31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 13:55

burkina_faso_mw.gif (4926 bytes)Ce vendredi 31 octobre 2014 restera une journée historique au Burkina Faso avec la chute du président Blaise Compaoré et l'annonce de sa démission. La veille, la rue avait mis un terme à son ambition de modification de la Constitution pour pouvoir se maintenir au pouvoir après 27 ans de présidence. Désormais, les tractations se poursuivent pour mettre en place une transition.

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  LA REVOLTE AU BURKINA FASO UN EXEMPLE POUR LES AUTRES PAYS AFRICAINS 

 

 

Des soldats tentent d'arrêter des manifestants, à Ouagadougou , au Burkina Faso, le 30 Octobre 2014

 

 

 
 

Les manifestations à Ouagadougou pourraient donner l'exemple à d'autres pays du continent africain.

Du jamais-vu à Ouagadougou. Après les rassemblements monstres de mardi – un million de personnes dans la rue, selon l'opposition –, des manifestants ont pris d'assaut l'Assemblée nationale, puis la télévision publique, dans la capitale du Burkina Faso, jeudi 30 octobre. Ils se sont aussi attaqués à la maison du frère du chef de l'Etat et ont incendié les domiciles de caciques du parti au pouvoir. Une trentaine de personnes auraient été tuées.
Dans la soirée de jeudi, l'armée a pris le pouvoir. Mais ces émeutes sanglantes contre son régime n'ont pas convaincu le président Blaise Compaoré de démissionner. En réponse, celui-ci a dit avoir "compris" le message de la population et pris "la juste mesure des fortes aspirations au changement".
Cette subite éruption de violence dans un pays réputé stable trouve en effet son origine dans la volonté du président Blaise Compaoré de réviser la Constitution afin de briguer un nouveau mandat et rester au pouvoir. Pour le Burkina Faso, ce mouvement est déjà historique, mais il pourrait aussi ébranler d'autres pays du continent. Francetv info vous explique pourquoi.
Parce que les dirigeants africains ont tendance à s'accrocher au pouvoir
Réviser la Constitution pour se représenter à la présidentielle est une pratique courante en Afrique. C'est ce qu'ont réussi à faire les présidents algérien, tchadien, ougandais ou camerounais, par exemple. Or d'autres pourraient être tentés de les imiter dans un proche avenir, comme Joseph Kabila, en République démocratique du Congo (RDC). Une élection présidentielle est programmée pour 2016 mais, déjà, son parti a fait savoir qu'il était favorable à une modification de la Constitution. Le Congo, le Burundi et le Bénin envisagent de faire de même. Dans ce contexte, le signal envoyé par les manifestants burkinabés pourrait en inspirer d'autres.
Faut-il y voir un signe ? En RDC, des responsables politiques semblent suivre la situation avec attention, remarque sur Twitter un journaliste de Jeune Afrique.
Pierre Boisselet @PierreBoisselet
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Les évènements du #Burkina suivis avec beaucoup d'attention en #RDC. Voir les tweets de @VitalKamerhe et @OlivierKamitatu #Congo
14:46 - 30 Oct 2014

Parce que cela pourrait être le début d'un printemps subsaharien
Les événements au Burkina Faso ne sont "pas tout à fait une surprise", remarque Michel Galy, politologue et auteur de La guerre au Mali (éd. La Découverte). "On savait qu'on allait à l'épreuve de force : Blaise Compaoré voulait modifier à tout prix la Constitution et l'opposition avait dit qu'elle ne l'accepterait pas."
En outre, le pays a déjà connu des précédents. En février 2011, pendant le printemps arabe, la mort d'un élève battu par la police à Koudougou a déclenché des manifestations suivies d'émeutes et même de mutineries au sein des forces de sécurité, laissant alors penser à une possible exportation des printemps arabes au sud du Sahara. A cette période, d'autres pays avaient semblé inspirés par ces mouvements populaires, notamment au Sénégal (à l'époque dirigé par Abdoulaye Wade).
Pour Michel Galy, le parallèle avec les printemps arabes se justifie pour les événements en cours au Burkina Faso : "C'est la première fois qu'on voit une insurrection populaire en Afrique subsaharienne qui fait vraiment penser aux printemps arabes, qui reproduit un certain modèle avec un président autocrate et un système électif qui cède d'un coup." Toutefois, il met en garde sur la transition : "Reste à voir si un militaire ne remplacera pas un militaire."

Le Burkina Faso pourrait faire figure d'exemple. Le pays est symbolique pour le continent africain. C'est la nation du capitaine Thomas Sankara. Ce chantre anti-impérialiste du panafricanisme et du tiers-mondisme vient au pouvoir en 1983, à 33 ans. Le 4 aout 1984, il change le nom du pays : la Haute-Volta devient le Burkina Faso, le "pays des hommes intègres". Conduisant la "révolution burkinabée", il a entamé de grandes réformes agraires ou dans l'éducation, mais aussi pour plus d'égalité entre les sexes. Assassiné en 1987 (le rôle joué par le président Compaoré dans ce meurtre reste d'ailleurs un mystère), il est toujours adulé par la jeunesse de nombreux pays. Vingt-sept ans après sa mort, son nom revenait largement dans la bouche des manifestants, jeudi 30 octobre.
Y aura-t-il un effet domino avec des mouvements populaires décidés à empêcher que les présidents s'accrochent au pouvoir ? Impossible à dire encore, mais "plusieurs pays se trouvent dans le même cas de figure", relève Michel Galy, citant notamment la RDC, le Congo ou encore le Togo.
Parce que la région est instable
Enfin, le Burkina Faso faisait figure de pôle de stabilité dans une région troublée. Au sud-ouest, la Côte d'Ivoire doit organiser dans moins d'un an sa première élection présidentielle depuis la crise de 2010-2011 entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Au nord, le Mali n'est pas sorti de son conflit avec les touaregs et les islamistes. Quant au Niger, également frontalier, il est traversé par des groupes jihadistes venus de Libye.
Michel Galy tempère : certes, les partisans du président ivoirien, Alassane Ouattara, ont une sorte de "base arrière" au Burkina Faso et cela pourrait toucher la Côte d'Ivoire, mais il "ne pense pas que ces événements vont déstabiliser la région dans l'immédiat". Quant au risque jihadiste, si des terroristes pourraient profiter d'une éventuelle dégradation générale de la sécurité au Burkina, il estime qu'il est bien trop tôt pour s'en faire une idée.

Par Gaël Cogné

http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/burkina-faso/pourquoi-la-revo

 

Les démocrates africains félicitent le peuple Burkinabè pour sa détermination de faire rescpecter sa constitution.

