Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

CONGO BRAZZAVILLE LES EXPLOSIONS DU 04 MARS 2012 : LE C.L.C ( Conseil pour la Libération et le Changement au Congo) REVELE CE QUE L'ON CACHE AU PEUPLE CONGOLAIS

 

  

 

 

 

  Source : 

 

 

CE QU' ON CACHE AUX CONGOLAIS SUR LES EXPLOSIONS DU 04 MARS 2012 AU CAMP DU REGIMENT BLINDÉ A BRAZZAVILLE

 

    
 

 

 

                                                   

 

     

 

 

   

 Le dimanche 04 mars 2012, entre 08H00 locales (07H00 GMT) et 10H45, cinq explosions très fortes et espacées se sont produites au camp du régiment blindé de Mpila, à Brazzaville. Des détonations plus légères et à intervalles irréguliers ont été perceptibles jusqu'en début d'après-midi. A en croire les chiffres officiels arrêtés par Denis Sassou N’Guesso et son gouvernement, « ces explosions du 4 mars 2012, n’auraient fait que quelques 282 morts, quelques 2 300 blessés et quelques 14 000 sans-abri ».

 

Une commission d'enquête placée sous l’autorité du directeur général de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), le colonel d’ethnie téké de la Cuvette-Ouest, Philippe Obara, avait été mise en place par Denis Sassou N’Guesso, qui est au pouvoir depuis 1979, avec une interruption de cinq ans après le retour au multipartisme, avant de revenir au pouvoir par les armes en 1997.

 

 « L'enquête » de cette commission sur les circonstances de ces explosions meurtrières, initialement présentées comme accidentelles, a donné lieu à une vague d'arrestations, notamment au sein des Forces armées congolaises (FAC) dans des conditions pour le moins contestables.

 

En effet, dès le début de son enquête, cette commission avait immédiatement privilégié la thèse du complot et écarté très rapidement la thèse de l’incendie accidentel qui avait pourtant été très fermement soutenue par Sassou N’Guesso lui-même et son gouvernement. Au total, vingt-six personnes avaient été arrêtées dans cette affaire du 4 mars, dont 23 militaires, officiers et sous-officiers, qui sont toujours détenus pour certains depuis fin mars 2012. Parmi eux figure notamment le colonel d’ethnie téké des Plateaux, Ntsourou Marcel (qui a été arrêté le 30 mars), ex-Secrétaire général adjoint du Conseil National de Sécurité (CNS), organe présidé par Denis Sassou N’Guesso lui-même, et dirigé par son neveu, le contre-amiral Jean Dominique Okemba. A ce jour, seuls les trois civils ont été libérés, leur inculpation n'ayant pas été retenue.

 

En définitive, l’enquête de cette commission a retenu la thèse de « l’incendie volontaire du dépôt de munitions » et met directement en cause ce colonel téké, Ntsourou Marcel, qui est donc dorénavant présenté à la face du monde comme étant le cerveau de ce complot.

 

Fidèle à ses principes et ses engagements, le CLC qui s’est toujours mobilisé pour la recherche de la manifestation de la vérité sur ce drame du 04 mars a mené avec minutie, sans tambour ni trompette, sa propre enquête au plan national et international pour révéler aux Congolais ce qu’on leur cache sur ces explosions du 04 mars 2012.

 

La volonté du CLC d’engager une enquête au plan national et international trouve son essence dans son questionnement :

 

- Quelle est nature des armes qui ont explosé et quelle est leur origine ?

- Pourquoi le gouvernement avait-il choisi la stratégie de minimiser ce drame comme principal axe de communication ? Qui avait choisi cet axe de communication ?

- Combien de militaires du régiment de blindés figurent parmi les victimes de ces explosions ? Pourquoi n’a-t-on jamais fait mention de ces victimes militaires ?

- Il y a eu cinq grosses explosions très fortes et espacées, pourquoi le bilan des victimes civiles est-il aussi lourd alors que les populations avaient assez de temps et auraient dû se mettre à l’abri après la première explosion ?

- Qui sont les véritables responsables de cette tragédie ?

- Pourquoi la thèse d’un « complot téké » a-t-elle été privilégiée ?

