes du 4 mars 2012 à Brazzaville.

Je vous demande de bien vouloir vous lever pour observer une minute de silence en leur mémoire.

Notre Parti, qui appartient au Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise signataires de la Déclaration du 17 aout 2012, au Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel et au Front Républicain pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel et l’Alternance Démocratique en 2016, fait siennes les déclarations sur le changement de Constitution largement présentées à l’opinion nationale et internationale par ces différentes plateformes, dont la synthèse est reprise par la Mémorandum signé à Brazzaville le 19 mars 2015 par l’ensemble des partis, associations et personnalités indépendantes, réunis au sein du FROCAD qui demandent :.

« Au président de la République de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la tenue d’un dialogue, avec la participation de la communauté internationale, dont l’objet portera sur la gouvernance électorale dans la perspective de l’élection présidentielle de 2016.»

 

C’est pourquoi, notre échange de ce jour ne portera pas sur le vrai-faux débat du changement de Constitution qui est définitivement clos pour nous.

En revanche, nous voulons réaffirmer ici que c’est le Président Denis SASSOU-NGUESSO lui-même qui est l’instigateur des stratégies du PCT et donc de la campagne sur le changement de Constitution ou le référendum, selon les propos tenus le 19 mars dernier sur RFI par Monsieur Jean Pierre MANOUKOU KOUBA, membre du bureau politique du PCT, appelé à la rescousse d’un Secrétaire Général et d’un Porte-parole défaillants, pour répondre à leur camarade membre du BP, le professeur Charles Zacharie BOWAO.

Au lieu de s’inspirer d’un grand homme comme Nelson MANDELA, le président SASSOU-NGUESSO préfère s’inscrire dans la logique du dictateur auteur d’un coup d’Etat militaire en 1997, pour tenter cette fois-ci un coup d’Etat constitutionnel.

Pour y parvenir, il préfère faire la sourde oreille aux appels répétés de l’opposition qui lui a demandé de convoquer un vrai dialogue avant la fin du mois de mars. Il semble vouloir gagner du temps pour ne prendre sa décision qu’après les 11ème Jeux Africains¹ dont il souhaite une préparation sans heurts. C’est tout le sens du « Travaillons d’abord ».

En effet, retranché dans son autisme et fidèle à sa tactique de pourrissement des faits, le président de la République n’a pas donné écho à l’appel de l’opposition, même pas au cours du dernier conseil de ministres, tenu le 25 mars 2015. Il ne reste plus que 5 jour sur les 33, pour convoquer un vrai Dialogue inclusif. Faire la sourde oreille n’est pas la solution pour un homme qui a en main le destin de notre Pays.

Nous le renvoyons aux propos récents de son ancien ministre délégué à la défense, le professeur Zacharie BOWAO qui a déclaré : « Le Congo est à la croisée des chemins. Denis SAS-SOU-NGUESSO est un homme seul face à son peuple, un président seul face à la République, un mythe seul face à l’Histoire, une légende seule face à l’avenir. A lui de savoir et de savoir faire. Sa sortie intelligemment négociée est une promesse à tenir, qui fait signe à la capacité des Congolaises et des Congolais à se projeter dans un avenir épanoui. »

J’invite donc le président de la République à écouter la voix de la sagesse qui a toujours caractérisé les Grands Hommes devant l’Histoire.

En effet, après l’interview accordée à RFI par la nouvelle Secrétaire Générale de la Francophonie, MICHAËLLE Jean, annonçant la suspension de tout Etat en cas de violation (révision modification ou changement) de Constitution, une vraie mise en garde à l’endroit des dictateurs, quelle institution internationale pourrait soutenir le président Denis SASSOU-NGUESSO dans son acharnement à vouloir changer la Constitution du 20 janvier 2002 ? Quel sort pour la Paix, quel avenir pour notre jeunesse, quel bilan pour le Chemin d’Avenir, quel devenir pour tout notre peuple. Et en définitive, quel sort pour lui-même ?

C’est à lui de faire le bon choix.

Aussi, l’UDR-Mwinda a retenu d’avoir, cet après-midi, un partage avec la presse nationale et internationale sur :

 la fin de non-recevoir à date échue de l’exigence sur la convocation du dialogue national inclusif ;

 

Aucun trouble ne sera toléré par le pouvoir pour ne pas compromettre la tenue des 11èmes Jeux Africains.

 

 les questions de paix et de sécurité au moment où le pouvoir qui est prêt à tout pour demeurer en place, réaffirme sa volonté d’attenter à la tranquillité et à la paix du peuple congolais par l’achat et l’exhibition publique d’armes et de munitions de destruction massive, la réactivation des milices, le recrutement des ex-combattants dans la force publique, le recrutement et le positionnement des mercenaires et autres ex-combattants dans certaines contrées de notre pays.

Voilà, Mesdames et messieurs, notre rencontre d’aujourd’hui qui se déroulera en deux phases, à savoir :

 le partage avec la presse nationale et internationale avec l’assistance de nos distingués invités ;

 le partage intra-muros avec les militants du parti.

Je vous remercie.

Fait à Brazzaville, le 27 mars 2015

Le Président

Guy Romain KINFOUSSIA

 

 

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 08:52

 

Source : 

 

 

 

L'APPEL DE PARIS

L'appel au Rassemblement de la Coalition de la Diaspora pour la Restauration de la Démocratie

 

 

 

 

 

Monsieur Raphel GOMA Président de la COALITION

  

                            

 

Ce Samedi 28 Mars 2015, les citoyens congolais de la Diaspora étaient tous conviés à une rencontre politique organisée par la Coalition de la Diaspora pour la Restauration de la Démocratie à l’Espace Paul Scarletts situé à quelques encablures de la Porte de Clichy (Paris 17ème). Placée sous le thème "Tous vers le rassemblement pour la mise en place d’une grande coalition pour la restauration de la démocratie", la réunion a tenu toutes ses promesses.

La présence de plusieurs Associations et Mouvements Politiques Panafricains, est venue agrémenter celle de la grande majorité des Leaders de la composante congolaise de la Diaspora opposée au Pouvoir de Brazzaville: Godefroy Karanda et le Lion de Makanda du CNT, l'ancien ambassadeur Makomé, Armand Mandziono la personnalité la plus controversée de la Diaspora, Adrien Houabaloukou du CDI, Antoine Kihoulou de Kimpwanza, Maître Dominique Nkounkou, Binith John du Sacer, Laurent Dzaba des Forces du Changement, Loémba Joseph du CLC, Djess Moungouansi de la Rupture, Marcel KIDJAFOURI et le Dr Moulangou du GRP et bien d'autres.