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

       
 
 

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 13:37

Par JEUNE AFRIQUE - Exclusif/ Chute de Blaise Compaoré. La lettre de François Hollande qui mettait en garde Blaise Compaoré.

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  La lettre de François Hollande qui mettait en garde Blaise Compaoré

 

 

 

 

Fac-similé de François Hollande à Compaoré © J.A.
Dans une lettre datée du 7 octobre, le chef de l'État français, François Hollande, mettait en garde Blaise Compaoré. Il lui expliquait comment le Burkina pourrait "être un exemple" s'il évitait "les risques d'un changement non-consensuel de Constitution". Jeune Afrique en a obtenu copie en exclusivité.

Transcription de la lettre envoyée le 7 octobre par François Hollande à Blaise Compaoré

"Monsieur le Président, cher Blaise,

Votre courrier du 22 septembre dernier confirme l'engagement du Burkina Faso en faveur du rétablissement de la stabilité au Mali et votre soutien au dialogue mené à Alger. Je tiens à vous en remercier, car je sais à quel point vous avez toujours œuvré en faveur du règlement de la crise malienne.
Les négociations inter-maliennes qui se déroulent à Alger devraient aboutir, nous l'espérons, à un accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés. Il importe avant tout que cet accord, respectueux de l'unité et de l'intégrité territoriale du pays et de sa laïcité, puisse permettre au Mali d'en sortir plus fort, de jouir d'une cohésion nationale renforcée et de voir toutes les régions du pays d'avoir un accès égal au développement et à la sécurité.
Il importe également que cet accord soit solide et durable. La région et la communauté internationale auront là un rôle à jouer, pour appuyer, suivre et contrôler l'application de l'accord à venir. Un dispositif de suivi, où la Cedeao aurait toute sa place, sera utile. Le processus de démobilisation et de réintégration des combattants, dans les conditions qui seront décidées lors des négociations, devra être suivi tout particulièrement.
Dans l'attente d'une issue heureuse des négociations d'Alger, la contribution des voisins du Mali à la Minusma est indispensable, notamment en ce qui concerne la sécurisation des zones où l'armée malienne n'est plus présente depuis les événements de Kidal. L'engagement du contingent burkinabè et sa connaissance du terrain est précieux.
Il est important pour le Mali et pour l'ensemble de la région de consolider ses institutions et d'aller encore plus loin en matière de gouvernance et de démocratie. À cet égard, le Burkina Faso pourrait être un exemple pour la région si, dans les mois qui viennent, il avançait lui aussi dans cette direction en évitant les risques d'un changement non consensuel de Constitution. Vous pourriez alors compter sur la France pour vous soutenir, si vous souhaitez mettre votre expérience et vos talents à la disposition de la communauté internationale.
En vous remerciant de nouveau pour votre engagement en faveur de la paix et de la sécurité au Mali, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma très haute considération.
Bien à toi,

François Hollande

le bonjour méfiant du président  Français à un autre tyran

 

 

 
 

Abijan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple

       
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 09:07
 

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RETOUR SUR  UNE JOURNÉE INSURRECTIONNELLE AU BURKINA FASO

 

Blaise Compaoré invité par ses pairs à renoncer au pouvoir en 2015

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Dans les rues de Ouagadougou, le 29 octobre.

 

 

 

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Ce jeudi 30 octobre 2014 au matin, les députés du Burkina Faso devaient examiner le projet de loi portant sur la révision de la Constitution permettant une nouvelle candidature du président Blaise Compaoré après 2015. Sous la pression, le vote a été annulé. Trop tard : avant le début de la séance, des manifestants avaient réussi à pénétrer dans l’enceinte du Parlement et des affrontements mortels ont eu lieu par la suite dans le pays. Le président, qui s'est exprimé en fin de soirée, a refusé de démissionner malgré les demandes pressantes de l'opposition. Il se déclare en revanche ouvert à l'idée d'un gouvernement de transition et promet de remettre le pouvoir au prochain président élu.

Les heures sont données en temps universel

23h39 : Sur RFI, notre correspondant à Ouagadougou Yaya Boudani fait le point sur la situation. Il parle de « confusion totale ». « Quand on lit les déclarations, il y a certaines contradictions, relate-t-il. L’armée parle de " couvre-feu ", tandis que dans la déclaration du président Compaoré, on ne parle pas de couvre-feu mais de l’annulation de l’état de siège. Le chef d'état-major ne dit pas qui va gérer cette transition, il ne répond pas à cette question. Puis le président Compaoré dit assurer la transition. »

Conclusion : « On ne sait plus qui gère quoi. L’armée va-t-elle gérer la transition et mettre en œuvre tout ce qui a été annoncé par l’état-major ? Ou est-ce le président Compaoré qui va gérer les affaires jusqu’à la fin de cette transition ? » Alors que la rue et l’opposition exigent toujours la démission de M. Compaoré.

Hypothèse : « On va visiblement vers un bras de fer, car nous avons eu avant la déclaration du président Compaoré certains membres de la société civile qui ont rencontré le président dans la matinée au palais présidentiel, et ils ont assuré avoir dit clairement au président de faire une adresse à la nation, dans laquelle il annonce son départ pur et simple. »

23h30 : Comment réagit l'opposition au discours du chef de l'Etat ? Bénéwendé Sankara, de l'Union pour la renaissance-Parti sankariste (Unir-PS), s'exprime sur RFI. « Vraiment ridicule », lance-t-il. « Blaise Compaoré n'a pas encore appris la leçon. Je crois qu'il est en train de ruser avec le peuple burkinabè. Nous attendions un message où il allait dire qu'il avait compris et rendait sa démission pour soulager le peuple, mais là, Blaise Compaoré veut purement et simplement avoir du temps. »

Et de tancer : « Je crois que la contradiction qui a existé entre les déclarations de ses généraux et lui-même dénote du fait que le président n'a plus d'autorité. (...) Blaise Compaoré doit purement et simplement tirer les leçons. Mais s'il ne comprend pas, il nous invite une fois de plus à continuer la mobilisation, notre détermination, pour l’obliger, cette fois-ci je dis bien " l'obliger ", à partir du pouvoir. »

22h25 : Extraits de la déclaration de Blaise Compaoré à la télévision : « Les manifestations violentes qui ont endeuillé et plongé notre peuple dans la stupeur n’honorent pas le pays des hommes intègres, mais j’ai entendu le message, je l’ai compris et pris la juste mesure des fortes aspirations de changement. Aussi, voudrais-je présenter mes condoléances les plus attristées aux familles éplorées et souhaiter un prompt rétablissement aux nombreux blessés. »

