Congo-Brazzaville : Le tribalisme, une voie politique sans issue.
LES PRISONNIERS POLITIQUES
AU CONGO BRAZZAVILLE
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NON AU TRIBALISME
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NON AU TRIBALISME
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NON AU TRIBALISME
Un Homme d’État est au service de la République et non de sa tribu et d’un parti politique.
L’histoire politique congolaise a toujours eu comme soubassement la violence et la trahison basées sur l’hégémonie d’une tribu sur une autre. Ne pas faire notre autocritique nous conduira à l’échec de l’édification d’un État au service du peuple congolais.
Nous sommes devant une évidence plausible, celle de n’avoir pu réussir à construire un État à défaut d’une nation car n’ayant aucune histoire commune nonobstant le fait de partager une terre sur laquelle nous essayons de vivre ensemble ; il n’est pas trop tard pour faire autrement.
De notre indépendance à ce jour, les femmes et les hommes politiques, pratiquement toujours les mêmes, sont dans la promotion indécente du tribalisme alors qu’ils doivent gérer un État qui sous sa forme actuelle est inexistant au Congo-Brazzaville. Cela nous a conduit dans des heures sombres aux assassinats politiques des Congolais par des Congolais à travers, entre autres, des cours révolutionnaires d’injustice, cette injustice qui perdure jusqu’aujourd’hui. Ces massacres de Congolaises et de Congolais par des femmes et des hommes politiques restera une tâche sombre de notre histoire. Sans reconnaissance ni réparation vis-à-vis des victimes aucune réconciliation nationale ne sera possible. Nous en sommes toutes et tous conscients.
L’État sert à organiser la vie de la société en tenant compte de l’intérêt public de ses concitoyens qui doit primer sur les intérêts égoïstes d’une tribu ou d’un clan. Au Congo-Brazzaville, nous sommes devant un pouvoir tribal qui sert de courroie de transmission pour la promotion de la tribu mbochi, afin que cette dernière puisse avoir la main mise sur tous les pouvoirs, politique, économique, judiciaire aux détriments des autres tribus dans notre pays. Cette minorité tribale agissante ne sert que les intérêts privés des multinationales de ce monde et non ceux du peuple congolais.
L’histoire nous enseigne qu’aucun peuple, qu’aucune tribu ne peut dominer ni violer indéfiniment les droits de ses semblables, car nous sommes devant un principe moral et politique communément partagé, celui de l’égalité de droit.
Il ne saurait avoir au Congo-Brazzaville comme cela se voit sous d’autres cieux, la question de l’inégalité naturelle qui ferait de la tribu mbochi, une tribu supérieure aux autres. Cette injustice sociale et politique se voit dans l’accaparement de tous les leviers du pouvoir par les ressortissants de la région septentrionale.
Le tribalisme à l’opposé de la fraternité ne construit pas, mais crée des ressentiments si forts de la part des opprimés qu’il met à mal le vivre ensemble au Congo-Brazzaville. Nous sommes devant deux camps, celui des oppresseurs et celui des opprimés, qui se regardent en chien de faïence, nous entrainant de fait dans la guerre des tribus, la guerre des communautés. Cela n’est nullement bon pour la concorde nationale et le développement de notre pays qui nécessite l’apport de toutes et de tous.
Le tribalisme, ce venin mortifère, introduit dans la politique congolaise par certains afin de rester ad vitam aeternam au pouvoir pour ainsi capter les ressources communes par la force des armes, appelle forcément à une violence de résistance, une violence légitime pour se libérer de ce mal.
Il nous revient de bâtir un État sur le fondement de l’égalité des droits de toutes les Congolaises et de tous les Congolais dans leur immense diversité, d’où qu’ils viennent et quoi qu’ils pensent. La justice sociale doit être notre seule boussole.
Au Congo-Brazzaville, le tribalisme pratiqué par les mbochis aujourd’hui et jadis par d’autres, ne crée que des extrémistes, ces suprémacistes qui pratiquent une politique d’apartheid nauséabonde qui consiste en une inégalité des droits, une discrimination des individus sur la seule base de l’appartenance tribale.
Certains se posent déjà la question sur l’avenir des mbochis car conscients de la politique délétère, infamante que mènent leurs semblables. Cette politique pourra avoir à court terme des conséquences sur eux-mêmes les oppresseurs du peuple congolais.
L’éthique politique nous impose de rejeter en bloc la gouvernance actuelle au Congo-Brazzaville qui se sert de notre pays comme d’un trophée de guerre découlant de la guerre civile sanglante du 05 juin 1997 qui fit 400 000 morts, un crime contre l’humanité. Cette politique d’une guerre larvée entre les tribus n’a qu’un seul but, celui de la non-création d’un État de droit dans lequel les responsables devraient rendre des comptes. Dans l’état actuel, la chienlit qui règne dans notre pays en fait de fait un pays sans foi ni loi au détriment des plus faibles que nous devons par obligation protéger par notre engagement citoyen.
Doter son village qui se situe dans le Nord du pays d’infrastructures scolaires modernes financées par une entreprise d’État, et non des moindres, alors que le reste du pays est délaissé, est une vision étriquée de ce qui est la République.
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