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LA RECONQUETE DU POUVOIR SANS LES ARMES: UKRAINE, VIKTOR IANOUKOVITCH REVIENT AU POUVOIR

Monde 08/02/2010 à 00h00

 

UKRAINE, VIKTOR IANOUKOVITCH REVIENT PAR LES URNES

L’Ukraine a tourné, hier, la page de la révolution orange. De quoi réjouir le Kremlin.

 

 

LA RECONQUETE DU POUVOIR SANS LES ARMES

 L'opposant Viktor Ianoukovitch après la clôture de l'élection présidentielle ukrainienne, le 7

 

L'opposant Viktor Ianoukovitch après la clôture de l'élection présidentielle ukrainienne, le 7 février 2010 à Kiev (AFP Genya Savilov)

 

C’est la fin d’une époque. Viktor Ianoukovitch, le grand vaincu de 2004 donné cette fois gagnant dans les sondages sortie des urnes (lire ci-dessous), l’a résumé en quelques mots lors de son dernier meeting sur la place Saint-Michel, vendredi, à Kiev : «Une majorité d’Ukrainiens a voté pour une nouvelle Ukraine. Cinq ans de pouvoir orange ont montré qu’on ne pouvait plus vivre comme ça.» A la tribune, l’homme aux allures de colosse s’est exprimé en russe, contrairement à la règle tacite qui veut que les officiels parlent en ukrainien.

Stalinisme. Quel que soit le gagnant effectif du second tour, le duo Medvedev-Poutine peut se frotter les mains : exit Viktor Iouchtchenko, le leader de la révolution orange et du rêve d’une Ukraine ancrée à l’Ouest, l’heure est à la reprise des relations cordiales entre les deux pays frères. Viktor Ianoukovitch s’est battu contre une Ioulia Timochenko tout aussi désireuse que lui de restaurer de bonnes relations avec le Kremlin. L’intérêt est bien sûr stratégique : il s’agit de reconquérir le cœur de ces Ukrainiens déçus de l’hostilité croissante entre les deux pays. «Nous avons tous un frère, une sœur, un membre de la famille en Russie, rappelait pendant la campagne Vladimir, à Dniepropetrovsk. Nous sommes liés par les liens du sang !»

Viktor Iouchtchenko, président sortant, outre son maigre bilan économique et social, a payé cher son opposition à la grande Russie. Elu avec 52% des suffrages en 2004, il ne rassemble que 5% des voix cinq ans plus tard. La remise en cause de l’histoire commune, sa critique sévère du stalinisme tout comme son acharnement à transformer en héros des personnages controversés sont autant d’épines dans les relations russo-ukrainiennes. Ces thèmes ont disparu des discours des présidentiables.

A l’international non plus, les politiques antirusses ne font plus recette. Les Occidentaux, qui se bousculaient il y a cinq ans pour soutenir les aspirations européennes de l’équipe orange, ont changé de discours. Le 11 janvier 2010, à une semaine du premier tour, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, se fendaient même d’une déclaration commune, rappelant que pour la stabilité du continent, il était important que «l’Ukraine soit économiquement forte et démocratique, et jouisse de relations paisibles avec la Russie». Prudents, les Russes ont cette fois-ci misé sur les deux principaux candidats et la reprise des relations diplomatiques n’a pas attendu les résultats du second tour. Dès l’annonce de la victoire d’Ianoukovitch au premier tour, le 17 janvier, le Kremlin s’est décidé à envoyer un nouvel ambassadeur à Kiev, dont le poste était vacant depuis des mois. Cette décision, très symbolique, a été commentée par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui a prédit lui aussi un «réchauffement des relations après le second tour».

Complexe. Pour autant, à force de trop promettre à l’Est comme à l’Ouest, le vainqueur pourrait bien se faire rattraper par la très complexe identité ukrainienne. Viktor Ianoukovitch a déjà prouvé que pour rester au pouvoir, il était prêt à revenir sur des fondamentaux de son programme, comme la défense de la langue russe. Pas question non plus pour lui de renoncer à l’Union européenne, un marché pour ses sponsors et les hommes d’affaires du Parti des régions, sa formation politique. «Aucun des dirigeants ne peut se permettre de dire qu’il n’est pas pro-européen parce que la population de ce pays, dans sa grande majorité, comprend que l’Europe est un espace de liberté, de démocratie et de prospérité, rappelle José Manuel Pinto Teixeira, ambassadeur de la délégation européenne en Ukraine. En même temps, quand Ianoukovitch parle d’une future union douanière avec la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan, je vois mal comment il peut combiner ça avec la création d’une zone de libre-échange avec l’UE, qui est déjà en négociation.»


Le grand vaincu de 2004, Viktor Ianoukovitch revient au pouvoir par la voie des urnes. Il apporte ainsi la réponse à la grande interrogation : est-il possible de reconquérir le pouvoir sans les armes ? « OUI ».

Au Congo Brazzaville, monsieur SASSOU NGUESSO a imposé une guerre fratricide le 5 juin 1997 au peuple congolais pour reconquérir le pouvoir, il a récidivé le 14 juillet 2009 par un holdup électoral sans précédent dans l’histoire du congo. Il faut en effet noter que, le peuple souverain est libre de confier le destin du pays à un fils digne et capable de porter haut l’intérêt général au détriment de l’intérêt personnel et clanique.

 

  La préoccupation d’un  président est d’améliorer la qualité de vie de son peuple, cela passe par l’emploi, la formation, l’éducation, la santé, les transports, le logement,  et le développement économique. Ainsi,  l’eau, l’électricité, les soins de qualité, le travail, et l’éducation sont les besoins fondamentaux auxquels aspire le peuple congolais. 
 Le temps des coups d’Etat est révolu, vive la démocratie

 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

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C
blog(fermaton.over-blog.com),No-6. THÉORÈME DE LA CHUTE. - OBSÉDÉ DU POUVOIR ??
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