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La France musèle monsieur Franklin Nyamsi.

 

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La France musèle monsieur Franklin Nyamsi.

 

 

 

 

La France musèle monsieur Franklin Nyamsi.  

  

La France vit une crise civilisationnelle dans sa matrice d’inégalité naturelle.  

 

Le racisme est un mal systémique qui est très prégnant dans toutes les strates de la société française, mais que l’on feint d’ignorer au lieu de le combattre avec la plus grande énergie. C’est plus qu’inquiétant. 

  

Un Français Noir, monsieur Franklin Nyamsi, venant d’Afrique, n’a-t-il pas le droit au nom de la liberté d’expression de critiquer la politique française en Afrique ? La France prônerait-elle l’acculturation, ce processus par lequel une personne ou un groupe assimile une culture étrangère à la sienne ?  

 

C’est le nœud gordien auquel il faut s’attaquer car la domination du monde est promise à celui qui le dénouerait. Les élites africaines francophones, panafricanistes pour certaines, seraient-elles devenues la cinquième colonne qui créeraient le désordre en France ?  

    

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire » est cette citation apocryphe prêtée à Voltaire qui résume bien la liberté d’expression dans le monde civilisée démocratique. Mais cette citation est battue en brèche en France ces derniers temps par les Gaulois qui se croient persécutés en Afrique.  

  

La liberté d’expression est gravée dans du marbre dans le premier amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique (USA), le pays du monde libre.  

  

Qu’il est loin l’esprit de « Je suis Charlie » qui symbolisait cette France de liberté attaquée par les obscurantistes !   

  

Ce que vous recevez en face est le reflet de votre propre comportement.  

  

Comme jadis sous l’esclavage, la colonisation et maintenant sous la Françafrique, il est interdit aux Africaines et aux Africains d’émettre ne fusse qu’une idée, les vieux démons ressurgissent avec une brutalité inouïe sous le silence coupable de l’intelligentsia blanche française.  

  

Il faut croire que la guerre du XXIème siècle est une guerre de civilisation, laissant aux oubliettes les droits de l’homme au profit des droits économiques. L’Afrique qui regorge d’immense richesses nécessaires à la transition énergétique et au réchauffement climatique est courtisée par les Occidentaux qui en ont fortement besoin.  

  

Il n’est plus de bon temps de critiquer la politique française en Afrique sous peine d’être blacklisté, clochardisé en France. Cette France, jadis lumière du monde, serait-elle devenue ténèbres au service des dictatures africaines avec lesquelles elle fait des affaires au détriment de la majorité des peuples africains démunis ?  

  

La liberté d’expression, une disposition constitutionnelle que chérissent toutes et tous les démocrates du monde entier est battue en brèche en France par des esprits grincheux de l’inégalité naturelle nostalgique d’une Afrique ayant des pantins à son service.  

  

La Françafrique dans sa respiration agonique ne veut pas rendre l’âme en Afrique, et veut entrainer tout le continent dans l’abîme du désespoir.  

  

Quoi qu’il ait dit et fait qui n’incite ni à la violence ni à la haine ni à la mort d’autrui, mais relevant de la simple liberté d’expression, monsieur Franklin Nyamsi mérite-t-il cet acharnement politico-judiciaro-administratif de la part de son pays la France, le pays de la déclaration des droits de l’homme ?  

  

 

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Après avoir été suspendu de ses fonctions pour une durée de trois mois par le ministre franco-sénégalais de l’Education nationale, monsieur Pap Ndiaye, pour avoir « critiqué la politique africaine du gouvernement français », voilà maintenant que monsieur Franklin Nyamsi vient de se voir notifier le 05 avril 2023 la clôture de ses comptes à la banque CIC Mont saint Aignan (CIC Nord-Ouest). C'est le temps de l'inquisition. Et comme toujours quand le travail est difficile on le confie aux Noirs qui font le sale boulot pendant que les autres se frottent et se lavent les mains comme Ponce Pilate.  

  

Cette persécution politico-administrative d’un citoyen français « coloré de la mauvaise couleur » nous inquiète à juste titre nous les esprits libres libérés des chaines de la pensée unique. Dans le même temps, l’on s’échigne à ne pas vouloir humilier celui qui attaque l’Ukraine en faisant des milliers de morts et semant la désolation et le chaos en Europe. C’est une indignation sélective du deux poids deux mesure qui nous rappelle « l’expression macroner » chère aux Ukrainiens.  

  

Nous avons en France une justice au service du politique et des puissants, d’où cette cruelle citation de Montesquieu : « "Il n'y a point de plus cruelle tyrannie que celle qui l'on exerce à l'ombre des lois et avec les couleurs de la justice."  

  

Cette France qui pratique le repli identitaire, le nationalisme exacerbé est appelé à disparaitre des nations civilisées devant l’éveil de conscience collectif si elle n’y prend garde. Le monde change et la France doit changer son paradigme vis-à-vis des nations africaines trop longtemps infantilisées. Le temps du père fouettard est révolu, remisé au placard.  

