au changement de la constitution
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
CONGO BRAZZAVILLE : LE DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO ACCUSÉ DE MASSACRE DANS LA RÉGION DU POOL
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Lundi 18 Avril 2016- Des témoignages recueillis par Amnesty international, révèlent que les forces gouvernementales poursuivent les massacres dans la région du Pool.
Selon l'ONG spécialisée dans la défense des droits de l'homme, l'armée congolaise mène de nombreux raids qui ont abouti à la destruction d'écoles, d'églises, d'installations médicales.
"Les gens nous ont raconté ce qui s’est passé dans les villages de Soumouna, Mayama, Nguela, Kimba, qui ont été, d'après nos sources, les localités les plus bombardées. Les sites qui ont été bombardés étaient des zones résidentielles où il y avait bien sûr la résidence Ntumi, mais également des églises, des écoles, des maisons privées, qui ont été affectées par les bombardements », rapporte Ilaria Allegrozzi, chercheuse chez Amnesty International, citée par RFI.
Les bombardements dans la région du Pool auraient fait une centaine de morts. La semaine dernière, des forces de sécurité ont été surprises en train de jeter les corps dans le fleuve Djoué, pour faire disparaitre toutes traces de massacres.
L'armée a lancé des raids contre le Pool en représailles à l'attaque de la nuit du 3 au 4 avril dans les quartiers sud de Brazzaville.
Dans le Pool, indique Amnesty International, les localités qui ont été affectées ont été complètement désertées. Les populations sont réfugiées dans la forêt. Amnesty international dénonce l'usage excessif et disproportionné de la force contre des populations civiles non armées.
C'est dans ce contexte qu' Àmnesty demande une enquête indépendante approfondie et impartiale dans le Pool.
Au Congo-Brazzaville, les premières missions humanitaires dans le Pool livrent leurs premiers résultats. Ce département au sud de Brazzaville est la cible des bombardements du gouvernement depuis deux semaines. Des raids menés en représailles de l'attaque de Brazzaville dans la nuit du 3 au 4 avril, attribuée aux « Ninjas » proches du pasteur Ntumi. Amnesty International a pu compiler les témoignages de plusieurs habitants de la région.
Depuis 15 jours, les autorités assurent que seules « des centres de commandements du pasteur Ntumi » ont été ciblés. Mais selonAmnesty International, les frappes aériennes gouvernementales ont touché des zones résidentielles, y compris des écoles, des installations médicales, des églises. « Les gens nous ont raconté ce qui s’est passé dans les villages de Soumouna, Mayama, Nguela, Kimba, qui ont été, d'après nos sources, les localités les plus bombardées. Les sites qui ont été bombardés étaient des zones résidentielles où il y avait bien sûr la résidence Ntumi, mais également des églises, des écoles, des maisons privées, qui ont été affectées par les bombardements », explique Ilaria Allegrozzi, chercheuse chez Amnesty International.
L'ONG n'a pas pu se rendre sur place à Brazzaville ces derniers mois, mais elle a compilé de nombreux témoignages des populations des localités touchées qui ont fui soit en brousse soit vers Brazzaville ou d'autres villes. « Il y a eu énormément de déplacés. Les localités qui ont été affectées ont été complètement désertées. Les gens avec qui on a parlé qui venaient de ces localités, notamment Soumouna, Kimba, sont partis dans la brousse ou dans les villages environnants pour pouvoir se réfugier. Des gens ont été hébergés dans des familles d’accueil, mais des centaines de personnes ont aussi dormi à la belle étoile », rapporte Ilaria Allegrozzi.
D'après Amnesty International, les bombardements auraient fait au moins 30 morts, mais ce chiffre doit être pris avec beaucoup de précautions en raison du manque de témoin. Des journalistes qui ont tenté de se rendre dans les zones touchées disent en avoir été dissuadés par les forces de l'ordre sur place au motif que leur sécurité n'était pas assurée. Pour l’ONG, il s'agit là d'une utilisation illégale de la force par les forces de sécurité et d'une violation flagrante des obligations des droits de l'homme. « On n’a pas pu confirmer de manière indépendante le nombre de morts parmi les populations, ni le nombre de morts parmi les forces de sécurité ou les milices de Ntumi,précise la chercheuse. (…) Les témoins avec lesquels on a parlé nous ont rapporté des morts parmi les populations. Notamment un témoin oculaire raconte avoir vu au moins trente cadavres entre le village de Nguela et le village de Soumouna, ce qui dénote vraiment un usage excessif de la force de la part des forces de sécurité et qui représente une violation des engagements pris par le Congo-Brazzaville au niveau international. »
Amnesty demande qu'une enquête indépendante approfondie et impartiale puisse être diligentée. Il y a cinq jours, le Haut-Commissariat des Nations unies des droits de l’homme a demandé à ce que les acteurs humanitaires puissent avoir accès sans délai au Pool. Caritas, qui travaille en concertation avec le gouvernement doit rendre prochainement ses premières conclusions. Un premier bilan très partiel évoquait environ 250 déplacés en fin de semaine dernière.
Source : RFI
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Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
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Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi