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LA DÉCLARATION D'André OKOMBI SALISSA SONNE LE GLAS DE LA RECRÉATION POLITIQUE

 

      Auteur : Daniel NKOUTA

 

 LA DÉCLARATION D' André OKOMBI SALISSA SONNE LE GLAS DE LA RECRÉATION POLITIQUE      

 

 


                             

 

 

 

 

 

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Ayant depuis longtemps fait profession de mépriser les convenances dont usent de manière récurrente nos hommes politiques pour polariser l’électorat ; la patiente lecture que je viens de faire de la désormais homérique déclaration du 11 juillet 2015 du Ministre André OKOMBI SALISSA, sur la situation politique du moment dans notre pays où se prépare le printemps équatorial, me redonne l’espoir. A cette admirable déclaration qui me paraît corroborer la détermination de l’homme en faveur d’une vision politique achevant les chimères pécétistes aux antipodes de la réalité, il manque l’acte qui devra finaliser la rupture : André OKOMBI SALISSA devra quitter le PCT pour harmoniser le discours avec les faits, aujourd’hui, oui maintenant et pas plus tard. ALORS JE REPONDRAI : PRESENT! MUTE NGUNU MUKWO NGUNU.

La déclaration de la sortie politique d’André OKOMBI SALISSA a le mérite d’avoir désigné de la manière la plus claire, le perturbateur de la paix dans notre pays, contrariant ainsi la traitrise du clergé congolais qui, sous le sponsoring de SASSOU en personne, oubliant que ce dernier est la seule menace de la paix dans le pays, le Clergé congolais à la mémoire défaillante, organise des meetings en église appelés abusivement prière pour la paix. La seule manière de préserver la paix pourtant, c’est ce que les Congolais demandent à SASSOU : respecter sa propre légitimité autrement dit, le texte de sa propre Constitution en quittant le pouvoir au terme de son dernier mandat, sans créer d’autres morts. Aucune séance de prière fut-elle dirigée par Jésus lui-même n’est nécessaire pour préserver la paix.

En effet, au moment où les Congolais décident de réagir contre la ghettoïsation sociale que nous impose SASSOU; voilà que, comme de coutume, l’ancien marxiste reconverti en démocrate tente une fois de plus d’utiliser l’Eglise, le ventre mou de la résistance contre l’oppression, pour distribuer des comportements de soumission et anesthésier la population. Après avoir sacrifié pour rien un Cardinal et un Evêque, voilà qu’en échange de la construction par SASSOU d’une résidence de la Nonciature, le Clergé congolais, volant au secours du bourreau, suggère un dialogue qui ressemble à l’histoire du poisson qui passe commande de l’hameçon. On invite à la messe, un homme issu d’une civilisation qui n’a jamais eu aucun contact avec Dieu, comme Monseigneur Ernest KOMBO avait commis la sacro-sainte bêtise d’inviter au lavement des mains, des personnalités issues d’un univers où ce rituel est inconnu.

Pour ajouter à la faconde démagogique, conscients de son échec généralisé, n’ayant rien d’autre à offrir, le Parti du dictateur, le PCT par la voix de ses agitateurs encore fidèles au despote, nous brandit au quotidien, cet argument d’une rare débilité et tout aussi niais que grossièrement mensonger, selon lequel : SASSOU EST L’ARTISAN DE LA PAIX DANS LE PAYS. Alors qu’il est clairement établi comme je l’ai déjà écrit, que depuis le retour de SASSOU au pouvoir, une atmosphère lugubre se répand sur toute la vie du pays, une ambiance de nécrobiose s’installe ; le Congo s’est transformé en une nécropole au sein de laquelle seuls parmi tous, les membres du clan régnant gardent l’espoir de vivre. En chaque bébé qui naît se lit une indicible angoisse de grandir dans une société démunie de l’essentiel : pas d’eau, pas d’électricité, pas d’école, pas de santé, pas de sécurité. En dehors d’avoir transformé le Congo en un véritable incubateur de la médiocrité, SASSOU nous a offert un cénacle de cancres au plus haut niveau de l’Etat, au sein duquel sont entretenus de manière récurrente et quasi officiellement, le fétichisme et la culture de l’irrespect tant pour les biens de l’Etat que pour la femme de l’autre. Livrer sa femme aux ébats amoureux de celui dont dépend sa situation est devenu un exercice institutionnalisé.

