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CONGO BRAZZAVILLE CORRUPTION

New-anim--.gifCongo: lancement d'un plan national de lutte contre la corruption
AIME EMMANUEL YOKA
    BRAZZAVILLE, 5 novembre 2009 - Le gouvernement congolais a lancé jeudi 5novembre 2009 un plan national de lutte contre la corruption, a constaté un journaliste de l'AFP.
  Ce plan vise à « réduire dans une proportion la plus marginale possible, à défaut de l'éradiquer complètement », les effets « dévastateurs » de la corruption sur l'économie nationale, a déclaré lors de son lancement officiel, le ministre de la Justice Aimé Emmanuel Yoka.
  Il prévoit de renforcer notamment « l'autorité de l'Etat par la promotion des valeurs éthiques et morales » chez ses agents, le « respect des textes et le renforcement des contrôles », a ajouté le ministre,
sans plus de précisions sur les actions concrètes qui seront entreprises.
  L'Observatoire national de lutte contre la corruption, la fraude et la concussion, peu actif depuis sa création il y a un peu plus d'un an, a été chargé de la mise en œuvre de ce plan.
 
Au Congo, l'administration, l'enseignement, la police et les régies financières (douanes et impôts) sont considérés par les institutions financières internationales comme les secteurs les plus corrompus
.
  « L'administration apparaît comme le cercle privilégié où sévit la corruption parce que semble-t-il favorisée par le caractère d'anonymat qui y fleurit », selon Monsieur Yoka.
  Interrogé par l'AFP, le directeur de l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) a pour sa part estimé que « la lutte contre la corruption peut aboutir si et seulement si les autorités gouvernementales cessent d'être des citoyens au-dessus de la loi ».

Les gouvernants n’échappent pas à la règle car très corrompu jusqu’à la moelle, si bien que le meilleur d’entre eux en la matière interpelleses poulains pendant son discours d’investiture je cite. « Mais alors, pour qu'il en soit ainsi, changez donc de mentalités. Laissez choir à jamais les mentalités d'assistés, de profiteurs, de personnes en quête perpétuelle de passe-droits et autres facilités. Adoptez des comportements nouveaux et dignes. Adonnez-vous désormais à la rigueur du gain mérité et non aux délices trop faciles et honteux de la magouille. Convertissez-vous à la religion du travail bien fait. Visez tous et pour tout l'excellence. Jetez bas la médiocrité, la tricherie et toutes les autres anti-valeurs.

Je ne surprends personne en affirmant qu'en dépit de nos efforts multiformes, notre pays n'est pas encore, hélas, exempt de corruption, de concussion, de fraude, de détournement de deniers publics et d'autres actes tout autant répréhensibles que néfastes à l'accomplissement du bonheur collectif.

Ici, ce sont les gouvernants qui sont interpellés. Qu'il soit clair pour tous que le peuple ne veut pas et ne doit pas être conduit sur le « Chemin d'avenir » par des dirigeants sans scrupule ni vertu. De même que le peuple ne veut plus et ne doit plus être mené par des hommes qui ne donnent pas le meilleur d'eux-mêmes pour le servir. »

 

LE TRESOR PUBLIC A DOMICILE

 

Le Trésor public est l'ensemble des moyens financiers dont dispose un État. Par métonymie, l'expression désigne également l'administration chargée de gérer ces ressources, dans la plupart des pays un service de l'État rattaché au ministère des Finances.

Les fonds publics ont pour source les prélèvements obligatoires (notamment la fiscalité), l'emprunt et les ventes d'actifs publics. Ces flux de ressources sont retracés dans le Budget de l'État.

La bonne gouvernance exige, une éthique morale, une gestion rigoureuse et transparente au service de l’intérêt collectif. La séparation des ordonnateurs et des comptables en matières fiscales, un contrôle parlementaire assisté par la cour des comptes. Le parlement et le ministère des finances devront avoir les mêmes buts prévoir les dépenses, faire respecter la disponibilité et la limitativité des crédits, consolider les comptes.

La cour des comptes devraient jouer un rôle prépondérant dans le contrôle des finances publiques.

     

Au Congo Brazzaville, les fonds publics proviennent à plus  de 95% des revenus pétroliers, le Trésor  public est inexistant, les TPG, l’assemblée nationale, le sénat, la cour des comptes, bref toutes ces institutions qui devraient être le contre  pouvoir sont des marionnettes à la solde d’une seule personne le Président de la République Monsieur Denis SASSOU NGUESSO. Tout se gère depuis sa résidence privée de M’pila en alternance avec OYO son village natal. Les revenus pétroliers principales ressources du pays, sont à l’origine de la crise congolaise.

Avec une gestion opaque, sans transparence ni traçabilité que de servir l’intérêt collectif, ils sont détournés au profit  d’une seule personne le Président de la République et son clan. Voila la principale source de financement de la mangeoire. Ou sont passés les 11000 milliards de FCFA  générés par la flambée du baril de pétrole à 100 dollars ?

 

Le détournement des deniers publics est le seul objectif du pouvoir en place, de la nouvelle espérance au chemin d’avenir.

Le contexte contemporain caractérisé par une profonde transformation des finances publiques, une complexification croissante des circuits financiers et une raréfaction des deniers publics, les principes budgétaires et comptables publics sont un cadre destiné à mieux maîtriser les ressources et les dépenses publiques. Il est nécessaire d’adapter ces principes afin de répondre aux exigences de la nouvelle gouvernance publique.

 

 

Brazzaville, STEVE OBORABASSI pour la voix du Peuple

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