24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 08:57

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLECONGO BRAZZAVILLE  :   LES CADRES ORIGINAIRES DES PLATEAUX DISENT NON A LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION 

   

  

 

Monsieur Pierre NGOLO

 
 
 
 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 08:52

  

  

 

  Auteur: La semaine africaine

 

CONGO BRAZZAVILLECongo-Brazzaville Débat sur la modification de la Constitution: Mathias Dzon fait tomber les masques

  

 

  

Mathias Dzon - Pdt de l'Alliance pour la République et la Démocratie (ARD)

 

A écouter: Sassou Nguesso recrute les miliciens anti Balaka

Après avoir longtemps prétendu que la modification de la Constitution était une invention de l’opposition et que la question de savoir si le président Denis Sassou Nguesso était candidat à l’élection présidentielle de 2016 n’était pas à l’ordre du jour, le pouvoir congolais vient de se démasquer et avance, désormais, à visage découvert. En effet, sur instructions personnelles du président de la République, il vient de lancer officiellement le débat sur la révision des articles 57, 58 et 185, alinéa 3 de la Constitution du 20 janvier 2002 qui empêche le président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat.

Tout a commencé il y a près d’un mois, lorsque le président de la République a réuni la direction du P.c.t et lui a ordonné, ainsi qu’à ses satellites, de lancer officiellement ce débat. En application de cette directive, des agents de l’Etat ont été déployés dans les douze départements du Congo, avec pour mission officielle, d’entreprendre un sondage d’opinion sur l’image du chef de l’Etat auprès des populations, mais en réalité, pour manipuler et corrompre dans chaque département, quelques personnes âgées, pompeusement baptisées «sages», afin qu’elles déclarent publiquement sur les antennes de la radio et de la télévision nationales que «leur département demande au président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat», aux fins de permettre au chef de l’Etat de se prévaloir d’une légitimité populaire.

Pour traduire en actes cette stratégie, le président de la République a programmé une tournée de conférences dans tous les départements du Congo, à l’effet de faire valider son plan de maintien au pouvoir au-delà de 2016. L’opération a commencé par le département de la Likouala où le préfet a mouillé la barbe à quelques personnes nécessiteuses du troisième âge, qui se sont arrogés le droit de parler au nom de tout le département, et ce, sans en avoir reçu mandat. Ces soi-disant sages ont déclaré à la télévision congolaise que «le département de la Likouala demande au président Denis Sassou Nguesso de solliciter un troisième mandat». Cette manœuvre du pouvoir a suscité de nombreuses protestations sur toute l’étendue du territoire de la Likouala, à telle enseigne que les auteurs de la déclaration d’Impfondo se cachent, pour éviter la vindicte populaire.

De la Likouala, le lobbying du pouvoir s’est étendu aux départements du Niari et de Pointe-Noire. A Dolisie, chef-lieu du département du Niari où le président de la République effectuait une visite de travail, le préfet a, comme son collègue de la Likouala, tenté d’exercer des pressions sur le «comité des sages» du département, afin qu’il exige, au nom du département, la révision de la Constitution, pour permettre au président Denis Sassou Nguesso de rempiler. La manœuvre du préfet s’est soldée par un cinglant échec, car elle s’est heurtée à une fin de non-recevoir du «comité des sages». C’est alors que, contre toute attente, Monsieur Justin Koumba, président de l’Assemblée nationale, cette institution qui est censée voter les lois de la République, Monsieur Koumba disais-je, a prétendu, dans son mot de bienvenue au chef de l’Etat, que «le Niari, unanimement, a pensé que nous pouvons vous demander de ne pas hésiter à envisager le changement de la Constitution» sic.

Le président de l’Assemblée nationale a été complété par Monsieur Pierre Mabiala, ministre des affaires foncières et du domaine public, qui a déclaré, à son tour: «Le Niari, rassemblé dans toute sa diversité, pose le problème réel et objectif du changement de la Constitution… Cette Constitution pose deux verrous: l’âge et le nombre de mandats. Entre les deux verrous, il y a le devoir républicain de continuité».
Ces déclarations par lesquelles les deux orateurs engagent tout le département, mais qui ne reflètent pas l’opinion de la majorité des populations du Niari, ont suscité aussitôt une vive protestation du «comité des sages du Niari» qui a tenté, en vain, de faire passer un démenti sur les antennes des médias publics. Dans la même veine, les cadres et ressortissants du Niari résidant à Brazzaville ont publié, dans le journal La Semaine Africaine (du 2 avril 2014), un communiqué dans lequel ils indiquent que les allégations mensongères de Messieurs Justin Koumba et Pierre Mabiala n’engagent que leur petite personne et nullement les populations du Niari qui disent non à un troisième mandat du président Denis Sassou Nguesso.

A Pointe-Noire, le pouvoir a essuyé le même échec qu’à Dolisie, auprès du «comité des sages du Kouilou» que le préfet et le maire de Pointe-Noire ont tenté vainement de rallier aux positions du pouvoir. Devant cet échec, comme Justin Koumba et Pierre Mabiala à Dolisie, Isidore Mvouba, ancien Premier ministre, actuel ministre d’Etat en charge de l’industrie et membre du Bureau politique du Parti congolais du travail (parti au pouvoir) a déclaré, de façon inattendue, dans son discours à l’occasion de la pose de la première pierre de la cimenterie de Hinda par le président de la République: «La révision de la Constitution doit cesser d’être un sujet tabou. Il faut laisser le débat sur cette question se faire librement».

