Le ministre des Affaires étrangères, l’honorable Stéphane Dion, et la ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Marie-Claude Bibeau, ont fait aujourd’hui la déclaration suivante :
« Le Canada déplore le processus électoral irrégulier qui a mené à l’investiture aujourd’hui de M. Denis Sassou Nguesso à titre de président de la République du Congo, y compris différentes arrestations arbitraires, les restrictions imposées sur les télécommunications et la libre circulation, et les tentatives d’intimidation des médias.
« Le Canada est préoccupé par les incidents de violence qui ont été signalés après l’élection, et nous lançons un appel à toutes les parties afin qu’elles fassent preuve de retenue et s’efforcent de régler pacifiquement les tensions politiques.
« Conformément aux engagements communs du Canada et du Congo dans la Francophonie, le renforcement des institutions démocratiques est essentiel pour garantir la gouvernance inclusive, le pluralisme pacifique et la croissance macroéconomique, qui profiteront à la population congolaise. »
Distribué par APO (African Press Organization) pour Department of Foreign Affairs Canada.
Congo: Face à l'indifférence de ses homologues, Sassou Nguesso prête serment et promet de respecter la constitution
Denis Sassou Nguesso samedi 16 Avril 2016 à Brazzaville
© koaci.com- Samedi 16 Avril 2016- Denis Sassou Nguesso, a prêté serment ce samedi 16 avril 2016, pour un autre mandat de 5 ans.
Après sa réélection très contestée par l'opposition, au premier tour de l'élection présidentielle du 20 mars 2016, Denis Sassou Nguesso, 72 ans, dont 32 cumulés au pouvoir, a prêté
serment Rechercher
serment ce samedi 16 avril 2016 à Brazzaville, pour un mandat de 5 ans.
La cérémonie de prestation de serment, s'est déroulée en présence de quelques chefs d'État africains, qui ont fait le déplacement du Congo, des représentants des organisations internationales et des diplomates en poste à Brazzaville.
De nombreux chefs d'État de la sous-région, n'ont pas effectué le déplacement de Brazzaville. Parmi les grands absents, le Camerounais Paul Biya, l'équato guinéen Obiang Nguema, le tchadien Idriss Deby, le centrafricain Touadera.
Le français François Hollande dont le pays est un partenaire de premier plan du Congo, était également un grand absent de la cérémonie de ce samedi.
L'Élysée n'accorde toujours aucune crédibilité au scrutin du 20 mars, qui s'est tenu alors que les télécommunications étaient coupées à travers le pays. Ce qui avait eu pour conséquence d'isoler le Congo du reste du monde, propice aux tripatouillages de toutes sortes.
Le seul message fort à retenir de cette cérémonie, c'est la promesse faite par le dirigeant congolais, de respecter la constitution qu'il a plusieurs fois violée, malgré les précédentes promesses.
Précisons que la cérémonie de prestation de serment, s'est déroulée à Brazzaville alors que des massacres attribués à l'armée, sont enregistrés au Pool. Le régime a placé en résidence surveillée, trois des candidats qui contestent la réélection de Denis Sassou Nguesso.
Koaci, Yaoundé