« J’appelle les forces de l’ordre et l’ensemble des manifestants au respect de l’intégrité physique de tous les citoyens ainsi qu’au respect des biens publics et privés. Je demeure convaincu que le dialogue constructif pourra permettre à notre peuple de retrouver sa quiétude d’antan et regarder l’avenir avec assurance. En ce qui me concerne, je reste disponible à ouvrir avec vous des pourparlers pour une période de transition à l’issue de laquelle je transmettrai le pouvoir au président démocratiquement élu. En vue du rétablissement de ce dialogue, j’ai décidé de retirer le projet de loi contesté et de procéder à son annulation. »

« Pour permettre à chacune des parties, l’opposition politique, la société civile et la majorité de renouer le fil du dialogue dans la sérénité, je décide ce qui suit : le gouvernement est dissout ; à compter de ce jour, 30 octobre, je déclare annulé l’état de siège sur toute l’étendue du territoire national. J’exprime ma reconnaissance à tous ceux qui ont cru en moi et qui ont sacrifié de leur bien et quiétude. Ma reconnaissance va aussi à l’opposition pour l’attitude républicaine de ses dirigeants. » Le texte complet est disponible ici.

21h50 : Le président burkinabè a pris la parole sur la chaîne de télévision Canal 3. Blaise Compaoré n'a pas démissionné. Le chef de l'Etat appelle à des pourparlers avec les acteurs politiques et invite à un gouvernement de transition à la fin duquel il annonce qu'il transmettra le pouvoir au président démocratiquement élu. Le chef de l'Etat annonce par ailleurs la levée de siège sur toute l'étendue du territoire national. Et de saluer l'attitude républicaine des forces de l'ordre et de l'opposition politique.

21h20 : Réécouter l’édition spéciale du jeudi soir 30 octobre sur les antennes de RFI.

21h17 : Des scènes de pillages ont été observées à Ouagadougou, rapporte notre envoyée spéciale Maureen Grisot.

20h50 : Les manifestants de la place de la Nation, à Ouagadougou, entendent passer la nuit dehors malgré le couvre-feu. Selon un journaliste burkinabè présent sur place, « ils resteront dans la rue tant que Blaise n'aura pas démissionné ». Pour l'opposition et les manifestants, les décisions annoncées par le chef d'état-major ne sont pas suffisamment précises quant à l'avenir du président, qui ne s'est toujours pas exprimé.

20h15 : Sur son site internet, l'hebdomadaire Jeune Afrique publie une lettre de François Hollande, datée du 7 octobre et adressée à Blaise Compaoré. Le chef de l'Etat français écrit que le Burkina Faso pourrait être « un exemple » s'il évitait « les risques d'un changement non consensuel de Constitution ». Plus d'informations sur le site du magazine.

20h10 : A Bobo Dioulasso, les manifestants sont toujours à la recherche de partisans du CDP, le parti au pouvoir, allant de maison en maison pour les retrouver, y mettant parfois le feu. Dans les violences de la journée, il y aurait eu cinq morts selon Idrissa, un professeur de lycée de la ville contacté par RFI. « A l'heure où je vous parle, les gens ne sont toujours pas totalement rentrés (...) Mais ce n'est plus comme ce matin, ça s'est un peu calmé », relate-t-il.

19h55 : Adama Sosso, député  de l'UPC (opposition), sur RFI : « Nous avons une certitude : si le président refuse de partir, nous donnerons cette fois-ci d'autres mots d'ordre qui l'obligeront. Et là, je vous garantis que ce ne sera pas la chose la plus facile, ni pour lui, ni pour nous. Mais nous arriverons au bout de notre lutte, parce qu'il n'est plus question qu'on recule, il n'est plus question d'un gouvernement d'union nationale. »

19h40 : Notre correspondant à Ouagadougou Yaya Boudani rapporte qu'à la question de savoir si la transition se ferait avec ou sans le président Compaoré, et si ce dernier restait chef de l'Etat, le chef d'état-major de l'armée n'a pas répondu. « Personne ne sait ce qu'il va faire, ou dire », confie notre correspondant au sujet de M. Compaoré. Selon notre envoyé spécial Frédéric Garat, le président pourrait rapidement prendre la parole.

19h10 : Lors d'une conférence de presse, alors qu'une foule était massée devant son quartier général, le chef d'état-major des armées burkinabè Gal Honoré Traoré a décrété la dissolution de l'Assemblée nationale, l'installation d'un organe de transition pour diriger le pays, et a informé la population qu'un couvre-feu était désormais en vigueur de 19h (TU) à 6h du matin (TU) dans l'ensemble du Burkina Faso. Le général Traoré explique que l'équipe de transition sera installée, dans le cadre de consultations avec tous les partis politiques, pour une durée de 12 mois maximum, le temps que l'ordre constitutionnel soit rétabli. Mais il ne précise pas qui en prendra la tête. Voir le communiqué du chef d'état-major sur la page Facebook de Burkina 24, et son intervention en vidéo ici.

19h10 : Des milliers de personnes sont amassées place de la Nation à Ouagadougou. L'opposition a appelé la population à prolonger l'occupation de l'espace public. Sur place, notre envoyée spéciale Maureen Grisot a pu s'entretenir avec Roch Marc Christian Kaboré , pour qui « la lutte va continuer ».

19h05 : Un personnage a émergé ce jeudi 30 octobre dans les manifestations à Ouagadougou : le général en retraite Kouamé Lougué. Des dizaines de milliers de manifestants ont scandé son nom. Kouamé Lougué a lui-même été chef d'état-major des armées et ministre de la Défense, avant d'être limogé par le président Compaoré en 2003. Cliquer ici pour plus d'explications.

19h00 : Notre envoyé spécial Frédéric Garat, qui se trouve au siège de l'opposition, rapporte que les leaders de cette dernière ont redit à l'armée que le président Compaoré avait épuisé tous ses recours. Ils parlent d'un « entêtement » de sa part. L'opposition a réitéré son exigence au chef d'état-major de l'armée burkinabè : une démission immédiate et sans condition du président.

18h47 : L'opposition burkinabè maintient son appel à la désobéissance civile. Au siège de la coordination, à Ouagadougou, Zéphirin Diabré a lu une déclaration évoquant, au sujet de la tentative de modification constitutionnelle, une « mesure scélérate » et « inopportune ». Le siège décrété par le président Compaoré est jugé « inacceptable ». Le peuple est invité à manifester sa désapprobation.

18h35 : Notre envoyée spéciale à Ouagadougou, Maureen Grisot, a pu s'entretenir avec des manifestants. Parmi eux, la détermination domine encore, explique-t-elle, évoquant un sentiment de « ras-le-bol ». Avec la dissolution du gouvernement annoncée plus tôt, et l'installation d'un gouvernement de transition, ils estiment que le président Compaoré a lâché du lest, mais que ce geste ne sera pas suffisant. Conscients de leur force, après la réception d'une délégation des leurs par le chef de l'Etat en personne cet après-midi, ils continuent de réclamer le départ de ce dernier.

