Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

CONGO BRAZZAVILLE : Mémorandum sur la crise multidimensionnelle qui plombe le PAYS.

 

  undefinedcarteanime.gifCouvertureCouverture 

 

 
 
 

 

CONGO BRAZZAVILLE : Mémorandum sur la crise multidimensionnelle qui plombe le PAYS.

 

 

Lelll

 
Mathias DZON et l’Alliance ARD:
 
Mémorandum sur la crise multidimensionnelle
 
qui plombe le Congo-Brazzaville
 
NON AU POUVOIR DYNASTIQUE  OUI A L'ALTERNANCE 

 

 
Après la SNPC-Gate,  gros scandale d´Etat,
MAthias DZON et l’Alliance ARD publient cette semaine, un Mémorandum sur la crise morale, économique, financière, sécuritaire, électorale et démocratique qui plombe le Congo Brazzaville. Dans ce précieux document, Mathias DZON et l’Alliance ARD décryptent et dénoncent avec la rigueur qui les caractérisent, la poursuite de la marche inexorable du Congo vers le chaos.
 
le Mémorandum
 
Avant-propos
 
Le Congo-Brazzaville traverse une très forte zone de turbulences. Le pays est plombé par une crise morale, économique, financière, sociale, démocratique, sécuritaire et électorale gravissime et sans précédent dans son histoire récente. La situation d’ensemble est marquée entre autres par :
 
l’effondrement de l’économie ; – l’inflation galopante ; l’explosion de la morbidité et de la mortalité sur l’ensemble du territoire national ; – une recrudescence inquiétante des comportements individuels et collectifs déviants ; – l’enrichissement illicite et scandaleux des tenants du pouvoir ; – l’extrême pauvreté des populations ; – la fracture sociale ; – le délitement de l’unité et de la concorde nationales ; – le divorce entre le pouvoir et le peuple ; – la « familialisation » du pouvoir ; – la montée en flèche du népotisme, de l’ethnocentrisme, de la préférence ethno-régionale ; l’appropriation clanique des postes de responsabilité au sommet de l’Etat, la cooptation complaisante de la médiocrité aux postes de responsabilité, les velléités de succession dynastique ; l’irruption dans le champ politique congolais du phénomène de la courtisanerie ;  l’explosion des violences urbaines, des violences en milieu scolaire et des violences faites aux femmes, etc. Tous les secteurs de la vie nationale sont en panne.
 
le présent Mémorandum se propose de décrypter les principales caractéristiques de la crise multidimensionnelle qui plombe le Congo Brazzaville. Pour tenter d’en rendre compte, nous avons retenu six dimensions que nous analysons dans les lignes qui suivent.
 
1-2  la crise morale, la crise économique et financière(le ver est dans le fruit)
 
Aujourd’hui, au Congo-Brazzaville, toutes les valeurs cardinales sans lesquelles il ne saurait y avoir de développement d’un pays, car le capital humain est le capital le plus précieux d’une nation, ces valeurs disions-nous, sont totalement bafouées. A tous les étages de la société, l’argent facile est devenu le moteur de l’action. Mus par la recherche effrénée du confort matériel et du luxe, les tenants du pouvoir et les consciences insuffisamment affranchies investissent toutes leurs énergies dans des comportements atypiques et délinquants : culte de l’argent, goût immodéré de la fête et de la luxure, vols à mains armées, braquages de domiciles privés, viols, prostitution, pédophilie, homosexualité, inceste, consommation abusive d’alcool et de drogues diverses, assassinats gratuits, crimes rituels, grand banditisme, cybercriminalité, etc.
 
 

  

Publicité
La crise économique et financière gravissime qui plombe le Congo est la preuve probante et irréfutable de l’incapacité de l’Etat/PCT de gouverner. Il est en panne d’idées et n’a plus rien à proposer au pays. Il est devenu le mal du Congo et ne fait plus partie de la solution aux problèmes du Congo.
 
3- la crise sociale
 
Aujourd’hui, le Congo-Brazzaville est devenu pour les populations, un enfer terrestre. Plus de 95% de Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le peuple croupit dans une misère extrême qu’il n’avait jamais connue depuis l’accession du pays à l’indépendance. De nombreux diplômés des Universités et des Ecoles de formation professionnelle sont sans emploi. Poussés par le besoin, beaucoup d’entre eux sont devenus, qui, chauffeurs de taxis ou de bus, qui, contrôleurs et/ou rabatteurs dans les stations de bus, qui, petits marchands ambulants. Dans le monde du travail, le chômage est endémique. La moyenne nationale de son taux est évaluée à plus de 51%. Plus de 70% des actifs congolais sont sans-emplois.
 
 
4- la crise sécuritaire.
 