Ainsi, les masques tombent. Le projet du pouvoir de modifier la Constitution est, désormais, un fait officiel. Le président Denis Sassou Nguesso a choisi de recourir au passage en force. A cette fin, violant les articles 57, 58 et 185, alinéa 3 de la Constitution, il a décidé d’organiser un referendum constitutionnel sur la base des résultats manipulés et faux du récent recensement administratif spécial et avec la complicité de la commission électorale nationale à ses ordres, pour s’accrocher au pouvoir. Tel est le plan concocté par le chef de l’Etat. Ce plan appelle, de ma part, quatre observations:

- Primo, le débat sur la modification de la Constitution est un faux débat et n’a pas lieu d’être, car la Constitution du 20 janvier 2002 prévoit, en son titre XVIII et dans ses articles 185, 186 et 187, les conditions dans lesquelles cette Constitution peut être révisée. En effet, l’article 185, alinéa 3 dispose: «La forme républicaine, le caractère laïc de l’Etat, le nombre de mandats du président de la République, ainsi que les droits énoncés aux titres I et II ne peuvent faire l’objet de révision». Comme on peut le constater, cet article indique très clairement qu’on peut tout modifier dans cette Constitution, sauf entre autres, le nombre de mandats du président de la République. Or à ce sujet, l’article 57 de la Constitution du 20 janvier 2002 stipule: «Le président de la République est élu pour sept ans au suffrage universel direct. Il est rééligible une fois». Le mandat actuel du président Denis Sassou Sassou Nguesso, inauguré le 14 août 2009, est son deuxième et dernier mandat. Il prend fin le 14 août 2016 à 14h. Le président de la République en fonction n’a plus le droit de briguer un autre mandat. La Constitution le lui interdit strictement. La loi fondamentale est impérative. Elle s’impose à tous, y compris au président de la République. Personne n’est au-dessus de la loi.

- Secundo, lors de son entrée en fonction, le 14 août 2009, le président Denis Sassou Nguesso a pris l’engagement solennel de respecter et de défendre la Constitution. Cet engagement est consigné dans l’article 169 de la Constitution qui dispose: «Devant la nation et le peuple congolais, seul détenteur de la souveraineté, moi, Denis Sassou Nguesso, président de la République, je jure solennellement de respecter et de défendre la Constitution et la forme républicaine de l’Etat…».

Le chef de l’Etat, qui est, de surcroît, général d’armée, a l’ardente obligation d’honorer la parole donnée et de respecter l’engagement pris. Dans l’avant-propos de son ouvrage «Un homme d’honneur, le destin exceptionnel d’un enfant de la brousse», André Soussan, un de ses amis passé à l’orient éternel, écrit à propos du président Denis Sassou Nguesso: «Journaliste et écrivain, j’ai toujours été intéressé par les hommes pour qui l’honneur est la vertu cardinale, une espèce en voie de disparition: Ben Gourion, Sadate, De Klerk, Reagan, Mandela… Le destin m’a permis de rencontrer, il y a plusieurs années, un homme de cette trempe, un homme peu ordinaire, Denis Sassou Nguesso».

Si le président de la République est cet homme d’honneur que décrit son ami André Soussan, il a alors le devoir de respecter le serment qu’il a prêté le 14 août 2009 devant la nation entière. En conséquence, il doit renoncer à modifier la Constitution et travailler à promouvoir les conditions d’une sortie honorable pour lui-même et les conditions d’une alternance démocratique et pacifique.

- Tercio, la Constitution actuelle a été taillée sur mesure par le président Denis Sassou Nguesso. Elle lui confère tous les pouvoirs. Elle ne l’empêche nullement d’exercer son mandat jusqu’à son terme, le 14 août 2016. Pourquoi veut-il donc la modifier? Pour tenter de justifier la modification illégale des articles 57, 58 et 185 de la Constitution, le P.c.t et ses satellites donnent à entendre «qu’aucun Congolais n’est apte à exercer la charge de président de la République à l’exception du président Denis Sassou Nguesso, homme providentiel sans lequel le Congo sombrerait dans le chaos. C’est lui ou le chaos. Après lui, le déluge». En développant cet argumentaire d’une pauvreté affligeante, le P.c.t fait montre d’un aveuglement incompréhensible et fait injure au peuple congolais en général et à la classe politique congolaise en particulier, qui regorgent d’hommes de grande compétence politique et technique, de patriotes sincères, de vrais démocrates et républicains, d’intellectuels de haut niveau, politiquement formés et techniquement experts.

Par ailleurs, en démocratie, personne n’est propriétaire de sa charge et il n’y a pas de présidence à vie. Une république démocratique se caractérise, entre autres, par sa capacité à générer des alternances démocratiques et pacifiques. En outre, la Constitution du 20 janvier 2002 ne contient aucune disposition qui confère aux «sages des départements» le droit de parler au nom et à la place des populations et de les engager. Le Congo est un Etat moderne et non une monarchie traditionnelle. La procédure utilisée par le pouvoir pour tenter de modifier les articles de la Constitution qui le gênent, relève des méthodes moyenâgeuses et antidémocratiques pratiquées sous le régime du monopartisme.

- Quarto, le pouvoir claironne sur tous les toits que le Congo se porte bien, et même très bien ; certains de ses dignitaires prétendent même qu’il n’y a aucune crise au Congo, que tout baigne dans l’huile, que le pays vit en paix, progresse et se dirige inexorablement vers l’émergence en 2025. Si tout va si bien, pourquoi alors chercher à modifier ou à changer de Constitution? Pourquoi le président Denis Sassou Nguesso achète-t-il tant d’armes et de munitions de guerre de destruction massive qui sont gardées non pas dans les garnisons militaires, mais dans des lieux privés connus seulement de lui-même et de ses proches. Plus grave, ces armes et munitions ne sont pas achetées pour le compte des Forces armées congolaises (F.a.c), mais pour celui des milices privées du président de la République et des nombreux mercenaires étrangers qu’il recrute à tour de bras. En vérité, le président Denis Sassou Nguesso prépare une nouvelle guerre contre le peuple congolais. La paix dont il parle à longueur de journée, n’est rien d’autre que l’arbre qui cache la forêt.