Seul regret, l'absence très remarquée des autres têtes de gondole de la Diaspora politique congolaise comme les Ministres Koukébéné, Ouabari et Maléka, Loubelo Eugène, Mavoungou Tchiapi (convalescent après l'agression dont il été victime), Benjamin Toungamani, Alexis Miayoukou, Fortuné Kouzonzissa, Théodore Malonga du MPC, Magloire Ndoba ...

Une absence qui montre par contre que les différentes franges de Diaspora politique congolaise opposée au Pouvoir de Brazzaville, peinent à parler d'une même voix pour parvenir à leur but commun qui est le renversement du régime Sassou. La césure, d'ordre idéologique, stratégique et relationnel, semble tellement béante que la perspective de l’union s’éloigne d’avantage, et avec elle la probabilité d'une issue victorieuse dans le combat contre ce régime. Après avoir fait une analyse perspicace de la politique congolaise, les Représentants des Associations Panafricaines, ont formulé deux recommandations majeures pour asseoir les bases d'une coalition victorieuse: la mise à l'écart des ego ainsi que l'harmonisation et l'authentification du discours politique pour réparer la défiance et susciter l'adhésion massive du peuple.

Dans son discours de clôture intitulé « l’Appel de Paris », Claude Beri, Chargé à l'Organisation, a rappelé les grands principes démocratiques notamment le respect de l’ordre constitutionnel avant de marteler le Non de la Coalition au Dialogue dans les conditions actuelles fixées par le Pouvoir de Brazzaville. Précédemment, le Président de la coalition, Raphael Goma, avait appelé au ressaisissement de chacun en invitant les absents à rejoindre le camp du Rassemblement, car l’isolement est suicidaire.
En guise de symbole, la réunion s'est terminée par la formation d'une chaîne d'union et l'intonation de l'hymne nationale, "la congolaise". Cette belle hymne qui recommande à tous un dépassement des clivages pour une union à toute épreuve. 

 

 

 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 20:25

 

 

 

SAMEDI 28 Mars 2015 A PARIS :  COALITION DE LA DIASPORA CONGOLAISE POUR LA RESTAURATION DE LA DEMOCRATIE

 

 

  

                            

PARIS - MARCHE ET MEETING DU 11 AVRIL 2015. Grande marche panafricaine pour le respect des constitutions africaines.

 

 Grande marche panafricaine pour le respect des constitutions par les chefs d'Etats africains

Communiqué de presse n° 2
Lors de leur accession à la souveraineté par voie d’indépendance octroyée pour certains et de lutte parfois armée pour d’autres, les Etats africains se sont dotés de constitutions. Dans les années 90 à la faveur du fameux vent démocratique venu de l’Est, de nombreuses constitutions africaines ont été modifiées voire réécrites, soumises à référendum et adoptées.
Cependant plusieurs dictateurs africains forts parfois du soutien de leurs « amis » occidentaux, adoubés par une Assemblée Nationale monochrome, une opposition passive et une société civile fantoche, piétinent la loi fondamentale de nos pays au gré de leur choix absurde de s’éterniser à la tête de nos Etats africains. En cette année 2015, début d’échéances électorales décisives pour de nombreux pays africains (Nigéria, Togo, Soudan, Burundi, Tanzanie, Côte d’Ivoire, Guinée Conakry, Burkina Faso, Centrafrique,
Congo Brazaaville 2016 etc.), les Constitutions africaines sont au cœur du débat et avec elles les libertés individuelles et la démocratie.
Face à cette triste évidence, la jeunesse africaine a souvent pris ses responsabilités en laissant malheureusement sur le sol plusieurs vies qui ne réclamaient qu’une société plus juste, plus démocratique où les libertés sont un mode de vie. De Dakar à Abidjan en passant par Lomé, Cotonou et Ouagadougou, Brazzaville et Kinshasa, la jeunesse africaine a décidé de faire de l’Afrique un continent de droit et de progrès.
Pour donner un signal fort aux pouvoirs africains et surtout aux dictateurs qui veulent se tailler une constitution sur mesure pour être des présidents à vie, plusieurs panafricains et amis de l’Afrique organisent le samedi 11 avril 2015 à Paris une grande marche suivie de meeting ; pour attirer l’attention du monde entier sur la propension de nombreux dirigeants africains à s’élever au dessus des constitutions, à les modifier sans application des mécanismes légaux et à ainsi donc tuer les prémices de démocratie plus de 50 ans après les indépendances. Ce sera l’occasion d’exiger le respect des constitutions africaines et d’interpeller les dirigeants africains et les organisations des Etats africains sur la protection de notre loi fondamentale, gage d’un monde de liberté et de démocratie.
Cette marche débutera à 13h00 à la place Victor Hugo et s’achèvera par un meeting devant les locaux du Conseil Constitutionnel français.
Plusieurs personnalités, des organisations de défense des droits et différents leaders d’opinion (journalistes, écrivains, universitaires, artistes…) participeront à cette manifestation et interviendront pour une véritable prise de conscience des africains sur le caractère sacré de la loi.
Nous vous invitons donc à prendre massivement et activement part à cette manifestation et à la rendre inédite et mémorable.

Pour le Comité d’Organisation
Armand Iré
Journaliste-écrivain
Responsable 

 

 

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 19:58

 

 

 

POUR LE P.S.D.C NON AU CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION DU 20 JANVIER 2002 

 

 

 

  

PARTI SOCIAL DEMOCRATE CONGOLAIS

 

P.S.D.C.

 

 

ASSEMBLEE GENERALE

22 Mars 2015

                                                                                                                                 

     

 

 

 

PROPOS LIMINAIRE

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les Responsables des Partis Amis,

Militantes, militants, sympathisants du Parti Social-démocrate Congolais,

Distingués Invités,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Le  choix du mois de mars pour notre rencontre au cours de laquelle nous voulons échanger sur les sujets d’actualité pour une bonne compréhension, que dis-je pour une complicité certaine, n’est pas le fait du hasard.

Le mois de mars est pour nous, une période au cours de laquelle  nous devons avoir une pensée particulière pour le Président Marien Ngouabi, le Président Alphonse Massamba-Débat, le Cardinal Emile Biayenda, ainsi que pour les victimes des explosions du 4 mars et autres dignes fils de ce pays, parfois victimes innocentes de l’intolérance.

