Les arrangements fumeux d’Eni au CONGO BRAZZAVILLE
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LES PRISONNIERS POLITIQUES
AU CONGO BRAZZAVILLE L
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Réélu avec 88,4 % DES VOIX
Il y a de l’eau dans le gaz congolais et ça risque d’exploser.
Le même modus operandi se met en place pour dépouiller le peuple congolais de ses ressources au profit du clan Sassou Nguesso et, des multinationales énergétiques étrangères telles que Eni, TotalEnergies, Perenco, etc. Comme d’habitude se profile à l’horizon leur désormais célèbre maxime : « Tout pour eux, rien pour le peuple congolais ».
La compagnie énergétique italienne Eni est présente au Congo depuis 1968. Elle est le deuxième opérateur pétrolier, après le groupe français Total E&P. Sa production s’élève à environ 105 000 barils de brut par jour.
On pille le gaz congolais comme jadis le pétrole avec les mêmes acteurs, et les résultats sont les mêmes, catastrophiques pour notre pays. C’est reparti pour un tour de passepasse. Mais que veulent-ils vraiment devant cette misère endémique du peuple congolais ?
La guerre entre la Fédération de Russie et l’Ukraine a rebattu les cartes d’approvisionnement en énergies en Europe. Les pays européens, pour certains, ont délaissé la Fédération de Russie pour l’achat du gaz et du pétrole pour se retourner vers l’Afrique, distributrice automatique de ses richesses minières bradées aux Occidentaux.
Au Congo-Brazzaville ce sont les liens du mariage qui ont sauvés Eni et par là l’Italie dans la course à l’approvisionnement du Gaz Naturel Liquéfié (GNL). Cette proximité entre le PDG d’Eni Claudio Delcazi marié à la soi-disant nièce de monsieur Denis Sassou Nguesso pourrait poser des problèmes en termes de conflit d’intérêts et d’abus de biens sociaux. Mais là n’est pas l’essentiel car dans un partenariat gagnant-gagnant respectueux de l’éthique dans les affaires, cette considération est futile. Mais est-ce le cas au Congo-Brazzaville dans les us et coutumes, un pays gangrené par la corruption depuis le sommet de l’État ?
Là où le bât blesse, c’est l’opacité qui entoure la gestion du GNL congolais au profit d’Eni, de la famille Sassou Nguesso, des courtisans, au détriment du peuple congolais comme toujours. Le schéma d’exploitation et de corruption n’est pas différent de celui du pétrole congolais.
La diversification de l’économie congolaise en dehors des énergies fossiles attendra car notre pays est généreusement doté par Dame Nature. Ainsi, le Congo-Brazzaville devient le terrain de jeu où se rencontrent la mafia italienne et la mafia congolaise pour mettre à sac notre pays.
Le gaz naturel au Congo-Brazzaville appartient à l’État congolais, et sa gestion pour le puits Marine XII a été confié à Eni (actionnaires majoritaires) sans des accords approuvés par le parlement congolais sur les réserves d’exploitation dûment répertoriés, la durée de contrat et la répartition de revenus du GNL. Le bloc Marine XII abrite d’importantes ressources gazières, notamment sur les puits Litchendjili, Nenè Marine et NKala. Le périmètre héberge également des ressources significatives de pétrole, dans les puits Litchendjili, Nenè Marine et Minsala.
L’étude bancable de faisabilité sur le gaz, comme auparavant sur le pétrole, a été remise aux autorités congolaises pour la commercialisation du GNL (Gaz Naturel Liquéfié). Cette étude devrait être rendue publique afin d’informer le peuple congolais sur les réserves gazières exactes, les coûts financiers pour l’exploitation ainsi que les futurs profits qui seront générés ; mais rien n’est fait jusqu’à ce jour.
Le gouvernement du Congo-Brazzaville avait signé, le 21 avril 2022, un mémorandum d’accord avec la société italienne Eni, pour accroître les volumes de gaz livrés à l'Italie, ainsi que le renforcement de la production du combustible au Congo-Brazzaville. Aucune précision quant à l’aspect financier de la transaction n’avait été divulguée.
Le groupe pétrolier italien Eni devait investir, fin 2014, 1,5 milliard de dollars US pour l'exploitation de l'important gisement découvert dans le bloc Marine XII, à 17 km au large des côtes congolaises. Aujourd’hui, on parle de 5 milliards de dollars US qui n’ont été ni présentés ni approuvés en conseil des ministres pour un investissement si important dans notre pays. Aucun projet de loi n’a été présenté ni débattu publiquement ni voté à l’Assemblée nationale par les députés congolais. Après le vote du projet au parlement, il eut fallu que le Président congolais signa un décret pour en faire une loi promulguée au journal officiel. Que nenni, c’est l’obscurité absolue comme avec les huit (8) accords avec le Rwanda incluant un volet défense.
S’agit-il de l’argent sale intraçable investi par Eni au Congo-Brazzaville ? Y aurait-il des surfacturations sur les 5 milliards de dollars investis par Eni, et au profit de qui ? Le Congo-Brazzaville serait-il devenu un pays gazo-trafiquant pour un gaz invisible, incolore et inodore ? Autant de questions sans réponses car le ver est déjà dans le fruit.
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