HOMMAGE A Augustin KALLA KALLA VICTIME DE LA BARBARIE DU VIEUX DICTATEUR SANGUINAIRE ET CORROMPU Denis SASSOU NGUESSO


Cher Augustin KALLA KALLA
Mon beau-frère,
Mon frère de lutte,
Patriote Résistant Combattant,
Brillant intellectuel et journaliste engagé pour la liberté,
En cette date mémorable du 5 Mai 2019, nous sommes là-présent pour témoigner ta grandeur et la dignité. Qu’il est vraiment prématuré ton ultime voyage de l’autre côté du miroir. L’ardente envie de te pleurer me tient à la gorge, la douleur m’étrangle, elle se mêle à la colère, aux sombres sentiments de la vengeance qui me taraudent car pour moi et pour tant d’autres qui t’aiment tant, ta mort n’est pas naturelle. Elle est sans aucun doute l’œuvre d’une association de malfaiteurs qui croient pouvoir enfermer la liberté d’expression dans une boite.
Augustin,
Tu fus le guerrier intrépide, le chevalier intraitable, le communicant limpide , le preux justicier qui combattait les barbares comme au Moyen-âge avec le glaive Durandal en main pour le triomphe d’une cause noble et juste.
Notre peine est immense. Elle est à la mesure de la perte d’un grand homme de conviction. La mort vient de t’emporter pour un dernier grand voyage, au moment où ta chère famille, tous agglutinés dans leur lot de frustration, des épreuves multiples de la vie et de leur quête de bonheur, ils espéraient et attendaient beaucoup de toi. Seulement les barbares de la république ont peut-être réussi a t’ôter la vie, mais certainement pas la soif de liberté et de justice qui continueront leur chemin jusqu’à la victoire de la démocratie.
L’hommage d’aujourd’hui n’appelle que le chant de la démocratie qui s’élève chaque jour dans le pays. Ce Chant des Patriotes lavera son sang versé injustement et honorera ton engagement sincère et profond pour un pays juste et libre. La Résistance Congolaise dans sa victoire proche reconnaîtra ta bravoure et ton nom sera inscrit en lettres de feu parmi ceux de la constellation des compagnons de la Résistance.
Il ne fait aucun doute que le temps et les circonstances à venir, finiront par révéler la source humainement machiavélique, laquelle décime sans vergogne les meilleurs d’entre nous : des fils et filles dignes de notre cher Congo
Avec force et conviction, je sais que tu es parti, mais ton esprit sera toujours parmi nous par le souffle des ancêtres
Adieu mon beau !!!!
Jean-Claude BERI
Ce qu’il a subi, seul lui sait. Augustin Kalla Kalla en gardera des séquelles irréversibles dont il ne se remettra jamais. Il s’en est allé ce matin du 5 Mai, sans doute avec des secrets.
La barbarie de Sassou à l’état pur, avait jusqu’ici un nom et un visage encore bien vivant. C’était Augustin Kalla Kalla, Orateur hors pair au caractère bien trempé et aux convictions politiques irrémédiablement bien tranchées. Son aversion contre le pouvoir tyrannique de Denis Sassou Nguesso était connue des Congolais. Très actif à l’opposition, notamment au CADD d’André Okombi Salissa qui croupit en taule depuis plus de 2 ans, Augustin Kalla était foncièrement engagé contre le viol par Sassou de la constitution en 2015 lui permettant de briguer un énième mandat, puis au hold-up présidentiel un an après par le vieux dictateur congolais. Un engagement qu’il payera très cher.
Enlevé nuitamment le 29 septembre 2016 à son domicile par des éléments de la milice de Sassou (DGSP : Direction Générale de la Sécurité Présidentielle), Augustin Kalla Kalla ne donnera plus jamais signe de vie pendant plus de 5 mois. Des mois durant lesquels il subira des pires atrocités et des tortures en tous genres. Battu et laissé pour mort, il sera jeté et retrouvé par sa femme devant la morgue de Brazzaville. Ses bourreaux le croyant mort.
Ce qu’il a subi, seul lui sait. Augustin Kalla Kalla en gardera des séquelles irréversibles dont il ne se remettra jamais. Il s’en est allé ce matin du 5 Mai, sans doute avec des secrets.
De cette mésaventure inhumaine, Augustin Kalla Kalla publiait une prose au mois de février dernier sur sa page Facebook pour rendre un vibrant hommage à sa femme en ces termes.
Augustin Kalla Kalla écrivait:
« Père et mère de deux jumelles X 2 successivement, ça se fête spécialement. Toute ma gratitude infinie à cette dame qui a su sincèrement et profondément remplacer ma mère. Elle m'a toléré dans mes excès mondains d'homme aux atomes parfois un peu fourchus. Elle m'a cherché partout, parfois seule, lors de mon enlèvement, ma détention au secret, mon innommable torture en 2016.

C'est elle qui est venue me récupérer au portail de la morgue municipale de Brazzaville après que mes geôliers m'y aient jeté, me croyant quasiment mort.
Elle m'a bercé, réconforté, pris foncièrement soin de moi pendant mes douloureux, lourds et longs soins intensifs à la clinique. Elle méritait cette reconnaissance publique. Ce n'est pas pour faire pleurer quelqu'un, c'est un hommage mérité à cette femme qui m'a toujours fait oublier que je suis orphelin de mère. Sois glorifié, Seigneur de me l'avoir envoyée, alors que je n'ai rien fait pour la mériter. Reconnaissons nos épouses et époux pendant que nous sommes tous en vie. Alléluia !!! ».
Je pleure un compagnon de lutte, un frère, un ami. Brillant, homme de convictions, vaillant combattant pour la démocratie jusqu'à y laisser sa vie. Repose en paix cher ami. La lutte pour l’instauration de la démocratie dans notre pays est un objectif non négociable pour tous les démocrates congolais. La lutte continue !
Jean Claude ITOUA



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