En leur mémoire, je vous demande d’observer une minute de silence.

Touché par l’émotion, je ne puis m’empêcher de présenter une doléance aux dirigeants actuels de notre pays: celle de régler le problème du Président Massamba Débat et de celui d’autres dignes fils de notre pays. Il est anormal pour moi que nous ayons eu et que nous ayons toujours une attention particulière pour Pierre Savorgnan De Brazza, et que nous laissions tomber dans l’oubli les pères fondateurs de l’indépendance et autres. Aussi, proposons-nous au Président de la République et à son Gouvernement, l’idée du lancement avant la fin de son mandat en 2016 des travaux de construction d’un mausolée pour les personnalités qui ont marqué l’histoire de notre pays.

Au-delà de cela, nous voulons, profiter de cette opportunité pour harmoniser nos points de vue, nous armer des arguments solides à opposer à nos adversaires politiques et à apporter un éclairage sur les nombreuses tentatives de déstabilisation, de diffamation et de désinformation dont notre parti fait l’objet. J’avoue que l’information est très abondante et sollicite votre indulgence sur ce qui pourrait être la longueur de notre propos liminaire.

Il faut le dire, nous menons ce combat dans un milieu fortement hostile dans lequel il n’y a pas souvent de la tolérance, de l’acceptation du droit à la différence et autres et où nous avons pour principale arme la force de nos idées et de nos arguments ainsi que la recherche de la vérité.

 

I-INTERVIEW DE L’ANCIEN PREMIER MINISTRE ALPHONSE SOUCHLATY POATY

 

J’ai lu avec à la fois stupeur et satisfaction l’interview que l’ancien Premier Ministre Alphonse Souchlaty Poaty a accordée au journal « Afrique Education » dans le numéro 411 du 16 au 31 mars 2015, une interview dans laquelle il évoque une question qui a concerné le Président du PSDC.

En effet, le 9 juillet 1990, Clément Mierassa, un des initiateurs de la lettre ouverte par laquelle ceux-ci demandaient au Président de la République Denis Sassou Nguesso, de convoquer la Conférence Nationale avait  été arrêté avec Auguste Gongarad Nkoua et Michel Gangouo. Clément Mierassa avait été présenté à la presse tant nationale qu’internationale comme le cerveau penseur d’un coup d’Etat dont on n’a jamais vu ni les armes ni les hommes qui devaient les utiliser.

L’ancien Premier Ministre révèle qu’il avait refusé d’aller prendre le micro à la radiotélévision pour dénoncer un prétendu Coup d’Etat dont aucune preuve irréfutable n’avait été donnée.

Il poursuit en déclarant que le Président coincé aux entournures, mit l’affaire sous le boisseau et lui, en perdit toute trace, d’autant que cette affaire était inventée de toute pièce.

Je dis  grand merci au Premier Ministre Souchlaty Poaty pour cet édifiant témoignage.

J’ajoute tout simplement que 24 ans après, Clément Mierassa  a été victime d’une tentative d’assassinat le 4 novembre 2014 et me pose la question de savoir pourquoi cet acharnement ? Que me veut-on ?

Heureusement comme dirait-on, la vérité finit toujours par éclater.

 

II-TENTATIVE D’ASSASSINAT ET CAMPAGNE DE DIFFAMATION

 

Le 4 novembre 2014, le Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel a été victime d’une tentative d’assassinat qui a causé beaucoup de dégâts.

Par la suite, une campagne mensongère de diffamation a été organisée en utilisant les médias d’Etat pour dire que j’aurais été dédommagé et qu’une somme variant entre 50 millions et 5 milliards m’aurait été versée, et qu’il y aurait plusieurs véhicules dans ma parcelle.

 Je dois vous dire que cela est faux, et archifaux. Nous avons porté plainte avec constitution de partie civile auprès du Doyen des juges le 27 janvier 2015. Onze (11) parmi nous ont été convoqués et entendus par celui-ci, les 20 et 26 février 2015. Nous suivons le cours des choses pour dire qu’il n’y a jamais eu dédommagement et que l’affaire suit son cours.

Tout se fera dans la transparence. Nous osons espérer que le droit sera dit et veillerons à ce que le dossier ne soit classé dans un tiroir.

 

III-LE PETROLE : OU VA SON ARGENT ?

 

Les congolais sont régulièrement informés grâce aux médias étrangers des scandales économiques et financiers qui touchent le secteur pétrolier et bien d’autres. Tout ceci devant le curieux silence du Gouvernement et de toutes les institutions de la République.

Comme nous le savons, la dépendance de notre économie vis-à-vis du pétrole est trop forte et illustre de manière claire l’échec du Président Sassou Nguesso en ce qui concerne la diversification économique. Nous ne le dirons jamais assez, le plan quinquennal 1982-1986 avait pour principal objectif la mise en place d’un puissant  secteur hors pétrole.

En 2013, la part du produit intérieur brut pétrolier dans le PIB global est de 61%, la part des exportations pétrolières sur les exportations totales est de 91,5% et la part des recettes pétrolières dans les recettes budgétaires totales est de 74,1%. Quel triste constat. L’économie congolaise de par cette dépendance est fortement vulnérable.

Mais en plus, le Congo est un pays très riche alors que la grande majorité de sa population vit dans une misère à la fois indescriptible et insupportable

Une infime partie de la population congolaise s’accapare de l’essentiel de la richesse nationale.

C’est pourquoi les congolais se posent la question  de savoir : où va l’argent du pétrole ?

 

a) Un regard sur le budget 2015

 

Ce budget a été adopté avec l’hypothèse d’un cours de baril du pétrole à 76$. Aujourd’hui, tout le monde le sait, ce cours est depuis quelque temps sous la barre  des 45$ le baril et le Gouvernement ne réagit pas. Il a choisi le pilotage à vue et se montre incapable de réduire le train de vie de l’Etat. Cette situation est extrêmement grave.

 

b)Le problème des excédents budgétaires

 

On nous a souvent  parlé de ces excédents budgétaires. En 2006, le Président de la République avait annoncé que ces excédents budgétaires seraient versés dans un compte de stabilisation à la Banque Centrale. Un audit de ce compte devait être réalisé et le résultat rendu public chaque année par la Cour des Comptes et de Discipline Budgétaire. Jusqu’à ce jour aucun audit n’a été réalisé. D’où viennent ce non-respect des engagements pris et cette peur de la transparence ?