Que faire devant la volonté du pouvoir de passer en force?

Dans le dessein de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016, le président Denis Sassou Nguesso a entrepris de se fabriquer un fichier électoral manipulé et d’organiser des élections locales et un référendum constitutionnel frauduleux. Or, l’histoire récente de l’Afrique montre que les élections mal organisées et truquées sont devenues la cause principale des conflits socio-politiques qui déchirent l’Afrique en général, le Congo en particulier. Dans ce contexte, l’une des démarches fondamentales pour prévenir les conflits, consiste à construire un consensus national en vue de créer les conditions d’organisation d’élections libres, transparentes et justes. Pour remettre le processus électoral sur les rails, le président de la République doit accepter de s’assoir avec toutes les forces vives de la Nation, en vue de rechercher un compromis national acceptable par tous.

Dans cette perspective, il est urgent et impératif que le chef de l’Etat convoque un vrai dialogue politique national entre le pouvoir et toutes les forces vives de la Nation, pour élaborer, ensemble et de façon consensuelle, les nouvelles règles de la gouvernance électorale. Le dialogue politique national est une exigence de survie collective. Il est un passage obligé.
En préalable à ce dialogue, il est indispensable de mettre en place, dans les meilleurs délais, un comité préparatoire composé de façon paritaire, de représentants de la mouvance présidentielle, de l’opposition et de la société civile. Ce comité aura pour missions de:

- délimiter le champ du dialogue national, c’est-à-dire, définir ses domaines de compétence;

- définir l’objectif général et les objectifs spécifiques poursuivis;

- élaborer le projet d’ordre du jour;

- élaborer le projet de règlement intérieur;

- proposer le nombre, le statut et la liste des participants;

- proposer la composition du présidium, du secrétariat des travaux, de la police des travaux et du protocole;

- élaborer un avant-projet d’accord-cadre;

- proposer le cadre institutionnel de mise en œuvre des actes du dialogue national;

- proposer le cadre institutionnel de suivi, de contrôle et d’évaluation de l’exécution des Actes du dialogue national;

- proposer le cadre institutionnel régissant la Transition.


Dans un esprit d’équité, d’apaisement et de responsabilité citoyenne, la parité doit être de mise dans la représentation des acteurs politiques entre la mouvance présidentielle et l’opposition. Le dialogue politique national débouchera sur quatre décisions majeures:

1- la signature par toutes les parties prenantes, d’un accord-cadre, synthèse de toutes les décisions consensuellement adoptées au cours des travaux du dialogue national et d’un engagement solennel à respecter la parole donnée;

2- La mise en place d’un cadre institutionnel de mise en œuvre des Actes du dialogue national;

3- La mise en place d’un cadre institutionnel de suivi, de contrôle et d‘évaluation de l’exécution des Actes du dialogue national ;

4- L’élaboration d’un cadre institutionnel devant régir la période de transition.


De fait, le dialogue national ouvrira une période de Transition jusqu’à la fin du mandat de l’actuel président de la République, le 14 août 2016. Pendant cette période, le président de la République restera en poste. Un gouvernement de large consensus sera formé, pour appliquer les Actes du dialogue national et préparer les élections locales de 2014 et l’élection présidentielle de 2016. Ce gouvernement sera dirigé par un Premier ministre proposé par l’opposition.

On l’aura compris, le dialogue politique national est et demeure l’unique voie pour sortir le Congo de la crise multidimensionnelle qui le plombe aujourd’hui et pour éviter au peuple congolais de nouvelles épreuves. Pour ramener le pouvoir à la raison et à la sagesse, j’appelle les populations des douze départements du Congo, à se mobiliser massivement et pacifiquement et à dire non à la guerre, non à la modification de la Constitution, non au troisième mandat du président Denis Sassou Nguesso, non à des élections truquées, oui au vrai dialogue politique national, oui à la paix, à l’unité et à la concorde nationales, oui à l’alternance pacifique.

J’appelle également les patriotes, les démocrates, les républicains, les cadres respectueux de la loi, la société civile, les partis politiques soucieux de préserver la paix et la démocratie dans notre pays, à se rassembler dans un large Front de refus, pour faire échec au coup d’état constitutionnel que projette le pouvoir.

Mathias DZON

Membre du Collège des Présidents du Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise, Président de l’Alliance pour la République et la Démocratie (A.R.D), Premier Secrétaire de l’Union Patriotique pour le Renouveau National (UPRN).


 

 

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 08:48

  

  

 

  Source : RFI

 

CONGO BRAZZAVILLECongo-Brazzaville: Mathias Dzon, opposant congolais, Pdt de l’ARD

  

 

  Congo-Brazza: Mathias Dzon, opposant congolais, Pdt de l’ARD

Mathias Dzon - Pdt de l'Alliance pour la République et la Démocratie (ARD)

 

«Le président Sassou, de par son âge et les deux mandats passés à la tête de l'Etat, est disqualifié pour 2016. Malheureusement, il a engagé une démarche pour un passage en force pour avoir un 3ème mandat, nous lui demandons de venir au dialogue pour lui permettre de sortir dans la paix.»

 

Au Congo-Brazzaville, au gouvernement et à l'Assemblée nationale, plusieurs voix s'élèvent en faveur d'une révision de la constitution. Est-ce le signe que le président Sassou Nguesso est tenté de briguer un troisième mandat en 2016, ce que la loi fondamentale lui interdit pour l'instant ?