                                           Sur le plan sécuritaire, à la suite du coup d’Etat anticonstitutionnel du 25 octobre 2015, le pouvoir a décrété un état d’urgence sur l’ensemble du territoire national et verrouillé le pays par d’importants cordons de sécurité, armés jusqu’aux dents. Des barrages routiers ont été érigés le long de toutes les routes principales du pays. Un véritable terrorisme d’Etat a été institué. Depuis, l’Etat/PCT gouverne contre le peuple et par la force brutale. Le département du Pool est occupé militairement. Un corps expéditionnaire spécial est basé à Kinkala, chef-lieu du département du Pool. Tout le Congo est transformé en une sorte de camp de concentration.
 
Alors que le Congo n’est pas en guerre et qu’aucun autre pays ne le menace, le pouvoir a recruté et continue de recruter massivement pour le compte de l’armée, de la gendarmerie et de la police, augmentant inconsidérément les effectifs de la force publique, aux dépens des autres secteurs vitaux comme l’éducation, la formation professionnelle, la recherche et l’innovation, la santé publique, l’environnement, etc.
 
5- la crise électorale
 
Sur le plan électoral, le pouvoir actuel a mis en place depuis 2002, un système frauduleux et mafieux, repérable à travers les indices suivants :
 
6- la crise démocratique.
 
Sur le plan politique, le Congo-Brazzaville occupe le 142 ème rang sur 180 pays, parmi les nations à régime autoritaire. En effet, depuis le coup d’Etat anticonstitutionnel du 25 octobre 2015, le pouvoir congolais a instauré un Etat policier sur toute l’étendue du territoire national.
 
Le pays n’est plus gouverné. Le gouvernement passe le plus clair de son temps, tantôt à festoyer, tantôt à tenir de nombreuses réunions inutiles, tantôt à se réfugier dans le mensonge et l’auto-valorisation, tantôt à simuler, à dissimuler, à ruser avec l’opinion nationale et internationale, bref, à bluffer, pour que la confusion s’installe.
 
En conclusion:
L’analyse qui précède révèle que le Congo-Brazzaville est en danger de mort. Il traverse une crise morale,
économique, financière, sociale, démocratique, culturelle, électorale et sécuritaire gravissime. Cette crise a pour causes profondes, entre autres :
- L’absence d’une véritable volonté politique des décideurs de sortir le Congo du gouffre
dans lequel l’a plongé l’Etat/PCT et de le mettre sur la voie du développement équitable et durable;
- Le manque du sens de l’abnégation et de l’intérêt général chez les tenants du pouvoir ;
- La mal-gouvernance des affaires publiques par l’Etat/PCT ;
- Le manque du sens des valeurs et le goût immodéré de la fête et de la facilité qui
gangrènent toute la société congolaise ;
- La corruption ambiante à tous les étages du pouvoir ;
- Les détournements massifs des deniers publics et l’appropriation personnelle des biens de
l’Etat  par les détenteurs du pouvoir ;
- L’insensibilité à l’humain et l’indifférence totale à l’extrême pauvreté des populations ;
- Le repli sur soi, le népotisme, l’ethnocentrisme, le régionalisme, la préférence ethno-régionale, le séparatisme ;
- La cooptation complaisante de la médiocrité aux postes de responsabilité ;
- La violation quotidienne des droits humains ;
- La fraude électorale.
 
Le Congo peut-il sortir de cet abîme ?
 
Assurément oui, mais à condition de détruire le ver qui est dans le fruit Congo, c’est-à-
dire, réformer en profondeur la gouvernance actuelle et favoriser les interactions entre l’Etat, la classe politique, la société civile, la participation de tous, la recherche du consensus et la construction des conditions permissives d’un vrai vivre-ensemble.
Cela passe obligatoirement par la tenue d’un véritable dialogue politique national,
rassemblant sans exclusive, les Congolais de toutes les sensibilités politiques et de toutes appartenances idéologiques, religieuses et ethno-régionales. Pour être efficace et porteur, ce dialogue doit déboucher sur l’ouverture d’une période de transition de six à douze mois, la formation d’un gouvernement de transition et la mise en place d’un Conseil national de transition.
 
Nous l’avons dit et écrit mille et une fois, mais nous ne le répéterons jamais assez : la tenue d’un vrai dialogue politique national inclusif est et demeure la seule et unique bonne solution pour sortir le Congo de la crise multidimensionnelle qui l’étrangle aujourd’hui.
 
Par voie de conséquence, nous interpellons pour la énième fois, le président de la République, afin qu’il convoque dans l’urgence, ce dialogue inclusif, incontournable et salvateur pour le peuple congolais. Dans la même veine, nous appelons le peuple congolais à assurer et à assumer son rôle historique en se mobilisant massivement, pour contraindre la classe politique et le président de la République, à s’asseoir, dans le dessein de rechercher ensemble, des solutions idoines et consensuelles, en vue de sortir le pays du gouffre dans lequel il a été enfoncé par l’Etat/PCT.
 
Fai à Brazzaville, le 10 mai 2023
 
Pour la Conférence des présidents
 
Mathias DZON

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article