18h25 : Quelque 3 500 ressortissants français résident au Burkina Faso. Aucun plan d'évacuation n'a été décidé. Sur place, les ressortissants français sont invités à rester chez eux et à contacter l'ambassade de France pour se tenir informés de l'évolution de la situation sécuritaire. Un numéro burkinabè est à leur disposition 24 heures sur 24 : 50 49 66 20.

18h15 : De source diplomatique, les violences de la journée auraient fait une vingtaine de morts et une quarantaine de blessés dans le pays.

17h35 : Déclaration sur RFI de Sébastien Brabant, porte-parole de la chef de la diplomatie de l'Union européenne : « Nous sommes évidemment très préoccupés par la situation actuelle et par les informations faisant état de victimes à la suite des violentes manifestations de la journée. Mais maintenant que la proposition de loi sur la révision de la Constitution a été retirée, l'Union européenne appelle toutes les parties à s'abstenir de recourir à la violence et à engager rapidement un dialogue constructif. Evidemment, l'Union européenne est prête à intervenir pour faciliter le processus. »

17h30 : Le président Blaise Compaoré annonce la dissolution du gouvernement et décrète l'état de siège dans le pays. Le chef de l'Etat souhaite par ailleurs ouvrir des négociations avec l'opposition, selon un communiqué lu par la radio Omega FM.

17h05 : Mohamed Ibn Chambas, l'émissaire de l'ONU, est attendu au Burkina Faso vendredi, au sein d'une mission de paix conjointe avec l'Union africaine et à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Consulter le communiqué sur le site de l'UA (anglais).

16h27 : Les Nations unies annoncent l’envoi d’un émissaire à Ouagadougou dès ce jeudi. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon « suit avec une grande inquiétude la détérioration de la situation au Burkina Faso », précise son porte-parole Stéphane Dujarric.

15h30 : Une délégation de manifestants est partie, en compagnie du chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, le général Diendéré, vers le palais présidentiel officiellement pour rencontrer le chef de l’Etat.

15h05 : L’autre envoyé spécial de RFI, Frédéric Garat, est au siège de l’opposition burkinabè. Il précise que tous les leaders du mouvement sont présents, signe du début des grandes manœuvres. Des diplomates, et notamment l’ambassadeur de France, se sont aussi rendus au siège de l’opposition pour échanger avec les responsables politiques.

15h02 : Sur l’antenne de RFI, l’envoyée spéciale de RFI Maureen Grisot revient sur le général Kouamé Lougué qui explique qu’il pourrait tout à fait prendre la tête de la manifestation. Il semble soutenu par les milliers de manifestants présents devant le palais présidentiel.

14h50 : Une délégation de manifestants se dirige vers le palais présidentiel pour s’entretenir avec le président Blaise Compaoré. A quelques centaines de mètres, son avancée a été de nouveau stoppée et il a été rejoint par le chef d'état-major particulier du président.

14h40 : Selon Maureen Grisot, envoyée spéciale de RFI à Ouagadougou, la garde présidentielle est allée au-devant du général Kouamé Lougué pour lui demander d’arrêter sa marche vers le palais de Kossyam et de laisser un dialogue s’instaurer.

14h32 : L’opposant Bénéwendé Sankara affirme à l’AFP que l’armée burkinabè s’est « soudée avec le peuple » contre le président Blaise Compaoré. Il annonce par ailleurs que des responsables de l’opposition doivent rencontrer prochainement le général en retraite Kouamé Lougué, qui a été chef d'état-major des armées et ministre de la Défense.

14h27 : Sur les réseaux sociaux, de nombreux appels sont lancés aux médecins et autres personnels soignants pour qu’ils viennent dans les cliniques et hôpitaux prendre en charge les blessés.

14h20 : Le chef d’état-major Honoré Traoré s'entretient avec la presse.

13h57 : Selon des responsables de l’opposition contactés par RFI, le président Blaise Compaoré se trouverait toujours au palais présidentiel.

13h55 : Après les militaires, une délégation de la classe politique de l’opposition est allée s’entretenir avec le Mogho Naba (l’empereur des Mossi, ethnie principale du pays) pour faire passer un message à Blaise Compaoré, lui demandant de quitter le pouvoir.

13h50 : Les programmes de RFI en FM, de même que ceux d’autres radios, ont été interrompus à Ouagadougou, après le saccage de la radio nationale. (Pour capter RFI voir notre tableau en bas de l'article).

13h48 : L'hebdomadaire Jeune Afrique annonce, sur son site internet, la fermeture de l’aéroport de Ouagadougou. Tous les vols au départ ou à l’arrivée de capitale bukinabè sont annulés.

13h15 : La France appelle au calme et à la retenue au Burkina Faso alors que les Etats-Unis font part de leur inquiétude.

12h55 : Tweet de Zéphirin Diabré, l’un des chefs de file de l’opposition : « Nous ne cautionnons pas la prise du pouvoir par la force. Nous voulons juste le respect de la démocratie ».

12h43 : Selon l’envoyé spécial de RFI à Ouagadougou, Frédéric Garat, le frère du président, François Compaoré a été arrêté à l’aéroport.

12h40 : Sur RFI, Bruno Kafondo, député UPC, parti d’opposition, raconte le moment où les manifestants sont rentrés dans l’Assemblée : « On attendait tranquillement en échangeant les uns avec les autres. Puis, les députés qui étaient de la majorité ont commencé à filer de l’Assemblée. Ils venaient d’avoir l’information que des gens étaient en train de défoncer les portes de l’Assemblée nationale. Ils sont arrivés en masse. Ils ont défoncé la balustrade centrale. Et compte tenu du fait que nous sommes des députés de l’opposition et que moi-même je suis d’un certain âge, ils ont dit " Tonton, il n’y a pas de problèmes, venez ", et ils m’ont conduit plus loin ».

12h35 : Une question est sur toutes les lèvres : où est le président Compaoré ? Des informations contradictoires circulent alors que la foule tente toujours d’entrer à la présidence.

12h30 : En direct sur l’antenne de RFI, le correspondant à Ouagadougou fait le point sur la situation : « Les manifestants sont déterminés. Ils tentent depuis près de deux heures d’entrer dans le palais présidentiel. Il y a encore des tirs ».

12h30 : Une réunion serait en cours entre les responsables militaires et l’empereur des Mossi, l’ethnie majoritaire du pays.

