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LES BRUITS DE BOTTES SE FONT ENTTENDRE AU SEIN DES FORCES ARMÉES CONGOLAISES AU SERVICE DU DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO

  

  

 

 

 

FAC: Des bruits de bottes se font entendre 


 

 

Gangrenée par la corruption, le favoritisme et le sectarisme, des bruits de bottes se font entendre.

<< Laissez choir à jamais les mentalités d’assistés, de profiteurs, de personnes en quête perpétuelle de passe-droits et autres facilités…Jetez bas la médiocrité, la tricherie et toutes autres antivaleurs. … Je ne surprends personne, en affirmant qu’en dépit de nos efforts multiformes, notre pays n’est pas encore hélas, exempt de corruption, de concussion, de fraude, de détournement de deniers publics et d’autres actes tout autant répréhensibles que néfastes à l’accomplissement du bonheur collectif>>.

Voilà comment en ce jour du 14/08/2009 proclamait, la main sur le cœur, le Président Dénis Sassou N’guesso, Président de la République, chef du gouvernement, Chef suprême des armées. Plus de trois ans après, toutes les composantes de la société congolaise survivent quotidiennement dans la misère, l’humiliation, l’arrogance et le racket des dignitaires et proches du pouvoir. Aujourd’hui, face au mépris de leur hiérarchie une frange importante de la force publique menace d’emboiter le pas aux enseignants pour exiger la satisfaction de leur revendications.

Au terme d’une enquête minutieuse, enclenchée à la suite d’une curiosité journalistique consécutive à l’attroupement régulier sur le site de la DGAF, notre rédaction livre les informations sur les tenants et les aboutissants des réseaux mafieux qui gangrènent l’armée et la police nationales.

Les bruits de bottes qui s’annoncent au sein des Forces Armées Congolaises et de la Police Nationale sont la conséquence de la fronde et des frustrations accumulées, nées de la non reconstitution des carrières de 1135 agents de la force publique, à cela il faut ajouter plus de 3000 autres agents qui se serait vu suspendu le paiement de leur soldes. Selon les informations recueillies auprès des concernés, depuis le 21 aout 2009, par lettre N°0047/PR/CAB/DD, le défunt Yves Motandault Mongo, Conseiller spécial du Président de la République en charge de la Défense Nationale avait transmis au Contre-amiral Fulgort Ongombo pour compétence, les dossiers de reconstitution des carrières avec requête des intéressés, arrêts et décision de justice. Près deux ans après, face au silence de leur hiérarchie, les intéressés se sont résolus à toucher le médiateur de la République. Saisi de la gravité du dossier et convaincu de la légitimité des plaignants, Monsieur Hilaire Monthault, Médiateur de la République suggéra par courrier N°038 du 08/02/2011 à Monsieur Zacharie Bowao, Ministre à la Présidence chargé de la Défense Nationale de bien vouloir diligenter auprès du Directeur Central de la Justice Militaire, une suite afin selon ses expressions de < >. Il s’agit des dossiers relatifs, toujours selon nos informations aux 99 agents en activité ou à la retraite (vip) estimant que leur carrière a injustement évolué ; 144 agents (supposés faussaires) dont 63 ont été réhabilités et reconnus dans leurs droits par un jugement du 26/06/2007 ; 105 agents, anciens étudiants de l’ex RDA ; 91 aspirants licenciés de l’université Marien Ngouabi sortis de la première promotion d’harmonisation de l’Ecole Nationale des sous-officiers de Gamboma avec le statut de Chef de section d’infanterie ; 700 agents de la police des classes 80, 82 et 83 bénéficiant d’un jugement rendu par le tribunal de grande instance de Brazzaville ; 94 officiers de la force publique retraités et remis en activité par note de service N°001493/PR/MDN/DGRH/DP du 11/11/2010, consécutif à l’arrêt de la cour suprême N°07/GCS 2010 du 20/05/2010 ; un officier bénéficiant d’un jugement de la cour d’appel de Brazzaville, arrêt N°11 du 22/03/2006.

