Après le débat du Mercredi 2 Mai 2012 François HOLLANDE A TOULOUSE * Nicolas SARKOZY A TOULON pour leur dernier grand meeting
Le candidat socialiste a tenu son dernier grand meeting à Toulouse jeudi 3 Mai 2012
DANS LA VILLE ROSE François HOLLANDE OSE Y CROIRE
Sous le soleil du Midi, devant une foule compacte rassemblée sur la place du Capitole, chauffée par Lionel Jospin et Jean-Pierre Bel, François Hollande n’a pas dérogé à la tradition socialiste de finir sa campagne dans la Ville rose. « Je ne suis pas superstitieux,
il ne suffit pas de faire un grand rassemblement à Toulouse pour gagner la présidentielle, mais c’est une condition », a-t-il lancé, en référence à François Mitterrand, qui avait tenu son dernier meeting de 1981 au Stadium
Galvanisés par le débat
Certains des sympathisants présents n’étaient pas nés il y a trente et un ans.
« C’est la première fois que nous votons, mais c’est lui sans hésiter. Hier mercredi 3 Mai 2012, on pensait qu’il allait ramasser face à Sarkozy, mais il s’en est très bien tiré », notent Audrey, Marion et Stéphane, trois étudiants. Non loin d’eux, Annie et Marie, des retraitées, sont encore galvanisées par la prestation de leur champion. « On a vu en lui un futur président, à la hauteur », soutiennent- elles, prêtes à sabler le champagne dimanche soir. Offensif dans cette dernière ligne droite, « il avait proclamé qu’il ne ferait qu’une bouchée de ce débat. J’ai peur qu’il soit resté sur sa faim », a ironisé François Hollande.
Travail, immigration, justice, il est revenu sur ses propositions en rappelant qu’il « était un candidat normal pour une présidence normale », en forme d’ultime pique à son adversaire. « Je vais vous faire une promesse : le président que je serai ressemblera au candidat que je suis », a-t-il insisté, sans nier « que ce sera dur de réussir, les problèmes ne partiront pas avec le candidat sortant ». D’ici là, il appelle à la mobilisation.
« Car rien n’est gagné », note prudent Jean-Pierre, 65 ans, venu de Rodez avec sa femme Danielle. S’ils trépignent à l’idée de voir le visage de leur candidat apparaître sur leur écran de télé, ils savent aussi que s’il ne tient pas ses promesses. « Marine Le Pen en profitera en 2017. On n’a pas le droit à l’erreur. »
François BAYROU votera socialiste. IL ROMPT AVEC LA TRADITION
L' indécis a décidé, il a fait son choix
En choisissant de voter pour le socialiste
François Hollande en 2012, Fran çois Bayrou rompt avec sa consigne négative de 2007, où il appelait à « ne pas voter Nicolas Sarkozy ». Mais le président du MoDem – qui a totalisé 9,1 % des voix au premier tour de la présidentielle – le répète lors d’un court discours jeudi au siège du parti : ce jugement est personnel. « Je ne donnerai pas de consigne de vote. Chacun de mes amis, chacun de mes électeurs s’exprimera en conscience », déclare-t-il.
Un centre toujours tiraillé
Au président candidat, le centriste décoche ses flèches : « Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs. » S’il choisit François Hollande, François Bayrou n’en est pas un fervent supporter : « Je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays et encore plus à la crise qui vient » déclare le centriste, qui appelle à une « unité nationale » qui intégrerait « une partie de la droite républicaine ».
En faisant le choix de François Hollande, François Bayrou prend position au sein d’un centre tiraillé entre les deux candidats finalistes. Si Jean Peyrelevade et Dominique Versini votent socialiste, Jean Arthuis et François Zoccheto choisissent Sarkozy. François Bayrou ferme aussi par ce choix la porte à un rapprochement avec les différentes chapelles du centre droit dans la perspective des élections législatives. Reste à attendre désormais la réponse des socialistes à cette annonce.
Le candidat Nicolas SARKOZY a tenu son dernier grand meeting à TOULON jeudi 3 Mai 2012
A TOULON LE DESIR DE GAGNER MAIS PEU D' ESPOIR
Nicolas Sarkozy y tenait son dernier grand meeting de campagne...
Les 8.000 personnes venues assister au dernier grand meeting de Nicolas Sarkozy du Zénith de Toulon, jeudi, scandent: «on va gagner, on va gagner!» Suzanne, une retraitée, glisse, l’air las: «c’est la méthode Coué». Elle, comme bon nombre de sympathisants, disent encore «espérer» une victoire de leur champion mais le cœur n’y est plus.
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La faute aux «médias», développe Suzanne, qui «veulent influencer» le vote. Mais un peu aussi au débat de mercredi soir qui n’a pas permis à Nicolas Sarkozy de s’imposer. «Il a été très bon mais il n’a pas su faire la différence, admet Bastien, membre du syndicat étudiant de droite Uni. C’est vrai que François Hollande était en forme.» Il le dit sans détour: une victoire dimanche soir «tiendrait du miracle». «Tous ceux qui tractent pensent comme moi. L’antisarkozysme est trop présent, on le sent bien.»
« Hollande a mis à plat Sarkozy»
Même pessimisme chez Mireille, une retraitée du département. «Avant le débat, j’y croyais encore. Mais Hollande a mis à plat Sarkozy», lâche celle qui se dit «déçue» que le candidat socialiste «se défende aussi bien». «Il n’était pas mou du tout.» «Il était préparé, c’est tout», la coupe son mari, Raymond. Lui veut encore croire à la victoire mais admet que «ça sera juste, dans les 50% virgule quelque chose.» Il a trouvé Hollande «arrogant». «Il coupait tout le temps la parole» mais regrette que Nicolas Sarkozy «n’ait pas mieux conclu».
Chez les pontes de l’UMP, le scepticisme se traduit par une prudence de bon aloi. «Ca va être très serré de toute façon, estime la députée Valérie Rosso-Debord. Mais comme en 74 pour VGE, il y a toujours une voie de passage.» A la tribune, Nicolas Sarkozy conclut en un appel à «construire l’immense vague qui va submerger ceux qui ne connaissent rien au peuple de France». Quelques minutes plus tard, depuis Paris, François Bayrou a annoncé qu’il voterait, à titre personnel, pour François Hollande. A Toulon, le président de la République n’aura donc pas empêché la digue de s’épaissir.
Paris, Arthur DUVAL pour la Voix du Peuple
«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peulpe ne relève pas le défi »
Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons