Les congolais ont appris avec stupéfaction le supplice que vit le secrétaire national de la CADD. En effet, ce vendredi 7 août 2015 à 13 heures, le secrétaire national de CADD chargé du service d’ordre Monsieur Jean Bruno Ngouabi, a été enlevé depuis son lieu de travail (il travaille en tant que Douanier à l’aéroport international de Maya-Maya).
Après avoir fouillé sauvagement sa maison à la recherche non fondée des armes de guerre, sous les yeux ébahis de ses enfants, Monsieur Jean Bruno Ngouabi a été conduit comme tous les prisonniers politiques à la DGST.
De sources sures, Monsieur Jean Bruno Ngouabi a été torturé. Il a été soumis à des décharges électriques sur les parties génitales et aux fesses. Pendant ces séances de tortures, ses mâchoires étaient crispées, comme soudées entre elles et il ne pouvait plus s’exprimer.
Pour obtenir des témoignages, aveux ou autres informations secrètes, les soldatesques au service de Mpila se sont concentrés à la recherche d’indices pouvant incriminer AOS: Sur qui compte le ministre André Okombi Salissa ?
Pourquoi est-il aussi serein ? Est-il en relation avec une armée étrangère ? Où se trouve le dépôt d’armes dont dispose la CADD ?
Le gang des barbares dont les parrains sont Sassou Nguesso, Jean Dominique Okemba et Jean François Ndenguet ont même poussé le vice jusqu’à insinuer que le Ministre André Okombi Salissa aurait reçu des armes de la part du Ministre Guy Brice Parfait Kolelas.
Même sous la torture, Monsieur Jean Bruno Ngouabi a répondu en toute franchise aux différentes questions posées. Il a affirmé qu’il n’était au courant de rien.
C’est le troisième enlèvement subit par la CADD.
Pendant que les milices opéraient en toute impunité à Poto-Poto, une centaine d’éléments de la force publique sous les ordres du tortionnaire Sabin Assima, en tenue et en civil, envahissaient les alentours du domicile du ministre André Okombi Salissa, bloquant tous les accès. Des experts militaires qui ont requis l’anonymat affirment que le dispositif mis en place et le matériel dont disposaient ces escadrons de la mort ne laissent aucun doute sur les intentions des commanditaires de cette expédition punitive. Ils étaient là pour donner la mort.
Ayant constaté les vas et viens des engins de la « gestapo de Mpila », le Ministre André Okombi Salissa est sorti de sa résidence pour constater cet encerclement barbare et en a informé l’ambassadrice des USA. En voyant arriver Madame Sullivan au domicile du leader de la CADD, les miliciens venus de Tshambitsio ont vite fait de desserrer l'étau, question de dire qu’il s’agissait d’une opération de routine. Là aussi, personne n’est dupe.
Nous saluons le courage et la dextérité de l’ambassadrice des Etats Unis au Congo, Madame Stéphanie Sullivan qui s’est déplacée au domicile du Ministre André Okombi Salissa pour toucher du doigt les dégâts et méfaits de la démocratie à la congolaise prônée par Innocent Peya et les promoteurs du chemin d’avenir.
Grace à la mobilisation de la communauté internationale, des chancelleries et des patriotes, les manœuvres nauséabondes des comploteurs et des apprentis sorciers n’ont pas atteint leurs objectifs.
Les opérations de ratissage et les rafles réalisées en toute impunité, sans mandat et au mépris de la loi aux domiciles des membres de CADD et de l’opposition confirment la stratégie mise en place par le régime de Brazzaville en vue de perpétrer le coup d’Etat constitutionnel ainsi que le bâillonnement de la démocratie dans notre pays.
Les arrestations et détentions arbitraires sont la manifestation de la panique au sein du pouvoir et le fruit de l’échec du dialogue de Sibiti organisé par la mouvance présidentielle.
Devant le risque majeur dans lequel va être plongé notre pays, il va de soi que la responsabilité de Messieurs Denis Sassou Nguesso, Jean Dominique Okemba et Jean François Ndenguet ne prête à aucun doute.
Les forces de progrès qui défendent l’ordre constitutionnel et la démocratie dans notre pays doivent partout où elles se trouvent, empêcher cet hold-up constitutionnel qui sera un recul grave de la démocratie dans notre pays.
Notre pays en a tellement souffert que rien ne sert de l’engager dans une voix qui risquera d’avoir des conséquences grave dans son évolution.
Le porte parole des forces vives
au changement de la constitution
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
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