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L' OPPOSITION CONGOLAISE RETROUVE LA LIBERTÉ

ENFIN LIBRE

Congo-politique-opposition
 
Congo: levée de l'interdiction de sortie des opposants (opposition)
                      
                                          
  BRAZZAVILLE, 4 novembre 2009 (AFP) - Le gouvernement congolais a levé l'interdiction faite aux opposants de quitter le territoire national, a indiqué mercredi 4 Novembre 2009 à l'AFP un leader du Front uni des partis de l'opposition congolaise(FUPOC).
  Cette mesure avait été prise dans le cadre d'une enquête ouverte par les autorités sur une marche non autorisée organisée en juillet par l'opposition au lendemain de l'élection présidentielle remportée par le président sortant Denis Sassou Nguesso.
  « Nous (les six leaders des partis membres du FUPOC) avons rencontré vendredi 6 Novembre 2009  le ministre de la Justice et des Droits humains qui nous a signifiés que dès ce jour nous étions libres de tout mouvement », a déclaré le président du Parti social démocrate congolais (PSDC), Clément Miérassa.
  « Cette décision nous soulage et soulage tout le monde parce qu'on ne pouvait pas porter atteinte aux libertés fondamentales », a-t-il ajouté.
  Interrogé par l'AFP, le ministère de la Justice n'a pas souhaité commenter cette décision.
  En Août, les autorités congolaises avaient affirmé avoir ouvert une enquête  pour déterminer les responsabilités de violences lors d'une marche non autorisée organisée le 15 juillet 2009 à Brazzaville par l'opposition qui contestait la victoire à la présidentielle de Monsieur Denis Sassou Nguesso.
  Les forces de l'ordre avaient violemment dispersé cette manifestation, faisant, selon l'opposition, un blessé par balle et deux selon le gouvernement.
  Monsieurs. Ange Edouard Poungui (Union panafricaine pour la démocratie sociale, UPADS), Emmanuel Ngouélondelé (Parti pour l'alternance démocratique, PAD) et Ambroise Hervé Malonga, un porte-parole du FUPOC, avaient été ensuite empêchés de quitter le Congo par les services de police.
  « On a besoin d'eux sur place (au Congo) pour l'enquête », avait justifié le porte-parole du gouvernement de l'époque.
  En octobre, Monsieurs Poungui et Ngouélondelé ont annoncé avoir porté plainte contre l'Etat pour atteinte à la liberté. « Désormais toutes les poursuites sont abandonnées du côté de l'opposition », a affirmé Maître  Hervé Ambroise Malonga, qui se dit « satisfait » de la décision gouvernementale.

Enfin la captivité, la séquestration a bien pris fin, mais comme à l’accoutumée le pouvoir de Brazzaville s’en sort par une pirouette sans apporter une véritable réponse au peuple congolais : quels sont les véritables coupables de cette bavure policière ?

Quel est le sort des autres victimes des arrestations arbitraires à l’issue de cette manifestation ?

Le général Ferdinand MBAOU, toujours détenu dans les geôles du pouvoir pour combien de temps ?

 

Au final c’est une grande machination politique, sans procès équitable, le pouvoir devrait s’attaqué aux vrai maux qui minent le pays : pauvreté, corruption, complaisance, clientélisme, braquages, viols, insécurité, circulation des armes de guerre, détournement des deniers publics. La diversion à travers les faits montés de toute pièce n’est qu’une fuite en avant du système politique actuel. Les congolais attendent des réponses palpables à leur quotidien.


 

Brazzaville, Gabriel OKO pour la voix du Peuple

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