12h25 : Selon un journaliste burkinabè contacté par RFI, il y a des tirs près du quartier des 1 200 logements où il y a eu un mort. Plusieurs chars ont tiré en l’air dans le quartier Ouaga 2 000 près du palais présidentiel.

12h20 : Zéphirin Diabré, l’un des chefs de file de l’opposition, appelle à la démission du président Blaise Compaoré.

12h00 : Autour du palais présidentiel, le face-à-face entre les forces de l’ordre et les manifestants dure depuis une heure, selon notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani.

11h50 : Un habitant de Bobo Dioulasso, contacté par RFI, confirme la situation tendue dans la ville. Des manifestations ont commencé ce matin de manière dispersée avant que des incendies n’éclatent au siège du parti au pouvoir, à la mairie et à plusieurs domiciles de responsables politiques.

11h45 : Le site d’information Burkina24 témoigne d’une situation confuse à Bobo Dioulasso, la deuxième plus grande ville du pays.

11h36 : Selon plusieurs témoignages circulant sur les réseaux sociaux, des manifestants auraient tenté d’envahir le domicile du frère du président Compaoré. Les forces de l’ordre auraient alors tiré dans la foule. Aucun bilan n’est encore disponible.

11h30 : Pour l’un des leaders de l’opposition, Bénéwendé Sankara, le président Compaoré doit « tirer les conséquences » de l'assaut contre l'Assemblée à Ouagadougou.

11h17 : Selon un journaliste de l’AFP, il y aurait un mort parmi les manifestants. Depuis quelques minutes, une information similaire circulait sur les réseaux sociaux évoquant un décès par balle dans le quartier des 1 200 logements.

11h10 : Selon des témoins sur place, des flammes s’échappent du bâtiment de l’Assemblée nationale, saccagé plus tôt dans la matinée par les manifestants.

11h00 : Frédéric Garat, envoyé spécial de RFI à Ouagadougou, évoque le saccage de l’hôtel Azalaï Indépendance par les manifestants. Désormais, les protestataires se regroupent vers le centre-ville.

10h50 : Dans un communiqué officiel, le gouvernement du Burkina Faso appelle au calme et à la retenue.

10h45 : Interrogé par RFI, le porte-parole du gouvernement, Alain-Edouard Traoré confirme l’annulation du vote du projet de loi. Un vote qui devait avoir lieu ce jeudi. Mais il ne donne aucune information sur une possible annulation du projet de loi portant sur la modification de la Constitution.

10h35 : Pour Ablassé Ouédraogo, député de l’opposition, la situation est grave : « Nous n’étions pas encore dans l’hémicycle quand l’Assemblée a été prise d’assaut. Le Burkina Faso est en train de sombrer dans le chaos. Ce n’est pas organisé et tout peut arriver. Si on nous avait écoutés, on aurait pu éviter tout cela ».

10h25: Selon le site d'information Burkina24, les locaux de la RTB-télé ont été saccagés par les manifestants et celle-ci a cessé d’émettre.

10h: La situation est extrêmement tendue devant l’Assemble nationale qui est tout enfumée. Depuis ce matin, les manifestants avaient tenté par tous les moyens d’y accéder et finalement vers 09h30 TU, ils ont réussi à pénétrer à l’intérieur de l’hémicycle. Les députés sont parvenus à s’échapper par une porte de secours se situant derrière le bâtiment du Parlement.

Sur place, les manifestants ont tout saccagé et incendié des véhicules avant de se diriger vers la télévision nationale du Burkina Faso où ils entendent faire une déclaration. Aux alentours du Parlement, il y a toujours des détonations et certains protestataires affrontent toujours les forces de l’ordre.

Les forces de sécurité du Faso, la force d’élite, ont d’abord tiré en l’air pour essayer de disperser les manifestants, mais face à leur détermination, le service de sécurité présidentielle a libéré le passage. Maintenant, ces forces de l’ordre sont du côté de la télévision nationale pour protéger le bâtiment.

Actuellement, les manifestants se sont dispersés dans la ville en scandant « Libérez Kossyam », du nom du palais présidentiel. Smokey, l’un des chefs de file du Balai citoyen, estime qu’en empêchant le vote, l’objectif du jour est atteint et n’encourage pas les manifestants à se diriger vers le palais présidentiel.

 

Ils protestent contre un projet de révision constitutionnelle qui permettrait au président Blaise Compaoré de briguer un 5e mandat. Prévu jeudi, l'examen du texte a été annulé.

un mort dans les manifestations à Ouagadougou

Vote

 

 

Le monde a changé; le temps des dictatures est révolu, un ère nouveau s'ouvre pour la jeunesse Africaine. LE POUVOIR au peuple, le vaillant peuple bukinabè veint de montrer l'exemple. 

Abijan, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple

       
 
 
 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 13:53
 

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C

BURKINA FASO : LE VOTE A L'ASSEMBLÉE ANNULÉ

 

Un millier de manifestants prennent d'assaut l'assemblée et se rendent maîtres des lieux. Les députés et la police en fuite. La télévision cesse d'émettre. 

 

L'Assemblée nationale burkinabé prise d'assaut par un millier de manifestants ce Jeudi  30 octobre 2014, qui annulent le vote des députés. 

 

media

VIOLENTS COMBATS DEVANT LE PALAIS PRESIDENTIEL

 face-à-face entre manifestants et la police devant la présidence

 

Ils protestent contre un projet de révision constitutionnelle qui permettrait au président Blaise Compaoré de briguer un 5e mandat. Prévu jeudi, l'examen du texte a été annulé.

un mort dans les manifestations à Ouagadougou

Vote

Un homme d'une trentaine d'années a été tué jeudi dans les violences qui ont enflammé Ouagadougou, où des manifestants ont incendié l'Assemblée nationale pour empêcher le vote d'une révision constitutionnelle contestée, a indiqué un témoin de l'AFP.

La victime, qui présentait une plaie à la tempe, a été retrouvée morte à 300 mètres du domicile de François Compaoré, frère du chef de l'Etat et personnalité influente du régime, a indiqué à l'AFP un témoin de la scène, selon lequel l'homme a été tué par un de ses gardes du corps.

 

Dernière mise à jour [Up to date] 12h32 heure locale.

Annulation du vote sur le projet de révision de la Constitution par le gouvernement qui appelle au calme et à la retenue. Bilan de 4 morts.

Coups de feu près du Palais présidentiel. Face à face manifestants-forces de l'ordre vers le Palais présidentiel.
Les forces de l'ordre ouvrent le feu sur des manifestants qui tentaient de prendre d'assaut la résidence du frère du Président.
L'opposition demande à Blaise Compaoré de tirer les conséquences de l'assaut des manifestants sur l'Assemblée nationale et de quitter le pouvoir.

