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GUINEE CONAKRY VIOLENCES : 12 MORTS ET 89 BLESSÉS

 

 

 

 12 MORTS ET 89 BLESSÉS DANS LES VIOLENCES A CONAKRY

 

 

 
12 morts et 89 blessés dans les violences à Conakry

Douze personnes ont été tuées et 89 blessées depuis jeudi dans des violences à Conakry en partie liées à la contestation par l'opposition de la tenue de législatives le 30 juin, a annoncé lundi le porte-parole du gouvernement guinéen.


"Selon de sources hospitalières et sécuritaires", il y a "12 morts confirmés dont 7 par balles (origine des balles encore inconnues), 26 hospitalisations, 63 autres blessés par jets de pierre et armes blanches, des destructions de biens publics et privés", a indiqué le porte-parole Damatang Albert Camara dans un communiqué.


Selon un décompte établi lundi par l'AFP à partir de sources médicales et de proches des familles, 17 personnes ont été tuées dans ces violences.


Le porte-parole du gouvernement affirme que la plupart de ces violences "quasi quotidiennes" depuis jeudi se sont déroulées dans des banlieues considérées comme des fiefs de l'opposition tels que Cosa et Bambéto et "ont outrancièrement dépassé le cadre de revendications politiques".
"Une enquête spécifique" destinée à "faire toute la lumière sur ces événements, sans passion, sans pression et sans parti pris, tout en prenant toutes les mesures utiles pour accélérer l'instruction des dossiers", sera ouverte, a-t-il ajouté.


"Le gouvernement dénonce, et l'exploitation par les partis politiques des différences régionales et ethniques au détriment de la cohésion nationale, et les velléités de mise en place de milices d'autodéfense" dans les quartiers où ont lieu les violences, affirme M. Camara.


En Guinée, les division ethniques recoupent le plus souvent les divisions ethniques, les Peuls étant majoritairement dans l'opposition.


Dans son communiqué, "le gouvernement rappelle au peuple guinéen et aux acteurs de la vie politique nationale en particulier, que la violence comme moyen de conquête du pouvoir est humainement intolérable, culturellement inadmissible et contraire à la Constitution".


Il réaffirme "solennellement et fermement, qu'aucun acte de violence, aucune violation des lois, quels que soient les auteurs, les motifs et les prétextes, ne sera toléré".


Jeudi 23 mai, des milliers de personnes avaient manifesté à Conakry à l'appel de l'opposition qui a organisé ces derniers mois plusieurs marches pour réclamer des élections législatives "libres et transparentes", manifestations ayant le plus souvent dégénéré en violences meurtrières.

Source: AFP

 

Limogeage du ministre guinéen de la Sécurité

Heurts entre police et manifestants à Conakry.

La crise qui oppose le gouvernement à l'opposition guinéenne depuis plusieurs mois aurait-elle fait une victime de taille ? Le lundi 27 mai 2013, le ministre guinéen de la Sécurité Maramany Cissé a été limogé de son poste et remplacé par le contrôleur de police et actuel ambassadeur de Guinée au Sénégal Madifing Diané. Pour le moment, il est difficile de dire si ce départ du gouvernement est uniquement lié à la situation actuelle du pays et à la répression violente des manifestations de l'opposition, qui a fait depuis jeudi au moins 12 morts selon le gouvernement, 17 selon des sources proches des familles et indépendantes.

 

Sanction ou mise à l’écart ? Maramany Cissé a été démis de ses fonctions de ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Mais pour autant, il ne va pas très loin, bénéficiant toujours de la confiance du chef de l’Etat guinéen qui l’appelle à ses côtés, pour justement s’occuper de la réforme du secteur de la sécurité, avec rang de ministre.

Cela dit, la question qui circule sur toutes les lèvres aujourd’hui est de savoir si ce départ est lié à la gestion des contestations de l’opposition qui, en quatre jours, ont fait 12 morts, dont sept par balle selon le gouvernement, 17 selon d’autres sources indépendantes proches des familles des victimes. Quoi qu’il en soit, Maramany Cissé a été remplacé par un autre expert en la matière, Madifing Diané, jusque-là ambassadeur de Guinée au Sénégal.

Cette décision a été prise au sortir d’une rencontre qu’Alpha Condé a eue avec les services de maintien de l’ordre dès son retour d’Addis-Abeba. Rencontre au cours de laquelle des chefs de corps de la gendarmerie et de la police ont donné des explications au président Condé, affirmant que les manifestants étaient armés d’armes à feu et d’armes blanches, affirmations démenties sur RFI par un responsable de l’opposition qui a déclaré : « Si les manifestants étaient munis d’armes à feu, ils auraient abattu au moins un policier ».

Le calme est revenu à Conakry

Au même moment, à Conakry, la journée de lundi a été plus calme même si l'axe Coza-Bambeto était toujours bloqué. Le président guinéen Alpha Condé s'est dit prêt à dialoguer avec l'opposition, mais il n'est en revanche pas question selon lui de révoquer l'opérateur technique Waymark qui gère le fichier électoral. Pour Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, qui se trouve actuellement à Paris, le dialogue ne peut pas faire l'objet de préalables.

Abidjan Chantal TANOH pour la Voix du Peuple

 

 
 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

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