 

 

 

  

Un dimanche d'apocalypse  titrait le quotidien à la solde du pouvoir  qui consacrait sa une et les premières pages de son édition à l'explosion du dépôt d'armement de Mpila

 



 

- Pourquoi Sassou N’Guesso ne parvient-il pas à lâcher son neveu Jean Dominique Okemba qui est également cité dans cette affaire ?  

   

- Ces explosions ont eu lieu au régiment de blindé, c’est-à-dire dans un camp militaire (l’épicentre du drame). Pourquoi le haut commandement des Forces Armées Congolaises n’a jamais communiqué sur le nombre de militaires du régiment de blindé qui figurent parmi les victimes de ces explosions ? Pourquoi n’a-t-on jamais fait mention de ces victimes militaires ?

 

Eh bien, nous pouvons aujourd’hui affirmer aux Congolais qu’il y a bel et bien eu des victimes militaires ce 04 mars 2012 au régiment blindé. En effet, selon les services des renseignements militaires, 700 militaires du régiment de blindés figurent vraisemblablement parmi les victimes des explosions. Cette information est bien connue de tout le haut commandement militaire mais elle marquée du sceaux du secret militaire (secret défense) car aussi surprenant que cela puisse paraître, la quasi-totalité de ces 700 victimes militaires sont originaires des pays du Nibolek. Mystère !   Aucune victime Téké ou Mbochi du Nord ne figure par toutes ces victimes militaires. Voilà pourquoi ces 700 braves militaires n’ont pas eu droit aux honneurs militaires et leur mort est demeurée l’un des secrets d’Etat le mieux gardé de ce drame du 04 mars 2012.

Cette information est capitale car elle confirme bien que contrairement au bilan officiel donné par les autorités Brazzavilloises, il y a bel et bien eu plus de 282 victimes ce 04 mars 2012. C’est-à-dire au minimum 982 victimes. 

- Nous nous sommes par ailleurs demandés, pourquoi le bilan des victimes civiles est-il aussi lourd alors que les cinq grosses explosions très fortes étaient espacées et que les populations avaient donc assez de temps et auraient dû se mettre à l’abri après la première explosion ?

A cette question, tous les témoignages sont concordants : « Dès la première explosion, tout le monde était pris de panique et presque tout le monde avait quitté la zone. Mais certains habitants qui avaient caché de grosses sommes d’argent dans leurs maisons étaient repartis chez eux et y ont trouvé la mort à la deuxième explosion. »

- Quant à la question de savoir qui sont les véritables responsables de cette tragédie, tout le monde accuse ceux qui ont acheté ces armes et qui les ont stockées dans une zone d’habitation à très forte densité au mépris des règles les plus élémentaires de sécurité. En privé, tous le haut commandement militaire est d’accord avec les conclusions de l’expert Québécois, Jacques LANDRY, qui avait très clairement exonéré la piste criminelle et pointé l'incompétence et la négligence criminelle.

 

- Alors pourquoi la thèse dite d’un « complot téké » a-t-elle été privilégiée par ladite commission d’enquête ?

Il ressort de nos investigations que l’innocence du colonel téké, Ntsourou Marcel ne souffre de l’ombre d’aucun doute. Au sein même du haut commandement militaire, personne n’accrédite cette thèse du complot et encore moins la thèse d’une implication directe de l’un quelconque des officiers accusés. Même les généraux qui reprochent au colonel Ntsourou Marcel son arrogance et son impolitesse caractérisée (car il ne saluait jamais les généraux comme tous les moins gradés se doivent de le faire et s’était fait beaucoup d’ennemis), affirment qu’« il n’est pas derrière cette affaire. Certes, Ntsourou vociférait beaucoup pour attirer l’attention du chef de l’Etat, parce qu’il pleurait le galon de général mais de là à dire qu’il est derrière cette affaire des explosions, ce n’est pas vrai. »

Alors d’où vient donc cette histoire du « complot téké » ? A Brazzaville des rumeurs couraient, avant même le 04 mars, sur l’existence d’un camp d'entraînement militaire qu'aurait mis sur pied, dans le but de déstabiliser le régime, le colonel Ntsourou, Accusation que le colonel Ntsourou et sa famille avaient toujours fermement rejetée et qui s’était finalement avérée fausse.