Cette question doit préoccuper les congolais surtout lorsque l’on sait que selon les statistiques de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale, le montant de l’ensemble des dépôts du Gouvernement n’était que de 1.126 milliards à fin novembre 2014.

C’est alors que la question cette fois-ci est de savoir : où est gardé l’argent du pétrole ?

 

c)Problème de la gestion du pétrole congolais

 

Après les scandales tels Gunvor, Philéa SA et autres, il est bon de se pencher sur quelques problèmes de la gestion du pétrole congolais.

Ce produit  est  la  chasse  gardée du  Président  de  la  République,  de  sa famille  et  des  proches  du pouvoir  depuis  des  années.  En effet,  pour  contrôler  la manne pétrolière, la commercialisation du brut congolais est une affaire de la famille présidentielle.

 

c-1)   La COTRADE : une filiale de la SNPC de 2003 à 2009

Basée à Londres, cette société a été dirigée par un des fils du Président. Elle a fait perdre beaucoup d’argent à l’Etat Congolais. En effet, pendant plus de 2 ans, la Cotrade a vendu plusieurs cargaisons à un prix inférieur à celui du marché à des sociétés dont Sphinx Ltd bermuda qui les revendaient  au prix du marché à des négociants internationaux.  En plus, les dollars  payés  par ces  sociétés  à  la  Cotrade n’arrivaient pas  aussitôt  au trésor public.  Les dirigeants de la Cotrade en faisaient  une affaire en gardant les dollars dans leurs comptes bancaires pendant des mois (3 à 4 mois) avant de reverser cet argent au Trésor Public. Ce système leur a permis de gagner beaucoup de milliards au détriment du peuple congolais. Avec la pression de la Banque Mondiale et du FMI, le Gouvernement a fini par fermer cette société de trading fin 2009.Mais cela n’a pas changé grand-chose pour la famille présidentielle. Le rôle du fils dans le contrôle du pétrole congolais a même été renforcé. Non seulement il garde le pouvoir sur la commercialisation  du  brut  congolais,  il  contrôle  désormais  le  raffinage  et  sa commercialisation aussi bien au plan national qu’international.

 

c-2) La CORAF

C’est  pour  assurer  l’indépendance  énergétique  du  Congo  que  l’ancien  Président  Marien NGOUABI avait mené avec détermination le projet de création de la CORAF au début des années 70. C’est finalement le 11 décembre 1982 que le Président SASSOU inaugure       cette société. Trente trois ans  après,  on peut  dire que cette société,  devenue la  filiale  de la  SNPC constitue un problème et non une source d’indépendance énergétique pour le Congo. En voici quelques preuves :

 

  • le  pétrole  lampant  n’est  jamais  disponible.  Il  suffit de sillonner  le  pays  pour  s’en rendre compte ;
  • elle ne fait soi-disant pas de bénéfices malgré la gamme variée des produits fabriqués (gaz butane, super carburant sans plomb, jet/pétrole lampant, gasoil, fuel oil léger/fuel oil lourd) ;
  • de  2010  à  2014,  cette  filiale  a  reçu  de  l’Etat  près  de  30  millions  de  barils, approximativement  3  milliards  de dollars,  donc près de 1500 milliards  de francs  CFA.  Ces chiffres figurent dans les rapports ITIE. Comment  peut-on  expliquer  qu’une  société  au  capital  de  20,  10milliards  puisse recevoir chaque année plus de 300 milliards de francs CFA sans jamais faire de bénéfices ?

 Comment expliquer que l’Etat dégage autant de milliards sans que cela ne figure ni dans le budget ni dans le tableau des opérations financières de l’Etat ? Avec cet argent, on pouvait construire la route Pointe noire-Brazzaville-Ouesso si le coût du prix du kilomètre est estimé à un milliard de CFA.

 

c-3) La SNPC

Parlant de la SNPC, on constate également les mêmes problèmes.   Malgré une production variant entre 7 et 11millions de barils par an, la SNPC ne fait pas de bénéfice.  De 2010 à2013  elle  n’a  versé  à  l’Etat  que 41,241milliards  de FCFA au titre  des  dividendes ;  soient35,241 milliards en 2010 et 6 milliards en 2011 (voir déclaration de la SNPC dans les rapports ITIE).

Quand on sait que la part d’huile que la SNPC reçoit en tant qu’associé lui rapporte pas moins de  300  milliards  chaque  année  en  débitant  sa  participation  au  cost-oil,  et  que  pour  la commercialisation  du  brut  congolais,  elle  prélève  une  commission  de  1,6%  sur  chaque cargaison vendue, on se pose alors la question de savoir pourquoi cette société ne fait pas de bénéfices ou ne verse pas des dividendes à l’Etat qui est le seul actionnaire ?  Certes le développement de l’expertise nationale est une bonne chose mais dans le cas de la SNPC on commence à se poser des questions sur ses capacités à se développer et devenir rentable pour le pays. Si les participations de l’Etat aux champs pétroliers étaient directes, l’Etat gagnerait près de 10 millions de barils que la SNPC gagne. Et, cela apporterait à l’État près de 300 milliards.

Une  autre  chose  qui  paraît  ridicule  à  nos  yeux  c’est  le  nombre  de  barils  que  l’Etat commercialise dont l’argent n’arrive jamais au trésor public. En effet, chaque année près de21 millions de barils sont commercialisés par la SNPC pour un montant de près de 1000milliards. Ces fonds sont versés directement dans des comptes séquestres basés en Chine pour le remboursement des travaux d’infrastructures réalisés par les entreprises chinoises.

Mais ce que l’on ne comprend pas, c’est pourquoi l’Etat ne rend pas public ces projets et leurs coûts. En 4 ans, ces comptes ont reçu plus de 4000 milliards.