Tous ces dossiers ont été traités en date du 12/05/2011 par note de service N°001282/PR/MDN/CAB du Ministre à la Présidence, chargé de la Défense Nationale, instruisant le Contre-amiral Fulgort Ongombo, Directeur Général des Ressources Humaines d’y donner une suite favorable. Manifestement, le Contre-amiral Fulgort Ongombo et ses collaborateurs n’ont pas donné suite aux instructions de la hiérarchie. Le Colonel Médard Ekoula en sa qualité de Chef du personnel aurait à ce titre été pleinement impliqué dans le traitement scabreux de ces dossiers. Connu de l’opinion publique et des soldats, officiers et sous-officiers de la force publique et de la police nationale, une jurisprudence, des mœurs et coutumes se sont enracinées dans une sorte de complicité de la hiérarchie militaire, le <
> ; autrement dit des avancements au grade supérieur conditionnés par le paiement des fortes sommes d’argent. Aussi, selon les intéressés dont nous avons recueilli les aveux, une somme de 4.000.000 CFA (Quatre millions de CFA) leur ont été exigés pour que les textes de nomination et de régularisation leur soit établis. Démunis, nos braves éléments de la force publique ont pu récoltés qu’une modique somme de 340.000 CFA. Ceux-ci affirment, grave accusation, d’avoir déposé dans deux résidences distinctes de deux officiers, l’enveloppe et des avantages en nature dont : un serpent Boa, un Ngoki, une Tortue, 4 bouteilles de Vodka, un congélateur 100l, 3 bouteilles de vin, une étoffe Wax. Peine perdue, pour nos infortunés de la force publique, les dossiers qu’ils pensaient être traités de façon globale feront l’objet d’un traitement au cas par cas, ceci en fonction de la poche du soldat, sous-officier ou officier demandeur. Par la suite, contre toute attente, l’inspection générale des armées et la direction centrale de la sécurité militaire entreprirent un nouveau contrôle. Quelques zones d’ombres ont été élucidées, la mise en exécution des instructions du Ministre Zacharie Bowao devrait normalement se matérialiser.

Par ailleurs, l’autre dossier chaud, celui relatif au 700 policiers des classes 80, 82 et 83 s’exécute aussi de façon discriminatoire et injuste. Selon les témoignages recueillis auprès des policiers casernés, à la suite de leur identification, notamment les policiers disposant du Bt1, Bt2, Adjudants et Adjudants Chefs rassemblés au camp de Mounkondo, l’ouverture du stage a été conditionné entre autres par la collecte d’une somme de 5.000.000 CFA remis à un Commandant de la police. Tandis que, toujours selon les éléments recueillis lors de notre témoignage, une somme de 400.000.000 Cfa aurait été décaissée au trésor public par deux colonels de la police en charge de l’organisation dudit stage. L’affaire étant à suivre, nous taisons expressément les noms des Colonels et du Commandant cités lors notre notre enquête.

Parallèlement aux contentieux, magouilles et escroqueries décrits précédemment, l’on signale une autre affaire, celle liée aux 3000 agents environ dont les versements des salaires ont été suspendus depuis plusieurs mois. Un imbroglio monstre entoure cette situation. Pour certains, le changement de compte bancaire pour échapper à leur créanciers, d’autres logés hier dans la catégorie des déserteurs, ne perçoivent toujours pas leur salaire alors que leur situation a été régularisée.

En définitif, la longue attente des conclusions et de la délibération de la réunion du 22/01/2013 du commandement présidé par le Ministre à la Présidence chargé de la Défense Nationale, le Général Charles Richard Mondjo relatif au dossier de la reconstitution des carrières des agents de la force publique ; celui de la régularisation des salaires des supposés militaires déserteurs, contrôlés, détenteurs de leur main levée toujours suspendu de salaires ; enfin, des vrai déserteurs ayant repris la route des casernes et leur fonction ; tous ces dossiers sensibles et brûlants empoisonnent gravement la quiétude, l’unité et la tranquillité au sein des forces armées congolaises. Ces soldats, sous-officiers et officiers de la force publique, citoyens et pères de famille d’abord se sentent injustement pénaliser par leur hiérarchie et leur corporation. Ce qui met véritablement en péril leur famille et leur vie quotidienne. L’enquête menée par notre rédaction devrait inciter les pouvoirs publics, en tout cas, les personnalités en charge de ces questions d’apporter une solution durable et urgente à ce qui est perçu comme un cri de cœur, une sonnette d’alarme, une prise à témoin de l’opinion sur les souffrances des milliers de familles congolaises. La paix chèrement acquise et dont le Chef de l’Etat en à fait son cheval de bataille est à ce prix.


Auteur: Meraf Ossebi

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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