Les événements s'accélèrent au Burkina ce jeudi 30 Octobre 2014, jour de vote de la loi portant modification de l'article 37 de la Constitution. Un millier de manifestants prennent d'assaut l'assemblée et se rendent maîtres des lieux après avoir neutralisés les policiers et les députés, comme le montrent ces vitrent brisées. La télévision cesse d'émettre. Des scènes de pillage dans toute la ville ont lieu sans plus de précision.

Steve OBORABASSI avec une source jointe sur place

 

LE PRESIDENT Blaise COMPORE DOIT TIRER LES CONSEQUENCES DE L'ASSAUT CONTRE L'ASSEMBLÉE NATIONALE ( OPPOSITION )

 

 

 

Le président du Burkina Faso doit "tirer les conséquences" de l'assaut contre l'Assemblée à Ouagadougou, incendiée jeudi par des manifestants avant le vote d'une révision constitutionnelle permettant le maintien au pouvoir de Blaise Compaoré, a déclaré Bénéwendé Sankara, un des leaders de l'opposition.

"Le peuple a montré qu'il est un peuple volontaire et intègre", a observé Me Sankara, qui avait personnellement appelé la population burkinabè à "marcher sur le Parlement" jeudi. "Le président doit en tirer les conséquences", a-t-il poursuivi peu après l'invasion de l'Assemblée.

 

 

       
 
 
 
 

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 08:56
 

C

CONGO BRAZZAVILLE : DECLARATION DES ASSISES NATIONALES DU CONGO

 

 

 

 

 
 
       
 
 
 
 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 09:39
 

Gif animé drapeau des Usa Etats UnisEtats unis -Burkina Faso

 

BURKINA FASO MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : WASHINGTON PREOCCUPÉ PAR LA SITUATION AU BURKINA FASO

 

Des manifestants opposés à la modification de la Constitution, sur la place de la Nation, à Ouagadougou, le mardi 28 octobre 2014.

media

 

 

 

Dans un communiqué du département d'Etat publié ce mardi 28 octobre dans la soirée, Washington s'inquiète non seulement du tour que peuvent prendre les manifestations au Burkina Faso, mais aussi du changement de Constitution que le gouvernement a mise sur les rails, et qui arrive devant le Parlement ce mercredi.

Avec notre correspondante à Washington,Chantal TANOH

Sur le changement de Constitution en cours au Burkina, le communiqué de la porte-parole de John Kerry exprime sa « préoccupation pour ce qui concerne l’esprit et l’intention du projet de loi, qui vise à amender la Constitution, afin de permettre au chef d’Etat actuel de briguer un nouveau mandat de cinq ans ». Le président Blaise Compaoré n’est pas cité.

Cette communication est dans l’esprit des interventions de Barack Obama pendant le sommet Etats-Unis Afrique du mois d’août dernier. L’Amérique, avait expliqué le président, ne soutiendra pas le maintien au pouvoir des chefs d’Etat africains, quelles que soient leurs performances, quelle que soit leur réussite, et la stabilité des Etats en question.

Le communiqué du département d’Etat souligne le fait que « les limites constitutionnelles, et les élections, sont des mécanismes irremplaçables pour assurer des transferts de pouvoir pacifiques et démocratiques, afin de donner aux générations montantes, la possibilité de faire leurs preuves.» Dans ce communiqué, la porte-parole de John Kerry demande enfin instamment aux forces de sécurité burkinabè, de procéder sans violence, alors que le climat est volatile dans le pays.

 

Washington, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple

 
       
 
 
 
 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 08:53
 

 

BURKINA FASO MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : UN MILLION DE PERSONNES HIER DANS LES RUES DE OUAGADOUGOU POUR EXIGER LE DEPART DE Blaise COMPAORÉ

 

Plus d'un million de personnes dans les rues de Ouagadougou mardi 28 octobre 2014 pour dire à Blaise Compaoré de partir du pouvoir et de ne pas modifier l'article 37 de la Constitution. 

 

 

 Plus d'un million de personnes dans les rues de Ouagadougou mardi 28 octobre 2014 pour dire à Blaise Compaoré de partir du pouvoir et de ne pas modifier l'article 37 de la Constitution. "C'est le dernier avertissement à Blaise Compaoré. A partir de maintenant ça passe ou ça casse", a averti Zéphirin Diabré leader de l'opposition.

Selon Zéphirin Diabré, le leader de l'opposition, "pas moins d’ un million de personnes. Notre marche est déjà un succès énorme, phénoménal".
"C'est le dernier avertissement à Blaise Compaoré a poursuivi le président de l’Union pour le progrès et le changement devant une foule immense qui scandait "Blaise doit partir", "Non à la modification de l'article 37 de la Constitution"...
« Il y a du monde. Beaucoup de monde à cette manif de l'opposition. Je n'en ai jamais vu autant », a partagé sur son compte Twitter le correspondant de la BBC, Yacouba Ouédraogo.
Des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre sur la route d' l'Assemblée nationale.
Sur la route de Ouahigouya, le monument à la gloire de Blaise Compaoré a été détruit (tandis que celui de Mouammar Kadhafi posé sur la même stèle est resté intact !).

« Notre lutte est entrée en phase finale. Maintenant, ça passe ou ça casse, la patrie ou la mort », a encore lancé Zéphirin Diabré, pour qui « le changement est maintenant ou jamais ». « C'est le dernier avertissement que nous lançons à Blaise Compaoré pour qu'il retire dès aujourd'hui » le projet de révision constitutionnelle, a-t-il affirmé.

Grève générale des syndicats aujourd'hui 29 octobre 2014 dans tout le pays.

Agé aujourd’hui de 63 ans, Blaise Compaoré a déjà fait 27 ans au pouvoir alignant deux septennats et deux quinquennats.
Avec la modification de l'article 37 de la constitution, il entend se maintenir au pouvoir bien au-delà de ses 70 ans, c'est à dire à vie. C'est le 15 octobre 1987, surnommé le « Jeudi noir », qu'il s'est emparé du pouvoir lors d'un coup d'État sanglant au cours duquel le Président Thomas Sankara a été tué.

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 
       
 
 
 
 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 13:23
 

 

BURKINA FASO MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : L' OPPOSITION ENTRE EN DÉSOBÉISSANCE CIVILE

 

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Au pouvoir depuis vingt-sept ans, Blaise Compaoré vient de lancer le processus de modification de la Constitution afin de pouvoir briguer un nouveau mandat. L’Assemblée nationale doit se prononcer ce jeudi. Si la majorité des trois-quarts n’est pas atteinte, le référendum aura lieu. Une voie « inacceptable » pour l’opposition, qui appelle à la désobéissance civile à partir de ce mardi 28 octobre. Un grand rassemblement est prévu à Ouagadougou.

