Par LA VOIX DU PEUPLE
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Nicolas Tiangaye et le DICTATEUR Denis Sassou Nguesso, le 15 janvier 2013 à Brazzaville.
La RCA est mise sous la tutelle du Congo pour la gestion de ses ressources humaines et par le Tchad pour les questions militaires. Comme une personne âgée en perte d’autonomie à domicile, où en maison de retraite, la RCA après son occupation par des bandes armées étrangères, et l’immaturité de ses dirigeants à proposer des solutions idoines pour sortir de la crise, est placée sous la tutelle du Congo par les Nations Unies.
La RCA est considérée comme une mineure dont les actes sont nuls en droit et dont les biens doivent être gérés par un tiers. Le Congo a été désigné par les chefs d’état de la CEEAC chapeauté par la France pour gérer la transition Centrafricaine et s’assurer de son bien-être. A tout honneur tout seigneur, cette humiliation ne semble pas préoccuper les autorités Centrafricaines et les acteurs de la société civile, qui se disputent les parcelles juteuses du pouvoir. Recommandé il y a presque deux mois à N’Djamena, l’exécutif centrafricain peine à s’entendre sur le réajustement du Gouvernement d’union nationale Tiangaye III.
Cette mésentente même si les autorités ne le confirment pas n’est plus un secret de polichinelle. Pour preuve les deux dernières semaines ont été marquées par les allers-retours entre Brazzaville et Bangui, des trois têtes des autorités de la transition dans l’ordre protocolaire. Après le président Djotodia qui a été reçu à OYO, village natal du président Dénis Sassou Nguesso, le premier ministre Me Nicolas Tiangaye et le président du Conseil national de la transition M. Alexandre Nguéndet ont récemment séjourné au Congo. Un différend opposerait semble t-il le PM et l’aile politique de la Séléka au sujet de la volonté de ce dernier de nommer plus de technocrates au détriment d’un partage entre les belligérants, comme ce fut le cas avec ses gouvernements I et II.
Le président Djotodia avait annoncé la mise en place du nouveau gouvernement sous 72heures. Une semaine plus tard, les Centrafricains continuent de retenir leur souffle. Tout porte donc à croire que le premier ministre de la transition était à Brazzaville pour présenter la liste des membres du gouvernement au tuteur légal M. Sassou. Ce, pour éviter le scénario Bozizien qui avait doublé in fine les postes clés par ses partenaires.
Une autre source nous apprend que le PM et le président du CNT étaient chez le médiateur pour clarifier le conflit qui les oppose sur l’ordre protocolaire. En gros c’est pour savoir qui est la deuxième personnalité du pouvoir après Djotodia. Des contradictions entre les différents sommets lèguent d’une part les pouvoirs de décisions au chef du gouvernement et d’autres part confèrent au CNT le rôle dévoué habituellement à une chambre parlementaire d’où l’idée de l’inscription de la motion de Censure dans les textes législatifs. Pendant que les autorités affichent leur désaccord , le peuple continue de sombrer dans la terreur et le désarroi. Seul un dialogue inter -centrafricain qui accouchera des recommandations voulues par ces derniers peut réunir le peuple dans ces conditions.
Wilfried Maurice SEBIRO
Centrafrique Libre
Incapable de résoudre les problèmes des étudiants et des retraités congolais, Sassou préfère passer son temps à résoudre les conflits entre centrafricains à coup de milliards de Fcfa du contribuable congolais.
Ce qui saute aux yeux, c'est le fait que Sassou montre à la terre entière qu'il est le seul maître à bord, que c'est bien lui qui a nommé les députés et sénateurs et qu'il n'a pas besoin de les consulter pour engager les deniers du pays. Le commentaire de nos confrères de Zenga-Mambu
Source:Mise sous tutelle la Centrafrique est devenue une préfecture du Congo
«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »
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