De 1997 à 2002, Mathias Dzon a été ministre de l'Economie et des Finances. Aujourd'hui, il est dans l'opposition et préside l'ARD, l'Alliance pour la république et la démocratie. En ligne de Brazzaville, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Le collectif des partis de l’opposition affirme que plusieurs leaders politiques ont de plus en plus de mal à circuler. Est-ce que c’est votre cas ?

Mathias Dzon : Oui, c’est mon cas. Après l’arrestation de Marcel Ntsourou, le 16 décembre, le 18 je devais voyager, je devais me rendre à Paris pour passer les fêtes du Nouvel an et de fin d’année avec les enfants, comme je fais depuis 25 ans, et à l’aéroport on m’a signifié que je ne pouvais pas voyager.

Et depuis cette mésaventure est-ce que vous pouvez circuler plus facilement ou pas ?

Non. Je suis à Brazzaville. Je ne peux aller ni à l’intérieur du pays ni à l’extérieur. Je suis à Brazza.

 Source : RFI 

 

CONGO BRAZZAVILLBienvenu Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville

  

 

  Le perroquet sort du boisseau oui

Bienvenu Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville

  Bienvenue Okiémy, ministre de la Communication du Congo-Brazzaville

 

 

«Le débat sur la constitution ne doit pas être un tabou. Plutôt que de voir en la constitution  un texte figé, il convient de voir un texte dynamique, adaptable à l'évolution de la société congolaise. Il n'est donc pas interdit de vouloir faire le bilan de notre expérience constitutionnelle.»

 

Au Congo-Brazzaville, le président Sassou Nguesso va-t-il faire modifier la constitution afin de pouvoir se représenter en 2016 ? La question est sur toutes les lèvres. Bienvenu Okiemy est le ministre de la Communication et le porte-parole du gouvernement congolais.

En ligne de Brazzaville, il lève un coin du voile au micro de Christophe Boisbouvier.

RFI : Selon la Constitution le président Sassou-Nguesso n’a pas le droit de se représenter en 2016 au terme de son mandat. Est-ce qu’il va respecter les textes ?

Bienvenu Okiémy : Ce qu’il faut savoir c’est qu’aujourd’hui aucune instance constitutionnelle habilitée à engager la révision de la Constitution ne s’est prononcée : ni le président de la République ni le Parlement ni même le gouvernement. Cela dit, le débat sur la Constitution ne doit pas être un tabou puisque la Constitution est un texte essentiel sur la vie de la nation et son devenir. Moi, je pense que plutôt que de voir en la Constitution un texte figé, il convient d’y voir un texte dynamique, un texte qui est adaptable à l’évolution de la société congolaise. Il n’est donc pas interdit de vouloir faire le bilan de notre expérience constitutionnelle après quinze ans. Donc un texte juridique est appelé à s’adapter à l’évolution de la société. A titre d’exemple ; en France, la Constitution a été modifiée à vingt-quatre reprises. Aux Etats-Unis cette Constitution a été modifiée à quinze reprises.

A (RE)LIRE : Congo-Brazzaville: grand ménage au sein du parti au pouvoir

A Brazzaville plusieurs voix s’élèvent en faveur d’une révision de la Constitution ; les voix des ministres Pierre Mabiala et Isidore Mvouba, celle du président de l’Assemblée Justin Koumba. Est-ce que ce sont des signes annonciateurs ?

Les propos tenus par ces personnes doivent être considérés comme leurs propres opinions. Ce sont les opinions de simples citoyens. Ce sont des initiatives populaires que l’on ne saurait bâillonner sur un sujet aussi important.

Mais le président de l’Assemblée ce n’est pas un simple citoyen. Souvent sur le continent, quand un chef d’Etat veut toucher à la Constitution pour rester au pouvoir il fait d’abord monter ses lieutenants en première ligne pour tâter le terrain. Est-ce que ce n’est pas le cas aujourd’hui ?

Ce n’est pas le cas. Justin Koumba s’est exprimé en son propre nom, à l’occasion du déplacement du président de la République dans le département dont il est originaire. Simplement, il a pris la parole au nom des notables de cette région.

La preuve que le président veut modifier la Constitution par référendum c’est qu’il a organisé un recensement bidon, dit l’opposant Mathias Dzon.

Mais le recensement administratif est le résultat de la concertation politique de Dolisie (en mars 2013, NDLR). Et ce qu’il faut savoir c’est que le recensement est un acte volontariste. Le gouvernement ne tient compte que des inscrits. Il appartenait aux partis politiques de la majorité, comme de l’opposition, de faire un travail, en sorte que leurs adhérents soient inscrits sur la liste électorale. Si Mathias Dzon n’a pas fait ce travail, la responsabilité est de quel côté ?

► A (RE)ECOUTER : Congo-Brazza: Mathias Dzon, opposant congolais, Pdt de l’ARD

Alors Mathias Dzon vous met en garde. Si le président veut rester, le peuple s’y opposera. « Que peut-il faire pendant sept ans supplémentaires qu’il n’a pas fait depuis trente-deux ans ? », demande-t-il.

Mais ce qu’il faut savoir c’est que la dévolution du pouvoir dans notre pays se fait par voie démocratique. Seul le peuple congolais peut imposer quelque chose. Et avoir des rengaines derrière n’honore pas notre pays. Et ce que je voudrais rajouter ; le Congo n’est pas une grande cour de récréation perpétuelle où s’exprimeraient continuellement quelques forces politiques rétrogrades et portées par la violence. Tel est le projet politique de Mathias Dzon.

