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EXCLUSIF: INTERVIEW DU PRESIDENT DU PSDC CLEMENT MIERASSA

 INTERVIEW DU PRÉSIDENT DU PSDC CLEMENT MIERASSA

 

 

 




 

 

Interview de Monsieur Clément Miérassa président du PSDC, membre du FPOC dans le journal Le Nouveau Regard n°75 du 14 janvier 2009

La crédibilité du gouvernement et de son chef exige le respect des engagements tels ceux du 2 septembre 2009

Monsieur  Clément Miérassa, est l’un des rares figures de proue du front des partis de l’opposition congolaise qui ne ménage pas le pouvoir de Brazzaville quand il ne respecte pas des engagements pris pour le bien-être de la population. A propos du message des vœux du chef de l’Etat, il apprécie, réagit et dit tout haut ce qu’il pense à travers l’interview que voici

 

Le Nouveau Regard : Président Clément Miérassa, quelle est votre réaction suite au message des vœux du chef de l’Etat ?

Clément Miérassa : Merci pour votre question. Je pensais en ce qui me concerne que le message du président de la République comme beaucoup des congolais d’ailleurs, se situerait dans le cadre sinon dans la continuité des déclarations qu’il a faites le 14 août 2009 dans le discours d’investiture. Parce que le président de la République avait énoncé clairement qu’il avait été en contact avec les populations et qu’il avait pu prendre la mesure de leurs attentes. Mais en réalité, je crois que depuis le 14 août 2009, les congolais attendent beaucoup de choses. On entend également parler de beaucoup de choses ; la lettre de cadrage ; la feuille de route ; le Chemin d’Avenir etc. mais en réalité, je crois que je n’ai pas trouvé mon compte et que je suis parmi les congolais qui ont été très déçus par le message de fin d’année du président de la République.     

 

LNR : 2010 « année propice » pour le Congo, qu’est-ce que cela vous laisse penser ?

CM : Avant de parler de  2010, il faut parler de 2009. Vous savez bien ce qui s’est passé et lorsque le président évoque 2009, notre attention est forte sur certains aspects. Le premier aspect, c’est cette déclaration que le président fait toujours de dire que les élections ont été libres et transparentes. Tous les congolais savent que cela ne correspond toujours pas à la réalité des choses et nous savons comment ces élections se sont déroulées. Nous avons compris que le président de la République lui-même ne se retrouve pas avec les déclarations qu’il avait  faites quand il était à l’opposition, que ce soit dans les années 96 ou dans le mémorandum qu’il a signé en 1997, ça c’est l’un des aspects. Le deuxième aspect, je pense que tous les congolais savent que nous étions inquiets, lorsque nous abordions 2009, à cause de l’évolution du marché pétrolier et dans le budget 2009, il y avait une hypothèse qui avait été retenue d’un baril à près de 45 dollar. En réalité, la conjoncture nous a été beaucoup plus favorable et le dollar en moyenne s’est situé au-delà de 60 dollar. Et nous pensions puisqu’on parle de l’orthodoxie financière, nous pensions d’abord que ce gouvernement qui parle beaucoup de transparence aurait introduit un collectif parce qu’il est évident qu’il y a en 2009 des excédents pétroliers et personne n’en parle. Et au-delà du fait qu’il n’y a pas de collectif, quand le président essaie de brosser le tableau de 2009, il ne parle pas de cette embellie, de cette situation tout à fait particulière et favorable et il ne fait qu’aller pour nous décrire 2010 avec un certain nombre de choses.

