LES VOEUX A LA NATION DU CLC
MESSAGE DE VŒUX DU CONSEIL POUR LA LIBERATION ET LE CHANGEMENT AUCONGO
Le 31/12/2012
Chers compatriotes,
Après des épreuves diverses, nous achevons ce soir une année qui aura marqué profondément notre pays. Une année qui laisse à notre pays l’image d’une nation dont l’honneur, la dignité et l’espoir sont ensevelis.
Au nom du Conseil pour la Libération et le Changement au Congo, je voudrais adresser mes meilleurs vœux de bonne santé et de prospérité à chacun d’entre vous, à vos familles et à tous ceux qui sont chers à vos cœurs. Je souhaite que l’année 2013 soit, pour vous et pour notre pays, une source de renaissance dans tous les domaines.
Chers compatriotes,
L’année 2012 s’achève. Elle a été marquée par des événements très douloureux qui resteront gravés dans notre mémoire collective : Explosions d’armes le 04 mars au camp du régiment blindé de Mpila avec plus de 900 morts, contrairement aux chiffres annoncés par le pouvoir de Brazzaville ; les crashs d’avions à Pointe-Noire et à Brazzaville qui ont occasionné de nombreuses pertes en vies humaines et causé également d’innombrables dégâts matériels ; les inondations et autres catastrophes tout aussi dramatiques qui montrent que notre pays a vécu une année 2012 historiquement riche en événements tragiques.
Au-delà de ces souffrances, ce qui a le plus choqué les Congolais, c’est l’attitude du pouvoir face à tous ces événements, notamment les déclarations mensongères du gouvernement accompagnées d'un cynisme et d'une imprudence exceptionnels dans le seul but de minimiser ces événements au grand mépris des victimes et de leurs familles. Que des mascarades ! Jamais, à aucun moment la vérité a été dite aux populations.
Chers compatriotes,
L’année 2012 qui s’éloigne nous a vus pleurer, pleurer encore et encore. Nous avons craint, espéré et nous avons prié. Cette nouvelle année 2013 qui s’ouvre à nous comme une nouvelle page blanche de notre histoire, que nous réserve-t-elle ? Cette question chacun de nous se la pose car nous sommes au temps des incertitudes.
Sur le plan politique, les Congolais veulent le changement et une véritable démocratie. Mais chaque jour qui passe nous révèle l’incompatibilité de Monsieur Denis Sassou N’Guesso avec la démocratie et il ne cache plus sa volonté de modifier la Constitution afin qu’il se représente en 2016.
Nous avons bien conscience de ce que notre peuple est très éprouvé par la dictature féroce du régime actuel. Mais chacun de nous doit savoir que même si cela dure depuis longtemps, cela ne veut pas dire que les Congolais l’acceptent et s’y sont habitués. Ceux qui se laissent manipuler par le pouvoir et qui martyrisent notre peuple ne doivent jamais oublier ceci : rien n’est inaccessible à un peuple qui se bat pour sa .
Pour nous, l’alternance démocratique doit être la règle et nous permettra d’envisager l’avenir avec la sérénité requise. Monsieur Denis Sassou N’Guesso, si tenté qu’il ait envie de modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir après 2016, doit savoir que le peuple a tous les pleins pouvoirs pour l’en empêcher.
Pour sa part, le CLC mettra tout en œuvre pour que la volonté de changement du peuple congolais se matérialise et appelle toutes les forces vives de la nation à se mobiliser massivement, au-delà de tout clivage politique et idéologique, pour empêcher toute modification de la Constitution qui vise à assurer une présidence à vie et/ou une succession dynastique au Congo. A titre de rappel, Denis Sassou N’Guesso avait décidé d’abroger la Constitution de 1992 pour se tailler cette Constitution sur mesure en 2002, personne ne l’avait obligé d’y introduire la double limitation qui fixe l’âge maximum à 70 ans et le nombre de mandats présidentiels à deux.
Sur le plan économique, l’avenir n’est guère plus prometteur pour les Congolais. Tout ce qui est fait ce sont les mêmes choses que les Congolais voient depuis longtemps que ça ne fait pas œuvre de grande créativité. Le plus souvent ce ne sont que des palliatifs et absolument rien de sérieux qui permet de garder confiance dans l’avenir.
L’ampleur des dégâts provoqués par la vague d’inondations qui ont frappé les deux principales villes de notre pays, Brazzaville et Pointe-Noire, montrent indiscutablement les limites opérationnelles des deux principaux instruments de propagande dont se sert le pouvoir pour enfumer le peuple, à savoir : la Délégation Générale des Grands Travaux et le fameux processus de la « municipalisation accélérée ».
En effet, nous savons tous que les dégâts de ces inondations pouvaient être minimes, voire négligeables si les bonnes décisions avaient été prises en amont. Cela met en lumière l’incompétence et la mauvaise gestion du gouvernement.
Au fil des années, chacun réalise que le slogan de faire du Congo un pays émergent à l’horizon 2025 n’est qu’une création imaginaire de Denis Sassou N’Guesso.
Enfin, sur le plan social, comme à son habitude, Denis Sassou N’Guesso excelle dans l'art de la rhétorique. Chaque année, il promet tout mais au final aucune promesse n’est tenue.
A titre d’exemple, l’année 2012 qui était soi-disant décrétée « année de la santé » n’a apporté aucun changement à la situation sanitaire du pays. Quant à la promesse sur le principe de la gratuité de la césarienne et des autres interventions obstétricales majeures (IOM) ou des passeports et autres documents administratifs, cela n’aura servi au fond qu’à légitimer la pratique des détournements de frais y afférents par les agents publics.
En ce qui concerne les promesses sur les 25 millions d’indemnisation promis aux victimes des explosions du 04 mars ou encore sur l’indemnisation des victimes du crash d’avion du 30 novembre, il y a fort à parier qu’elles ne seront jamais tenues non plus.
Chers compatriotes,
Compte tenu de ce tableau très sombre, nous devons nous mobiliser pour être à la hauteur du pari du changement en cette nouvelle année 2013 qui s’ouvre. Il nous faut choisir la vie et non la mort, la joie et non la peine, l’espoir et non la désespérance. Rendons notre pays digne de la mémoire des victimes de la dictature et ses corolaires qui engendrent toutes ces catastrophes insupportables.
En attendant, passez de très belles fêtes de fin d’année
Bonne année 2013 à tous !
«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons