![]()
Source : U.PA.D.S
U.PA.D.S ENTRE SANCTIONS ET REPORT DU CONGRES DU PARTI. LES VAGUES SONT TOUJOURS LA
/http%3A%2F%2Fwww.zenga-mambu.com%2Fvignettes%2Flogo-upads-lespalmiers.jpg)
UNION PANAFRICAINE POUR Liberté Solidarité Progrès
LA DEMOCRATIE SOCIALE
U.PA.D.S
………………………
CONSEIL NATIONAL
………………………
COMMISSION NATIONALE
DE CONTROLE ET D’EVALUATION
…………………………
EXPOSE DES MOTIFS SUR LA RESOLUTION CONCERNANT LA PARTICIPATION DE CERTAINS MEMBRES DE L’U.PA.D.S A LA CONCERTATION POLITIQUE DE DOLISIE
La Commission Nationale de Contrôle et d’Evaluation de Transition, dont j’ai l’insigne honneur et le plaisir d’assurer l’intérim de la présidence après que son président, le camarade Martial de Paul IKOUNGA ait été choisi pour assumer les fonctions de Commissaire aux Ressources Humaines et à la Science et Technologie au sein de la Commission de l’Union Africaine, avec résidence à Addis-Abeba, en Ethiopie, siège de l’Union, voudrait ici et maintenant vous éclairer sur les motivations et les motifs qui ont conduit à la prise d’une résolution disciplinaire. Cette résolution vous a été soumise pour décision conformément à l’article 98 du Règlement Intérieur de notre Parti.
1 - Rappel des attributions de la Commission Nationale de Contrôle et d’Evaluation de Transition
Avant d’exposer les motifs, je voudrais d’abord vous rappeler quelques dispositions statutaires et règlementaires sur lesquelles se fondent les attributions de la Commission Nationale de Contrôle et d’Evaluation de Transition.
En matière disciplinaire, la Commission Nationale de Contrôle et d’Evaluation de Transition tire ses attributions de la Charte de transition (article 14), de la combinaison des articles 78 des Statuts de 1995 et 82, 95, 97 du Règlement Intérieur pour lesquels la Charte de Transition exige de faire appel pour régler, dans l’esprit et la lettre, les questions non traités par elle.
Les dispositions de ces textes stipulent :
«Elle (la Commission Nationale de Contrôle et d’Evaluation de Transition) veillera à la discipline, à la cohésion et à l’éthique au sein du parti» (article 14 de la Charte).
« …La Commission Nationale d’Evaluation veille à l’application des dispositions disciplinaires et au respect de l’éthique du Parti par ses membres » (article 78 des Statuts de 1995).
« Le contrôle de par la Commission Nationale d’Evaluation des activités du Parti consiste à garantir :
« La Commission Nationale d’Evaluation a l’initiative de ses missions de contrôle. Elle peut aussi être saisie par le Président du Parti, le Secrétaire général, les dirigeants de toutes les structures du Parti et par toute personne morale ou physique, ou un membre de la Commission Nationale d’Evaluation. Elle peut se saisir directement d’une affaire portée à sa connaissance par n’importe quel moyen » (article 95 du Règlement Intérieur).
Enfin, l’article 97 du Règlement Intérieur stipule que : « les missions des organes d’évaluation de la Commission Nationale d’Evaluation donnent lieu à des rapports d’enquête et/ou d’évaluation qui sont assortis de propositions de sanctions, de suggestions ou de recommandations adressées aux organes compétents de l’U.PA.D.S ».
2 – Exposé des faits
Quelles sont les motivations qui ont conduit à la prise d’une résolution, certes dérangeante, mais salvatrice, qui met un terme à l’impunité des actes unilatéraux ou ubuesques, au déni d’autorité et de compétence au sein du Parti ?