Maintenant s’agissant de 2010, le président appelle au dialogue social, mais tout le monde sait que c’est le président qui n’est pas favorable au dialogue. Je veux bien qu’il parle de dialogue social mais quand  est-ce on va parler du dialogue politique ? Les congolais savent, le président de la République le sait, les forces politiques de ce pays le savent que ce qui s’est passé en 2009 n’était pas un dialogue, pas une concertation politique, mais c’était une mascarade. C’est à nous au niveau du front des partis de l’opposition qui avions réclamé cette concertation avec un cahier de charge bien précis. Maintenant le gouvernement s’en est saisi pour entrer dans la logique qu’il avait mise en place au niveau de la préparation et de l’organisation des élections pour aller vers ce que vous savez bien. Et quand on revient à 2009, justement, lorsque le président par des élections libres, démocratiques et transparentes nous en sommes véritablement préoccupés. Parce que le président veut faire admettre aux congolais et à la communauté internationale que les élections au Congo se sont bien déroulées depuis pratiquement 2002 et qu’il n’y aura aucune amélioration en 2012. Alors que notre point de vue est un point de vue diamétralement opposé. Là il n’y a pas eu transparence dans les élections, il s’est passé beaucoup de choses : bourrage des urnes, achat des consciences etc. Et nous pensons qu’on ne peut pas continuer à parler de démocratie dans ce pays si on ne règle pas un certain nombre de choses. Et c’est pour cela que nous avons toujours appelé à une concertation de toutes les forces politiques pour qu’on fixe les règles. Maintenant le président aborde un autre problème par lequel il semble tout justifier : les relations avec le fonds monétaire notamment l’accord de facilité pour la facilité et la réduction de la pauvreté et la croissance que le Congo a signé avec le fonds monétaire et la banque mondiale. Je crois que cela ne justifie rien. Ce n’est pas cet accord ou nos relations avec le fonds monétaire qui doivent justifier un certain nombre de choses. Le gouvernement est responsable de sa gestion. Au cours de ces dernières années le gouvernement a engrangé d’importantes recettes au niveau de l’Etat et il est inadmissible qu’on continue toujours à faire miroiter aux congolais qu’il faut faire attention, qu’il faut être prudent…Mais en 2007, le président Sassou sait que nous avions dû atteindre le point d’achèvement. Pourquoi on ne l’avait pas fait ? A cause du comportement de ce gouvernement. Et les sanctions n’ont jamais été établies. Et quand on arrive en 2009, mais ce ne sont  pas les travailleurs et le peuple congolais qui seront responsables de la non atteinte du point d’achèvement. Donc, cet argument est souvent utilisé et nous comprenons les difficultés du gouvernement. Le gouvernement a le dos au mur. Dos au mur pourquoi ? Voilà un gouvernement qui depuis les années 2000 a instauré une trêve sociale alors que notre constitution reconnaît les libertés syndicales et le droit à la grève. En dépit de tous les sacrifices consentis par les congolais, en septembre 2008, le gouvernement et les responsables syndicaux ont signé un protocole d’accord qui disait de façon claire qu’en janvier 2010, les textes qui bloquaient les avancements avec effets financiers devraient être abrogés et on est là avec un gouvernement qui joue sur sa crédibilité qui commence à tergiverser au moment où l’on arrive en janvier 2010 ; non ! Parce que même lorsqu’il rappelle les responsables syndicaux à la négociation, c’est pour faire quoi ? Qu’ils se réunissent, qu’ils remettent en cause leur signature. Mais hier lorsque ce gouvernement s’est engagé, il était bien en relation avec le fonds monétaire international et la banque mondiale. Donc ils avaient bien la connaissance de la situation de notre pays, de notre société et de ce qui se passe. En plus, lorsque l’on parle de l’accord avec le fonds monétaire international mais on dit bien qu’il s’agit d’un accord pour la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance. Donc le fonds monétaire ne peut être contre une approche d’un gouvernement souverain pour qu’on aille à la réduction de la pauvreté et qu’il est admissible, connaissant notre que depuis pratiquement 15 ans et les congolais voient leur pouvoir d’achat baissé et sans qu’il y ait aucune amorce qui puisse être prise. Alors, quand le président, après évoque dans son discours, il lance un appel aux congolais en disant : «  ne suivez pas les démagogies partisanes qui nous ont causé tant de torts par le passé », mais nous disons c’est le président et le gouvernement qui sont des démagogues. La première chose pour restaurer la crédibilité de notre pays tant au plan intérieur qu’au plan extérieur, c’est de respecter les engagements pris. On ne peut pas continuer d’avoir un gouvernement qui prend des engagements sur d’autres domaines et qui ne les respectent pas pour venir nous parler du Chemin d’Avenir, de la modernisation etc. Dans tous les cas, moi j’ai même été surpris que jusqu’à présent par rapport au discours d’investiture le président n’ait donné aucun signe fort par rapport à la lutte contre la corruption, par rapport à la lutte contre l’impunité, par rapport aux maux qui ont été dénoncés et caractérisent la dérive morale connue par notre société. Et les congolais sont en attente. Et, personnellement, j’ai encore une fois été déçu par ce message.

