GABON - CONGO: QUI S'ASSEMBLE SE RESSEMBLE. LA METHODE DU DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO FAIT ECOLE AU GABON
ALI BONGO ONDIMBA A L'ECOLE DU TYRAN Denis SASSOU NGUESSO
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SIX LEADERS DE L'OPPOSITION INTERPELLÉS
La Garde Républicaine a interpellé ce Jeudi 01 Septembre matin à Libreville au moins deux cents personnes au QG* de Jean PING
En effet, suite à l’assaut engagé par la GR* au quartier général de campagne du candidatJean PING dans la nuit de mercredi à jeudi. La police a procédé à plusieurs interpellations, au moins deux cents personnes ont été interpellées dont six leaders de l’opposition (Zacharie MYBOTO, René Ndemezo’o OBIANG, Alexandre Barro CHAMBRIER, Vincent De Paul GONDJOUT, Paul-Marie GONDJOUT et Chantale MYBOTO) et plusieurs autres activistes dont le tout jeune Marceau MALEKOU.
Cet assaut fait suite aux heurts qui ont éclaté dans la ville (Incendie Assemblée Nationale, Voitures brûlées, magasins vandalisés) après l’annonce de la victoire du candidat du Parti Démocratique Gabonais, Ali BONGO ONDIMBA. Pour la Police, les responsables de ces actes se seraient réfugiés au QG du candidat Jean PING.
GABON : LA FRANCE DEMANDE LES RESULTATS DE L'ELECTION BUREAU PAR BUREAU

La France a demandé jeudi l'arrêt "au plus vite" des affrontements au Gabon, où l'opposant Jean Ping conteste les résultats de l'élection présidentielle de samedi depuis l'annonce de la victoire du président sortant Ali Bongo. Le ministre français, Jean-Marc Ayrault, a déclaré que les événements de la nuit à Libreville suscitaient sa "plus vive préoccupation". /Photo prise le 31 août 2016/REUTERS/Gonzalo Fuentes
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PARIS (Reuters) - La France a demandé jeudi que les résultats de l'élection présidentielle gabonaise, contestés dans le pays, soient publiés bureau par bureau, reconnaissant qu'un "doute" s'était installé.
Dans une déclaration à Paris, le ministre des Affaires étrangères français a demandé l'arrêt des violences, qui auraient fait des morts.
"Les résultats de ce vote doivent être parfaitement clairs et transparents", a déclaré Jean-Marc Ayrault, qui a demandé que "les résultats des élections soient données bureau par bureau".
"Un doute s'est installé", a-t-il reconnu devant la presse. "Si des recours doivent être faits, ils doivent se faire par la voie juridictionnelle."
"Nous appelons à l'arrêt des violences, quelles qu'elles soient", a-t-il également déclaré.
La France, qui dispose au Gabon de 450 hommes, n'entend toutefois pas intervenir dans le conflit.
"C'est une affaire interne gabonaise", a déclaré jeudi le colonel Patrik Steiger, porte-parole du chef d'état major des armées françaises, lors d'un point presse à Paris.
A la question de savoir si des instructions spécifiques avaient été données aux forces françaises au Gabon, il a répondu : "Les instructions sont très simples, c'est d'éviter de créer un malentendu, donc de limiter les déplacements."
Le principal rival du président sortant Ali Bongo, Jean Ping, conteste la victoire de son adversaire, au pouvoir depuis 2009 après avoir pris la succession de son père Omar Bongo.
Il souhaite un nouveau décompte supervisé par la communauté internationale avec des résultats publiés bureau par bureau.
"Nous demandons l'intervention de toute la communauté internationale, de l'Union européenne, des Etats-Unis mais plus particulièrement de la France en raison des liens qui existent avec le pays", a déclaré Jean Ping à RMC. "Autrement, cela ressemblerait à une non-assistance à peuple en danger".
(Elizabeth Pineau, avec Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)
Les résultats des élections présidentielles sont contestés au Gabon.

Les résultats des élections présidentielles sont contestés au Gabon. Après 50 ans au pouvoir, le clan Bongo joue sa survie.
Une victoire sur le fil. A en croire les résultats officiels, Ali Bongo aurait remporté la présidentielle avec 5500 voix d’avance. Un souffle qui suffit à embraser un pays à vif.