Au moment où nous tenions la réunion extraordinaire de la Commission Nationale de Contrôle et d’Evaluation de Transition pour suppléer à la vacance du poste de Présidence de la Commission, faire une première analyse de la situation politique du Parti à l’approche de la date buttoir pour la tenue du congrès national et au lendemain de la tenue des premiers congrès départementaux de la zone sud (Niari, Bouenza, Lékoumou, Kouilou et Pointe-noire) et pour arrêter les grandes articulations du rapport de la Commission au Congrès National, nous avons été amené à constater, avec stupéfaction d’ailleurs, que huit (8) membres de l’U.PA.D.S étaient venus participer à la Concertation Politique de Dolisie, ce, au mépris de la position prise par le Conseil National en sa session du 23 Décembre 2012. Nous nous sommes saisis directement à l’effet d’intercéder à la défaveur de la participation de notre Parti à ce conciliabule. Nous avons sollicité auprès des vice-permanents du Conseil des Vice-présidents, des explications sur cette affaire qui allait à l’encontre de la position prise par le Conseil National, l’organe suprême entre deux congrès.
Rappelons que le Conseil National de Transition, réuni en session extraordinaire du 23 au 24 Décembre 2012 avait exigé la tenue des Etats Généraux de la Nation compris comme une expression moderne et dynamique de la démocratie participative. Cette exigence a été réaffirmée et soutenue lors des congrès départementaux tenus dans certaines localités (Niari, Bouenza, Lékoumou, Kouilou et Pointe-noire).
Notre regard interrogateur nous a conduit à rechercher et à rassembler les éléments matériels justificatifs ou non de cette participation, sur le tas et auprès de la Permanence du Conseil des Vice-présidents.
En effet, après avoir collecté, exploité et analysé les différents documents (lettres, mémorandum, allocutions, etc.), nous avons exposé les faits suivants avant de convenir et arrêter les propositions qui vous ont été soumises sous forme de résolution :
Dans ce cadre, les orientations et positions qu’adoptent, aux divers échelons, les organes de direction du Parti doivent être conformes à la volonté de l’ensemble ou tout au moins de la majorité des adhérents représentés au niveau des organes supérieurs de direction du Parti, selon les modalités prévues par les Statuts de 1995 et la Charte de Transition, clairement consultés et dûment informés.
Le survol historique des activités et des pratiques ainsi que de l’organisation des responsabilités et du style de management politique au sein des organes exécutifs de transition, a révélé une forte dilution des responsabilités des vice-présidents au dessous du Secrétaire Général, mais aussi l’existence dévoyée des écuries politiques qui se livrent le plus souvent à des guerres de tranchée. Ces différentes écuries politiques (en fait il y en a deux principalement) ont eu le plus souvent pour point de césure, de démarcation ou de rupture, le département ou l’ethnie ou encore la sectaro-ethnolinguistique structurale, voire l’allégeance au pouvoir.
Le Secrétaire Général engage souvent seul les responsabilités dévolues aux vice-présidents ou au Conseil des vice-présidents dans la réalisation des activités et la prise de décision sans autorisation de cet organe exécutif de transition qui est chargé d’orienter et de contrôler l’activité du Secrétariat National de Transition, là où la Charte de transition lui commande d’assurer uniquement l’administration du Parti et d’exécuter stricto-sensu les décisions , orientations et directives du Conseil des Vice-présidents à qui il rend compte.
La prise de décision unilatérale de participer à la Concertation Politique de Dolisie, la préparation même de cette participation et la composition sélective des membres de l’U.PA.D.S à cette rencontre, au mépris de la position du Conseil National et des décisions, orientations et directives du conseil des vice-présidents, la conclusion d’alliance politique avec un groupement de partis dit Partis de l’Opposition Républicaine et du Centre et le cloisonnement de l’activité politique, stigmatisent bien ces déviances comportementales et politiques de ligne juste du Parti. Ils démontrent que la démocratie fonctionnelle au sein de l’exécutif du Parti est vécue comme un leurre dans l’inconnu ou au profit de l’inconnu. Ils suscitent et développent le sentiment de méfiance et la certitude de formation des partitions obscures qui semblent conduire à la destruction de l’unité d’action tant souhaitée des instances exécutives et des acteurs politiques ou des forces démocratiques de l’U.PA.D.S, menaçant ainsi la cohésion du Parti ou ce qu’il en reste.