 

LNR : L’affectation par le gouvernement d’un délégué du contrôle financier dans chaque ministère n’est-il pas un signe fort pour conjurer tous les maux qui caractérisent la dérive morale ?

CM : Est-ce que la simple nomination des contrôleurs financiers règle tout le problème ? Je vous ai dit tantôt que nous n’avions pas atteint le point d’achèvement en septembre 2007 à cause de l’indiscipline du gouvernement. Qu’est-ce que les contrôleurs financiers feront par rapport à cette puissance ? Est-ce qu’il y a la volonté politique pour que nous gérions véritablement notre pays selon les règles de l’orthodoxie financière ? Je dis non. Aujourd’hui nous avons entendu dire et moi je suis vraiment surpris par cela, notamment les médias l’ont répété : « Que c’est la première fois qu’on a adopté u budget dans le temps ». Est-ce qu’on devrait s’en réjouir ? Vous savez ? Reprenez l’interview que le président Sassou a accordée au Journal Afrique Asie en 1996, c’est le n°87, si je me souviens bien. Il attaquait le président Lissouba parce qu’il n’avait pas encore présenté de loi de règlement. Mais le budget là, tel qu’il a été présenté, il n’y a pas eu de loi de règlement. Si nous prenons la constitution en son article 48 par lequel les personnalités qui sont nommées aux hautes responsabilités doivent déclarer leurs biens, ce n’est pas fait. Le gouvernement et le président Sassou continuent à violer la constitution. Les libertés politiques, vous savez bien que nous avons été pratiquement dans une situation assez ambiguë où on nous a interdit de sortir pour des raisons véritablement farfelues. Alors où est-ce qu’on va ? C’est  bien de dire un certain nombre de choses mais les congolais vivent la réalité. Ce que nous voulons c’est un Etat de droit et il faut que le droit soit respecté. Mais nous constatons que ce droit n’est pas respecté. Ce n’est pas parce qu’on réussi à faire adopter le budget mais c’est tout à fait normal qu’un gouvernement présente le budget avant le 1er janvier 2010. Donc il y a une certaine propagande qui est mise en place. Je vous prends un autre aspect. L’accès des forces politiques de l’opposition dans les médias d’Etat. Est-ce que cela devrait être un problème ? Le débat politique qui devrait être organisé, la transformation des médias d’Etat en organe de propagande du président Sassou mais tous les congolais le savent. Prenez la municipalisation accélérée de Brazzaville, circulez et vous allez voir l’état des routes. Et pour ça c’est un pays qui, en 2010 va avoir un budget qui approche les 3 mille milliards de francs Cfa. Budget qui est à peu près équivalent à celui du Cameroun qui a 20 millions d’habitants, qui sera là certainement supérieur à celui de la Côte d’Ivoire qui est largement plus peuplé que nous. Et les congolais se demandent où va finalement l’argent ? La question des excédents ce n’est pas réglée. Le président a lui-même déclaré qu’un audit serait fait et rendu public chaque année. Mais j’ai été surpris d’entendre le ministre des finances dire ; il y a des chiffres qu’on ne peut pas mettre à la disposition de la population. Mais c’est de la cacophonie ; c’est un gouvernement qui tergiverse. Et aujourd’hui, il y a un problème simple, le gouvernement a pris un engagement pour abroger les textes qui gênent la situation des travailleurs et surtout des fonctionnaires congolais ; qu’il respecte cet engagement. Et il ne faut pas aller chercher des choses ailleurs. Parce que, quand le président parle de démagogie, c’est où ? C’est l’opposition. Mais nous ferons toujours tout pour donner l’éclairage voulu au peuple congolais. Et si les médias nous étaient ouverts, nous aurions bien accepté le débat et la clarification d’un certain nombre de choses.