 

c-4)  Le pétrole

Le pétrole est pour le Congo une véritable malédiction. On ne peut pas comprendre qu’un pays si riche peut voir sa population demeurer dans un cercle infernal de pauvreté à cause de la mauvaise volonté des dirigeants qui font tout pour que l’argent du pétrole ne soit pas redistribuer à tous. Seule une poignée des gens au pouvoir profite du pétrole au détriment du reste de la population qui demeure dans une souffrance inacceptable. Comme l’avait dit l’actuel Président dans son livre intitulé : « 5 juin, chronique d’une guerre annoncée », il faut qu’un jour les dirigeants répondent de ce qu’ils ont fait de l’argent du pétrole ? 20 ans après, les constats qu’il  avait faits sur la vie des populations demeurent inchangés :

  • les paysans continuent de vivre dans des maisons en terre battue et en paille ;
  • l’autosuffisance alimentaire chantée à corps cri n’est jamais atteinte. La dépendance alimentaire ne fait que s’aggraver chaque année ;
  • les  conditions  d’études  sont  de  plus  en  plus  médiocres  aussi  bien  en  ville  qu’en campagne
  • le taux de chômage des jeunes ne s’est pas amélioré ;
  • la décentralisation promise depuis des années n’est jamais effective. Les pouvoirs sont toujours confisqués au niveau central. Il faut qu’un jour les Congolais comprennent ce que l’on a fait et que l’on fait de l’argent du pétrole : plus de 450millions de barils commercialisés en 10 ans, soit près de 22.500 milliards de FCFA.

Et malgré tout cela, on nous parle de l’émergence du Congo d’ici à l’an 2025 !

 

c-5)  Rien ne peut plus surprendre en la matière.

 

En effet dans son discours d’investiture prononcé en aout 2009, le Président Denis Sassou Nguesso avait déclaré ce qui suit : « … je ne surprends personne en affirmant qu’en dépit de nos efforts multiformes, notre pays n’est pas encore hélas, exempt de corruption, de concussion, de fraude, de détournement de deniers publics et d’autres actes tout autant répréhensibles que néfastes à l’accomplissement du bonheur collectif. Ici, ce sont les gouvernants qui sont interpellés ».fin de citation

 Ainsi dites les choses sont claires. C’est un cinglant aveu d’impuissance et pour cause. On finit par tout comprendre.

Nous dénonçons et condamnons la gestion opaque et familiale de notre pétrole malgré l’attention qui avait été accordée à ce problème à la Conférence Nationale.

Nous notons le manque de volonté politique du pouvoir à lutter contre les antivaleurs.

Nous déplorons et regrettons l’impuissance de toutes les institutions de la République devant les situations aussi préoccupantes.

Nous comprenons mieux les affaires comme celle des biens mal acquis et le refus des dirigeants de déclarer leurs patrimoines conformément à l’article 48 de notre Constitution.

Une fois de plus, nous demandons la réalisation des audits sérieux des structures tels la Délégation Générale des Grands Travaux, le Trésor Public, la SNPC, la CORAF et autres. 

 

IV-CHANGEMENT DE CONSTITUTION : UN FAUX DEBAT ET UNE DIVERSION

 

Alors que la Constitution est claire et comporte des dispositions permettant de s’adapter à l’évolution des choses, le pouvoir actuel a cru bon de lancer un faux débat dans le dessein en réalité,  de faire briguer un troisième mandat au Président Denis Sassou Nguesso.

 

a)Constance et diffamation

 

Certains acteurs politiques ont cru devoir s’attaquer au Président du PSDC et à d’autres personnalités prétendant que nous n’étions pas constants dans notre façon de voir et de défendre nos idées.

En fait, ils auraient souhaité voir Clément Mierassa être aujourd’hui le chantre comme eux du changement de la Constitution du 20 janvier 2002. Ils ont pour cela fait projeter un extrait de mon intervention en 2009 dans le cadre de l’Emission : « Si j’étais élu Président » animée par le Journaliste Jean Claude KAKOU. Ils ont cru avoir découvert le pot aux roses. Malheureusement ils sont passés à côté de la plaque. Ils ont sorti ces propos du contexte dans lequel ils avaient été prononcés.

Je dois  dire à l’assistance que ce support existe et peut être consulté par quiconque le souhaiterait.

Je peux toutefois me permettre de résumer à votre attention cette intervention.

J’avais en fait déclaré ce qui suit :

 

1)le Congo est dans une crise profonde et qu’il y a une crise de confiance entre les congolais et les acteurs politiques que nous sommes.

2)Nous sommes allés vers une Constitution que personnellement je ne partageais pas, mais m’y soumets parce que la majorité a eu se prononcer sur celle-ci ;

3)On se rend compte pendant tout ce septennat que le Gouvernement et son Chef le Président Denis Sassou Nguesso n’ont fait que violer de façon permanente la Constitution du Congo ;

4)Notre loi fondamentale mérite une attention particulière et il faut que les congolais travaillent et réfléchissent ;

5)Si je suis élu, il faut très rapidement arriver à la réconciliation nationale. Pour cela, il faut réussir rapidement à faire une concertation des forces vives de la nation pour remettre à plat un certain nombre de choses et avoir des débats très profonds, notamment sur les aspects comme la Constitution.

6)L’opposition réclame depuis longtemps de se retrouver avec le pouvoir pour discuter de l’organisation des élections car celles-ci ne sont pas organisées de façon libre.

7)Les listes électorales ne sont pas fiables et qu’il n’y a pas de maitrise du corps électoral ;

8)Le mandat à 7 ans est une aberration, pourquoi ? parce qu’il est difficile de renforcer, de mettre entre les mains autant de pouvoirs pour que la durée du mandat soit aussi longue.

De tout ceci nous pouvons relever que :

 

  • Clément Mierassa n’a pas été élu ;
  • Clément Mierassa est un démocrate parce qu’il a bien précisé que nous sommes allés  vers une constitution que personnellement il ne partageait pas, mais qu’il s’y soumettait parce que la majorité a eu à se prononcer sur celle-ci. Elle a été votée à 84,5%. Elle s’impose à tout le monde. Tous les congolais ont l’obligation de la respecter, de la défendre et de l’appliquer. Malheureusement elle est violée de façon quotidienne ;
  • Comme il apparait, Clément Mierassa est constant dans sa vision. Il est à la fois démocrate et républicain. Pour cela, il pense que tous les congolais doivent respecter les lois et règlements de la république, particulièrement la Constitution du 20 janvier 2002.

Evidemment, on a évité de montrer un support du candidat du pouvoir sur la question du débat sur la Constitution.