Une victoire trop belle pour être honnête ?
“Elections volées, élections truquées, bourrage d’urnes, rachat de cartes d’électeurs”. L’opposition multiplie les accusations contre le régime. Le cas le plus flagrant à leurs yeux ? Le fief des Bongo, la province du Haut-Ogooué, où la participation a été de 99%. Quel civisme ! La victoire de Bongo éclatante, 95%. Quelle fidélité ! Une victoire trop belle pour être honnête aux yeux de Jean Ping, qui demande la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote. Histoire d’y voir clair.
Si la France ne prend pas parti, Jean Marc Ayrault accède néanmoins à la revendication de l’opposition et demande lui aussi la publication des résultats de l'ensemble des bureaux de vote. Bongo ne va pas apprécier.
Jean Ping, ancien de la famille Bongo
Pourtant Jean Ping n’est pas un Nelson Mandela gabonais. Ancien ministre du père Omar Bongo, ancien “beau-frère” d’Ali Bongo (il a été le compagnon de sa sœur), Jean Ping est du sérail, un ancien de la famille. Il a eu accès lui aussi à tous les avantages de ce statut de membre du clan.
Pourtant, l’opposition classique s’est rangée derrière lui, voyant dans une élection à un tour l’occasion de mettre un terme à la dynastie Bongo. 50 ans de pouvoir et de main haute sur les richesses du pays. Pétrole manganèse bois. “L’Emirat d’Afrique”, comme on a surnommé le Gabon. Un pays qui a tout pour être heureux, à ceci près qu’un tiers de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.
Un système en bout de course
Si on ramène la richesse nationale (le PIB) au nombre d’habitants (1.6 million), on a un rapport comparable à celui de la Hongrie ou de la Pologne, pourtant 20 fois plus peuplé. C’est bien que dans le partage du gâteau, certains prennent au Gabon de très très grosses parts.
Pour eux, pour la famille, pour le clan, pour les amis, pour les affaires. C’est ce système-là, héritage de la Françafrique qui arrive à bout de course. Le bilan d’Ali Bongo qui a modernisé le pays n’est même pas en cause. C’est un système qui arrive en bout de course. Un ras-le-bol des Bongo et d’une monarchie qui ne dit pas son nom.
LES DERNIÈRES NOUVELLES DU BONGOLAND; ALI BONGO SUR LES PAS DU DICTATEUR DU SASSOULAND
Comme le tyran du Sassouland, Ali Bongo jette ses opposants en taule et montre ses muscles en déployant ses barbouzes dans les villes du Bongoland.
COMMUNIQUE Jean PING
Toutes mes pensées vont actuellement vers les anonymes qui ont été capturés, blessés ou tués durant les récents évènements.
Nous avons pu reconstituer une liste de personnes sauvagement arrêtées. cette liste n'est sûrement et malheureusement pas exhaustive.
Que Dieu vous bénisse et vous protège tous !
1. MYBOTO Zacharie (PR de l'Union Nationale)
2. MYBOTO Chantal épouse Gondjout
3. GONDJOUT Paul-Marie (V-P de l'Opposition et Secrétaire Exécutif Adjoint de l'UN)
4. GONDJOUT Christian (DGA Banque BICIG BNP, franco-gabonais)
5. GONDJOUT Odette (franco gabonaise)
6. DIVUNGUI DIDJOB DI DING (ancien Vice Président de la République)
7. ANDJEMBÉ Fulbert (ancien Gouverneur BEAC)
8. ADIAHÉNOT Jaques (ancien Ministre d'Etat)
9. Me MERE Fabien (Avocat au barreau de Libreville)
10. Annie-Flore DINGALT (belle-fille de Jean Ping)
11. Sandrine SOUAH épouse AKEREY
12. MAYOMBO BEDJANGOYE
13. Tanguy BOULAKOUNGOU
14. ABESSOLO Alexis (chanteur populaire gabonais)
15. ZIBI Bertrand (ex Député de Minvoul)
16. MPAGA Georges (société civile)
17. SIMONET Blanche (société civile)
18. MEYE Annie Léa
19. Colonel MAKITA
20. PYSSAME (DC Leon Paul Ngoulakia)
21. NGOMO Privât (Responsable scrutin)
22. NDEMEZO René
23. NKEBASSANI Jamel
24. NTUMBA Igor
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