 

LNR : Et l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés vous ne rêvez pas ?

CM : Dans les cas il faut que nous en profitions. Premièrement, il faut que nous disions au président de la République et aux congolais que le Congo n’est pas un pays pauvre. Le Congo est un pays très endetté mais il n’est pas pauvre. Si cette faveur nous a été accordée, il revient au gouvernement de saisir cette opportunité et de travailler avec rigueur et efficacité pour que nous réglions le problème de la dette, mais cela tout le monde le sait. On nous a fait une faveur de nous considérer comme pays pauvre très endetté, mais je suis de ceux qui ont toujours clamé haut et fort que le Congo est un pays extrêmement riche et tout le monde le sait. Et paradoxalement les congolais croupissent sous une misère indescriptible et intolérable et il faut que cela s’arrête.

 

LNR : Président reconnaissez-vous quand même que le pays a connu la paix et la stabilité grâce à la bonne volonté du président Denis Sassou Nguesso ?

CM : Mais le président Sassou a été au centre des problèmes de paix dans tous les sens comme partie prenante et comme personne qui a cherché à résoudre tous les problèmes. Moi je n’ai pas eu de milice, je n’en ai aussi jamais eu et il ya beaucoup d’hommes politiques qui sont comme ça. Pour eux les problèmes de paix ne se posent pas, il faut respecter les lois et règlements de la République. Maintenant que l’effort est fait mais il faut que ce soit franc et sincère de la part de ceux qui ont eu souvent à manier et à manipuler les armes pour essayer de semer un peu de désordre dans le pays et faire que nous ne vivions pas dans la paix. Tout le monde dans ce pays a conscience que sans la paix on ne peut absolument rien faire. Maintenant que ceux qui ont été à la base de la perturbation de la paix quelque soit leur camp où ils se trouvent, qu’ils prennent conscience que les congolais veulent vraiment de la paix et qu’ils prennent les dispositions. Mais pour cela qu’est-ce qu’il faut ? Parce qu’il ne faut pas que nous critiquions  toujours sans faire des propositions. Pour cela, M. le journaliste, il faut que nous allions vers une force républicaine. Ce n’est pas ce que nous vivions. Il faut que nous allions vers une société qui fonctionne à une vitesse. Pendant qu’on veut bloquer la situation des travailleurs congolais notamment des fonctionnaires, vous savez bien que les militaires et les agents de la force publique  avancent avec effets financiers, bénéficient de tous leurs avantages. Vous savez bien que le   président a pris des textes où il fixe les salaires des responsables de la force publique. Vous savez bien que le président de la République a pris des textes où il fixe les salaires fonctionnels des préfets, des maires, des secrétaires généraux et autres. Vous savez bien que le président de la République a fait adopter un statut particulier des magistrats. Mais quel est ce pays où franchement on n’aborde pas globalement le problème mais on le résout en fonction de ce que je peux considérer comme les centres d’intérêts. Les militaires,  vous comprenez pourquoi ? La justice aussi vous comprenez pourquoi ? Et quand on arrive au problème global de l’ensemble des fonctionnaires on commence à dire non, il faut atteindre 2011. Au-delà même des engagements qu’on avait déjà pris. Non, ce n’est pas sérieux. Je crois que ce qu’il faut, c’est de reconnaître que la politique du président Sassou a échoué notamment au plan économique. Sur le fait que, à peu près de 25 ans au pouvoir, il n’a pas pu sortir ce pays de la dépendance du pétrole. Et qu’aujourd’hui, il faut à mon avis travailler pour qu’on aille à une véritable diversification économique et qu’on ne soit pas toujours là à faire du pétrole un objet de chantage : ah aujourd’hui la conjoncture est bonne, mais demain si ç a ne marche plus, qu’est-ce qu’on va faire ?  Travaillons, utilisons comme tous les autres pays les revenus pétroliers pour aller vers une diversification de l’économie. Donc à mon avis, il y a un certain nombre de défis et le gouvernement actuel ne prend pas le taureau par les cornes. Il faut qu’il prenne le taureau par les cornes et qu’il apporte les véritables solutions aux problèmes qui sont connus par les congolais. Mais ce n’est pas en faisant qu’il y ait des congolais qui vivent dans l’extravagance, qu’il y ait des congolais qui vivent dans l’opulence. Parce que les congolais le savent, ceux qui construisent des maisons en six mois. Ceux qui ont un certain train de vie de haut standing etc.  Mais c’est connu. Si le gouvernement n’arrive pas à résoudre ces problèmes là, ce n’est pas la faute des congolais. La lutte contre la corruption est bloquée où ? Vous savez monsieur le journaliste que notre pays est classé parmi les pays les plus corrompus du monde. Et lorsqu’on parle de la corruption c’est petit discours qu’on entend à la télévision. Mais on a des exemples de la lutte contre la corruption dans les autres pays. Le Cameroun même le Tchad, la Guinée Equatoriale etc. Donc à mon avis, je pense, il faut que le président de la République et le gouvernement ensemble  prennent la réelle mesure de la situation des congolais. Et, ils ne doivent pas continuer à imposer aux congolais le niveau actuel de pauvreté, c’est inacceptable. Et, politiquement, un gouvernement ne devrait pas se réjouir de cela et le président Sassou nous a dit il y a 30 ans : « vivre durement aujourd’hui, pour mieux vivre demain », mais les congolais commencent à en avoir marre. Et ils espèrent qu’il est anormal qu’ils continuent dans le contexte d’aujourd’hui à vivre dans les conditions qu’ils connaissent actuellement.