  

L’instrumentalisation fréquente d’une justice aux ordres des politiques en France au mépris des garanties élémentaires du droit est une arme des puissants de ce monde contre les pauvres. La justice en France est une institution qui arrange et non qui dérange ; c’est à celui qui payera le prix fort.  

  

C’est le paradoxe de la justice française dont le procureur de la République en charge de l’action publique en vue de protéger la société n’est pas considéré comme un magistrat par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) car dépendant du ministère de la justice française qui gère sa carrière (CEDH, Gde ch., 29 mars 2010, Medvedvev et autres c. Frace, req. N° 3394/03). Le procureur de la République n'est pas une « autorité judiciaire » au sens de la jurisprudence européenne (CEDH 4 déc. 1979, Schiesser c. Suisse).  

  

Devant cette chienlit, ce coup de canif dans les principes sacrés démocratiques des nations civilisées, le silence de la classe politique et intellectuelle française nous gêne. Quand des dissidents Iraniens, Chinois, Russes, Hongkongais sont persécutés loin de la France, cette dernière pousse des cris d’orfraie, ces hurlements, ces cris stridents, dans une situation de surprise et d'effroi, qu’elle se refuse quand des intellectuelles Noirs de France critiquent sa politique africaine. C’est l’arrogance des puissances occidentales basée sur l’indifférence et l’abstention. Il est évident que les Africaines et les Africains sont régis en France par le Code noir de Louis XIV de 1685 qui les considèrent comme des objets. La colonisation des mentalités demeurent encore l’arme la plus puissante d’asservissement de l’homme noir au XXIème siècle. Les Africaines et les Africains de France sont des administrés et non des citoyens à part entière.    

  

En effet, il est temps pour les Africaines et les Africains de France, qui pour dans la grande majorité jouent des rôles de faire-valoir, des anomalies sympathiques, au service de leurs maîtres, de s’inquiéter de cette pensée unique qui consiste à les mettre sous cloche en les prenant pour des citoyens de seconde zone.  

  

On peut ou ne pas aimer les positions publiques de monsieur Franklin Nyamsi sur les réseaux sociaux qui n’incitent ni à la violence ni au meurtre. Mais qu’a-t-il fait pour mériter une pareille chasse aux sorcières digne du temps de l’inquisition avec le KGB, la Stasi et les SS de sinistre mémoire ?  

  

Ce n’est pas anodin ce qui se passe actuellement en France. Il y a une perte de repère de la société qui devient décadente. En tant qu’être humain, libre penseur, activiste, intellectuel, démocrate, citoyen du monde, notre malaise est plus que palpable devant ces faits d’un autre âge.   

  

Après l’interdiction de territoire de madame Nathalie Yamb qui n’a rien changé au quotidien de Françaises et des Français qui se battent pour défendre leurs droits sociaux, les tracasseries faites à monsieur Franklin Nyamsi ne sont là que pour amuser la galerie car l’essentiel en France est ailleurs.  

  

Qui sera le prochain damné africain combattant de la liberté que la France ne voudra plus voir sur son territoire et sur lequel s’abattra ses foudres ?  

  

Est-ce le chant du cygne de cette liberté d’expression satirique de Charlie Hebdo tant vantée par la France ? Mais force est de croire que l’on peut se moquer de tout sauf de la France. C’est le serpent qui se mord la queue.    

  

« Je suis Charlie » est à remiser aux calendes grecques car la France a décidé de bâillonner, d’étouffer toute voix dissonante, discordante sur sa politique africaine désastreuse de l’esclavage, en passant par la colonisation jusqu’à la Françafrique.   

  

La colonisation n’est pas l’absence de liberté, mais l’absence de discernement du bien du mal qui découle de notre conscience humaine, cette lampe qui éclaire notre chemin.  

  

Les Africaines et les Africains de partout dans le monde ont choisi la voie de la dignité, de la liberté d’expression, de se mouvoir, de se réaliser, de s’accomplir, de vivre tout simplement en homme libre.  

  

Être Noire ou Noir en France serait-il devenu un délit passible d’une déchéance sociale, civique et professionnelle ?  

  

Devant cette dérive de la pensée, de Jean Jaurès nous retiendrons : « Je ne plierai pas. Je ne m'en irai pas en silence. Je ne me soumettrai pas. Je ne me retournerai pas. Je ne me conformerai pas. Je ne me coucherai pas. Je ne me tairai pas. Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant ».  

  

Aux larmes Citoyens, car la France ruse avec ses principes de liberté, d’égalité et de fraternité.  

  

En droit comme dans la vie, les principes n’ont pas de prix.  

  

C’est Albert Camus qui écrivait : « J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre. »  

…………………………  

Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA  

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