 

b)Le Chemin d’Avenir

 

En parcourant ce document qui parle abondamment de modernisation, mon attention a été retenue par quelques aspects, notamment les engagements pris pour :

  • Privilégier en toute circonstance l’intérêt général et le bien commun   ;
  • Faire respecter par tous, les lois et règlements  en vigueur dans le pays ;
  • Asseoir en tout lieu et de tout temps l’autorité de l’Etat ;
  • Faire sanctionner plus sévèrement la corruption, la  concussion et autres malversations ainsi que tout manquement aux règles et à l’éthique établies ;
  • Conforter la bonne gouvernance et la transparence ;
  • Appliquer avec beaucoup plus de rigueur toutes les dispositions législatives et réglementaires, portant sur la bonne gouvernance et la transparence qui sont en vigueur.

Aujourd’hui, le constat est une nouvelle fois de relever le paradoxe entre ce qui  se dit et ce qui se fait.

J’ai surtout relevé qu’il n’y est nullement fait allusion à une quelconque réforme institutionnelle ou constitutionnelle. Je n’ai trouvé nulle part le mot changement de Constitution. D’où sort ce débat ?

Cela dénote d’un manque de vision et fait apparaitre que l’idée de changement de la constitution n’a jamais taraudé les  esprits de ceux qui aujourd’hui défendent pour des raisons qui en réalité leur sont propres, l’idée de changement de la Constitution et de la mise en place d’une Nouvelle République. Ils ont certainement été inspirés par nos déclarations en 2009.

On comprend leur gène à ne pas être capable de sortir un support qui attesterait cela.

Cela permet aussi de comprendre les divisions au sein de la Majorité présidentielle et même au sein du parti au pouvoir.

Déjà, le Professeur Claude Maylin, un des Conseillers du Président de la République, avait donné le ton en souhaitant que celui-ci sorte par la grande porte en 2016 et qu’il laisse le soin à son successeur de régler cette question.

En clair, il faut que les congolais le sachent une fois pour toute que dans le Chemin d’Avenir il n’y a jamais été question de changement de constitution ou de mise en place d’une nouvelle République.

Ce qui est clair c’est que le Chemin d’Avenir n’aborde pas cette question.

 

c)Analyse de quelques déclarations du Président de la République

 

1-Dans le Niari

Lorsque certains membres du Parti Congolais du Travail ressortissants du département du Niari déclarent que «  le Niari unanimement pensent que nous pouvons vous demander de ne pas hésiter à envisager le changement de la constitution » et que le Niari dans toute sa diversité, pose le problème réel et objectif de changement ». Fin de citation

La réponse du Président de la République surprend beaucoup les congolais et les observateurs de la vie politique congolaise. En effet, il déclare «  J’écoute tout ce que vous dites, bon ou mauvais. Un jour viendra où je vais décider. Une seule hirondelle ne fait pas le printemps. Vous avez parlé le Président a entendu. Je tiens à vous remercier pour votre franchise et courage parce que ce problème est crucial et capital pour l’avenir de notre pays ». Fin de citation

Mais de quel problème s’agit-il ? Un problème simple : celui du respect de l’ordre constitutionnel.  Le Président de la République sait que par rapport à la Constitution du 20 janvier 2002, il exerce son deuxième, ultime et dernier mandat et qu’il ne peut changer la constitution parce que rien ne le lui autorise. Il l’a d’ailleurs lui-même reconnu dans son livre : « Parler vrai pour l’Afrique. »

 

2-Aux Etats unis

Il énonce que:

  • il s’agit d’un débat pour changer la constitution parce qu’on pense que la constitution actuelle a atteint certaines limites.

En réalité, ce n’est pas la constitution qui a atteint ses limites, mais c’est bien le Président Denis Sassou Nguesso qui a atteint les limites. Il est bloqué par un triple verrouillage : limitation des mandats présidentiels à  deux, limité d’âge à 70 ans et impossibilité de réviser la loi fondamentale en ce qui concerne le nombre de mandats.

  • Cela dépend de la volonté populaire… et si la constitution venait à être changée elle ne peut l’être que par référendum.

 Malheureusement le rapport du Bureau Politique du Parti Congolais du Travail relatif au débat sur le changement de la constitution du 20 janvier 2002 énonce clairement ce qui suit : « …Mais quelle que soit la pertinence des motivations, force est de constater que la constitution actuelle ne prévoit pas les mécanismes de son changement.

L’article 86 de la constitution actuelle parle en ce qui concerne le referendum que de la révision et non du changement. Devant le silence de la constitution actuelle, la commission du Bureau politique du Pct s’interroge  sur quelle base juridique, le Président peut-il organiser un referendum pour faire adopter une nouvelle constitution ? Une telle initiative sans fondement juridique peut donner lieu à des controverses ».Fin de citation.

  • La question c’est celle de savoir si on change la constitution pour l’intérêt du pays pour faire progresser les institutions et la démocratie.

Aujourd’hui, tous les congolais savent  qu’en réalité le changement de la constitution est voulu pour faire obtenir un troisième mandat au Président Denis Sassou Nguesso. C’est pour cela que plus haut, le Président dit qu’il décidera en son temps. Il n’a il n’a rien à décider. Ce qui lui est demandé c’est de respecter la Constitution.

  • Qu’en Allemagne, lorsque les allemand sont voulu d’un troisième mandat pour Madame Angela  Merckel, à cause de l’efficacité de son travail, le peuple allemand lui a donné un troisième mandat et pourrait encore peut être lui en donner un quatrième.

Là encore, on peut noter qu’en Allemagne, il y a limitation des mandats présidentiels à deux.

  • C’est la volonté des peuples.

Au Congo le peuple congolais n’a jamais demandé le changement de Constitution.

 

3-A Bruxelles

Le Président de la République a déclaré qu’il a invité toutes les forces politiques à s’impliquer dans ce débat, pour permettre au Congo de relever le défi de l’émergence.

A notre connaissance, aucune institution de la République n’a eu à examiner la question de ce faux débat qui ne correspond qu’à appeler les Congolais à violer leur loi fondamentale.

La Constitution actuelle permet de régler les problèmes évoqués.

S’agissant selon les dépêches de la question suivante : « Vous voyez-vous en 2016, autre part qu’à la tête du pays  » ?

Le Président de la République aurait répondu «  si telle est la volonté des Congolais oui, mais ce ne sera pas la mienne ».

Une telle réponse crée la confusion dans la tête des Congolais.

En réalité comme il l’a dit lui-même dans son livre intitulé : « Parler vrai pour l’Afrique », le Président Sassou Nguesso a plus de 70 ans, il exerce son deuxième, ultime et dernier mandat et la Constitution n’est pas révisable en ce qui concerne le nombre de mandats.

Le Président Sassou Nguesso quitte le pouvoir le 12 aout 2016.

