Par LA VOIX DU PEUPLE
France, le rapport de la cour des comptes épingle l’Etat. Au Congo à quoi sert cette institution ?
Le rapport de la Cour des comptes qui vient d'être présenté avait été finalisé en décembre, peu de temps avant le décès de Philippe Séguin qui dirigeait la Cour depuis 2004. C'est «le dernier
acte public qu'il aura marqué de son empreinte», a souligné le premier
Comme chaque année, la Cour consacre l'un des 25 chapitres de son rapport à la situation préoccupante des finances publiques de la France. Elle s'y alarme de la «dégradation» des déficits, notamment sociaux, causée non seulement par la crise mais aussi par l'incapacité du gouvernement à maîtriser suffisamment ses dépenses. Les nouvelles «niches fiscales», sont notamment dans sa ligne de mire.
Sur le plan fiscal. La Cour déplore que les contribuables ne soient pas toujours égaux devant les contrôles car les agents du fisc visent en priorité le «rendement financier» et délaissent donc certains impôts jugés moins rentables, comme l'ISF, ou certains secteurs d'activité.
Sur le plan social. La lutte contre les fraudes à l'assurance chômage, pour un préjudice évalué à près de 2 milliards d'euros par an, dont les «difficultés (sont) persistantes», essuie les critiques des magistrats, de même que la politique «coûteuse» en faveur des services à la personne.
Les Sages prônent en outre une évolution du modèle social de la SNCF pour l'harmoniser avec le «droit commun». Pour la RATP en revanche, elle recommande une aide pour financer ses infrastructures et une «opération-vérité» sur la dette qu'elle ne sera pas en mesure de rembourser, comme ce fut le cas pour la SNCF.
Dérives financières. Les «dérives financières» des programmes d'armement, notamment les retards de l'avion de transport militaire A400M, ou encore le parc automobile surdimensionné de la police nationale ont également été passés au crible par la Cour des comptes.
Bizarreries administratives. Le rapport s'attarde encore cette année sur une des «bizarreries»
administratives que Philippe Séguin se plaisait régulièrement à débusquer: les inspecteurs de l'académie de Paris, «une survivance historique injustifiée» de l'administration napoléonienne qui a
donné lieu au «dévoiement de l'utilisation de ces emplois publics pour permettre des nominations de collaborateurs d'autorités publiques».
Au Congo, la cour des comptes n’est que l’ombre d’elle-même. Elle ne fait que de la figuration parmi les institutions de la république, comme le
SENAT et l’Assemblée Nationale.
A ce jour, aucun rapport à son actif, dénonçant les dérives financières auxquelles on a assisté ces dix dernières années.
Les gouvernants congolais ont dévasté le trésor public, mis à genoux les finances du pays. Le détournement des deniers publics est exponentiel, la délinquance financière est devenue la règle d’or et la mauvaise gouvernance le corollaire. C’est dans cette ambiance irresponsable, que le Congo atteint le point d’achèvement PPTE (Pays pauvre très endetté) après un quart de siècle de négociation. Que dire alors d’HAÏTI ?
La cour des comptes devrait se servir de l’exemple français pour jouer son véritable rôle.
Pointe Noire, Axel LOEMBA pour la Voix du Peuple.
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