Le Congo-Brazzaville, un État à construire.
Le Congo-Brazzaville, un État à construire.
« Le mensonge aujourd’hui ressemble étrangement à celui d’hier. »
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Nous avions eu l’illusion depuis plus de 60 ans de vivre dans une république, un Etat régi par des règles, en somme une Constitution ancrée dans du marbre permettant aux Congolais de s’exprimer librement, le fondement d’un État de droit. La loi censée créer l’égalité des citoyens face aux institutions a été remplacée par une propagande criminalisant ceux qui n’y adhèrent pas et par la force des armes. Ce potentat, cet État inégalitaire dans lequel nous vivons, c’est le Congo-Brazzaville, une construction mafieuse de certains d’entre nous dans le seul but de conserver le pouvoir envers et contre tous.
Démographiquement les ressortissants de la partie Nord du Congo auraient moins de chance d’accéder démocratiquement à la magistrature suprême (si l’on s’en tient au vote électoral ethnique comme cela se passe dans plusieurs pays en Afrique). Pour pallier à cette évidence, certains esprits brillants encore en poste pensèrent à la conservation du pouvoir en actionnant deux leviers à savoir, la propagande contre un ennemi invisible de l’intérieur et la force militaire. La démocratie étant basée sur l’adhésion à un projet politique d’un candidat quel que soit sa provenance, cette peur est irrationnelle et volontairement entretenue par des intellectuels à la solde du pouvoir.
Ce projet savamment pensé et réfléchi donc criminel fait du Congo-Brazzaville une dictature permettant à une bande de brigands de siphonner les deniers publics et de vivre sans avoir à en rendre compte ; Être responsable c’est rendre des comptes. Cette incongruité ne pose aucun problème de conscience à nos soi-disant intellectuels qui en fait, font figure de propagandistes ayant un diplôme à faire valoir en s’alliant avec les soudards afin de faire main basse sur les richesses du pays, notamment le Pétrole devenu un domaine réservé de la famille impériale du Congo-Brazzaville. Ces derniers vivent comme des nababs partisans du moindre effort, tant la culture du travail n’est pas leur point fort.
Il est difficile de penser que l’on ait réussi à infantiliser tout un peuple par des slogans vident de sens que l’on nous rabâche à travers les médias à la solde d’un pouvoir totalitaire. Pendant que le peuple trime, ils continuent de faire la fête avec les mêmes ingrédients incluant la terreur, la menace physique et la mort confinant à la paix des cimetières tant vantée par ces bourreaux.
Comment avons-nous accepté comme des inhumains des exécutions publiques de nos frères quel que soit le crime qu’ils aient commis ? Les assassinats de masse des accusés dans le simulacre du procès de la mort du Président Marien Ngouabi ont atteint le summum de l’inhumanité, des crimes contre l’humanité passibles de la Cour Pénale Internationale (CPI) dans un fonctionnement impartial de la justice mondiale. Certains procureurs et non des moindres, virevoltants, allergiques aux Avocats, devenu Avocats grâce à la sagesse, encore en vie, peuvent toujours nous éclairer sur le fonctionnement d’une justice archaïque s’apparentant à une machine à broyer de celles et de ceux qu’elle est censée protéger, les faibles.
Les intellectuels congolais, les aboyeurs de masse, ne prirent pas conscience de la dérive que prenait notre pays. Ils ont préféré fermer les yeux, se boucher les oreilles et ne rien dire. Tous tétanisés par cette violence aveugle, mais ciblée, ils vaquèrent comme des poltrons à leurs occupations pendant que l’injustice était érigée en justice dans notre pays. Cela semblait relever du fonctionnement normal d’un État par nos brillants intellectuels, considérés comme tels, dont le rôle est d’éclairer la lanterne du peuple en cas de dérive d’une nation.
L’absence de Constitution, l’ensemble des lois qui régissent un pays pour le vivre ensemble, a permis à certains individus armés de créer la terreur dans le pays sans qu’aucune voix dissonante ne soit admise en dehors de celle des idéologues bien choisis du pouvoir.
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