 

LNR : Entretemps on vous a taxé  de s’être recroquevillé chacun dans son petit coin après la présidentielle du 12 juillet 2009, que répondiez-vous ?

 CM : Non, ce n’est pas cela. Le front des partis de l’opposition congolaise, je pense a été suffisamment clair. Nous avons opté pour le changement. Nous avons été heureux d’entendre le pouvoir également parler du changement. Si le pouvoir parle du changement ça veut dire qu’il faut une certaine capacité de remise en cause. Ce à quoi je ne crois pas, on essaie de faire des petites choses et on dit voilà, il y a le changement. On contrôle les petits marchés, mais ce qui relève de la délégation générale des grands travaux on dit que ce n’est pas possible et on vient maintenant après que le président était à l’exercice du pouvoir pendant 25 ans, parler du gouvernement par la preuve mais avant c’était le gouvernement par quoi ? Par l’échec alors. Donc, nous, au niveau de l’opposition, nous n’avions pas voulu avoir une certaine attitude. Vous voyez ce qui se passe dans certains pays, lorsque les élections ont été contestées. Mais nous, avions pensé de façon responsable avoir une attitude et nous continuons notre combat. Et chaque fois que nous avions voulu organiser une manifestation, comme la loi souhaite et exige que nous ayons les autorisations, malheureusement à chaque fois cela nous a été refusé. Souvenez-vous, le 15 juillet 2009, nous avons voulu faire une conférence de presse et un meeting en salle au palais du parlement, vous savez bien ce qui est arrivé.

Mais au-delà, nous avons fait d’autres demandes. A l’époque vous savez ce qu’on nous a répondu ? « Vous êtes sous le coup de procédures judiciaires, on ne peut pas vous autoriser. Donc nous sommes dans une dictature ; c’est reconnu. Nous sommes dans un système qui voudrait tout faire pour empêcher à l’opposition de s’exprimer. Mais je crois que vous avez suivi que le président du front, Mathias Dzon a fait un message à la nation au peuple congolais. Et je pense que nous avons été très heureux que les congolais aient fortement apprécié ce message qui sort de la langue du bois et qui situe un certain nombre de problèmes notamment les problèmes des travailleurs. Tout récemment j’ai été à radio Brazzaville, j’ai accordé un certain nombre d’interview etc. Donc chaque fois quand l’occasion nous sera donnée nous le ferons. Mais également, nous avons un certain nombre d’activités et nous osons espérer qu’à chaque fois que nous ferons des demandes d’autorisation de salles nous les obtiendrons et que nous n’aurons plus de problèmes. Ce sera pour le bien de la démocratie et du peuple congolais.         

 

Propos recueillis par Michel Hadridh

 

 

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