CÔTE D'IVOIRE RECONCILIATION : DES SIGNAUX INQUIETANTS VERS UNE DETERIORATION DU CLIMAT POLITIQUE
LES PRISONNIERS POLITIQUES
AU CONGO BRAZZAVILLE
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Réélu avec 88,4 % DES VOIX
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Le parti de Gbagbo n’entend pas rester les bras croisés après la condamnation de 26 de ses militants
Le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI) dit tenir « entièrement et exclusivement », le gouvernement, comme le responsable de la détérioration du climat politique et social, après la condamnation, ce jeudi 9 mars 2023 de 26 de ses militants accusés de « troubles à l’ordre public ».
Dans un communiqué datant de ce vendredi 10 mars 2023, signé par le porte-parole du parti, Justin Katinan Koné, le PPA-CI « tient « entièrement et exclusivement », le gouvernement, comme le responsable de la détérioration du climat politique et social dans un environnement régional très instable marquée par de profondes crises politiques ».
Le parti de Gbagbo dénonce ces condamnations qu’il juge « iniques, arbitraires et politiquement orientées ainsi que l’ « instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins politiques » demande la libération « sans délai » de ses militants « injustement » condamnés.
Il rassure les militants condamnés ainsi que leurs familles de son soutien et de sa mobilisation jusqu’à leur libération, informant par ailleurs que les instances du parti se réuniront dans » les plus brefs délais » afin de tirer les conséquences de cette « provocation injustifiée » du gouvernement.
Partis soutenir le secrétaire général du PPA-CI, Damana Pickass, convoqué par le juge d’instruction du 10e cabinet dans une affaire d’attaque d’une caserne à Abidjan, 26 militants du parti de Gbagbo sur 27 accusés ont été condamnés à deux ans de prison ferme pour « trouble à l’ordre public ».
Lambert KOUAME
POLITIQUE : DÉCLARATION DU COJEP RELATIVE À LA CONDAMNATION DE 26 MILITANTS PPACI
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Arrêtés le 24 février dernier à l'occasion de l'audition du Secrétaire Général de leur parti, une trentaine de militants du PPACI avaient été arrêtés et mis sous mandat de dépôt, puis écroués à la MACA, le 27 février 2023.
Le 09 Mars dernier, vingt six (26) d'entre eux ont été condamnés à une lourde peine de vingt quatre (24) mois
d'emprisonnement ferme.
Des semaines plus tôt, nous avons enregistré des entraves aux libertés politiques dans les localités de KANI, TIÉSSO, et MORONDO, dans la région du Worodougou.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'atmosphère sociopolitique devient de plus en plus tendue.
Le COJEP et son Président Charles Blé GOUDE, résolument engagés à faire de la paix et la cohésion sociale une réalité vivante dans notre pays, expriment leurs vives préoccupations et s'inquiètent de la détérioration du climat politique.
Le COJEP témoigne sa solidarité aux militants PPACI qui viennent d'être condamnés ainsi qu'à leurs familles biologiques et politiques et demande leur libération.
Le COJEP rappelle qu'après le traumatisme subi par le pays suite aux différentes crises électorales, aucun sacrifice ne serait de trop pour maintenir la cohésion sociale, gage d'un environnement propice à l'enracinement de la Démocratie dans notre pays.
Le COJEP reste convaincu qu'il est possible de réinventer des mécanismes alternatifs de règlement : la dépénalisation des délits d'opinions politiques.
Dans cette perspective, le COJEP propose l'adoption d'une charte d'éthique et de bonne conduite politique, une sorte d'annexe à la loi relative au financement des partis politiques, comme critère de financement au delà de la représentation nationale.
Enfin, le COJEP appelle tous les acteurs politiques ivoiriens à la retenue, au dialogue et à la recherche constante de la paix.
Fait à Abidjan, le 10 mars 2023
Pour le COJEP
Dr. Patrice SARAKA
Secrétaire Général, porte-parole
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