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Auteur: Jean Claude BERI
LE REVEIL DU PEUPLE PAR LA RUPTURE
Le Congo-Brazzaville couve une vague possible de soulèvement social et économique favorisé par le système actuel qui accroit les inégalités, encourage l’exclusion des talents au profit d’un clientélisme absurde et totalement incompétent. Il faut craindre que le réveil du peuple engendre des nouveaux monstres. C’est la responsabilité de nous tous congolais : intellectuels et sages, ouvriers et ménagères étudiants et chômeurs se s’atteler à y répondre de façon patriotique et surtout indéniablement unitaire. Personne ne le fera à notre place. Il suffit de regarder le spectacle triste de notre quotidien politique. Pendant que la justice française estime pour la clarté et le bon fonctionnement de la justice qu’il faille ouvrir une brèche pour permettre à l’ancien Président français de s’expliquer devant une cour de justice, cette même justice pour des intérêts égoïstes et totalement mercantiles, devient aveugle et totalement amnésique face aux souffrances des peuples d’Afrique centrale. Elle leur ferme la voie qui mène vers une simple demande de justice équitable. Comme quoi, dirait-on les milliards amassés par ces Présidents africains mises en causes ne seraient que le fruit d’une richesse accumulée d’un héritage séculaire de leur famille. Puisque l’on n’a du mal à admettre l’évidence éclatante que ces fonds proviennent d’un système de détournements organisés en bandes maffieuses au détriment des peuples qu’ils sont censés gouvernés.
Ce fait consommé d’un système ayant montré ses limites, en particulier au Congo-Brazzaville, et ne pouvant garantir autre chose qu’une désintégration progressive de l’économie, de la société, de la culture, caractérise la nature urgente de la mobilisation sociale dont nous appelons de tous nos vœux. Cette mobilisation est aujourd’hui le fer de lance de notre combat pour un ordre nouveau au Congo. Ce combat s’organise par une autre vision de la politique, un autre regard sur la propriété collective. Car ce n’est pas telle ou telle autre injustice qui est forcément au centre du problème, mais toute une logique d’un ordre de domination par la peur, la privation de la liberté, le règne de la corruption qui détruit sans cesse le tissu social congolais.
Peu à peu le Congo plonge dans une pseudo-monarchie ou tout est diligenté non
plus par un gouvernement mais plus par la volonté d’un seul homme qui décide de tout. La dernière trouvaille en date de ce groupuscule de responsables incompétents est de
vouloir transposer à OYO, toute la gestion de la vie politico-économique du pays. Serait-on entrain de sacrifier BRAZZAVILE au profit
d’OYO-VILLE ? « Lettre du continent n° 574, Paris le 22 octobre 2009 » dans son article intitulé POURQUOI SASSOU S’EXILE A
OYO nous révèle ceci : … « ….D’année en année, le président Denis SASSOU NGUESSO vit de plus en plus à Oyo, plus précisément à Edou, son
village natal. Il échappe à la pression de
L’on ne s’y trompe pas ce gouvernement n’est là que pour servir le projet absurde et injustifié d’imposer coute que coute un système totalement inadaptée et irréfléchi dans un seul but de satisfaire l’égocentrisme d’un clan.
Face à cela exigeons de nous même d’abord cette plus haute tenue intellectuelle et morale par une vraie politique de RUPTURE avec cette vision politique inacceptable. Nous devons modeler les nouvelles pistes d’un projet servant le bien commun et les générations à venir. Elargir l’horizon de nos réflexions est la porte de sortie de la petitesse et de la médiocrité des nos dirigeants actuels. Là ou croît le péril croît aussi ce qui sauve, pourvu que chaque congolais s’inspire du meilleur de l’autre , le meilleur de ce qu’il porte en lui, de regarder l’autre non plus en termes d’ethnie ou de région mais en terme de partenaire , d’associé dans un combat qui nous lie de façon irréversible. Mais refusons que l’on nous prêche chaque jour l’austérité pendant qu’ils pillent les caisses de l’Etat. Au nom de la solidarité congolaise c’est maintenant qu’il faut agir car demain ça sera peut-être trop tard. C’est le moment d’éveiller toutes les bonnes âmes, d’éclairer le peuple de faire penser et d’agir.
Notre idée de RUPTURE c’est accepter le principe du « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » Ce principe cher à notre constitution issue de la conférence Nationale de 1992 doit être rétabli pour limiter le pouvoir de fait d’un seul homme avec sa nomenklatura et ses réseaux.
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