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Dans le Haut-Ogooué, le score de Bongo trop gros pour être vrai

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    Source :Libération
     

     

    Dans le Haut-Ogooué, le score de Bongo trop gros pour être vrai

     

    La fraude dans la province natale du président sortant aurait permis à Ali Bongo de rattraper son retard et d'afficher 5594 voix d'avance sur Jean Ping au niveau national.

    ALI BONGO ONDIMBA A L'ECOLE DU TYRAN Denis SASSOU NGUESSO

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    Gabon: deux morts à Libreville où les tensions persistent https://t.co/Bj9Qvy4bTZ #AFP Deux hommes sont morts cette nuit dans un quartier de Libreville, à la suite d'affrontements avec les forces de sécurité, ont constaté des journalistes de l'AFP. Bekam Ella Edzang, étudiant en droit de 27 ans, est décédé des suites d'une blessure par balle à l'abdomen après son hospitalisation. Le corps d'un homme de 30 ans était par ailleurs emmené en procession par des manifestants dans le quartier de Nzeng Ayng, ont-ils noté.

     

    C’est une province peu peuplée, minière (on y trouve les principales réserves de manganèse du Gabon) et où 250 fossiles en excellent état de conservation retrouvés en 2010 ont apporté, pour la première fois, la preuve de l’existence d’organismes pluricellulaires durant le Protérozoïque il y a 2,1 milliards d’années. Mais le Haut-Ogooué est surtout la région natale de la famille Bongo. C’est donc ici que se serait concentrée la fraude électorale du scrutin du 27 août 2016.

    Selon les résultats officiels proclamés par le ministre de l’Intérieur mercredi, les électeurs du Haut-Ogooué auraient voté comme un seul homme en faveur du président sortant, Ali Bongo, candidat à sa réélection, qui recueillerait 95,46% des voix (contre 49,80% au niveau national). Mais surtout, ils se seraient mobilisés dans une proportion encore jamais vue : 99,93% des citoyens inscrits sur les listes électorales auraient fait le déplacement pour déposer un bulletin dans l’urne.

    PV falsifié

    En 2009, ils étaient 65% selon les chiffres officiels. Et, déjà, la participation était gonflée, si l’on en croit un câble de l’ambassadrice américaine de l’époque, révélé par WikiLeaks, qui doute à la fois de la dimension des listes électorales et du taux de votants : celui-ci est«considérablement plus haut (15 points) que dans les huit autres provinces du Gabon. Selon notre analyse, sans le large nombre de votes du Haut-Ogooué, les 41% de suffrages d’Ali Bongo baisseraient de façon significative. […] Ramené à un taux de participation plus raisonnable, comparable aux autres provinces, Ali Bongo perdrait 12 points sur le décompte total officiel».

    Cette fois-ci, le régime a poussé le bouchon un peu loin. Il faut dire qu’après le dépouillement des votes dans les huit autres provinces (dont l’opposition ne conteste pas les résultats), il avait près de 60 000 voix à rattraper. Ali Bongo s’est donc octroyé 65 073 bulletins en sa faveur (contre 3 071 pour Jean Ping) dans le Haut-Ogooué, d’après le procès-verbal de centralisation rédigé lundi et dont Libération a obtenu copie. Ce PV aurait été falsifié, selon l’opposition, qui dénonce la corruption de deux membres régionaux de la commission électorale, déclaration devant huissier à l’appui. Ce résultat improbable a permis à Ali Bongo de revendiquer la victoire finale, en dépassant le score national de Jean Ping de 5 594 voix.

    «Jamais vu des scores comme ça»
     

    Interrogé par Libération sur la crédibilité de ces chiffres, un haut responsable de la Commission électorale, représentant du parti au pouvoir, a commenté ainsi : «Nous sommes à mille kilomètres du Haut-Ogooué. Nous ne pouvons pas savoir quel a été le degré de mobilisation populaire.» Dans l’entourage du chef de l’Etat gabonais, on justifie la participation massive par «les incitations à la haine contre les Haut-Ogoouéns, qui ont été malmenés par Jean Ping pendant la campagne. Les gens ont été choqués, ils ont réagi en allant voter en masse». Selon un conseiller présidentiel, «de toute manière, s’il y a contentieux électoral, un recomptage sera effectué bureau par bureau par la Cour constitutionnelle, comme en 2009. L'opposition n’a qu’à suivre la voie légale».

