Par LA VOIX DU PEUPLE
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LE PRESIDENT IVOIRIEN LAURENT GBAGBO DISSOUT LE GOUVERNEMENT ET LA COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE
Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé vendredi 12 février 2010 soir la dissolution du gouvernement et de la commission électorale indépendante.
« Le gouvernement a été dissous. Aujourd’hui j’ai demandé au Premier ministre Guillaume Soro de former un nouveau gouvernement avant le 15 février 2010 », a-t-il déclaré à la chaîne de télévision publique RTI. « Je veux un gouvernement qui sert les intérêts du peuple ivoirien et non les ordres des partis politiques », a-t-il indiqué.
Le président Gbagbo a précisé que la mission du nouveau gouvernement serait de « terminer les actions finales nécessaires pour sortir la Côte d’Ivoire de sa crise politique ». Cette décision du président Gbagbo intervient sur fond de la crise autour du contentieux de la liste électorale et au lendemain des entretiens, à Ouagadougou, des représentants du camp présidentiel et celui de l’opposition avec le président burkinabé Blaise Compaoré, facilitateur du dialogue inter ivoirien. L’élection présidentielle, reportée à plusieurs reprises, devrait avoir lieu fin février ou début mars. Mais depuis quelques semaines, le processus électoral est menacé par des violences qui accompagnent la gestion du contentieux de l’inscription sur la liste électorale.
Le climat politique s’est dégradé à la suite d’une polémique sur une présumée "fraude" du président de la Commission électorale indépendante (CEI) Robert Beugré Mambé sur la liste électorale et le camp présidentiel a exigé sa démission.
Reçu par le président Compaoré jeudi 11 février 2010 à Ouagadougou, Monsieur Mambé a déclaré qu’il ne démissionnerait pas. Des décisions de radiation de la liste électorale par des tribunaux ont entraîné des affrontements meurtriers et des saccages et incendies d’édifices publics dans des localités de l’intérieur du pays. L’ex-rébellion des Forces nouvelles a indiqué mardi que « le Rwanda se prépare en Côte d’Ivoire », craignant le spectre d’une guerre civile suite aux affrontements liés au contentieux de la liste électorale. Mercredi 10 février 2010, le gouvernement a décidé de suspendre « jusqu’à nouvel ordre » le contentieux judiciaire de l’inscription sur la liste électorale en raison des troubles.
ABIDJAN, Chantal TANOH pour la Voix du Peuple
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