Les sifflets des manifestants vont résonner dans la capitale pour dire à Blaise Compaoré que « le match est terminé et qu’il n’est pas question de jouer les prolongations », car l’objectif est de demander le retrait immédiat et sans condition du projet de loi, qualifié de « coup d’Etat constitutionnel ».

Dans la rue, il y aura du monde, cela ne fait guère de doute. L’opposition a déjà organisé d’importantes manifestations ces derniers mois. Avec une différence de taille cependant cette fois-ci : ce n’est plus un simple test de mobilisation, comme les marches précédentes, on est entré dans le rapport de force. « Blaise Compaoré doit réviser sa position. Il a fait 27 ans, et 27 ans ce n’est pas 27 jours », affirme un Ouagalais qui s’apprête à aller manifester ce mardi. « Il a osé nous affronter. Personne ne va reculer. » « C’est le commencement de la fin », renchérit un autre. « On peut dire : y en a marre. Pour un facilitateur, un médiateur [Blaise Compaoré l'a été dans plusieurs crises régionales, ndlr], il doit comprendre. »

D’autres habitants de Ouagadougou se montrent un peu plus circonspects sur la stratégie de l’opposition : « Il faut choisir des voies légales pour arriver à trancher le différend entre le pouvoir et l’opposition. Il n’y a pas d’autres voies sinon une voie illégale qui va braquer les uns contre les autres. On va tomber dans une crise que personne ne peut maîtriser. »

Stratégie de l’opposition

Manifestations et sit-in, grève du zèle et barrages sur les principaux axes… L’opposition n’a pas beaucoup d’autre choix que la rue, à vrai dire. Si elle plie sans broncher, elle sera débordée. Les opposants sont convaincus que le pouvoir veut passer en force, que si référendum il y a, il ne répondra pas aux normes démocratiques. Ils affirment d’ailleurs déjà qu’« une corruption à grande échelle est en préparation pour soudoyer certains députés afin qu’ils votent en faveur du projet de loi ».

D’où l’importance de cette journée de protestation qui s’inscrit dans cette campagne permanente de « désobéissance civile ». Pour Ablassé Ouédraogo, député de l’opposition à l'Assemblée nationale, président du parti Le Faso autrement, « une désobéissance civile, vous savez quand vous la déclenchez. Elle peut durer des semaines, elle peut durer des mois. Nous n’avons pas le choix que de travailler avec les populations, de façon à empêcher que ce projet de loi ne soit adopté le 30 octobre 2014. »

« Il y a des lois »

En face, le pouvoir joue la carte de la sérénité. Et de la fermeté. « La démocratie ne se joue pas dans la rue. Le peuple des grandes villes ne représente pas le Burkina tout entier », fait-on savoir du côté des partisans de Blaise Compaoré.

Surtout, on appelle au respect des lois. « Le gouvernement ne pense aucunement restreindre les libertés démocratiques, de manifestation, d’opinion et d’expression, explique Alain Edouard Traoré, porte-parole du gouvernement. Nous pensons fondamentalement que c’est leur droit. Maintenant, il y a des lois. Nous appelons les uns et les autres simplement au respect strict des lois et règlements car c’est aussi ça qui fait l’Etat de droit, la démocratie. Mais s’ils posent des actes qui sont contraires aux lois et règlements, ils vont aussi en assumer les conséquences. C’est aussi simple que ça. »

Des risques de débordement

Dans ce contexte, la pression est montée d’un cran à Ouagadougou et ils sont nombreux les Ouagalais à redouter des incidents plus ou moins graves. Le gouvernement a d’ailleurs décidé de fermer les écoles et les universités toute cette semaine.

« Le risque est réel », explique un observateur de la vie politique burkinabè, surtout chez les jeunes et les sankaristes qui pensent qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure. Certains militent d’ailleurs pour le soulèvement populaire. Ils jugent la stratégie de l’opposition trop molle, trop républicaine. « Il suffit que des ultras de l’opposition comme du pouvoir d’ailleurs, fassent de la provocation et que les forces de l’ordre répondent brutalement et Ouaga peut s’enflammer », dit-on.

Il convient néanmoins de rappeler que, jusqu’à présent, les manifestations organisées par l’opposition se sont toujours déroulées dans le calme.

LE  IMAGES DU DEBUT DE LA DESOBEISSANCE CIVILE CE MATIN AU BURKIVA FASO

 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 
       
 
 
 
 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 08:42
 

Auteur : UNION EUROPEENNE e2.gif (2596 bytes)

 

BURKINA FASO MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : L'UNION EUROPEENNE INVITE AU RESPECT DES DISPOSITIONS CONSTITUTIONNELLES EN VIGUEUR

 

 

 

Dans une déclaration dite "déclaration commune locale", publiée ce 27 octobre 2014, la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso qui dit parler au nom des chefs de mission des Etats membres de l’Union européenne accrédités dans notre pays « rappelle son attachement au respect des dispositions constitutionnelles en vigueur ainsi qu’aux principes définis par l’Union africaine et la CEDEAO sur les changements constitutionnels ».

"La Délégation de l’Union européenne publie cette déclaration en accord avec les Chefs de mission des Etats membres de l’Union européenne au Burkina Faso. 

L’Union européenne suit avec attention les développements de la vie politique burkinabé, et tout particulièrement depuis la tenue du Conseil des Ministres extraordinaire du 21 octobre dernier, qui a enclenché une procédure de révision de la Constitution. Elle entretient à cet égard un dialogue régulier avec toutes les parties.

L’Union européenne rappelle son attachement au respect des dispositions constitutionnelles en vigueur ainsi qu’aux principes définis par l’Union africaine et la CEDEAO sur les changements constitutionnels. Elle considère que tout débat sur un éventuel changement doit permettre l’expression d’un véritable libre choix, dans le respect de la diversité de toutes les convictions.

Soucieuse de la stabilité et de l’approfondissement de la démocratie au Burkina Faso comme en Afrique de l’ouest plus généralement, l’Union européenne en appelle au sens de la responsabilité de tous les acteurs, compte tenu des initiatives annoncées pour les prochains jours par les autorités du Burkina Faso, les partis politiques et la société civile.

Elle invite chacun à contribuer à la libre expression des opinions dans un climat apaisé, ouvert et respectueux des différences, renforçant ainsi l’unité nationale et le consensus politico-social."


UNION EUROPEENNE

Délégation au Burkina Faso

 

 
       
 
 
 
 

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 16:19
 

 

BURKINA FASO MODIFICATION DE LA CONSTITUTION : La semaine de tous les dangers

 

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Mobilisation des opposants burkinabè contre la révision de la Constitution, le 15 octobre 2014.

