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Auteur : Bienvenu MABILEMONO
UTILISATION DES PRODUITS PERIMÉS DANS LE TRAITEMENT DE L'EAU PAR LA S.N.D.E
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Utilisation de produits périmés dans le traitement de l’eau par la S.N.D.E : son Directeur général Emile MOKOKO WONGOLO a-t-il agi de mèche avec son ministre de tutelle Henri OSSEBI ? Les Congolais ont le droit de savoir
Pour rendre l’eau potable, on lui applique des traitements variés qui obéissent tous au même principe : éliminer les éléments de matière contenus dans l’eau par étapes successives, jusqu’aux organismes microscopiques comme les virus et les microbes. Tout cela se fait dans une usine d’eau potable.
En effet, qu’il s’agisse des eaux de surface (cours d'eau, lacs, étangs), alimentées par le ruissellement des eaux de pluie ou des eaux souterraines provenant de l'infiltration des eaux de pluie dans une couche de terrain perméable (nappe aquifère), l’eau brute captée en milieu naturel n'est pas toujours potable. Elle doit alors être acheminée par des canalisations jusqu'à une usine spécialisée dans le traitement de l'eau, qui la rend "potable" c'est à dire consommable sans risque.
La désinfection de l'eau, c'est l’ultime étape. Elle permet d’éliminer tous les micro-organismes qui pourraient être dangereux pour la santé. Cette désinfection finale est effectuée à l'ozone ou au chlore. L'eau est, à ce stade du traitement, potable. Afin d'éviter toute prolifération bactérienne, on maintient un léger résidu de chlore pendant le voyage dans le réseau de distribution, jusqu'au robinet.
Comme chacun peut le voir, tout au long du processus (prélèvement, traitement et distribution), l’eau exige une surveillance permanente. C’est question de santé publique. En France par exemple, les contrôles conjugués des pouvoirs publics et des professionnels font de l'eau potable l'un des produits alimentaires les mieux surveillés.
Mais seulement voilà, au Congo de notre inusable dictateur sanguinaire, corrompu et corrupteur, Denis Sassou N’Guesso, où la seule règle d’or demeure « on part on part, é bonga é bonga té toujours meilleur », il n’existe aucun contrôle même sur cette question vitale et très sensible. Et pour cause ! Ce manque de contrôle et surtout l’impunité dont bénéficient les chantres du chemin d’avenir ont permis récemment à Monsieur Emile MOKOKO WONGOLO, Directeur général de la S.N.D.E. de détourner plusieurs millions de petro-CFA qui étaient destinés à l’achat des produits de traitement de l’eau. Comme il est coutume de se remplir les poches dans les opérations d’achats pour le compte de l’Etat ou d’entreprises d’Etat, il a sciemment choisi d’acheter des produits périmés et donc moins chers pour empocher la différence. Mais le plus grave dans tout cela c’est que ces produits périmés ont bel et bien été utilisés dans le traitement de l’eau à Brazzaville. Pire, son ministre de tutelle, le ministre de l'énergie et de l'hydraulique, Henri Ossébi et les cadres de la S.N.D.E étaient bien au courant et ont laissé faire. D’où cette question que nous posons : Emile MOKOKO WONGOLO a-t-il agi de mèche avec son ministre de tutelle Henri Ossébi ?
Quoi qu’il en soit, nous disons que pour éviter ce type de comportement criminel et diabolique, la qualité de l'eau doit désormais être soumise à un double contrôle :
Le contrôle des pouvoirs publics, par le biais de la Direction générale des Affaires Sanitaires et Sociales, placée sous l'autorité conjointe des ministres de la santé et des affaires sociales, à partir de prélèvements réalisés sur tous les réseaux. Le but de ces contrôles est de vérifier la qualité de l'eau, avant et après traitement, et aux points de distribution. Les résultats de ces analyses doivent être communiqués aux responsables de la qualité de l'eau (ce qui implique la création d’une Direction de la qualité de l’eau au sein du ministère de l'énergie et de l'hydraulique) ;
En sa qualité de gestionnaire et de responsable de la distribution d’eau potable, la S.N.D.E assure en effet l'exploitation des usines de production d'eau potable, organise la relève des compteurs et est tenue d’entretenir en permanence le réseau et effectuer des contrôles de qualité réguliers.
Bienvenu MABILEMONO S.G du Mouvement pour l’Unité et le Développement du Congo – M.U.D.C.
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«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »
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