Par LA VOIX DU PEUPLE
ANGOLAGATE : LES EFFETS COLATERAUX AU CONGO BRAZZAVILLE
Pasqua met en cause Chirac, Juppé et Balladur
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Charles Pasqua s'est lancé dans une vaste contre-attaque après avoir été condamné à un an de prison ferme dans l'affaire de l'Angolagate. Dès mardi,
l'ancien ministre de l'Intérieur a annoncé qu'il ferait appel du jugement du tribunal correctionnel de Paris qui l'a
reconnu coupable dans cette affaire de trafic d'armes remontant aux années 1990.
Le soir même, il a mis en cause Jacques Chirac au 20 Heures de France 2, assurant : «Le président de la République (Jacques Chirac, était au courant de l'affaire de ventes d'armes à l'Angola. Le Premier ministre était au courant, la plupart des ministres aussi. Moi je n'étais pas compétent dans ce domaine.»
Dans une interview à paraître jeudi 28 octobre 2009 dans le Figaro, le sénateur des Hauts-de-Seine, 82 ans, cite cette fois Alain Juppé et Edouard Balladur. «Le président de la République, le Premier ministre, le ministre des Finances et le ministre de la Défense. Tous les quatre étaient forcément au courant. Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus les deux Premiers ministres concernés que sont Edouard Balladur et Alain Juppé», précise-t-il.
Outre ces mises en cause, Charles Pasqua réclame la levée du secret défense dans l'affaire de l'Angolagate. Mais pas seulement. Ce mercredi 27 octobre 2009, toujours par médias interposés, il a enfoncé le clou en réclamant une levée du secret défense «sur tout». Il a ainsi évoqué plusieurs affaires sensibles sur la chaîne Public Sénat, notamment Clearstream et les frégates de Taïwan : «Il faut tout lever ! Les Français ont besoin de savoir», a-t-il lancé.
Dans la soirée, interrogé par Canal+, il a assuré que cela «fera trembler un certain nombre de personnages de la République» et garnira «probablement» les prisons.
Les armes achetées par l’Angola entre 1993 et 1998, n’ont pas seulement servi en Angola. Ces mêmes armes ont aussi servi au congo Brazzaville dans le coup d’Etat sanglant du 5 Juin 1997 avec la bénédiction du président français de l 'époque Monsieur Jacques CHIRAC. C’est autant dire que la Françafrique est passée par là. Après avoir cautionné la violation du territoire nationale et bradé la souveraineté du pays,l'invasion angolaise a laissé des traces indélébiles dans l’histoire du Congo : viols, pillages, vandalismes, tueries à grande échelle… Ce coup d’Etat qui a interrompu le processus démocratique dans notre pays et ramené au pouvoir le Général autoproclamé Denis SASSOU NGUESSO a fait de lui le seul Général au monde qui a permis et avalisé l’occupation de son pays par une force étrangère. Contrairement au Général de gaulle digne de ce grade qui a combattu l’occupation Allemande. Si Charles PAQUA déclare « Il faut lever tout le secret défense, les français ont besoin de savoir » alors nous disons que les congolais ont aussi le droit de savoir la vérité sur les 350 disparus du beach et toutes les dérives liées à ce coup d’Etat.
Brazzaville, STEVE OBORABASSI Pour la Voix du Peuple
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