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Le Général Morlendé et le Colonel Note dans le collimateur.
Lorsque
des officiers supérieurs foulent aux pieds les règles les plus élémentaires de sécurité d’un aéroport international, cela doit inquiéter plus d’un citoyen.
Voilà une attitude qui a mis mal à l’aise les policiers et les agents de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC). «Je suis général !».
C’est
avec cet accent digne d’un cosaque et non d’un véritable agent de l’ordre que le Général Morlendé a répondu la semaine dernière à l’aéroport Maya-Maya aux agents de sureté, lorsque les
opérateurs du scanner venaient de détecter deux armes de guerre dans sa valise.
Pourtant, pour des mesures de sureté et de sécurité, et même de quiétude, le principe incarné par la loi en matière de sécurité dans la navigation aérienne, voudraient qu’aucune arme, ni
tout objet suspect ne soit autorisé à passer en cabine. Mais notre général a refusé d’obtempérer. Tout simplement parce qu’il est officier supérieur des FAC et a fait la guerre de 1997,
dirait-on.
Dans le même registre, le mercredi 3 février vers 15h 30, le lieutenant colonel Note de la Gendarmerie nationale, nonobstant l’insistance des agents de sureté de la Police et L’ANAC, a
refusé de faire passer une valisette plus un sac au scanner, parce que propriétés d’une femme qui
l’accompagnait.
A cette occasion, le colonel arrogant a eu le malin plaisir de narguer les agents chargés d’assurer l’ordre au salon d’honneur.
Cet officier a ensuite marché du salon V.i.p. au pied d’avion, en foulant au pied les dispositions sécuritaires de l’aviation civile, car, les normes de sécurité exigent que tous les
passagers empruntent les bus ou voitures mis à disposition par l’ANAC, en attendant l’érection sous peu du satellite ou de la passerelle reliant la salle d’attente à l’avion...
Comment alors qualifier de tels officiers ?
Leurs attitudes relèvent de l’indiscipline. Dans un Etat de droit, sans hésiter, le général et le colonel seraient traités de hors la loi.
Qui dit mieux ? Puisqu’ils désobéissent aux lois et règlements en vigueur au Congo. Mieux ils se comportent comme si les législateurs les avaient épargnés des poursuites judiciaires,
jouissant d’une immunité quelconque. Or, nul n’est censé ignorer la loi.
Ce qui en réalité décourage et ridiculise certains citoyens épris de patriotisme et de civisme.
Oui, il faut parler de civisme, car l’esprit républicain devrait nous emmener tous à appliquer strictement les lois qui régissent la République, et n’exemptent personne, ni le juge, ni le
Président de la République, les membres du gouvernement, moins encore, les parlementaires et les agents de la force publique.
Que les officiers congolais s’approprient le sens républicain de la force publique, ainsi que le caractère immuable de la loi.
De nombreux officiers ont été interpellés directement ou indirectement à l’extérieur du pays pour des trafics illicites, incestes en France et ailleurs, aussi à cause de divers actes
inciviques et de banditisme perpétrés à l’étranger.
Il est imprudent pour les services de sécurité aux frontières des laisser passer les officiers supérieurs en déplacements à l’intérieur comme à l’extérieure du pays sans procéder aux
opérations de fouille des bagages.
Avant de toujours exiger sa part, il faut aussi respecter le travail des autres.
Ghys Fortuné DOMBE BEMBA & t NDINGA
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