SASSOU bâtisseur de la paix et garant de l’unité nationale a-t-on dit ? Comment en douter ? Les Congolais ont encore présent en mémoire la catastrophe du 4 mars 2012. Alors que le PCT inonde les grandes places de nos centres urbains, des affiches avec le slogan : LE CONGO A BESOIN D’INSTITTIONS FORTES, pendant que l’on viole en même temps au quotidien les lois de la République, Denis SASSOU-NGUESSO, Président du Comité Central du PCT, vient de servir au Congolais, le plus gros scandale de toute notre histoire nationale. En effet, l’on se souvient, le Colonel Germain ICKONGA AKINDOU alors Directeur de l’Equipement de ce qui tient lieu de Forces armées congolaises reçoit la faramineuse somme de 490.000.000 FCFA, presque un demi-milliard pour la construction de la soute à munitions de Bilolo. Après avoir frauduleusement décaissé du Trésor public, par l’entremise des époux Kouyaté cette faramineuse somme, le Colonel Germain ICKONGA AKINDOU a fait faire les travaux par des entreprises non qualifiées, ce qui a été un véritable échec. Il n’a donc pas pu livrer aux Forces Armées Congolaises la soute à munitions de Bilolo qui s’est effondrée parce que mal construite. La construction de cette soute aurait permis d’évacuer la cargaison meurtrière de ces munitions à l’origine du drame dit de Mpila du 4 mars 2012, et qui a causé des milliers de morts et blessés, laissant plus de 20.000 personnes sans abri. Il est donc clair que le Colonel Germain ICKONGA AKINDOU est l’unique responsable de l’explosion du 4 mars 2012, et par conséquent l’unique responsable de tous ces morts.

Mais voilà que les Akoua membres du groupe mbosi, ont fait savoir à SASSOU dans un conclave tribal que « Tout le monde vole dans ce pays, pourquoi avoir seulement sanctionné ICKONGA ? ». Séduit par cet argumentaire dont ne pouvait bénéficier les Tékés condamnés et incarcérés au même titre et parfois de simples hommes de troupe ; SASSOU, le Président le plus tribaliste de toute notre histoire, a simplement décidé de libérer ce Colonel voleur et assassin, et par Décret n° 2015-265 du 11 mars 2015, paru au Journal Officiel n°12 du 19 mars 2015, le Colonel Germain ICKONGA AKINDOU a été nommé Inspecteur de la logistique à l’Inspection Générale des Forces Armées Congolaises et de la Gendarmerie dite nationale. L’intéressé percevra à ce titre, les indemnités prévues par les textes en vigueur, précise le Décret. Pour mieux narguer la mémoire des morts du drame de Mpila du mois de mars, SASSOU a choisi le même mois pour libérer leur assassin Colonel Germain ICKONGA. La coïncidence est insolente il faut le dire. Voilà la facture pro-forma de la prestation de SASSOU pour le prochain mandat auquel il aspire ardemment. Un homme incapable de gérer un Etat de Droit, voire simplement un Etat. Il ne me paraît pas excessif d’affirmer que pire que SASSOU, l’on ne pourra jamais avoir. J’ai beau réfléchir en toute sincérité, je ne trouve en SASSOU aucune qualité que l’histoire du pays pourrait retenir. L’homme est le mal en personne, Adolf HITLER, Jean Bedel BOKASSA, Amin DADA, Joseph Staline, sont devant SASSOU de criminels mineurs.

Pour les profanes du Droit, il nous faut indiquer que s’il est vrai que le Président de la République a le pouvoir d’accorder la grâce à tout condamné, il nous faut rappeler, que la grâce présidentielle est une mesure de clémence qui a pour effet de soustraire un condamné à l’application de la peine qu’il aurait du subir. Mais elle restera sans effet sur la condamnation elle-même qui continuera à figurer sur le casier judiciaire. En d’autres termes, la grâce présidentielle, une mesure individuelle qui est de la compétence exclusive du Président de la République, encore faut-il que le Congo ait un Président de la République et non pas un chef de tribu, si elle dispense de l'exécution d'une peine, elle n'efface pas la condamnation. La grâce présidentielle ne doit donc pas être confondue avec l'amnistie, qui étymologiquement est l’oubli, elle est une mesure générale votée par le Parlement et qui efface la condamnation. Ce scandale nous autorise à dire très franchement que dans l’univers mbosi, le vol et le crime sont des actes de bravoure. Voilà les gens avec lesquels nous devons semble-t-il bâtir la nation congolaise !

« J’ignore combien d’entre-nous résisteraient à cette épreuve de l‘autodétermination, telle qu’elle a été décrite par notre collègue, représentant de la France. Devons-nous laisser appliquer le principe de l’autodétermination à l’échelon du village, du district, de la province, laisser chacun libre de choisir ce qu’il veut faire ? Je l’ignore. Au lieu de 146 Etats membres des Nations unies, il y en aurait peut-être 1.000, et j’ose prédire que bien des membres de ce conseil ne résisteraient pas non plus à cette épreuve », s’exclamait le Tanzanien Salim Ahmed Salim, candidat battu à l’élection au Secrétariat général de l’ONU, dans son discours aux Nations unies, 1973.