Pour prévenir une grave crise à venir, Mathias Dzon vous propose un dialogue national. Que répondez-vous ?

Mais le Congo est un Etat de paix de toutes les institutions dans lesquelles se pratique au quotidien un dialogue thématique sur les perspectives de développement, sur la concorde sociale, sur les moyens de densifier le pacte républicain. Mais alors, de quel dialogue parle-t-on encore ? Seul le peuple congolais peut imposer quelque chose. Mathias Dzon n’a rien à imposer !

Donc on va vers une révision de la Constitution pour 2016 ?

Mais là-dessus, ce que je vous disais tout à l’heure ; la révision de la Constitution ne doit pas être un tabou ! Dès lors que le peuple souverain, le peuple congolais, voudrait la réviser, tous les voies et moyens sont là pour y aller.

Voulez-vous dire qu’on va vers un référendum pour la révision de la Constitution ?

Ce choix appartient au peuple congolais !

Oui, mais l’initiative du référendum, elle appartient au pouvoir. Donc est-ce qu’on va vers ce référendum ?

Mais le pouvoir est à l’écoute du peuple congolais. Dès lors que le peuple congolais voudrait modifier la Constitution, je pense que les gouvernants devraient en tenir compte et éventuellement proposer cela.

Si référendum il y a, est-ce que cela se fera avant la fin de l’année ?

Avant de parler de référendum, il faut que le peuple congolais ait souhaité d’abord effectivement modifier la Constitution. Si telle était sa volonté, je pense que les gouvernants devraient en tenir compte. Et à ce moment-là, les gouvernants devraient organiser les choses.

Autre dossier d’actualité ; celui de Marcel Ntsourou, l’ancien numéro 2 des services de renseignements. Deux ans après l’explosion de Mpila, il a été condamné à cinq ans de prison avec sursis. Donc libéré. Mais trois mois plus tard, il a été à nouveau arrêté et condamné cette fois à cinq ans de prison ferme. Est-ce que ce n’est pas de l’acharnement ?

Il n’y a pas d’acharnement. Tout simplement parce que le juge congolais travaille en toute indépendance. Cette indépendance lui est garantie par la Constitution. Le procès des explosions du 4 mars a eu lieu. Les uns et les autres ont été défendus par leur conseil. Les décisions ont été rendues. La contestation des décisions de justice s’est faite. La cassation a eu lieu. Marcel Ntsourou a été condamné à la prison ferme. Je n’y vois pas d’intervention, je n’y vois pas d’acharnement. J’y vois simplement une simple application de la règle de droit.

A (RE)LIRE : Explosions de Mpila: prison ferme pour le colonel Ntsourou

Le pouvoir ne vient-il pas se débarrasser d’un adversaire politique ?

Mais Marcel Ntsourou est officier ! Il était officier des FAC, des Forces armées congolaises. Il n’avait pas de fonction politique. Et quand bien même il eût été un homme politique, mais au Congo on ne se débarrasse pas d’adversaires politiques. La bataille pour la revalorisation de la démocratie congolaise se fait en toute transparence.

 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 07:07

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLECONGO BRAZZAVILLE  :  INTERVIEW DE Pierre NGOLO FACE A Elie SMITH

Cliquer sur l'une des photos et écouter   

Elie SMITH

  

Le PCT s’ouvre aux autres formations politiques nationales

Monsieur Pierre NGOLO

 
 
 
 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 14:12

  

  

 

  Source : Journal du

 

CONGO BRAZZAVILLECONGO BRAZZAVILLE BIENS MAL ACQUIS :   Les juges pourraient engager des poursuites sur les actifs en France du président congolais, Denis Sassou-Nguesso

  

  Biens Mal Acquis:Camer.be

 

 

Les juges français ont remonté la piste de l’argent utilisé par le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, pour bâtir un véritable empire immobilier de luxe en France.

 

Un lourd nuage judiciaire français s'approche du Congo-Brazzaville et de son président, Denis Sassou-Nguesso, piliers de l'influence diplomatique et économique française en Afrique. Ouverte en novembre 2010 à Paris, l'information judiciaire qui vise les biens immobiliers et l'argent déposé en France par trois présidents africains et leurs proches, dont Denis Sassou-Nguesso, vient de faire un pas en avant important, selon nos informations. Les juges d'instruction René Grouman et Roger Le Loire ont reçu le résultat des investigations demandées sur commission rogatoire internationale à Saint-Marin, un paradis fiscal d'une trentaine de milliers d'habitants enclavé dans le nord de l'Italie. C'est en effet dans ce micro-État qu'il fallait se rendre pour remonter la piste de l'argent utilisé par le président du Congo-Brazzaville, au pouvoir depuis 1979 (avec une interruption de cinq ans, entre 1992 et 1997) pour bâtir, pour lui et pour ses proches, un véritable empire immobilier de luxe en France, avec une vingtaine de propriétés, dont notamment un hôtel particulier au Vésinet (Yvelines) et de nombreux immeubles dans les plus beaux quartiers de Paris. Train de vie fastueux Pour les enquêteurs, la conclusion de l'enquête couronnée par les investigations à Saint-Marin est claire : l'argent vient soit directement des caisses du Trésor public congolais, soit d'entrepreneurs du bâtiment, qui ont donc...

http://www.sudouest.fr/2014/04/17/ces-biens-mal-acquis-depuis-le-congo-1527846-5137.php

 
 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 08:39

  

  

news.gifflash-info

 

 

CONGO BRAZZAVILLE KIDNAPPÉ ET TORTURÉ POUR RIEN

  

 DE L'ADJUDANT  Alphonse BAWAMIO DIT LA MULE

  

 

L'adjudant Alphonse Bawamio dit la Mule, gendarme à Pointe-Noire kidnappé et transféré à Brazzaville en Septembre 2013, après avoir été torturé à la DST de Brazzaville par les tortionnaires du Dictateur Denis SASSOU NGUESSO   a été libéré et blanchi par la justice.

 

 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 16:43

  

  

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLE RDC MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : L'OPPOSITION APPELLE LA POPULATION A DEFENDRE LA LOI FONDAMENTALE

  

 

  

Vital KAMERHE, l'un des leaders de l'opposition en RDC

.

La plateforme Sauvons la RDC appelle la population à se prendre en charge. A l'issue d'une convention tenue à Kinshasa, jeudi 5 avril, cette frange de l'opposition, Vital Kamerhe et Martin Fayulu en tête, a juré de faire échec à toute tentative de révision constitutionnelle.

« Touche pas à ma Constitution », avec ce slogan, la plateforme Sauvons la RDC semble bien décidée à barrer la route à toute tentative de réforme constitutionnelle. Cette frange de l’opposition invite la population congolaise à user de tous ses droits pour empêcher la « confiscation » du pouvoir par un groupe de citoyens. Le message s’adresse surtout à la majorité, soupçonnée de vouloir prolonger le mandat du président Joseph Kabila. Un mandat qui prend fin constitutionnellement en décembre 2016.

 → A (RE)LIRE : Election en RDC: Kabila veut-il contourner le verrou constitutionnel?

« Réviser la Constitution amènerait des modifications qui touchent à la loi électorale, qui touchent au mode de scrutins et même des actions qui vont dans le sens de changer carrément la République. Ce serait une autre République qui serait inaugurée dans la ligne de ce que la majorité présidentielle prévoit », explique le rapporteur des travaux de la convention, Vincent Okoyo Nembe du Rassemblement congolais pour la démocratie Kisangani-Mouvement de libération (RCD/K-ML). Selon l'Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, la mise en place du gouvernement de cohésion nationale serait conditionnée par le vote des réformes constitutionnelles, notamment celles qui concernent le mode de scrutin des élections provinciales et locales. On passerait ainsi d'élections au suffrage universel à des élections au suffrage indirect.

Ce qui est valable pour la RDC est valable pour  le Congo Brazzaviile, le peuple souverain est le dernier recours, il revient au peuple  congolais de prendre son destin en mains.

Kinshasa, Steve OBORASSI pour la Voix du Peuple

 

 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 10:55

  

  

 

  Source : La Semaine Africaine

 

CONGO BRAZZAVILLE  CONGO BRAZZAVILLE MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : Les déclarations de Justin KOUMBA & Pierre MABIALA à Dolisie continuent de faire couler l’encre au sein des cadres du département du Niari    

 

  

 

.

Dans une déclaration publiée à Brazzaville, le 29 mars 2014, et signée en son nom par Daniel Tsoumou Ngouaka, le collectif des cadres et natifs du Niari résidents à Brazzaville s’est désolidarisé de l’initiative énoncée par Justin Koumba et Pierre Mabiala à Dolisie, en appelant le président de la République, au nom des populations du Niari, à changer la constitution du 20 janvier 2002, pour briguer un nouveau mandat présidentiel. Voici l’intégralité de cette déclaration.

«Le président de la République a séjourné à Dolisie, chef-lieu du département du Niari, le samedi 22 mars 2014, dans le cadre de la mise en œuvre de son programme de travail de terrain, lequel s’est révélé comme étant une phase de concrétisation de l’agenda caché de la précampagne électorale et le lancement du programme de communication sur le changement de la Constitution du 20 janvier 2002.

Les cadres et natifs du Niari à Brazzaville retiennent le bien-fondé de ce programme de contact du président avec les populations de l’hinterland, pour lui permettre de toucher du doigt les réalités sociales, politiques et économiques vécues par les populations.

Les cadres natifs du Niari constatent, malheureusement, qu’au lieu d’être une occasion positive d’échange du président de la République avec les populations, sur la base de leurs intérêts, cette visite a été utilisée pour obtenir une adhésion fictive au projet de perpétuation d’un système politique fondé sur l’hégémonie politique, la patrimonialisation de l’Etat et le clientélisme, avec pour objectif l’érection d’une république monarchique.

En effet, sous prétexte d’échanges avec les populations, les tenants du pouvoir, membres de la majorité présidentielle, natifs du département du Niari, en l’occurrence Justin Koumba, président de l’Assemblée nationale, et Pierre Mabiala, ministre des affaires foncières et du domaine public, pour ne citer que ceux-là, ont publié, au nom des cadres et sages du Niari, une déclaration par laquelle ils demandent au président de la République de procéder au changement de la Constitution du 20 janvier 2002, pour lui permettre d’être de nouveau candidat en 2016, alors que les populations du Niari, par l’entremise des sages, voulaient présenter leurs doléances au président de la République portant sur les préoccupations socio-économiques du département. En procédant de la sorte, les acteurs de cette déclaration veulent rééditer une démarche obsolète d’un passé à jamais révolu, qui était fondée sur la manipulation des consciences à l’époque du monopartisme, en s’appuyant sur une minorité active acquise au système.

En considération de tout ce qui précède, nous, cadres, sages et autres natifs du Niari à Brazzaville, rejetons, systématiquement et catégoriquement, l’esprit et la lettre de la déclaration faite par Messieurs Koumba Justin, Mabiala Pierre et autres et demandons au président de la République d’observer les dispositions de la Constitution du 20 janvier 2002 à l’effet de préserver la paix et la stabilité des institutions dans le pays.

