CONGO BRAZZAVILLE : Le dialogue national inclusif, une nécessité impérieuse.
LES PRISONNIERS POLITIQUES
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OUI AU DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF
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Congo-Brazzaville : Le dialogue national inclusif, une nécessité impérieuse.
Échaudé, humilié à juste titre à la suite de la Conférence nationale souveraine tenue du 25 février au 10 juin 1991, monsieur Denis Sassou Nguesso freine des quatre fers pour organiser une grande concertation politique nationale libre afin de trouver les remèdes pour sortir notre pays de la déconfiture dans laquelle il se trouve.
Le peuple congolais a la capacité comme en 1991 d’influencer le cours des événements politiques contre la volonté d’une seule personne. Le Congo-Brazzaville se meurt.
Le rôle de l’homme politique c’est entre autres d’améliorer le quotidien de ses compatriotes qui lui ont confiés par délégation la gestion du pays. Nous avons le Congo-Brazzaville en partage, et nul ne peut se l’approprier sous le seul prétexte d’avoir massacré 400 000 Congolaises et Congolais lors de la guerre civile sanglante du 5 juin 1997, et de régner depuis lors par la terreur des armes.
Nous assistons depuis fort longtemps dans notre pays au culte de la personnalité d’un Seigneur de guerre, au point de voir messieurs Pierre Ngolo, Isidore Mvouba et Anatole Collinet Makosso, respectivement Présidents du Sénat, de l’Assemblée nationale et Premier ministre, les trois (3) plus grandes personnalités du Congo-Brazzaville, chanter les louanges de leur bienfaiteur. Ces derniers ont perdu de leur crédibilité politique si tant peu ils en avaient. À travers ces comportements puérils et avilissants, la politique basée sur le débat d’idées a perdu ses lettres de noblesse pour faire place à la courtisanerie.
Mais rien ne nous étonne, car ces messieurs sont issus du PCT (Parti congolais du travail), ce parti parricide qui a occis l’un de ses fondateurs Marien Ngouabi et ses idées à savoir « Tout pour le peuple, rien que pour le peuple ». Il est devenu une épicerie familiale et tribale à la solde de monsieur Denis Sassou Nguesso. C’est triste de se rabaisser à ce niveau, et seule l’histoire jugera les errements déviants de ces pantins.
Le dialogue national inclusif que nous appelons de tous nos vœux ne saurait être au service de la promotion d’un homme politique, mais un débat d’idées pour un projet de société viable qui sortira le Congo-Brazzaville de l’ère de la pierre taillée dans laquelle il se trouve. N’insultons pas l’intelligence des 5,836 millions de Congolaises et de Congolais (2021), car parmi eux se trouvent les talents d’aujourd’hui et de demain dont notre pays a besoin pour son développement radieux en le guidant vers des verts pâturages.
Comme dans tout projet, pour changer, il faut changer l’image. Le PCT a lamentablement échoué sous l’impulsion de monsieur Denis Sassou Nguesso, la classe politique actuelle au pouvoir a échoué, et l’opposition servile a également échoué.
Apparaissent çà et là des avatars qui nous promettent un monde meilleur en 2026 quand le peuple congolais souffre dans une dictature féroce depuis plus de 39 années cumulées de pouvoir absolu. Participer à cette mascarade, c’est faire le jeu du pouvoir en place en lui donnant un peu plus d’oxygène pour sa survie. Aucun crédit, aucune réalisation digne, aucun projet de société viable n’ont permis de sortir notre pays de la situation désastreuse dans laquelle il se trouve. C’est la raison pour laquelle nous en appelons à la mutualisation de toutes nos expertises, de nos efforts pour faire du Congo-Brazzaville de demain un pays où il fait bon vivre.
Nul doute que la plaie béante qu’est le tribalisme a déstructuré le tissu social, économique et politique congolais. Le Congo-Brazzaville vit un apartheid tribal qui est la résultante des différentes politiques des gouvernements successifs y compris celui démocratiquement élu. Du passé faisant table rase tout en y portant un regard critique afin de ne pas retomber dans les mêmes travers. Le tribalisme doit être extirpé de la société congolaise fracturée qui se regarde en chien de faïence.
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