LES DESSOUS DU
LE
DES CONS DE SIBITI
Le monologue de Sibiti a vécu avec sa cohorte de vices, de corruption, de concussion, qui avait comme seul objectif la démolition de notre République et la vénération des antivaleurs dont le Congo mérite d’être exorcisé. Ces antivaleurs qui sont devenus la marque de fabrique de ceux dont le chemin vers le pouvoir absolu est jonché de nombreux cadavres depuis plus de 30 ans.
Les autorités Congolaises du moment, pour sécuriser leur pseudo dialogue à Sibiti avaient affecté en toute illégalité des militaires de la Garde Républicaine (garde prétorienne de SASSOU) pour surveiller le déroulement de ces travaux saugrenus. Ainsi plus de 1000 militaires de la GR ont été revêtus de tenue de la police et de la gendarmerie par camouflage, au point de soulever nos interrogations sur la raison du déploiement de tant de soldats pour un prétendu dialogue ? Les fameux dialoguistes étaient-ils dans une prison à ciel ouvert ?
Nos sources nous ont notifié que le budget réel du pseudo dialogue fut de 13 milliards de FCFA, la prime de participation était de 1.000.000 FCFA par jour et par dialoguiste, et ce, sur le dos des Congolais qui gisent dans la pauvreté et la précarité la plus insupportable.
Le monologue de Sibiti, comme le Peuple le savait d’avance, a été une véritable escroquerie socio politique des partis de la « minorité présidentielle ».
Il s’agissait ni plus ni moins d’un comité central du PCT réuni à Sibiti, de ses alliés et de ses organes de propagande comme l’OFC et la FMC. Le PCT et ses entités satellites avaient des quotas de participation supérieurs aux partis dits du centre et de l’opposition môle.
La kyrielle d’associations fantômes nées il y a seulement quelques jours, pour soutenir le coup d’Etat constitutionnel était surreprésenté à Sibiti, tandis qu’aucune association se réclamant du NON au changement constitutionnel n’était inscrite sur la liste des participants.
Les délégations de l’Assemblée Nationale et du Sénat étaient exclusivement composées des camarades membres du PCT. La frange de l’opposition dite modérée ou plutôt « l’opposition de poche » du pouvoir, qui s’est permis de se rendre à Sibiti pour prendre part au monologue pour les raisons du ventre, n’a pas manqué d’exprimer leur mécontentement.
Sans être entendu comme on le savait d’avance lors de cette messe noire du PCT, les opposants modérés ont essayé de hausser le temps. Cela a été manifeste par les propos de BOUKA, un opposant qui disait en commission et en plénière: « Vous manquez de respect aux autres, même pour nous qui venons cautionner et légitimer vos bêtises, alors que nos amis ont marqué leur refus catégorique ». C’est ainsi que KIGNOUMBI et NGOLO se sont vilipendés et presque battus en salle.
Aussi, les propos de SATOUPA du centre et de Patrick NGOMA de l’association de
Joseph KIGNOUMBI K. revendiquant la parité.
Toutes ces discussions obscures se déroulaient à huis clos, à l’abri des journalistes, à l’abri des caméras, car SASSOU traumatisé par la Conférence Nationale s’est concocté une mini conférence privée à des années lumières de la seule et unique Conférence Nationale qui nous a introduit dans l’ère démocratique.
Devant un tel spectacle politique abject, quel consensus pouvait on avoir dans une salle où l’opposition môle et le prétendu centre cumulaient à eux deux que 37 représentants sur un total de 617 participants ?
Sacrilège d’incantation de consensus, car ayant été interpellé par les démocrates sur le fait que contrairement au vote, le consensus est un principe éthique où même une seule voix discordante ruine la réalisation d’un consensus ; offusqués les tenants de la minorité présidentielle se cachèrent derrière la notion erronée d’un consensus recherché.
Une conception immorale du consensus, qui est plutôt une profanation de la notion éthique et ancestrale du consensus, car si par définition le consensus est un accord des volontés sans aucune opposition formelle, pour OBAMI ITOU et les organisateurs du monologue, le consensus a été la tendance générale dans la salle. Une véritable ineptie lorsque l’on sait que la véritable opposition et les démocrates défenseurs de la République n’étaient pas présents dans cette fameuse salle, alors qu’ils sont soutenus par la majorité des Congolais.
Si SASSOU était un être humain, s’il aimait le Congo, il devait tirer des conclusions sérieuses de l’échec politique de Sibiti, et décider de retirer cette question constitutionnelle antinomique du débat politique.
La question illégale du changement constitutionnel divise profondément les Congolais entre une majorité républicaine passive et une minorité d’extrémistes monarchistes hyper actifs. Cette question est potentiellement explosive pour le Pays et un Président digne doit mettre fin à ce débat et annoncer qu’il ne sera plus candidat ni en 2016, ni après.
Hélas le Congo est dirigé par un « minotaure », par un « monstre » prêt à sacrifier 4 millions d’âmes pour son nombril et celui de ses enfants. Mais le temps de la destruction collective par démence individuelle est révolu.
Le Peuple vaincra !
au changement de la constitution
Brazzaville, Steve OBORABASSI pour la Voix du Peuple
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