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CONGO BRAZZAVILLE : MESSAGE DE FIN D'ANNÉE 2012 DU COLLECTIF DES PARTIS DE DE L'OPPOSITION CONGOLAISE

 

  

 

 

 

     

  LE MESSAGE DE FIN D'ANNÉE 2012 DU COLLECTIF DES PARTIS DE

 L' OPPOSITION CONGOLAISE

 

   

 

 

 

                                                   

 

     

 

 

   

 Congolaises, Congolais,

A l’occasion des fêtes de fin de l’année 2012, le président de la République va décliner son traditionnel message à la nation. Comme à son habitude, il va sans nul doute, faire dans l’auto-satisfaction et l’auto-valorisation et tenter de présenter le bilan accablant de sa gouvernance politique, économique, sociale et culturelle, comme un bilan positif et porteur de mieux-être pour le peuple congolais. Comme à Moscou, il va égrener des contre-vérités du type : « Le pays est en paix et en sécurité. Les institutions fonctionnent normalement. La démocratie est en marche continue. Les dividendes de ce climat de paix, de sécurité et de cohésion nationale sont tangibles ». Aussi, avons-nous choisi de déconstruire par avance de telles contre-vérités, en révélant la vérité nue, sans addition étrangère, à travers l’analyse de l’immobilisme du pouvoir face aux multiples catastrophes qui ont endeuillé le Congo en 2012, l’indifférence du gouvernement face aux souffrances des populations, la scandaleuse privatisation et la choquante familialisation du pouvoir et le blocage du processus démocratique.

I : De l’immobilisme du pouvoir face aux catastrophes

L’année 2012 a été une très mauvaise année pour le Congo et pour le peuple congolais. Elle a été marquée du sceau de la malédiction et a été jonchée tout au long, de multiples catastrophes et des morts, des blessés, des disparus et des sinistrés. Trois (3) mois seulement après les réjouissances du 1er janvier, une tragédie sans précédent frappait la ville de Brazzaville. En effet, le 04 mars, des armes et des munitions de destruction massive, stockées dans des conditions dangereuses , ont explosé dans les camps de Mpila, faisant des milliers de morts, des blessés graves, des mutilés, des disparus, des dégâts matériels incommensurables et rayant de la carte de la ville, les quartiers Dragage, Kanga-Mbandzi , Ouenzé (secteur du lycée de la Révolution). Ce fut horrible. La réponse du pouvoir à ce défi fut très en-deçà des moyens financiers importants dont dispose le pays. L’ampleur des dégâts a mis à nu le dénuement total des formations sanitaires de Brazzaville et a apporté un cinglant démenti au battage médiatique du pouvoir sur sa politique sanitaire. Rappelons-nous les slogans : « santé pour tous en l’an 2000 » ou encore, « l’an 2012, année de l’amélioration de l’offre de santé ».Heureusement, l’assistance internationale est venue atténuer les faiblesses de la réponse nationale.

Aujourd’hui, les victimes de cette catastrophe sont abandonnées à elles-mêmes. Jusqu’à ce jour, neuf (9) mois après le drame, certains sinistrés n’ont pas pu toucher l’allocation d’urgence qui devait leur permettre de se reloger et de subvenir à leurs besoins essentiels. Les blessés graves, admis dans les hôpitaux pendant près de huit (8) mois, ne savent pas où aller vivre à leur sortie de l’hôpital, le gouvernement les refoulant en disant : « le dossier du 04 mars est clos ». Au mois de mai, à l’approche de la saison des pluies, en désespoir de cause, les sinistrés des quartiers rasés ont menacé d’occuper l’hôpital de Talangaï, l’école « fleuve Congo » et les logements sociaux en construction à proximité des anciens camps de Mpila. Quant aux travailleurs indépendants qui ont vu leur outil de travail détruit le 04 mars (cabinets privés, petits commerces, transporteurs routiers et urbains, garagistes, réparateurs, etc.) et aux particuliers qui ont perdu leurs biens (maisons, voitures, et d’autres), ils ne savent toujours
pas à quel saint se vouer. Le pouvoir affiche une hautaine et irresponsable indifférence à leurs souffrances. Pourtant, à la suite de la tragédie du 04 mars, le gouvernement a fait voter par le parlement en mai 2012, un collectif budgétaire dans lequel il a inscrit des sommes importantes pour réparer les dégâts et dommages de la catastrophe de Mpila. Osons la question : Où est donc passé tout cet argent ?

Pour lire le texte intégral, cliquez sur les liens ci-dessous :

Message de fin d’année du collectif des partis de l'opposition (fichier Word)

Message de fin d’année du collectif des partis de l'opposition (fichier PDF)
 

     

   

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons 

   

     

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