CONGRÈS DU PCT OU LE SACRE D'UN DEMI-SIÈCLE DE MÉDIOCRITÉ, DE MÉPRIS DU PEUPLE, DE VIOLENCE POLITIQUE ET D'ARROGANCE DANS LA GESTION DE L'ÉTAT.
Pendant que le Président du PCT, utilise sa posture au sommet de l'État pour entrer en campagne électorale anticipée pour l'échéance de l'élection présidentielle de Mars 2026, ses propagandistes montent au créneau, dans les Congrès Départementaux, pour, venter un prétendu bilan élogieux de ce Parti politique au pouvoir.
Ce n'est pas par pur hasard que le chapelet des ténors qui montent au créneau, tels Gilbert ONDONGO, Jean Jacques BOUYA, Christel SASSOU NGUESSO, Collinet MAKOSSO, Rigobert MABOUNDOU, Isidore MVOUBA etc...soit représentatif des nouveaux riches, multimilliardaires, sortis du vol, du pillage et des détournements des recettes générées par les énormes richesses dont regorge notre pays.
Dans l'ivresse d'un enrichissement illicite dû essentiellement à leur appartenance familiale, clanique, tribalo-ethnique et clientéliste, ces ogres du PCT, tel des êtres sortis dune autre planète, parlent sans vergogne d'un bilan élogieux et globalement positif, dans un pays où aucun domaine essentiel et vital n'a été épargné par la faillite, voire la ruine totale.
Ces Messieurs et dames en campagne pour le Congrès du PCT, sont ils si aveuglés par les milliards de FCFA volés du trésor public, pour ne pas se rendre compte de la faillite dans les domaines de l'éducation, la santé, les infrastructures ( routes, chemin de fer... ), les équipements socio-culturels et sportifs, les pans entiers de l'économie nationale, l'alimentation à 99 % sous l'emprise étrangère... ?
Ces Messieurs et dames du PCT, en campagne pour le Congrès, peuvent ils expliquer à l'opinion publique les raisons de l'endettement suicidaire du Congo, au moment où l'exploitation de plusieurs ressources naturelles dont regorge notre pays ( pétrole, or, bois, divers minerais et produits halieutiques ...), rapportent au trésor public des recettes substantielles en milliers de milliards de FCFA ?
Monsieur Gilbert ONDONGO, Ministre des finances à l'époque, pourrait il, dans ses discours élogieux sur le bilan du PCT, dire enfin aux congolais où sont passés les 14.000 milliards de FCFA destinés aux générations futures, mais volatilisés sous la barbe du Président du Comité Central du PCT ?
Revenu au pouvoir par les armes en octobre 1997, au terme d'une guerre civile meurtrière ( plus de 400.000 morts ), le PCT à organisé, en trois décennies, de 2002 à 2022, plusieurs parodies d'élections présidentielles, législatives et locales, frauduleusement gagnées par ses candidats de 90 à 100%. Forme d'élections dignes de l'époque pourtant révolue du Parti unique.
La réalité historique des urnes, est que pendant l'ensemble des elections démocratiques organisées en 1992 à l'occasion de la restauration du multipartisme, le PCT n'a même pas atteint 20% des suffrages exprimés.
Son candidat à l'élection présidentielle démocratique de 1992, Denis SASSOU NGUESSO, a été éliminé dès le premier tour, avec 17% seulement des suffrages exprimés.
Voilà des réalités politiques que les actuels ténors du PCT, tentent de camoufler, à une jeunesse congolaise abusée, désespérée et condamnées sans perspectives d'avenir.
La concervation du pouvoir, quoi qu'il en coûte au pays, est l'unique préoccupation des caciques du PCT.
Pour atteindre cet objectif, rien n'est a écarté dans les moyens et méthodes de gouvernance du pays, y compris le pir, en plus du pillage du trésor public : l'élimination physique des adversaires politiques,a défaut de les jeter arbitrairement en prison pour plusieurs décennies, tels le Général Jean Marie Michel MOKOKO et l'ancien Ministre André OKOMBI-SALISSA, condamnés à 20 ans de réclusion, et qui purgent leur neuvième année d'emprisonnement à la tristement célèbre maison d'arrêt de Brazzaville.