     «Je suis originaire du Haut-Ogooué et je n’ai jamais vu des scores comme ça, confie Christian Bongo Ondimba, demi-frère du président et ancien dirigeant de la Banque gabonaise de développement. Regardez dans la région d’origine de Jean Ping : il ne fait pas 99% ! [Il a remporté officiellement 66% des voix, ndlr]. Et puis le Haut-Ogooué, petite province, ne peut pas à elle seule faire basculer l’élection.» Christian Bongo, 49 ans, soutient désormais Jean Ping «parce qu’il représente l’alternance, le changement».

    A LIRE AUSSIl’interview de Jean Ping : «Je ne croyais pas qu’Ali Bongo oserait faire ça, c’est inimaginable»

    Les partisans du leader de l’opposition ont fait leurs propres calculs. Selon leur décompte, transmis à Libération, 29 114 personnes ont voté dans le Haut-Ogooué (et non 68 399, comme indiqué sur le PV officiel). Ali Bongo arriverait bien en tête avec 24 910 des voix (soit 86% des suffrages exprimés), un score insuffisant pour combler l’écart national avec Jean Ping. Celui-ci remporterait donc l’élection avec 38 000 voix d’avance. «Nous avions des représentants légaux dans chaque bureau de vote, même dans le Haut-Ogooué, précise un responsable occidental de l’équipe de campagne de Jean Ping. Nos chiffres sont tout simplement ceux des procès-verbaux, que nous avons transmis à la mission européenne d’observation des résultats.» Cette même mission européenne demande au gouvernement depuis deux jours la publication des résultats bureau par bureau. Sans succès pour l’instant.

    Célian Macé

    Source : Ivoire Business

    DEVOIR DE MEMOIRE . Election présidentielle de 2010 en Côte d'Ivoire. Quand Jean PING refusait le recompage des voix au Président Laurent GBAGBO

     

     

    Dévoir de mémoire. Election présidentielle de 2010 en Côte d'Ivoire. Quand Jean Ping refusait le recomptage des voix au Président Laurent Gbagbo et prenait le parti d'Alassane Ouattara

     

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    L’opposant gabonais Jean Ping, arrivé deuxième à l’élection présidentielle derrière Ali Bongo selon les résultats officiels provisoires contestés à l’intérieur comme à l’extérieur du Gabon, demande avec insistance le recomptage des voix, alors qu’en 2011 lors de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, il s’y opposait catégoriquement.
    «On ne reviendra pas en arrière pas de recomptage des voix parce que Gbagbo a perdu les élections» dixit Jean Ping alors président de la Commission de l'Union africaine.
    Jean Ping était même devenu le défenseur acharné du non recomptage des voix à l’Union africaine lors de la 16e session de l’organisation panafricaine:« la réouverture des résultats de l`élection serait une grave injustice et un précédent fâcheux. L’Union Africaine (UA) ne reviendra pas en arrière. Il y a des gens qui demandent de recompter les voix. Les opinions sont libres. Les gens sont libres de dire ce qu’ils veulent. Mais, nous, notre position est claire », se fendait alors Jean Ping.
    Le Président Laurent Gbagbo qui en 2011 demandait juste le recomptage des voix face à son rival Alassane Ouattara qui refusait sa défaite, avait comme on le voit pour principaux adversaires, Jean Ping, la France de Nicolas Sarkozy, et l’ONU, qui n’en voyaient pas l’intérêt, allant jusqu’à demander au Président Gbagbo de quitter le pouvoir.
    " Gbagbo doit quitter le pouvoir et céder le fauteuil à Ouattara. Aucun recours de recomptage des voix n'est envisageable", avait alors déclaré monsieur Ping. La suite on la connaît : le palais présidentiel était bombardé par l’armée française et les forces de l’ONU, et le Président Laurent Gbagbo et son épouse étaient capturés et mis en prison.
    Aujourd’hui, face à Ali Bongo, Jean Ping exige qu’on recompte les voix car on veut lui voler sa victoire.

    "Il faut qu'on recompte les voix car Ali veut me voler ma victoire", déclare-t-il sur les chaînes étrangères.

    Il est arrivé en deuxième position avec 48,23%, derrière Ali Bongo, qui totalise 49,80%, dans les résultats rendus publics ce mercredi par le ministère de l’intérieur.

    Eric Lassale

     

     

    LE Résultat de recherche d'images pour "tricheur"  Monsieur 8%  DICTATEUR Denis SASSOU NGUESSO

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    Libération

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Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple

 

 

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Un Dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le Peuple ne rélève pas le défi

 
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