La Commission Nationale de Contrôle et d’Evaluation de Transition qui entend, sous l’empire des valeurs de solidarité, de justice, d’égalité et de démocratie sociale, mais aussi de tolérance et de fraternité, concourir à la réunification totale de l’U.PA.D.S dans la discipline afin d’offrir au pays les chances d’une alternative démocratique, crédible, pacifique, et garantir le respect et l’application de la Charte de Transition, des Statuts de 1995, du Règlement Intérieur, la bonne gestion des finances du Parti, l’exécution conforme du programme ou de la feuille de route du Parti, le fonctionnement régulier des instances de direction à tous les niveaux, la cohésion, l’éthique et la discipline au sein du Parti, ne saurait tolérer des déviances comportementales d’où qu’elles viennent et de déviation de ligne politique ou des valeurs fondamentales de l’U.PA.D.S.
Qu’elle a, pour ce faire, examiné et discuté en toute objectivité et impartialité, sans influence aucune, sur la problématique de participation à la concertation politique de Dolisie par certains membres de l’U.PA.D.S, en sa réunion extraordinaire tenue à Dolisie du 23 au 26 mars 2013, présidée par le camarade Dominique MOULOUNDA, président par intérim.
Après de profondes analyses des différents documents et de longs, fraternels et fructueux échanges de vues entre les différents membres sur la question, il a été convenu et arrêté ce qui suit après avoir relevé les griefs suivants :
3 – Des éléments matériels à charge
3 – 1 – Les lettres de position
3 – 2 – Les mémoires et message
Ce mémorandum qui décrit le contexte de cette concertation justifie la participation de l’U.PA.D.S à ce conciliabule, par la nécessité d’apprécier et de corriger les dysfonctionnements relevés pendant les actes préparatoires et électoraux des législatives 2012 ainsi que de procéder à l’évaluation de la mise en œuvre de l’ensemble des recommandations adoptées à Ewo.
Tous ces documents ont démontré et marqué l’implication personnelle et collective de certains membres dirigeants, cadres et parlementaires de l’U.PA.D.S à eux seuls sans la bénédiction ou autorisation du Conseil des vice-présidents. Ils ont agi seuls, en relation avec certains partis politiques au pouvoir et protagonistes tiers ; ils ont engagé le Parti sans en avoir reçu mandat ni du Conseil National, organe suprême entre deux congrès, ni du Conseil des vice-présidents, exerçant par délégation les fonctions du Président du Parti.
Que la lettre non référenciée du 02 Avril 2013 adressée au Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation en réponse à sa lettre n° 00224/MID/CAB du 27 mars 2013 signée par le camarade TSATY MABIALA au nom de l’U.PA.D.S et messieurs Jean Michel BOKAMBA YANGOUMA du parti du centre, Nick FYLLA de Saint-Eude du PCR avec ampliations au PCT et au RMP, a ipso facto fait de l’U.PA.D.S, un parti membre d’une prétendue alliance en création dite « Partis de l’Opposition Républicaine et du Centre », avec vocation d’être alliée ou supplétif du PCT et du RMP.
Confirme la preuve flagrante du travail fractionnel d’obstruction de la voie hiérarchique, l’utilisation de l’autorité à des fins personnelles, le fait d’engager le Parti sans en avoir reçu mandat, la violation de la Charte, des Statuts, du Règlement Intérieur et des principes démocratiques.
