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L’Eglise congolaise tente la médiation de la dernière chance à Kinshasa

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     CONGO KINSHASA : L’Eglise congolaise tente la médiation de la dernière chance à Kinshasa 

     

     
    L’Eglise congolaise tente la médiation de la dernière chance à Kinshasa
    A l’approche du 19 décembre, date de la fin du second mandat du président Kabila, la Conférence épiscopale réunit politiques et diplomates de tout bord.

     

     

    Le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo, Mgr Marcel Utembi (au centre) au siège de l’ONU, en novembre.

     

     

     
    Kinshasa s’en remet à Dieu, ou du moins à ses ministres. L’avenir de la République démocratique du Congo (RDC), plus grand pays d’Afrique, se joue en effet ces jours-ci au deuxième étage d’un petit immeuble austère du centre-ville, siège de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). Vendredi 9 décembre, une trentaine de politiciens congolais de tout bord s’y sont retrouvés sous les bons auspices de Mgr Marcel Utembi. L’air grave et le pas lent, l’ancien évêque de Kisangani a eu tout le loisir de méditer sur la folie du pouvoir terrestre, entre les 4X4 rutilants de la majorité présidentielle et de l’opposition.

    Géant d’Afrique sans gouvernement

    L’Eglise congolaise n’a que quelques jours pour mener à bien ce dialogue inclusif et arracher un consensus qui permettrait d’éviter l’explosion. Le second mandat du président Joseph Kabila prend fin le 19 décembre. La Constitution lui interdit de se représenter, mais le président a su jusque-là manœuvrer, usant de la force et de la ruse pour contenir les manifestations, diviser l’opposition et faire « glisser » des élections, reportées à avril 2018. Restent à savoir quels seront les contours de ce qui s’annonce comme une transition à la tête de l’Etat.

    Lire aussi :   Kinshasa va-t-elle exploser le 19 décembre ?

    Officiellement, le géant d’Afrique centrale n’a plus de gouvernement depuis le 14 novembre. Un nouveau premier ministre a toutefois été nommé le 17 du même mois par Joseph Kabila. Comme convenu en octobre avec une partie de l’opposition et de la société civile lorsqu’il a négocié son maintien au pouvoir durant seize mois, le chef du gouvernement est désormais issu de l’opposition. Mais la frange consensuelle, domptable, et non radicale de l’opposition.

    Le chef d’Etat a désigné Samy Badibanga, un ancien disciple de l’opposant historique Etienne Tshisekedi. Ce dernier, âgé, malade mais toujours influent, s’est refusé à participerau « dialogue » d’octobre facilité par l’Union africaine, de même que son allié au sein de la coalition de l’opposition, le « Rassemblement », l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi.

    Dans la cour de la Cenco, chacun voit l’après 19 décembre à sa porte. « Face au vide entretenu par la majorité, le peuple congolais est en droit d’espérer un nouveau président,explique Delly Sesanga, député de l’opposition. « On ne veut pas de drame, il faut parvenir à un consensus », tempère Vital Kamerhe. « La Constitution ne se négocie pas, elle s’applique, lâche avec verve Valentin Mubake, l’un des représentants d’Etienne Tshisekedi. Quand vous avez épuisé deux mandats, vous n’avez plus le droit de rester un seul jour de plus. » « Il faut commencer par discuter et voir comment élargir le consensus obtenu lors du précédent dialogue politique », insiste le porte-parole du gouvernement, Lambert Mendé.

    Et le député de l’opposition Martin Fayulu de résumer : « Est-ce que Kabila n’est pas en train de nous piéger ? s’interroge-t-il. On marche ici à pas feutrés, on continue de dire au peuple que le 19, Kabila doit partir. Mais on sait que si on se rate ici, à la Cenco, ce sera la catastrophe à Kinshasa et dans le reste du pays car les politiciens ne pourront plus tenir le peuple. »

    Des positions connues et rabâchées depuis des mois. Les négociations directes n’ont pas encore démarré. Les tractations informelles se sont poursuivies durant le week-end, dans les bureaux d’avocats influents ou de partis politiques, dans les hôtels ou à la sortie de la messe dominicale. Tout devrait être bouclé en trois jours. Résumant l’esprit des diplomates qui tentent d’éviter un nouveau basculement de la RDC dans une période d’instabilité et de violences, Thomas Perriello, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour les Grands-Lacs, juge ainsi que « ces premières négociations réellement inclusives sont une fine lueur d’espoir au milieu d’une situation très inquiétante (…) Leur succès n’est pas garanti mais sans elles l’échec est assuré ».

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/12/l-eglise-congolaise-tente-la-mediation-de-la-derniere-chance-a-kinshasa_5047459_3212.html

     

     

    JE SUIS Couverture  Monsieur 8%  DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO

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