Les cadres, sages et autres natifs du Niari à Brazzaville s’engagent à préserver leur dignité, malgré l’exclusion et la haine dont ils sont victimes dans toutes les structures administratives civiles et militaires. Les cadres, sages et autres natifs du Niari à Brazzaville relèvent que par ces actes, le pouvoir, qui professe la paix et l’unité nationale, engage, par ce fait, une mutation vers la logique de déstabilisation, de non paix qu’il affectionne tant.

En conséquence, les cadres, sages et autres natifs du Niari à Brazzaville condamnent, fermement, cette méthode jusqu’au-boutiste et antidémocratique».

 

 

 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 16:58

  

  

 

  Auteur: C.A YABBAT-NGO – La Semaine Africaine

 

CONGO BRAZZAVILLE  CONGO BRAZZAVILLE MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : QUELQUES CADRES VEREUX DU NIARI DECLENCHENT LA POLEMIQUE

  

 

  

 

.

L’appel au changement de constitution fait devant le chef de l’Etat, le 22 mars dernier, à Dolisie, par les cadres de la majorité présidentielle, originaires du département du Niari, ne cesse de défrayer la chronique dans la capitale de l’or vert. Au-delà de l’étonnement qu’elle a suscité, cette annonce, au demeurant, n’a pas fait l’unanimité au sein des populations, mais plutôt ravivé les divergences entre fils et filles du département. Le débat a gagné la rue et les commentaires fusent, pour condamner l’attitude de certains cadres de la majorité présidentielle qui veulent simplement plaire au chef de l’Etat, en donnant l’impression qu’ils peuvent soumettre les populations de ce département à leur volonté. Loin s’en faut.

«Face à l’enthousiasme, il faut savoir raison garder!». Ce titre de l’éditorial de La Semaine Africaine, paru dans le n°3318 du 25 mars 2014, est très édifiant et devrait interpeller le chef de l’Etat, sur la façon de faire de certains cadres politiques qui pensent qu’ils peuvent décider du destin de tout un département. La démocratie ne peut être bénéfique que si elle est aussi le ferment indispensable à l’éclosion des valeurs d’amour, de tolérance, d’humilité et de solidarité. Le département du Niari qui, comme d’autres départements du pays, a connu les affres des violences armées, à cause de la politique, entend préserver la paix reconquise au prix d’énormes difficultés.

Sans donner de leçons à tous ceux qui ont des charges publiques au niveau national et local, nous croyons qu’il est urgent de replacer le dialogue, la concertation et la modestie au centre des pratiques quotidiennes. Les querelles interminables entre cadres, les trafics d’influences et autres intimidations constituent, à n’en point douter, une bombe qui pourrait, sans que personne n’en mesure l’ampleur, provoquer des dégâts immenses à la paix et à l’unité des fils et filles du département.

Le Niari n’est ni un dîner de gala, encore moins une belle dame à convoiter. C’est un département qui se relève d’une longue agonie depuis des années et qu’il faut délicatement accompagner, pour qu’il retrouve ses lettres de noblesse.

Ainsi, au-delà des prises de position des cadres politiques, il y a lieu de toujours se soucier de ne pas remettre en cause la paix et l’unité retrouvées. Si les cadres de la majorité présidentielle, ressortissants du Niari, souhaitent un changement de constitution, il y a lieu qu’ils le demandent en leur nom propre, car c’est leur choix à eux et non celui de toutes les populations du département, dans leur diversité.

Or, en s’arrogeant le droit, voire le pouvoir de parler au nom des populations de tout le département, les cadres de la majorité présidentielle ont suscité un climat délétère inutile, car tout le monde ne pense pas comme eux. Y remédier au plus vite et sans faux-fuyant ni orgueil, est un devoir auquel il conviendrait de se soumettre. Il est bien possible de convaincre les autres. Mais pour cela, il faut apprendre à travailler ensemble, en harmonie et en complémentarité, pour que gagnent seuls, le Niari et le Congo.

Aujourd’hui, l’on s’interroge sur le courage de ces cadres de vouloir parler au nom du département, sans en avoir reçu mandat ni quitus de la population, comme s’ils en avaient le monopole et le destin. La décision de demander le changement de constitution apparaît donc, aux yeux de la population, comme un faux-fuyant, une sorte de manœuvre destinée à empêcher de dire au président de la République la vérité sur les préoccupations sociales auxquelles il peut apporter des solutions, à la grande joie des populations. Il ne sert à rien de précipiter les choses.

Aujourd’hui, dans les rues de Dolisie, on s’interroge. Mais, à vrai dire, aux yeux de certains observateurs, cette décision n’a pas vraiment surpris, quand on sait la détermination et la volonté qui animent certains cadres du département du Niari, à l’origine de cette initiative. Ils auraient mieux fait de laisser ceux qui sont réellement connus comme sages, dans la diversité des districts qui composent le département, s’exprimer devant le chef de l’État et présenter leurs vœux. On aurait compris. Mais de voir les hautes autorités nationales (parlementaires, ministres, etc) sous prétexte qu’ils sont ressortissants de ce département, et présenter une préoccupation qui n’a jamais fait au préalable l’objet d’un consensus, est une opération qui ne peut que susciter des controverses, comme on le voit aujourd’hui.
«Il n’y a pas à faire avaler le point de vue d’un groupe de personnes à tout un département. Le président devrait, plutôt, se méfier d’eux», a lâché un habitant, surpris en plaine conversation. A un autre de s’exclamer: «Ceux qui parlent au nom du département, qu’ont-ils déjà fait pour lui, au point de vouloir s’en accaparer? Ils ont, simplement semé les divisions.
D’ailleurs, ils ne sont même pas écoutés et leurs voix ne pèsent pas dans l’opinion
»
.