 

Au Burkina Faso, c’est une semaine de tous les risques qui commence. Jeudi prochain, les députés vont statuer sur le projet de loi du gouvernement portant révision de la Constitution. Avec le ralliement de l’ADF/RDA à la majorité, le projet de loi du gouvernement a des chances d’obtenir les trois quarts des voix nécessaires pour une modification de l’article 37 sans passer par un référendum. La décision de l’ADF/RDA pousse l’opposition à adopter une nouvelle stratégie.

L’opposition politique change de stratégie. A défaut d’empêcher le vote de la loi portant révision de la Constitution, elle se battra à l’Assemblée pour obtenir l’organisation d’un référendum. « Il n y a pas de contradiction, nous évoluons en fonction du contexte qui se présente à nous, précise Ablassé Ouedraogo, du parti le Faso autrement. Le pouvoir ne cherche pas à organiser un referendum, il cherche à réaliser le KO debout. La seule chose à faire c’est de barrer le chemin à cette possibilité. »

C’est une semaine cruciale qui commence pour les Burkinabè. Durant toute une partie de la journée du dimanche, les opposants à la modification ont sillonné les domiciles des députés pour, disent-ils, « attirer l’attention des parlementaires sur les menaces qui planent sur la paix sociale ». « Nous sommes venus au domicile du président de l’Assemblée nationale pour dire qu’il faut régler d’abord le problème en famille », affirme Marcel Tankoano du M21.

Marche de femmes ce lundi 27 Octobre 2014

La police et la gendarmerie patrouillent de jour comme de nuit dans les rues de Ouagadougou. L’opposition prépare le lancement de sa campagne de désobéissance civile prévue pour ce mardi 28 octobre. Face à cette situation de crise, les femmes des partis politiques et des organisations de la société civile opposées à la révision de la Constitution prévoient une marche pacifique ce lundi pour demander au président Blaise Compaoré de retirer le projet de loi au nom de la paix.

« L’heure est grave. C’est un appel très fort que nous voulons lancer afin que le président Blaise Compaoré retire cette proposition de loi. Ce n’est pas encore tard », explique Henriette Zounbaré, de l’Union pour le progrès et le changement.

Dans un communiqué, les ministères en charge de l’Education et de l’Enseignements secondaires et supérieurs ordonnent la fermeture de toutes les écoles et universités à compter de ce lundi et ce pour une semaine.

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 
       
 
 
 
 

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POUR UN CONGO LIBRE ET DEMOCRATIQUE

 

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      VISITEURS                           
         VISITEURS                               

 

 fl8.jpg EDITORIAL                                               

 

 

Nous avons tous  été confrontés un jour ou l’autre à un fait  choquant qui nécessitait d’être révélé à la face du monde.

Mais  désavantagés par l’absence de moyens de nous exprimer, nous avons fini par abandonner. Or, pesant

soigneusement les mots et en cherchant à trouver la bonne formule, il est possible de régler la majeure partie des

problèmes qui nous rongent.

La voix du peuple est cet espace qui nous faisait défaut. Elle a pour ambition l’information du  grand nombre dans la

dénonciation sans appel de toute dérive de nos responsables politiques congolais, tout bord confondu,  qui poseraient

des actes qui opposent le « mal au bien » du peuple congolais à travers des actions telles :

           -des abus de tout genre ;

           -des injustices vis-à-vis des plus faibles ;

           -des scandales économiques, politiques, judiciaires…

La voix du peuple a aussi pour mission, l’assistance des « sans voix » dans la publication de leurs opinions.

La voix du peuple est pour nous tous donc une arme qui nous permet de nous soulager de nos douleurs longtemps

comprimées, et aussi de faire respecter les droits que nous défendons. Désormais, nous parviendrons,  grâce  à elle, à

atteindre dans leurs tanières, leurs châteaux, leurs bunkers, leurs tours…, les intouchables, les protégés, les

invulnérables.

Enfin, se voulant porteuse des valeurs de vérité, de justice, de paix, de la morale, de la vertu et de l’unité de tous les

enfants du Congo du nord au sud, de l’ouest à l’est, la voix du peuple s’insurge, dans l’impartialité, contre des

agissements s’apparentant à de la propagande, au dénigrement matérialisés par :

           -des propos indélicats ; 

           -du culte de la division ;

           -des accusations affamantes ;

           -des observations désobligeantes ;

           -des contre vérités…

Aussi, au regard de ce qui précède, un article des « sans voix » qui ne respecterait point les dites prescriptions, sera

purement et simplement écarté.

email2.gifNous contacter :

dpeuplelavoix@yahoo.fr  

 

 

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  Le symbole de la liberté

  

         Non à la dictature

    

   

   

 

      L' INCORRUPTIBLE       

     Légende d'Afrique

  

  

 

       La colombe de la paix et de l'esperance

        

 

 

 

         Non à l' omerta

   

 

 

BONGO - CHIRAC - SASSOU les principaux acteurs

du coup d' Etat sanglant du 5 Juin 1997 au Congo Brazzaville

   

   

 

 

 

  Pour une Jusitce transparente et équitable

  

 

     

 

   

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  undefinedAu pillage des richesses en Afrique

 

 

    Capture

     Kwame NKRUMAH

   

 

        Emery Patrice LUMUMBA

   

 

  Alphonse MASSAMBA - DEBAT

          

 

  

        Marien NGOUABI

       

 

        Cardinal Emile Biayenda

  

             Thomas SANKARA

  

          drapeau des états unis

       Martin Luther KING

  

 

    

   

 

       Mahatma GANDHI

   

 

         Nelson MANDELA

    

 

          John Fitzgerlald KENNEDY  

    

 

       

 

   Pour une alternance démocrtique au Congo

     

     à la santé des Biens mal acquis  

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                              drapeau france

    

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                   Non à la chasse à l' homme

        

 

     

      

 

        

 

                

   

 

     

 

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               La métamorphose

      

 

           

            La tour de contrôle

      

 

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           portefeuille dollard

        

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        Aux massacres

        

 

            

         Des jeunes patriotes Ivoiriens tombés sous les bales

        

 

   Bombardement  de la résidence de Laurent GBAGBO

                          

       Des hélicoptères ont bombardé la résidence de Laurent Gbagbo.

 

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     Le  chemin  d' avenir, le chemin sans issue

                  

            

 

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      L'eau une denrée rare à Brazzaville, pourtant vitale

      

 

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                          Le fleuve Congo

        

     Le bord du fleuve Congo à Brazzaville pourtant les habitants manquent cruellement l' eau potable

         

 

       

 

                    

 

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