/http%3A%2F%2Fwww.google.fr%2Furl%3Fsource%3Dimglanding%26ct%3Dimg%26q%3Dhttp%3A%2F%2Fwww.notreafrik.com%2Fwp-content%2Fuploads%2F2015%2F02%2FPierre-Nkurunziza.jpg%26sa%3DX%26ei%3DFMJYVZK5CMafyAP_8oDQCA%26ved%3D0CAkQ8wc4GA%26usg%3DAFQjCNH3AWieX_5ce22EbDZGD1x-w0YJRA)
Face au bras de fer avec le peuple Burundais détenteur du pouvoir, Pierre Nkurunziza gagne la première manche et chute lourdement à la deuxième
Pierre Nkurunziza, homme au crâne rasé, est né le 18 décembre 1963 dans la province de Ngozi, de l'ethnie Hutu, majoritaire à 80% de la population totale du pays alors que la vie politique a été longtemps dominée par la minorité Tutsi de 20%. En 1972, son père, député, est tué lors de massacres interethniques qui déciment l'élite Hutu.
À la sortie du lycée, il veut devenir officier ou économiste : impossible, du fait des restrictions contre les Hutus instaurées par le pouvoir tutsi d'alors. Enfin, en 1991, il devient professeur d'éducation physique. Et le voilà en 1995 évangéliste, car Dieu, dit-il, lui serait apparu pour lui annoncer qu'il dirigerait un jour le Burundi.
Formé et endurci par des années de maquis et après la lisibilité politique des accords d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi du 28 août 2000, de la traçabilité de la Constitution du 28 février 2005 adoptée par référendum, le 19 août 2005, à l’âge de 42 ans, Pierre Nkurunziza est élu président de la République par le Parlement pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois et à 47 ans, réélu le 28 juin 2010 au suffrage universel pour son dernier mandat.
Pierre Nkurunziza croit en effet qu'il est président de la République de par la volonté divine et à cet effet, organise donc toute sa vie et sa gouvernance. Chaque année, lors de grandes "croisades de prières", le président et son épouse, pasteurs évangélistes, prêchent devant les citoyens et hauts responsables liges du pays.
Pierre Nkurunziza, responsable d’une arrogance inouïe depuis ce 19 août 2005 n’a jamais caché sa volonté de se représenter en juin 2015, pour briguer un troisième mandat en dehors des accords d’Arusha et de la Constitution du 28 février 2005.
En nommant son frère Hutu Godefroy Nyiombaré respectivement aux postes de Chef d’Etat major de l’Armée et à tête de la Direction des Services Secrets, Pierre Nkurunziza savait où il allait. Et, il a pris Godefroy Niyombaré pour lui imposer ses décisions. Mais, force est de relever que l’officier Godefroy a donné un avis défavorable à sa candidature pour briguer un troisième mandat présidentiel.
Des burundais et certains observateurs étrangers constatent que Pierre Nkurunziza ne vit que l’instant. Et ne suit tel un maquisard politique que son instinct. Sa gestion des institutions n’obéit à aucun article constitutionnel. Avec Pierre Nkurunziza, la constitution n’est pas un parchemin qu’il faut respecter et préserver. Il s’en sert comme un bloc note sur lequel Pierre Nkurunziza écrit sa propre histoire.
En ces moments-là, ses mensonges ne trouvent plus des limites. Il peut dire n’importe quoi pour convaincre, séduire et sembler inoffensif. Chez Pierre Nkurunziza et ses partisans liges, le faire croire est essentiel et le croire n’existe pas. La proximité sont leur milice privée dite garde présidentielle et leurs armes acquises avec les deniers publics : ils en usent, tant qu’ils n’ont pas vaincu les préventions du General Godefroy Nyiombaré et bien d’autres interlocuteurs. C'est un homme impitoyable, gare à ceux qui vont se mettre en travers de sa route. Il règne en maître absolu sur le Burundi et assassine ses opposants.
Depuis, la réédition et la capture de certains des officiers libérateurs et devenus martyrs dits « putschistes » par le clan au pouvoir et les inconditionnels liges, Pierre Nkurunziza passe à la manipulation jusqu’à ce qu’il retourne la situation en sa faveur. Aussi, la sincérité qu’il vient de mettre dans son discours à la nation est à la mesure de sa soif de revanche politique. Il fait l'amalgame entre les manifestations de sa population qui ne veut pas de son troisième mandat et le coup d'Etat des militaires, dans le but de massacrer son peuple.
Il est clairement établi que la campagne présidentielle que bat Pierre Nkurunziza est un coup d’Etat contre la Constitution du 28 février 2005 et les principes qui charpentent le Burundi comme si la République n’est plus qu’une parenthèse à refermer. Face à cette violation cynique de principes constitutionnels, le coup d’Etat opéré par le Général Godefroid et ses compagnons se traduit comme une nécessité de restituer le pouvoir au peuple Burundais souverain.
Cependant, la communauté internationale dépositaire des constitutions de chaque Etat membres est attachée au respect de ses principes constitutionnels d’où sa condamnation du coup d’Etat du Général Godefroy et ses compagnons d’arme.
Mais, la communauté internationale dépositaire de la Déclaration Universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 doit notifier à Pierre Nkurunziza et ses partisans liges les dispositions de l’article 20 alinéa3 : La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté des votes.
L'Union Africaine, l'Union Européenne, les Etats Unis d'Amérique qui ont condamné clairement le coup d'Etat du Général NYIOMBARE doivent condamner clairement le coup d'Etat constitutionnel que veut opérer Pierre NKURUNZIZA en se déclarant candidat à la Présidence de la République pour un 3ème mandat alors que la Constitution de son pays le lui interdit.