 

Pourquoi ladite commission d’enquête a-t-elle privilégié la piste Ntsourou alors qu’avant lui, des rumeurs avaient couru sur la responsabilité d'un autre officier supérieur, le général de division Blaise

 

Adoua, d’ethnie Mbochi ? Selon cette théorie, l'incendie aurait été provoqué par des militaires fidèles au général Blaise Adoua. Ils auraient voulu venger sa mort. On disait alors que Blaise Adoua avait été empoisonné par Jean-Dominique Okemba et qu'il était mort sur son lit d'hôpital au Maroc, où il se faisait soigner. Ce que le pouvoir de Brazzaville s’était empressé de démentir, sans qu'aucune confirmation formelle n'ait été apportée.

    

En fait, daprès notre enquête cette histoire du « complot téké » aurait une origine mystique. Pour garder le pouvoir, les dignitaires Mbochi ont régulièrement recours aux conseils et aux prédictions des Marabouts. Seulement voila, il se trouve que depuis quelque temps, tous leurs Marabouts prédisent que le prochain Président du Congo, après Sassou NGuesso, sera un Téké. Voilà donc ce qui affole les dignitaires Mbochi et les pousse à faire la chasse à certains cadres Tékés qui seraient susceptibles de leur prendre le pouvoir.

Mais ce qui explique le lien qui est fait entre laffaire du 04 mars et la prise de pouvoir par les Tékés cest le fait que la veille de cet événement, le 03 mars 2012, non seulement le colonel Ntsourou Marcel avait affirmé que « la peur doit changer de camp », mais surtout le roi Téké de Mbé se trouvait à Brazzaville. Et le lendemain, les explosions ont lieu au régiment blindé, à Mpila. Mystère ! Alors quil y avait bien quelques militaires de lethnie Téké sur le lieu du drame ce jour-là, aucun deux n’est mort dans ces explosions. Autrement dit, aucun Téké ne figure parmi les 700 victimes militaires de ces explosions. Et ça, pour les dignitaires Mbochi, c’est bien la preuve qu’il y a « un complot Téké ».

En tout cas, simple coïncidence ou pas, toujours est-il que pour eux, cette affaire du 04 mars présente quelques mystères.

- Nous nous sommes également interrogés sur le rôle de Jean-Dominique Okemba. Pourquoi a-t-il été parfois cité dans cette affaire et surtout pourquoi Sassou N’Guesso ne parvient-il pas à le lâcher ?

Là encore, lexplication est dordre mystique. Après la mort de son fils Gislain Okemba, tué par balle, semble-t-il par le fils de sa propre sœur, Jean-Dominique Okemba avait mis ce dernier en prison à la maison d’arrêt où il avait trouvé la mort à son tour. Folle de rage, sa sœur qui l’avait alors accusé d’avoir fait tuer son fils en prison avait « jeté dans l’Alima la marmite sacrée qui contenait une partie des fétiches de Jean-Dominique Okemba ». Les explosions du 04 mars seraient donc dues à « la foudre mystique provoquée par ces fétiches qui ont été jetés dans l’Alima ». Jean-Dominique Okemba porterait ainsi la responsabilité mystique de ces explosions. Mais comme il est le gardien du temple, il aurait menacé son oncle Sassou N’Guesso de « tout jeter dans l’Alima s’il était écarté du premier cercle du pouvoir ».

 

Voilà donc pourquoi Denis Sassou N’Guesso est obligé de le garder à ses cotés, mais il ne fait désormais confiance qu’à son neveu maternel, Jean-Jacques Bouya ; qui devient le nouvel homme fort au sein du premier cercle familial et du pouvoir et se voit déjà comme le futur successeur à la tête du Congo.

 

- Enfin, nous avons voulu savoir si les malheureuses victimes de ces explosions du 04 mars ou leurs familles obtiendront réparation ? Malheureusement à cette question essentielle de l’indemnisation des victimes et leurs familles, toutes les personnes interrogées ont eu beaucoup de mal à cacher leur scepticisme.  

 

En définitive, pour savoir si la somme de 25 millions promise aux  victimes des explosions du 4 mars au titre d’indemnisation leur sera ou pas versée, seul le temps nous dira. Ne dit-on pas que le temps est l’allié de la vérité ? Tout finira par se savoir.

   

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons 

   

     

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article