RDC: réunion des ténors de l'opposition à Bruxelles pour afficher leur unité

De gauche à droite, les 5 ténors de l’opposition Adolphe Muzito, Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi en réunion à Bruxelles le 12 septembre 2018.
Les ténors de l'opposition congolaise se retrouvent ce mercredi 12 septembre 2018 à Bruxelles, pour afficher une position commune dans la perspective de la présidentielle prévue pour fin décembre.
A trois mois de la présidentielle et alors que plusieurs candidats de l’opposition ont déjà été retoqués, évincés du processus par la Commission électorale, l’enjeu est majeur. Après deux réunions à Kinshasa, Bruxelles est une nouvelle étape. Cinq des sept candidats s’y sont donné rendez-vous, entre autres pour que Moïse Katumbi, poursuivi en RDC, puisse participer à la réunion. L’enjeu est d’abord d’afficher une image d’union de l’opposition.
L’union fait la force, dit-on. Mais au sein de l’opposition congolaise, elle est difficile à trouver. Les deux dernières rencontres à Kinshasa l’ont montré. Vendredi dernier, Vital Kamerhe de l’UNC et l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito étaient absents. Lundi c’est le candidat de l’UDPS Félix Tshisekedi qui était déjà en Europe. Cette difficulté à s’asseoir tous autour d’une même table est l’un des nombreux signes de l’incapacité pour le moment à établir une stratégie commune. Cette réunion à Bruxelles est donc une nouvelle tentative, avec 5 poids lourds de l’opposition.
Divergences
Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito et Vital Kamerhe se sont donné rendez-vous ce mercredi, avec pour objectif de se mettre d’accord sur un certain nombre de positions sur le processus électoral, et uniquement sur ce processus. L’utilisation ou non par exemple de la très controversée machine à voter ou encore l’attitude à adopter face à ce fichier électoral où 16,6% des électeurs se sont inscrits sans empreinte digitale. On attend une déclaration commune à minima sur les points cruciaux : se mettre d’accord sur un candidat unique de l’opposition. Ou encore la décision de boycotter ou non cette présidentielle. Personne n’arrive à s’entendre pour le moment.
Derrière la photo de famille, la méfiance est grande entre les différents candidats, notamment vis-à-vis de ceux autorisés à concourir et leur stratégie individuelle. Certains craignent par exemple que l’héritier du parti d’opposition historique Félix Tshisekedi ou l’ancien président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe. Tous deux autorisés à participer à la présidentielle ne se désolidarisent à la dernière minute. A voir si l’étape bruxelloise va réussir à faire bouger les lignes.
Boycott, candidat unique: les chefs de l'opposition congolaise ne tranchent pas
Les six figures de l'opposition congolaise - Antipas Mbusa, Jean-Pierre Bemba, Vital Kamerhe, Moise Katumbi et Adolphe Muzito et Felix Tshisekedi - se sont réunies à Bruxelles pour tenter d'élaborer une stratégie commune en vue des élections de fin d'année. Un front commun qui pour le moment se limite à la critique du processus électoral, comme il y a déjà un mois.
Une nouvelle fois ce mercredi, l'opposition a dit son refus de la machine à voter, demandé la libération des détenus politiques et appelé aussi à ce que le fichier électoral soit débarrassé des électeurs enregistrés sans empreinte digitale. Pour l'opposition, ces six à dix millions de personnes sont de potentiels électeurs fictifs et elle craint que leurs voix ne servent à faire gagner le candidat du pouvoir.
Mais ces exigences, les leaders de l'opposition les avaient déjà formulées il y a un mois à Kinshasa. Cette nouvelle déclaration ne résout donc pas le problème de fond auquel ils sont confrontés.
Vu les problèmes qu'ils dénoncent, faut-il continuer à participer au processus électoral ou le boycotter ? Hier les six leaders de l'opposition ont refusé de trancher. Ils ont listé leurs conditions pour de bonnes élections - neuf mesures au total -, mais se défendent de vouloir un nouveau report du scrutin.
Idem sur la candidature unique de l'opposition. Tous disent vouloir attendre la publication de la liste définitive des candidats le 19 septembre avant de faire leur choix. « Il ne suffit pas de désigner un candidat commun, encore faut-il qu’on obtienne les bonnes élections, a déclaré à RFI l'ancien Premier ministre Adolphe Muzito, dont la candidature a été invalidée. Nous avons deux fronts pour faire pression et obtenir de bonnes perspectives pour être sûrs que notre candidat va gagner. Sinon, il se fera bouffer par la machine et par le fichier électoral. »
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
JE SUIS Monsieur 8% LE VIEUX DICTATEUR SANGUINAIRE ET CORROMPU LE MADURO DE L'AFRIQUE CENTRALE Denis SASSOU NGUESSO
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