 

4-Message de vœux du nouvel an 2015

Dans son message de fin d’année, le Président de la République a déclaré qu’il est évident que les affaires des Congolais sont et seront réglées par les Congolais eux-mêmes, de préférence par le dialogue. Et si des divergences persistent entre responsables politiques, seul le peuple souverain sera appelé à trancher, par le vote, il ne saurait en être autrement. Malheureusement, l’article 8 de la Constitution du 20 janvier 2002 est clair en son article 1er : «  tous les citoyens sont égaux devant la loi ».

L’article 50 de la loi fondamentale renchérit en stipulant que : « Tout Citoyen à le devoir de se conformer à la Constitution, aux lois et Règlements de la République… »

Le Président de la République en tant que Premier Magistrat et Conformément au serment qu’il a prêté, n’a rien d’autre à faire que de respecter la Constitution.

 

d)La Farouche volonté du pouvoir de réaliser un Coup d’Etat Constitutionnel

 

Il faut dire clairement que le parti au pouvoir veut faire un passage en force et réaliser un Coup d’Etat Constitutionnel.

Il est bon de rappeler que le Congo notre pays est membre de l’Union Africaine et qu’à ce niveau l’article 23 de la Charte africaine de la Démocratie, des Elections et de la gouvernance interdit tout amendement ou toute révision de la Constitution qui porte atteinte à l’alternance démocratique.

Nous suivons avec attention et admiration ce qui se passe au Sénégal. Dans ce pays, le Président Macky Sall avait pris l’engagement de procéder à une révision constitutionnelle en réduisant la durée de sept à cinq ans et cela s’appliquerait à son actuel mandat.

Les Congolais suivent les réactions à travers le monde sur les aspects du respect de l’ordre constitutionnel.

Dans ce cadre, des voix des très hautes personnalités de ce monde à l’instar des Présidents Barack Obama, François Hollande, du Secrétaire Général des Nations-Unies Ban Ki-Moon et d’autres ont lancé des vibrants appels demandant aux dirigeants africains de ne pas s’accrocher au pouvoir et de quitter celui-ci à la fin de leurs mandats.

Au plan intérieur, l’un des messages forts est celui des évêques du Congo qui militent pour la sauvegarde de la paix et le respect du principe de l’alternance démocratique.

Le rapport de la Commission de la Majorité Présidentielle déposé depuis le 30 avril 2014 n’a jamais fait l’objet de débat au sein de cette famille.

Plusieurs partis de cette famille se sont clairement prononcés contre le Changement. Parmi les points de vue les plus remarquables on peut relever celui du Député du RDPS Mabio Mavoungou-Zinga qui a affirmé qu’il était temps de protéger cette Constitution. Il a appelé le parti au pouvoir à soutenir le Candidat du RDPS en 2016 et a insisté en déclarant :  « Lorsque le PCT venait nous présenter l’avant-projet de Constitution de 2002, il nous avait été dit que c’était la meilleure Constitution du monde, qu’elle résumait à la fois le système américain, anglais, italien et français. Depuis quand est-elle devenue mauvaise ? »

Aujourd’hui, il est très intéressant de suivre le débat même au sein du Parti Congolais du Travail au regard de la force des arguments de Charles Zacharie Bowao.

Celui-ci a notamment déclaré que : «  la démarche de changement de la Constitution du 20 Janvier 2002 est juridiquement infondée, politiquement désastreuse et socialement explosive… »

Il ajoute d’ailleurs que le Projet du changement de Constitution souhaité par le Parti Congolais du Travail est inopportun. Il est illégal.

 

e)Le Président de la République n’a ni le pouvoir, ni les prérogatives pour changer la Constitution du 20 janvier 2002

 

La Constitution du 20 janvier est claire. Elle stipule en son article 86 que : «  le Président de la République peut après consultation des Présidents des deux chambres du Parlement, soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, les garanties des droits et des libertés fondamentaux, l’action économique et sociale de l’Etat ou tendant à autoriser la ratification d’un traité.

Avant de soumettre le projet au référendum, le Président recueille l’avis de la Cour Constitutionnelle sur sa conformité à la Constitution

En cas de non-conformité à la constitution, il ne peut être procédé au référendum … »

L’article 185 stipule dans son alinéa 1er que : « l’initiative de la révision de la constitution appartient concurremment au Président de la République et aux membres du Parlement.

Il indique dans son troisième alinéa que «  le nombre de mandat du Président de la République ne peut faire l’objet de révision ».

Nous constatons que depuis 2002, ni le Président, ni le Parlement n’a eu la moindre initiative de révision.

Les deux seuls articles 86 et 185 permettent au Président de la République de faire évoluer les institutions issues des guerres civiles des années 90

Mais cela n’arrange ni le Président de la République, ni ses partisans. Ils sont plutôt préoccupés par les articles 57 et 185. Et pour cause.

 

f)Le Président de la République est dans une situation très inconfortable

 

Le Président de la République a été élu sur la base de la constitution du 20 janvier 2002.

Conformément à l’article 69 de ladite Constitution, il a prêté serment par lequel il a juré solennellement de respecter et de défendre la Constitution.

Malheureusement, les cas de violation de notre loi fondamentale sont extrêmement nombreux. On peut citer en référence :

  • L’article 48 qui dispose que : «  tout citoyen, élu ou nommé à une haute fonction publique, est tenu de déclarer son patrimoine lors de sa prise de fonctions et à la cessation de celles-ci conformément à la loi. L’inobservation de cette obligation entraine la déchéance des fonctions dans les conditions fixées par la loi ».

 

Il semble que jusqu’à ce jour, la loi d’application pour rendre effective cette disposition constitutionnelle n’a jamais été prise. Elle devrait l’être pendant la période de transition qui devait durer trois ans et qui en a duré cinq. Cette situation est grave et justifie en grande partie le problème des biens mal acquis.

  • L’article 72 alinéa 2 qui énonce clairement que le mandat du Président de la République est également incompatible avec toute responsabilité au sein d’un parti politique.
  • L’article 50 qui fait obligation à tout citoyen de se conformer à la constitution, aux lois et règlements de la République. On peut citer en exemple la non réalisation chaque année d’un recensement administratif.
  • L’article 56 qui dispose que le Président de la République veille au respect de la Constitution du 20 Janvier 2002.

Ces cas sont extrêmement nombreux.