Un autre de renchérir, plus loin: «Ces gens qui parlent au nom de tout le Niari devraient, plutôt, commencer par soigner leur image. Si on ne dit pas au président les maux qui minent notre département, à qui les dira-t-on? Ceux qui sont au gouvernement et aux postes de responsabilité ont-ils réglé ces problèmes? C’est de la démagogie».

Au-delà de la polémique, il faut souhaiter que ces cadres qui ont parlé et qui sont des parlementaires et des ministres, feront la même proposition dans les chambres du parlement et au gouvernement, s’ils sont réellement sincères avec le président de la République.


Cyr Armel YABBAT-NGO

 

 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 08:39

  

  

 

 Source : Huffingtonpost

 

    LE TOP TEN Denis SASSOU NGUESSO SUR  UNE LISTE DES DICTATEURS LES PLUS CRUELS DU MONDE     

  

 

  

Denis Sassou Nguesso revient au pouvoir au Congo en 1997 après  avoir chassé Pascal Lissouba un Président élu démocratiquement par une guerre fratricide.

 

.

Voici le classement complet des plus grans dictateurs au monde par le Huffington Post

1• Arabie Saoudite : Abdullah Bin Abdul-Aziz Al Saud, 88 ans, au pouvoir depuis 2005
2• Oman : Qaboos Bin Said Al Said, 73 ans, au pouvoir depuis 1970
3• Cuba : Raúl Castro, 81 ans, au pouvoir depuis 2006
4• Iran : Ali Hosseini-Khamenei, 73 ans, au pouvoir depuis 1989
5• Koweït : Jaber Al Hamad Al Sabah, 83 ans, au pouvoir depuis 2006
6• Laos : Choummaly Sayasone, 76 ans
7• Kazakhstan : Noursoultan Nazarbaïev A., 72 ans, au pouvoir depuis 1990
8• Guinée équatoriale : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, 70 ans, au pouvoir depuis 1979
9• Cameroun : Paul Biya, 79 ans, au pouvoir depuis 1982
10•Congo-Brazzaville : Denis Sassou Nguesso, 70 ans, au pouvoir de 1979 à 1992 et depuis 1997
11• Fidji : Ratu Epeli Nailatikau, 71 ans
12• Angola : José Eduardo dos Santos, 70 ans, au pouvoir depuis 1979
13• Singapour : Tony Tan Keng Yam, 72 ans, au pouvoir depuis 2011
14• Ouganda : Yoweri Kaguta Museveni, 69 ans, au pouvoir depuis 1986
15• Côte-d’Ivoire : Alassane Ouattara, 72 ans, au pouvoir depuis 2011
16• Zimbabwe : Robert Mugabe, 90 ans, au pouvoir depuis 1987

Huffingtonpost

 
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

Partager cet article

LA VOIX DU PEUPLE
commenter cet article

La Voix Du Peuple

  • : Le blog de la voix du peuple
  • Contact

POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE

 

2013 marketing trends 

 

                              petit gif animé clown qui jongle

 pub_top.gif

     

                                     

             

      VISITEURS                           
         VISITEURS                               

 

 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

CONGO.jpg-1.jpg

   

  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

  carteanime.gif

 

  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

    Capture

     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

          John Fitzgerlald KENNEDY  

    

 

       

 

   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

        hautbma.jpg

   

                              drapeau france

    

                          Le TonTon

       undefined

 

           Un grand et un petit

   

 

 

         

                   Non à la chasse à l' homme

        

 

     

      

 

        

 

                

   

 

     

 

       ststop.gif   

 

        sujets-interdits.jpg     

 

          CAF7X9TP.jpg

 

          

               La métamorphose

      

 

           

            La tour de contrôle

      

 

       CALV3Y6Z.jpg      

 

       CARELW57.jpg   

 

       CARTE-CONGO.jpg

 

       medium_sassou-hu-jintao-congo-chine.jpg

 

       FORET-EN-DANGER.gif  

 

        pillards.jpg

 

       le-pillage-des-for-ts-du-congo1.jpg  

 

 

  

 

   

 

       CAG9I7CH-copie-1.jpg

                 

 

                   

                

          

 

         billet 500 euros

           portefeuille dollard

        

                        undefined

 

 

 

                       gif carte mastercard

        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

        AFRIQUE-LIBERATION.gif

 

        afrique-au-secours.jpg

 

        CRISE.gif

            

                    

     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

      voie-sans-issu-la-d-silusion-du-chemin-d--avenir-copie-1.jpg

      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

        eau7.jpg

 

        

                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

        arton42-100x29

 

        logo_lexpress.gif

 

        Leparisien

 

        nouvelobs

 

         butin azuréen

 

         rue89_logo1.jpg

 

 

        Logo Mafia

 

        corruption menottes

        Révélations effarantes de John Perkins ancien assassin économique

        JohnPerkinsCourage824

 

        arnaques.jpg

 

        france2

        Le Grand Journal...

 

        canal +

 

            

 

       

 

      

 

       

 

       

 

        

 

       

       

 

       

          

          DES FEMMES ATYPIQUES

 

           

 

           

              

        

 

       

 

           

            congo-brazza1

       Ou est le serieux

            mammamia

 

            aubout

 

            sassou dictateur-copie-1

 

                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            

 

      

  Gold Man sachs - LA BANQUE QUI DIRIGE LE MONDE

 

     

     

      News

 

          Le malheur des congolais

 

     

      

        

     

 

 

 

 

 

 

 

      

     

 

Recherche

Texte Libre

Pages

Catégories

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog