CONGO BRAZZAVILLE: Pascal TSATY MABIALA LE JUDA DE LA POLITIQUE CONGOLAISE
Pascal Tsaty Mabiala, le Juda de la politique congolaise.


Le caméléon de Loudima fait encore des siennes.
Et la trahison politique fit jour en la réincarnation de Pascal Tsaty Mabiala.
En tant que dernier éphémère Ministre de la Défense du gouvernement de Pascal Lissouba, il aurait pu laisser une armée étrangère envahir le Congo-Brazzaville pour quelques sous. La souffrance que nous aurait infligée l’envahisseur aurait été pire que la dictature actuelle que nous vivons car teintée d’humiliation.
En scrutant la classe politique congolaise de l’ancien et du nouveau monde, il n’y a qu’un seul trait saillant qui apparaît : c’est l’insincérité.
Ce monsieur, un habitué du vagabondage politique, un ancien directeur de l’école du parti congolais du travail (PCT), par la suite un ténor de l’UPADS (Union panafricaine pour la démocratie sociale) un clone du PCT, fit partie de ceux qui haranguèrent la foule au boulevard Alfred Raoult lors de la campagne contre le changement de la Constitution de 2002. Il prononça aussi l’oraison funèbre, aujourd’hui funeste, des martyrs tombés sous les balles de la milice privée du pouvoir actuel. Mais ce que l’on ne savait pas c’est que l’homme en mission télécommandée avait un agenda caché. Ce fut le baiser de la mort.
Il est habitué à la compagnie et à être le porte flingue des « grands de ce monde ». Après Pascal Lissouba dont il ne partage que le prénom, il s’en choisit un autre en la personne de monsieur Sassou Nguesso dont il partage en commun plus que la politique. Un genre de mélange affligeant.
Que dire de l’UPADS dont il est dernièrement issu ? Ce fut un parti incarné par un homme dont les idées furent peut-être pavées de bonnes intentions. Mais, il se laissa déborder par la fameuse bande clanique et tribaliste des 4 (Christophe Moukouéké, Victor Tamba-Tamba, Martin Mbéri et Nguila Moungounga Nkombo), qui ne voyait dans la prise du pouvoir qu’un moyen de se refaire la cerise après tant d’années de frustrations à ne jouer que les seconds rôles au sein du PCT. Au diable les idées, d’où la fameuse maxime : « Maintenant c’est notre tour. » À ce jour, ils ont chacun une trajectoire politique différente par manque de cohérence idéologique. Ce fut le temps des hippies de la politique congolaise.
Après la guerre du 05 juin 1997, l’UPADS sombra dans la dépression. Les Ministres des Finances et du Pétrole s’en sortirent avec un pactole dont ils ne pouvaient et ne peuvent justifier la provenance. Certains aujourd’hui vivent tranquillement en France. C’est aussi ça les biens mal acquis. Dans la politique congolaise c’est l’éternel recommencement où chacun accuse l’autre d’être plus voleur que lui-même. Dans tout cela où est la place du peuple congolais que l’on est supposé servir ?
L’irruption du camarade Pascal Tsaty Mabiala sur les médias niant la présence des prisonniers politiques au Congo-Brazzaville est une hérésie politique, une ineptie dont ne peut se prévaloir qu’un homme dépourvu de tout sens moral à l’affût de la moindre récompense matérielle. Il fut nommé en grande pompe Chef de l’opposition congolaise docile. Sa rétribution à sa nomination ne tarda pas. Ainsi, il vilipende ceux qui hier étaient avec lui dans une autre démarche politique. Il faut se méfier de ce genre de personnage, car « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. » Qui a bu, boira, qui a trahi, trahira ; Et voilà que deux experts de la trahison dans la vie politique congolaise se retrouvent au sommet de l’État en se délectant du lait et du miel qui découlent de la souffrance du peuple congolais.
C’est avec une grande tristesse que j’écris ces mots. Car à la veille des 60 ans de notre indépendance, notre pays n’aura brillé que par les coups d’état, les exactions, les règlements de compte et la trahison politique. C’est une marque de fabrique qui a empêché l’émergence de nouveaux talents propices au développement du pays. Ce marigot politique congolais grouille de crocodiles qui avalent tout, même leurs propres compatriotes. C’est effarant !
Après cette saillie médiatique nauséabonde, l’on observe un silence de cathédrale dans ce froid glacial de Sibérie du côté des partis politiques qui ont rejoint l’opposition politique officielle sous la férule du camarade Pascal Tsaty Mabiala. Aucun mot ! Seraient-ils en train d’acquiescer ces élucubrations ? Car qui ne dit mot consent. Tous les partis politiques de la coalition de l’opposition congolaise choisie se trouvent à l’insu de leurs propres grés mêlés à ces propos infamants de leur chef.
Alors que dire des membres de l’UPADS, opposants fallacieux en exil au régime de Sassou Nguesso qui ne condamnent pas vertement cette saillie médiatique et qui ne prennent pas leur distance ? Sans le savoir, cette intervention signe l’acte de décès du parti de Pascal Lissouba qui n’est plus qu’une remorque du PCT pour le partage du pouvoir et dont les dirigeants deviennent des griots. Aux affamés de monter dans le train en marche afin de survivre à la famine.
Du marxisme-léninisme, à l’appartenance tribale, à l’affiliation familiale, les partis politiques au Congo-Brazzaville sont à court d’idées, de renouvellement et jettent le discrédit sur ce qui doit être l’engagement politique qui suppose être au service du peuple.
Il aurait pu ne rien dire car lorsque l’on mange l’on ne parle pas. Mais son amour à l’endroit du PCT qui a fait de lui ce qu’il est, est plus fort, et il se sent obligé de le clamer haut et fort en se tirant une balle dans le pied. C’est un nain politique qui a arrêté de grandir depuis l’école du parti du PCT qui est son ADN.
Il vient de mettre fin à sa carrière politique car qui peut encore croire une girouette qui nous indique à chaque fois des vents contraires au point d’attraper un torticolis. Il a le destin d’une feuille morte qui au gré des courants du vent vient de se poser sur le brasier de la mesquinerie politique. Son nom sera à jamais associé à celui des touristes de la politique congolaise.
Tout ceci ne doit en aucun cas nous décourager ni nous détourner du combat politique noble qui est le nôtre, celui de la libération du peuple congolais de la tyrannie qui nous assaille. Ceux qui perdent espoir, finissent toujours par succomber aux sirènes de l’argent facile et des titres ronflants sous les lambris dorés de la république.
Le camarade Pascal Tsaty Mabiala a perdu son âme pour satisfaire son ventre. Comme le Premier ministre actuel, un ancien de l’UPADS, il n’a qu’à demander sa carte de membre du PCT pour la clarté du positionnement politique et non idéologique car il en manque terriblement. Nous avons touché le fond dans l’hypocrisie politique.
Il se rêvait en Homme d’État et voilà qu’il se retrouve commis. Triste fin pour le protée de Loudima.
« La propreté du corps passe par la pureté de l’âme » dixit un proverbe. Quand l’âme se crétinise, l’existence devient vaine. En politique la seule issue qui s’impose c’est le suicide politique qui confine à l’oubli.
C’est Abraham Lincoln qui disait : « Aucun homme n'a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge. »
Patrice Aimé Césaire MIAKASSISSA



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