Tout ceci illustre que le Président de la République ne respecte pas le serment, ce qui est une situation extrêmement préoccupante

Ces aspects n’intéressent pas ceux qui veulent ou demandent le changement de la Constitution du 20 janvier 2002.

 

g)Un argument fallacieux : Si le Président sort de l’opposition il ne pourra pas gouverner

 

Nous entendons avec beaucoup de regret des voix s’élever pour dire que si l’opposition gagne l’élection présidentielle, le pays rentrera dans une crise, parce que le parti au pouvoir détient la majorité tant à l’Assemblée qu’au Sénat.

Cet argument est fallacieux. Cette question est réglée par l’article 132 qui dispose :

« le Président de la République peut, pour exécuter son programme demander au Parlement de voter une loi l’autorisant à prendre par ordonnance, pendant un délai limité, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi.

Cette autorisation est accordée à la majorité simple des membres du parlement.

La demande indique la matière dans laquelle le Président de la République souhaite prendre des ordonnances.

Les ordonnances sont prises en Conseil de ministres, après avis de la Cour Constitutionnelle. Elles rentrent en vigueur dès leur publication, mais deviennent caduques si le projet de la loi de ratification  n’est pas déposé au Parlement avant la date fixée par la loi d’habilitation.

Lorsque la demande est rejetée, le Président de la République peut légiférer par ordonnance, après avis de la Cour Suprême… ».

Maintenant, si l’on pense que cela n’est pas suffisant, le Président élu pourra régler ce problème grâce aux articles 86, 185 et  186.

En effet selon l’article 185, l’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et aux membres du Parlement.

Selon l’article 186 alinéa 1er lorsqu’il émane du Président de la République, le Projet de révision est soumis directement au référendum, après avis de conformité de la Cour Constitutionnelle.

Ainsi donc, le Président élu pourra utiliser ce dispositif pour réviser l’article 144 et proposer la dissolution de l’Assemblée Nationale ; l’article 144 disposant que :

« Le Président de la République ne peut dissoudre l’Assemblée Nationale. L’Assemblée Nationale ne peut démettre le Président de la République. »

 

V-NOTRE POSITION 

 

Il faut que nous le disions clairement. Le projet illégal de changement de Constitution ne concerne en réalité que les articles 57 et 185 de notre loi fondamentale.

En mars 2013, François Soudan l’avait révélé dans un article du Journal Jeune Afrique intitulé :  ‘’ le Mystère Sassou ‘’.

En mai 2013, nous avons découvert dans la lettre du Continent que le Président Dénis Sassou Nguesso détenait la mouture d’une Constitution qui envisageait la création d’un poste de Vice-président et d’un autre de Premier Ministre et qu’il prévoyait l’organisation d’un référendum début 2015.

Dans un article plus récent de Jeune Afrique intitulé : « Partira, Partira pas », François Soudan annonce que Denis Sassou Nguesso mettra en place la Nouvelle République avant d’aller pêcher les silures sous un manguier au bord de l’Alima.

Les déclarations du Président Denis Sassou Nguesso à Washington, à Bruxelles et sur place ici ont convaincu les Congolais de sa volonté de briguer un 3ememandat. Ce qui n’est pas possible avec la Constitution du 20 janvier 2002.

Plusieurs voix se sont élevées pour dire que le Président ne s’est pas encore prononcé, qu’il n’a pas encore décidé.

Malheureusement pour eux, tous les Congolais sont égaux devant la loi et que le Premier Magistrat a prêté le serment de respecter et de défendre la Constitution.

Comme tel, il atteint ses limites : limitation à deux des mandats présidentiels, limite d’âge maximum à 70 ans et impossibilité de réviser la Constitution en ce qui concerne le nombre de mandats.

Ce qui veut dire que le Président Dénis Sassou Nguesso exerce son deuxième et dernier mandat. Il quitte le pouvoir le 12 aout 2016.

Vouloir faire autrement équivaudrait à une  volonté de perturber la paix et les Congolais ne le souhaitent plus.

C’est dans ce cadre que le Parti Social-démocrate Congolais qui est membre du Collectif des Partis de l’Opposition, du Mouvement Citoyen pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel,  du Front Républicain pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel et l’Alternance Démocratique dit :

  • Non au Changement de Constitution ;
  • Non au 3ememandat du Président Dénis Sassou Nguesso ;
  • Oui à l’alternance démocratique ;
  • Oui à un dialogue politique qui se penchera sur la gouvernance électorale et n’examinera pas la question du faux débat sur le Changement de Constitution.

 

S’agissant de la Gouvernance électorale, il est important de relever la mauvaise foi et le manque de volonté politique du Gouvernement qui n’a jamais voulu mettre en application les résolutions et recommandations des mascarades de concertations de Brazzaville en 2009, d’Ewo en 2011 et de Dolisie en 2013.

A titre d’exemple, à Ewo en 2011, il avait été demandé au Gouvernement d’élaborer un chronogramme des opérations préélectorales et électorales afin d’éviter la précipitation et de respecter les délais constitutionnels.

Jusqu’aujourd’hui rien de cela n’a été fait et pour cause.

 

EN CONCLUSION :

 

Nous voulons vous dire que la situation est grave. Le Congo est en danger.

Il nous faut arrêter le Coup d’Etat Constitutionnel en cours et nous battre pour mettre en place les conditions permissives d’une élection libre, démocratique et transparente.

Rien ne nous sera donné sur un plateau d’argent. Il s’agit pour nous, en utilisant les moyens démocratiques, qui nous sont offerts par les lois et règlements de travailler pour créer un réel rapport de force.

Ce travail doit se faire dans notre parti, au Mouvement Citoyen, au Collectif et au Front Républicain pour le Respect de l’Ordre Constitutionnel.

Les obstacles seront nombreux y compris le spectre de la division et de la peur.

Sortons de la peur car nous sommes du côté de la légalité.

Rassemblons-nous car plus nous serons nombreux, plus nous serons forts.

 Chaque membre de notre parti doit désormais être débout et avoir conscience que le Président Denis Sassou Nguesso quitte le pouvoir le 12 août 2016 et qu’à partir de cette date le Congo vivra une nouvelle ère historique : celle de l’alternance  démocratique.

  • En avant pour ce noble et exaltant combat !
  • Mobilisons-nous avec forte détermination pour défendre la démocratie !

 

PSDC : Démocratie, Tolérance, Justice.

 

Je vous remercie pour votre aimable attention !

 

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

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 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

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