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CONGO:LE DETOURNEMENT DES DENIERS PUBLICS CONTINUE

  

 

CONGO : LA DILAPIDATION DES DENIERS PUBLICS CONTINU DANS LA FONCTION PUBLIQUE

 

  

FINANCES PUBLIQUES, deuxième phase du contrôle des salaires

au mois d' Août 2010

  

 

 

 

 

                                                                   

                                                 Gilbert ONDONGO

 

Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public a évoqué la question le 29 juillet 2010 devant les membres du gouvernement et de l'Assemblée nationale réunis pour la traditionnelle séance des questions orales avec débat. En attendant le démarrage de la deuxième phase du contrôle des salaires, qui touchera cette fois-ci les salaires versés sur des comptes individuels aux fonctionnaires, le ministre Gilbert Ondongo a donné les résultats préliminaires de la première phase.

Celle-ci a concerné les fonctionnaires percevant leurs salaires au moyen de virements dans des comptes communs, logés essentiellement aux Chèques postaux. « Ils représentent moins d'un cinquième des effectifs de la fonction publique, a précisé le ministre des Finances. Au mois de janvier (avant le contrôle des identités), sur 2 milliards FCFA affectés aux Chèques postaux, presque la totalité a été consommée avec seulement une dizaine de millions restés en caisse. En avril (après le contrôle), sur les 2 milliards, près de 150 millions sont restés en caisse. Le même constat est fait les mois suivants... »

Selon l'argentier, ces résultats restent préliminaires, car il se passerait des choses qui augurent de bien meilleures économies : « Nous avons l'assurance qu'on pourrait aller aisément vers les 300 à 500 millions d'économies sur les 2 milliards mensuels, et nous y travaillons », a-t-il assuré. Néanmoins, le meilleur est encore espéré à l'issue du deuxième volet de l'opération. Les salaires payés via des comptes individuels représentent environ les deux tiers des effectifs théoriques de la fonction publique congolaise. Alors que, par ailleurs, les évaluations préliminaires donnent matière au ministre à espérer des gains pouvant atteindre, au meilleur des cas 3 milliards mensuels, soit environ 36 milliards FCFA annuels. « À ce jour, nous avons des indices qui tendent à montrer que la fraude est d'une grande ampleur. En regardant nos fichiers, on découvre qu'un individu a à lui seul, sur son compte avec différents noms, 40 salaires. Il y a des Congolais qui, par mois, touchent du Trésor public via leur compte dans une institution financière, 10, 13, voire 15 millions FCFA », a déclaré le ministre.

L'opération de contrôle des salaires des agents de l'État, déclenchée il y a quelques mois par le ministère des Finances, avait donné lieu à l'inculpation de plusieurs dizaines de personnes, essentiellement des agents de la force publique. Certains membres des forces armées, présentés comme combattants, avaient avoué percevoir des salaires d'officier supérieur ou subalterne. Mais, rien ne semble encore être dit sur de potentiels complices qui faciliteraient cette escroquerie au niveau des services financiers de l'État, et cette

préoccupation, qui semble être beaucoup évoquée dans l'opinion, a été reprise à son compte, à quelques mots près, par le député de l'opposition, Patrice Kadia, lors de la phase des répliques aux réponses des ministres par les parlementaires.

Gilbert Ondongo semblait néanmoins résolu à continuer son opération de nettoyage. « La forêt est dense, mais avec prudence nous allons essayer de la rendre plus claire. J'espère que nous y arriverons. Et si je peux me permettre un peu de sensationnel, on pourrait arriver à une économie au minimum d'un milliard par mois, au maximum de deux à trois milliards par mois », a-t-il indiqué en spéculant sur les résultats attendus de l'opération.

 

La culture du pillage, de corruption a atteint son paroxysme au Congo Brazzaville. La tâche est lourde, car  c’est tout  le système politique et économique qui est corrompu du sommet à la base.

Il faut changer les mentalités, pour cela les gouvernants doivent monter l’exemple pour en finir avec la mauvaise gouvernance et le pillage systématique des deniers publics. Car le mal est profond, c’est toute la société congolaise qu’il faut assainir. Il faut inculquer la culture du résultat, finir avec le clientélisme,  revenir aux bonnes mœurs, le respect du bien public, le travail au mérite, améliorer le pouvoir d’achat des congolais, lutter contrer l’inflation sauvage. Restaurer l’Etat dans toutes ses fonctions régaliennes avec une administration performante et les institutions fortes.

 

Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple.

 

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