Pierre Nkurunziza et ses partisans doivent prendre en compte le Pacte des Nations Unies sur les droits civiques et politiques en son article 1er alinéa 1. Tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel. Et des dispositions du Pacte international relatif aux droits de l’homme du 16 décembre 1966
Pierre Nkurunziza et ses partisans doivent prendre en compte les dispositions de la Charte africaine sur la Démocratie, les Elections et la Gouvernance adoptée en 2007, en son article 23 intitulé des sanctions en cas de changement anticonstitutionnels de gouvernement en ses alinéas : 3. Toute intervention de groupes dissidents armés ou de mouvements rebelles pour renverser un gouvernement démocratiquement élu. 5. Tout amendement ou toute révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique doit être lu et interprété comme une limite à ne pas dépasser sauf à s’exposer aux sanctions.
Les sanctions encourues par les contrevenants, consistent en la suspension par l’Union Africaine, du droit de participation de l’Etat concerné aux activités de l’organisation (art 23 et 30 de l’Acte constitutif). La Charte africaine de la Démocratie prévoit également la traduction des auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement devant la juridiction compétente de l’Union, le refus d’asile et l’extradition de ces auteurs etc. (art.25)
De la Déclaration de Bamako, Pierre NKURUNZIZA doit retenir les principes fondamentaux en ses points : 3. La démocratie exige, en particulier, la tenue, à intervalles réguliers, d’élections libres, fiables et transparentes, fondées sur le respect et l’exercice, sans aucun empêchement ni aucune discrimination, du droit à la liberté et à l’intégrité physique de tout électeur et de tout candidat, du droit à la liberté d’opinion et d’expression, notamment par voie de presse et autre moyen de communication, de la liberté de réunion et de manifestation, et de la liberté d’association ; 4. La démocratie est incompatible avec toute modification substantielle du régime électoral introduite de façon arbitraire ou subreptice, un délai raisonnable devant toujours séparer l’adoption de la modification de son entrée en vigueur ; 5. La démocratie suppose l’existence de partis politiques égaux en droits, libres de s’organiser et de s’exprimer, pour autant que leur programme et leurs actions ne remettent pas en cause les valeurs fondamentales de la démocratie et des droits de l’Homme. Ainsi, la démocratie va de pair avec le multipartisme.
Pierre Nkurunziza et ses partisans liges, doivent savoir qu’ils n’ont pas du tout gagné la deuxième étape d’un bras de fer qui les oppose au peuple Burundais détenteur du pouvoir et à ce jour, assoiffé des libertés en réintégrant seulement le palais présidentiel d’une part, et en remerciant du fond de leur cœur les corps de défense et de sécurité pour avoir déjouer le coup d’Etat qui visait uniquement à les destituer d’autre part.
Pour le peuple Burundais, détenteur du pouvoir et à ce jour, assoiffé des libertés, le discours de Pierre Nkurunziza enregistré et diffusé à la radio et à la télévision n’est qu’une somme de ses prêches évangéliques adressé à ses fidèles comme il sait le faire.
Le Pasteur-Pierre Nkurunziza doit accepter que le peuple Burundais détenteur du pouvoir, assoiffé des libertés de première nécessité réaffirme par les manifestations citoyennes sa détermination inébranlable à mettre un terme aux causes profondes de l’instabilité politique qui le plonge dans la souffrance compromettant le processus démocratique sans exclusif.
Pierre Nkurunziza et ses partisans liges doivent prendre en compte la déclaration de l’allié du Burundi comme un avertissement : Les Etats-Unis, alliés du Burundi, sont en pointe depuis des semaines sur cette crise, le secrétaire d’Etat John Kerry ayant exprimé lui-même la semaine dernière son opposition à un éventuel troisième mandat du président Nkurunziza qu’il a jugé anticonstitutionnel.
Pierre Nkurunziza et ses partisans doivent se référer à la déclaration du Secrétaire Général de l'ONU qui condamne toute tentative d'évincer par la force un gouvernement élu, tout en appelant au strict respect de l'accord d'Arusha et de la Constitution du Burundi.
Pierre Nkurunziza et ses partisans doivent prendre en compte avec responsabilité la déclaration de la présidente du Conseil de sécurité des Nations Unies qui en dénonçant le coup d’Etat, appelle à la tenue d'élections crédibles et condamne ceux qui facilitent la violence, quelle qu'elle soit, contre les civils.
Pierre Nkurunziza et ses partisans, ne doivent pas oublier qu’ils n’ont pas du tout gagné la deuxième étape d’un bras de fer qui les oppose au peuple Burundais détenteur du pouvoir et réclame la restitution de leurs libertés confisquées. Certes, la communauté internationale a condamné le coup d’Etat du Général Godefroid martyr mais, ne pourra accompagner Pierre Nkurunziza et ses partisans liges au troisième mandat présidentiel sous peine d’exécuter un coup d’Etat diplomatique contre le peuple burundais.
Cette lecture est valable pour les présidents africains en fonction qui sont hantés de briguer un troisième mandat présidentiel par les violations constitutionnelles. Dans notre beau continent africain, des arbres ne grandissent pas jusqu’au ciel. A bon entendeur salut !

Michel Ange TSIBA - Agir pour la Démocratie au Congo et en Afrique - Contact : clubtratek@yahoo.fr
/http%3A%2F%2Fhhcsanford.org%2Fnews_3.gif)
/http%3A%2F%2Fwww.drapeauxanimes.com%2Fafrique%2Fburundi%2Fbrurundi-clear.gif)
/http%3A%2F%2Frap-as.com%2Fwp-content%2Fuploads%2Fimages%2Fla-voix-du-peuple-540x270.jpg)