Cette apostrophe désormais homérique est, du point de vue heuristique singulièrement intéressante, tant elle restitue de manière éloquente, la situation actuelle de notre pays, le Congo, dans sa trajectoire de tentative de l’érection si non d’une nation congolaise du Nord au Sud, au moins d’une République congolaise une et indivisible. Et voilà que le déficit d’intelligence politique qui caractérise de manière chronique la classe politique, dans le Sud particulièrement, force tout le monde à croire que le débat politique doit s’articuler sur la question de la Charte nationale, qu’il faut maintenir en l’état, pour voir partir SASSOU du pouvoir. Le problème réside pourtant, en ce qu’il est quasiment impossible de trouver, dans cette communauté sociale bigarrée constituée au forceps par le fait colonial, cette union matrimoniale réalisée sans le consentement des époux entre le Nord et le Sud, l’expression de la manifestation authentique de la moindre volonté de vivre ensemble ; vos valeurs socio-culturelles sont si éloignées les unes des autres. Alors qu’au contraire, dans le comportement au quotidien des gouvernants qui étaient en charge de promouvoir cette œuvre de construction nationale se trouvent répandus de manière récurrente, ces relents de tribalisme qui, singulièrement sous le règne meurtrier de SASSOU-NGUESSO, ont été notablement exacerbés et ont définitivement entamé le tissu social, détruisant sans espoir de retour toute possibilité de vie civile en commun, semant par l’ethnicité morale et le tribalisme politique, la haine ethniciste exclusiviste et la détresse entre les communautés ethniques qui devaient composer cette fameuse République une et indivisible, en tout cas, l’institutionnalisation de la stratégie de hutu-tutsisation d’un Congo dans lequel désormais, l’espérance d’une République une et indivisible se trouve dans un coma irréversible.

Nous autres Koongo, avons chaque fois apporté la preuve de notre capacité de gouverner, et notre aptitude à planter les jalons de l’unité nationale. Il suffit par exemple de regarder la composition des gouvernements sous Fulbert YOULOU, Alphonse MASSAMBA-DEBAT, André MILONGO, en comparaison avec les gouvernements sous l’occupation mbosi. Les archives de la République sont là incorruptibles. 

 


                             

 

 

Les archives témoignent de la conception qu’ont les Koongo de l’unité nationale.

Ne nous trompons donc surtout pas en nous arc-boutant sur la question de la Constitution, cela reviendrait à fausser le diagnostic qui conduirait à prescrire une thérapeutique inadaptée à la pathologie ; notre combat devra se situer ailleurs. Le décès de l’espérance de la mutation en une nation du capharnaüm social que nous a cédé l’administration, est désormais constaté ; la situation actuelle gangrenée par la mbosisation à outrance et avérée de tous les compartiments de la société, dans laquelle la sécession apparaît désormais comme le seul débouché salvateur possible, commande d’éviter de faire l’âne du Buridan pour prendre la seule et l’unique décision que nous imposent les circonstances. L’option pour la sécession après une tentative de passage par l’autonomie de nos régions, est un pont aux ânes pourtant, que notre cécité politique nous empêche de constater.

En trois décennies de pouvoir sans partage, SASSOU a réussi, ce que les sionistes les plus extrémistes n’ont pas réussi à faire en Palestine dans le même laps de temps : vider l’administration jadis publique, des cadres du Sud pour se l’approprier. Les termes du préambule de la Constitution du 20 janvier 2002 qui proclament une transition vers la démocratie, se révèlent finalement de plus en plus comme un bluff. Sur le plan économique, on a vécu le démantèlement des réformes révolutionnaires et des nationalisations des années 63 à 68 opérées par le régime du Président Alphonse MASSAMBA-DEBAT; sur le plan politique, on a eu droit à la multiplication des cas de violations permanentes des droits civils et des droits de l’homme ; sur le plan institutionnel, les Congolais vivent une exceptionnelle concentration de pouvoir dans les mains des ressortissants de l’axe OYO-OLOMBO-BOUNDJI-MAKOUA et la marginalisation des autres communautés ; sur le plan social, la fossilisation de la médiocrité comme vertu cardinale. Il nous faut simplement tirer les conséquences de cette cohabitation de 50 ans avec des peuplades qui accusent singulièrement un gros déficit de culture juridique et prendre la décision qui convient. En tout cas, le bilan politique et social s’est, en plus de cinquante années d’indépendance, soldé par un échec dramatique qui a généré des tensions qui servent aujourd’hui de révélateur aux antagonismes tribaux chroniques, et qui attestent que tout le brouhaha entretenu autour d’une Nation congolaise à former, est du bruit pour rien. Le retour de SASSOU aux affaires a démontré que l’idée nationale était cliniquement passée de vie à trépas.

 


                             

 

Auteur Daniel NKOUTA

 

 

 

 

 

 

 

 

au changement de la constitution 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 

 
 
 
 
        
 

 

Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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