Ces actes personnels de certains cadres et dirigeants du Conseil des vice-présidents, du Secrétariat National, du Parlement, de la Commission Nationale de Contrôle et d’Evaluation de Transition, et de la coordination départementale du Niari, ont contribué à compromettre la cohésion et le dynamisme du Parti, à saper son unité et son progrès vers une réelle vie démocratique, à dénier l’autorité établi et les compétences statutaires des organes supérieurs.
4 – Des griefs et des propositions de sanctions
L’analyse des éléments matériels ci-dessus présentés et du degré d’implication a permis d’identifier les griefs suivants :
Ces griefs sont punis par les articles 84 des Statuts, 138,143, 144, 147 du Règlement Intérieur.
Le refus d’exécuter les directives du Conseil National et les décisions et orientations du Conseil des vice-présidents, la participation unilatérale à la Concertation Politique de Dolisie, là où le Conseil National et les congrès départementaux ont exigé la convocation urgente des Etats Généraux de la Nation, constituent l’accomp agnement du Parti dans une démarche de soumission au pouvoir autocratique. Ce qui a pour conséquence l’affaiblissement et la vassalisation du Parti, ainsi que la démobilisation de sa base.
C’est pourquoi la Commission Nationale de Contrôle et d’Evaluation de Transition qui a à cœur de faire régner l’ordre, la discipline, la démocratie et de veiller à la cohésion et à la protection de l’éthique du militant pour sauvegarder la principale œuvre du Président Pascal LISSOUBA l’U.PA.D.S, vous a transmis la résolution sur cette situation assortie des propositions de sanctions pour décision, conformément à l’article 98 du Règlement Intérieur. Les incriminés à qui il a été demandé de s’expliquer par écrit sous soixante-douze heures depuis le 02 avril 2013 avant toute audition éventuelle, ont présenté un refus catégorique. Certains préfèrent s’expliquer honorablement devant le Conseil National. D’autres d’entre eux ont bassement proférés des injures et des menaces d’atteinte physique au Président et aux membres de la Commission Nationale de Contrôle et d’Evaluation de Transition.
Pour conclure sur cette question, camarades vice-présidents, ces enseignements d’un sage devraient vous inspirer pour réguler vos actes.
« La plupart des malheurs de l’humanité viennent du fait que bien des hommes surtout ceux qui exercent le pouvoir et recherchent ou possèdent la richesse, par des procédés immoraux, ne se sont jamais interrogés sur la signification de leur existence. Ils vivent suivant la pente de leurs pulsions et de leurs besoins matériels. Ils descendent, inconscients le fleuve de l’existence, tels des bûches ballotées par les eaux, sans jamais rien maitriser du cours de leur vie ».
Malheureux le membre de l’U.PA.D.S qui mène une existence semblable à celle des bêtes, enchainé à ses instincts et seulement préoccupé des soucis matériels de la vie et prêt à trahir sa famille politique et son organisation, il ne sait pas qu’il possède quatre grands trésors à l’intérieur de lui-même et de son parti : la clarté de l’esprit et la protection qui peuvent le rendre libre ; la bonté du cœur et la solidarité qui peuvent le rendre heureux.
Je vous remercie.
Pour la Commission Nationale de Contrôle et d’Evaluation de Transition,
Le Président par intérim
Dominique MOULOUNDA
ANNEXES (Documents de référence)
DECLARATION SUR LES SANCTIONS DISCIPLINAIRES PRISES A L’ENCONTRE DE CERTAINS MEMBRES ET CADRES DU PARTI
Sont sanctionnés les camarades :
Exclusion temporaire de quatre (4) mois pour les motifs suivants :
Exclusion temporaire d’un (1) mois pour les motifs suivants :
Exclusion temporaire de trois (3) mois avec déchéance des fonctions pour les motifs suivants :
Exclusion temporaire d’un (1) mois pour les motifs suivants :
Exclusion temporaire de cinq (5) mois pour les motifs suivants :
Non respect des articles 144 et 145
«Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi »
Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons