CONGO BRAZZAVILLE: DESCENTE AUX ENFERS SASSOU NGUESSO ET COMPAGNIE VOIENT LE DIABLE !
Officiellement, c’est pour se mettre en conformité avec la Constitution (taillée sur mesure) de 2015 que le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, a prononcé, mardi 17 décembre 2019 à Brazzaville, son discours sur l’état de la nation, devant le parlement réuni en congrès. Mais, la date du 17 qu’il a choisie au lieu du 31 décembre, explique en réalité, qu’il a vu le diable. Pourtant, une maxime congolaise déclare que « le chef du village ne voit pas le diable. »
Avant d’entrer dans le vif du sujet, je tiens à dire aux lâches et à tous mes détracteurs que les calomnies et différents « scuds » dirigés à mon endroit ne peuvent ébranler mon moral, ni me détruire car j’ai été conçu pour vaincre, régner, rendre justice et éclairer la lanterne de l’humanité, en général, et des internautes (lecteurs en ligne), en particulier.
Je persiste et signe, pour affirmer que Jean Dominique Okemba (JDO), Claudia Sassou Nguesso, Florent Ntsiba et autres pseudo Francs-maçons sont parmi les premiers Congolais qui tirent leur pays vers le bas. Le Congo est justement bourré de ces pseudos Francs-maçons, qui sont empêtrés dans de nombreux scandales économico-financiers et empêtrés dans un syncrétisme grave. Les responsables de la Grande loge nationale de France (GLNF), du Rite égyptien et autres, avec lesquels j’ai échangé lors de mes enquêtes, ne me démentiront pas. La preuve : Denis Sassou Nguesso et autres, qui n’arrivent plus à supporter les remontrances de la GLNF, se sont absentés, le 7 décembre 2019 à Paris, lors de la dernière assemblée de cette loge maçonnique.
Analyse de quelques sujets soulevés dans le discours du chef de l’Etat
Voici quelques actes qui prouvent que Denis Sassou Nguesso est coincé :
Acte 1 : Sur la paix sociale. Denis Sassou Nguesso et le système qu’il a façonné, sont conscients que la contestation issue des injustices, du verrouillage ethnique, de la misère et des violations des droits fondamentaux, est aux portes du Congo. Personne ne croit plus aux mensonges de ce système, même quand son ministre de l’Enseignement primaire, Anatole Collinet Makosso (ACM) se bat, par diverses publications en sa qualité de juriste-écrivain, pour sauver de la boue, son mentor Denis Sassou Nguesso, ainsi que le Parti congolais du travail (PCT) au pouvoir.
Acte 2 : A propos de l’emploi des jeunes et des antivaleurs des ministres. En 2018, au cours d’une adresse à la nation, Denis Sassou Nguesso avait promis de lutter contre les « antivaleurs ». En 2016, à Pointe-Noire, pendant sa campagne présidentielle, il avait annoncé l’arrivée massive des opérateurs économiques occidentaux dans cette ville, pour y installer des usines, créer des milliers d’emplois, tandis que l’Etat, à lui seul, en créerait 11.000 chaque année. Mais en 2019, soit 3 ans après cette annonce, c’est l’inverse qui s’est produit : toutes les sociétés ont pratiquement jeté la clé sous le paillasson, en dehors des sociétés des Libanais qui résistent et de quelques rares entreprises françaises. L’annonce de “2000 enseignants à recruter en 2020”, contenue dans le discours de Denis Sassou Nguesso du 17 décembre 2019, laisse subsister le doute. Parce qu’il n’avait pas pu mettre en chantier les jeunes pendant les années de surliquidité budgétaire au Trésor public, entre 2003 et 2013. Au contraire, des ministres comme Gilbert Ondongo, Henri Djombo et Jean-Jacques Bouya (qui séjourne actuellement en Russie pour des missions fallacieuses) sont accusés d’avoir pillé le Trésor public. Pour la même accusation, son fils Denis Christel Sassou Nguesso, sa fille Claudia Sassou Nguesso et cohorte, ne sont pas inquiétés. Bien au contraire, ils continuent à se la couler douce.
Acte 3 : S’agissant des Grands travaux, Denis Sassou Nguesso vient de confirmer que le dérèglement climatique provoque des catastrophes partout dans monde. Pendant l’expérience de Municipalisation accélérée (2004-2016), j’avais prévenu, dans les colonnes de mon ancien journal Talassa qui paraissait à Brazzaville, que les travaux réalisés par le gouvernement congolais et les entreprises chinoises étaient de piètre qualité et qu’ils devraient occasionner, dans les cinq ans qui suivraient l’inauguration de chaque réalisation, des dégâts humains et matériels lourds. Des maisons retrouveraient dans l’eau; des routes et plusieurs autres infrastructures surfacturées seraient détruites (ponts, aéroports, écoles, hôpitaux,…).
Au cours d’une de ses visites à l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville par exemple, Denis Sassou Nguesso n’avait pas hésité de descendre très bas, au point de me qualifier de myope, “ne voyant pas ces réalisations”. Pourtant, au parlement, quelques jours après, l’actuel ministre du Commerce Alphonse Claude N’silou, jetait la responsabilité de la dégradation des ouvrages mal conçus et ayant causé des dégâts, sur son collègue des Grands travaux Jean-Jacques Bouya, avant de se décharger sur moi au cours d’un entretien que j’ai eu avec lui à domicile. Aujourd’hui, le président Sassou, les ministres Bouya et N’silou sont confondus par la mauvaise qualité des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) réalisés, alors qu’ils ont englouti des milliards de francs CFA.
Acte 4 : Sur la paix dans le pays. Nombreuses sont les personnes qui se demandent si le Général d’armée Denis Sassou Nguesso et son système de gouvernance voudraient-ils susciter de nouvelles émeutes, comme ils le font depuis leur retour au pouvoir, à l’issue de la guerre civile du 5 juin 1997, en utilisant divers subterfuges. Par exemple, la création et la dotation en armes de guerre des milices privées, telles que les Faux Ninjas, les Douze apôtres, la Milice du député Hydevert Moigny et autres, qui ont créé la terreur dans le pays, ces dernières années, entre 1997 et 2017. Sinon, pourquoi accuser l’Opposant Guy Brice Parfait Kolélas d’être un seigneur de guerre, alors qu’il était le seul à se rapprocher de l’Ambassade de France à Brazzaville, avec mon concours, pour négocier l’apaisement entre les belligérants lors des derniers évènements ayant endeuillé le Congo, notamment dans le département du Pool, de 2016 à 2017 ? Parfait Kolélas, avec lequel je venais d’échanger lors de sa tournée 2019 en Europe (Belgique, Angleterre et France) a reconfirmé qu’il a toujours été non-violent, malgré tous les montages contre sa personne.
Acte 5 : Sur le report du versement de la deuxième tranche financière au Congo par le FMI. Les Services spéciaux actuels du Congo-Brazzaville sont devenus caducs, comparativement à ceux dirigés par le Général Emmanuel Ngouelondélé sous Sassou-1 (1979-1992). Ils laissent le Numéro-1 congolais parler “de bonnes relations avec le Fonds monétaire international (FMI),” alors que cette institution a suspendu en décembre 2019 son second versement d’appui financier au Congo, après avoir constaté, non seulement que ce pays a utilisé la couverture de son Accord avec le FMI comme tremplin pour contracter d’autres dettes ailleurs, mais aussi qu’il n’ait pu gérer correctement la première tranche versée en juillet 2019, versement gracieusement obtenu après le lobbying de la France sans que le Congo n’ait pu remplir ne serait-ce que la moitié des 48 mesures de l’Accord. Comment les Services et les Conseillers (qui doivent veiller au lieu de dormir) ne se sont réveillés que le 18 décembre 2019 au matin pour tenir une réunion d’ urgence sur le FMI, alors que j’ai annoncé le premier, huit jours avant même Rfi, Tv5 et autres, que cette institution financière de Bretton Woods avait infligé un carton rouge au Congo ?
Acte 6 : A propos des cuisses de poulet. Comment un chef d’Etat digne de ce nom peut-il se permettre de parler des vivres congelés dangereux, notamment les cuisses de poulet dont il ignore le pays de provenance et les conditions de conservation ? Pourtant, ses ministres comme Alphonse Claude N’silou du Commerce, Calixte Nganongo des Finances (qui vient de changer d’hôpital à Paris), Henri Djombo de l’Agriculture et de l’élevage, et Raymond Zéphirin Mboulou de l’Intérieur, laissent le commun des mortels congolais importer librement ce poison. Combien de crédits bancaires le gouvernement Sassou a-t-il alloués aux Congolais afin qu’ils développent l’Agriculture et l’élevage ? Même les hommes d’affaires libanais, qui créent des emplois pour les Congolais et font vivre le pays, n’ont pas facilement accès aux crédits bancaires, contrairement à ce que les gens racontent sur leur dos.
Acte 7 : Au sujet de la corruption. C’est le mal originel du pouvoir de Denis Sassou Nguesso. Après avoir chassé Joachim Yhombi Opango du pouvoir pour des faits disait-on de corruption, les gouvernements successifs dirigés par Denis Sassou Nguesso ont aggravé ce phénomène au point où plus personne ne sait comment remettre les choses d’équerre, même si l’on passe son temps à fustiger ce vice dans tous les discours. Paulin Makaya qui a affirmé lors de sa dernière sortie sur « Africa 24 » en réponse au discours de Sassou Nguesso que la corruption dormait au palais présidentiel résume en une phrase, le ressenti des congolais.
Acte 8 : Au sujet des critiques de la presse écrite. Denis Sassou Nguesso se plaint des prestations de la presse, notamment des réseaux sociaux, qui ne lui laisseraient pas de répit, alors que sa gestion est scabreuse, tels que les champs lexicaux récurrents des médias internationaux le démontrent (cf. le livre De l’Enfer à la liberté, de Ghys Fortune BEMBA DOMBE).
Bref, le Congo connait une crise systémique grave. Même la jeunesse dont il parle est dépourvu de tout : il n’y a qu’à voir les salles de classe pléthoriques, avec un déficit en tables-bancs.
Le ministre Collinet Makosso qui vient de publier un chef-d’œuvre sur l’histoire politique et économique du Congo de ces dernières décennies, n’a pas eu, malheureusement, l’honnêteté intellectuelle de demander à Denis Sassou Nguesso et aux « Pecétistes » de sortir par la grande porte; de rapatrier l’argent au Congo (comme l’avaient demandé les évêques catholiques) pour soulager la souffrance du peuple, et de nommer des vrais patriotes, des cadres rigoureux qui aiment réellement leurs pays et leurs prochains, à la place des parvenus et des égoïstes qui placent l’argent pillé au Congo dans les paradis fiscaux.
Ce n’est ni aux responsables des Services spéciaux, ni aux congressistes du PCT qui se réuniront du 27 au 30 décembre 2019 à Brazzaville, que je vais apprendre l’adage selon lequel « ventre affamé n’a point d’oreilles », ainsi que cette leçon de l’Histoire qui renseigne que « les injustices et les humiliations sont à la base des soulèvements populaires ici-bas. »
Ghys Fortune BEMBA DOMBE


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