Par LA VOIX DU PEUPLE
UN RAPPORT DU CONGRES AMERICAIN MET EN CAUSE LA FAMILLE BONGO
L’ancien président gabonais Omar Bongo
L' actuel Président GABONAIS
6 février 2010
L’ancien président gabonais Omar Bongo a fait des affaires douteuses aux Etats-
Unis
WASHINGTON (AFP)
Un rapport du Congrès américain a mis en lumière des opérations financières douteuses qui auraient été menées aux Etats-Unis en 2006 par l’ancien président gabonais Omar Bongo, aujourd’hui décédé, et par des membres de sa famille, dont son fils Ali, qui lui a succédé.
Le document de 330 pages publié jeudi indique que l’ancien président et son fils, alors ministre de la Défense, ont déboursé 18 millions de dollars pour s’offrir les services d’un lobbyiste américain Jeffrey Birrell. Leur but : acquérir six véhicules blindés et six avions militaires C-130.
Par ailleurs, Omar Bongo aurait « fournit de grandes quantités d’argent liquide à sa fille Yamilee Bongo-Astier » qui a déposé ces fonds dans des banques à New York entre 2000 et 2007, selon ce rapport portant sur le blanchiment d’argent.
La femme d’Ali Bongo, Inge Lynn Collins Bongo, est également citée comme ayant transféré de fortes sommes d’argent aux Etats-Unis. Dans le coffre fort de l’une des banques, dit le rapport, elle possédait un million de dollars en billets de 100 dollars.
Parallèlement, les parlementaires épinglent le fils du président de la Guinée équatoriale, Theodore Nguema Obiang. Celui-ci aurait fait entrer aux Etats-Unis environ 110 millions de dollars par l’intermédiaire de deux avocats américains, Michael Berger et George Nagler.Une enquête du département de la Justice américaine est en cours à ce sujet.
Le document cite également Jennifer Douglas, une américaine, épouse de l’ancien vice-président du Nigeria Atiku Abubakar, pour avoir fait passer aux Etats-Unis environ 40 millions de dollars entre 2000 et 2008.
Enfin, le rapport rappelle l’exemple de l’affaire des ventes d’armes à l’Angola, surnommée "Angolagate", dans laquelle l’homme d’affaires Pierre Falcone, condamné et emprisonné en France, a transféré des millions de dollars aux Etats-Unis.
Avec ces exemples à l’appui, les élus de la commission des Enquêtes du Sénat américain dénoncent les failles du système financier des Etats-Unis qui permet à certaines personnalités de transférer de l’argent à la provenance douteuse vers des banques américaines, via des lobbyistes, des avocats, des agents immobiliers ou d’autres intermédiaires.
"La corruption est une menace directe sur nos intérêts nationaux", a déclaré le sénateur Carl Levin, président de la commission."Le blanchiment d’argent est utilisé pour entraîner et soutenir les terroristes et le terrorisme. Si nous voulons diriger de façon crédible les efforts pour mettre un terme à l’argent illégal à l’étranger, nous devons le faire chez nous ", a-t-il ajouté.
Or malgré la publication de ce rapport qui épingle la famille Bongo, au Congo Brazzaville les opérations financières douteuses sont monnaies courantes,
les abus dans ce domaine sont nombreux et variés. Il n’en demeure pas moins que : le Président Sassou et sa famille sont les principaux acteurs dans le blanchiment d’argent au
Congo.
On l’a souvent souligné : une constante de l’opinion du peuple est sa quête de la vérité dans toutes les affaires, aussi bien celles des biens mal acquis, de blanchiment d’argent, que celles des disparus du beach de Brazzaville sans oublier les morts suspectes comme le cas du journaliste Bruno OSSEBI. La tâche et la responsabilité les plus hautes de nos populations consistent à prévenir l’opinion nationale et internationale de l’inhumanité de Mr Sassou Nguesso qui prive les populations de leurs biens en dilapidant les deniers publics qui auraient servi à les nourrir, les soigner et les éduquer en développant l’agriculture, en construisant des hôpitaux et des écoles etc.
Washington, Jean Claude KANZA, pour la Voix du Peuple
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