CONGO BRAZZAVILLE : 4 mars 2012 UNE JOURNÉE EFFROYABLE POUR LE PEUPLE CONGOLAIS
LES PRISONNIERS POLITIQUES
AU CONGO BRAZZAVILLE
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Réélu avec 88,4 % DES VOIX
Lelll
OUI A UNE TRANSITION APAISÉE
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Après la tragédie nationale du dimanche 4 mars 2012, toute la zone du quartier Mpila et une partie des arrondissements de Ouénzé et Talangaï de Brazzaville offre une image terrifiante, d’Apocalypse, comme l’avait qualifiée le président de la fondation Ebina. La série d’explosions a causé la mort de plus de 6500 Congolais et étrangers : une centaine d’élèves, en pleine révision dans le collège et le lycée proches, près de 400 soldats en stage au Régiment Blindé, des centaines de fidèles assistant à l’office dans les lieux de culte, des dizaines de gens en pleines retrouvailles familiales, sans oublier les ressortissants de la République Démocratique du Congo. Le pouvoir de Sassou a minimisé le nombre des victimes, en déclarant un chiffre dérisoire de près de 300 victimes. Cette énorme catastrophe humaine de mars 2012 n’a pas empêché la bande à Sassou de poursuivre son entreprise macabre : ainsi, elle a transféré, précise le document du « Mouvement du 5 mars » des stocks de munitions au Groupement des Parachutistes (GPC), à la base aérienne de Maya Maya et aux bâtiments de la Garde Républicaine (GR) au centre-ville, ainsi que dans l’ancienne Radio-Congo – tous endroits habités et peuplés. Ces explosions, ont en outre occasionné des blessures graves pour plus de 2500 personnes dont certaines sont devenues handicapées à vie ; elles ont aussi détruit des habitations et des immeubles de service à l’image du CEG Gampo Olilou, du lycée de la Révolution, des bâtiments abritant le Génie militaire, le Régiment blindé, la Direction de l’intendance militaire, tous réduits en tas de ruines. Le 4 mars 2012 aux environs de 8h la ville de Brazzaville a été secouée par des explosions qui sont parties du régiment blindé. Des informations contradictoires circulent sur la cause de ces explosions. Certains parlent d'un dépôt de munitions qui aurait pris feu à cause d'un court circuit . D'autres par contre parlent d'un sabotage d'origine jusqu'ici inconnue. Dans tous les cas les multiples explosions ont fait beaucoup de dégâts tant sur le plan matériel qu'humain. L'équipe du Forum Radio Télévision dépêchée sur les lieux a fait le constat suivant: Des maisons effondrées, les pares brises des voitures et des baies vitrées des maisons ont été soufflées en éclat. Un balai incessant des ambulances acheminant des blessés et des morts dans tous les centres hospitaliers de Brazzaville sauf celui de Talangaï très touché parce que proche du lieu du sinistre. La plus grande désolation a été constaté au CHU où le plus grand nombre des blessés et des morts ont été acheminés. Même l'immeuble du Forum Radio Télévision des droits de l'homme situé à Bacongo à environ 10 kms du lieu des explosions a enregistré des dégâts comme vous pouvez le constater dans ces images. Retrouvez le Forum Radio Télévision des Droits de l'Homme (FRTDH) sur http://www.frtdh.org et sur Twitter : @FRTDH
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