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L' EGYPTE FACE A SON DESTIN

  

  

 

 

 

APRES LA CHUTE DE Mohammed MORSI, LE PAYS DOIT TROUVER SA VOIE

 

 

Au lendemain de la chute de Mohammed Morsi, l’Egypte doit faire face à de nouveaux défis.

La transition s’annonce longue et difficile.

 

 


Le Caire (Egypte), hier. Les manifestations d’opposants au régime se multiplient dans le pays, comme ici place Tahrir, avant le grand rassemblement prévu aujourd’hui.

 

Dans le ciel du Caire, les avions de l’armée égyptienne formaient hier des cœurs aux couleurs du drapeau national, sous les acclamations de la foule rassemblée place Tahrir.

A la rage de la contestation succédait la joie de la libération quelques heures seulement après la prise de pouvoir de l’armée aux dépens du président Mohammed Morsi. Une ambiance qui rappelait celle du mois de février 2011 et la chute de l’ancien président Hosni Moubarak.

Comme à l’époque, le plus dur reste peut-être à venir pour l’Egypte.

 

Une transition périlleuse

Le juge Adly Mansour, président du Conseil constitutionnel, a été nommé hier chef d’Etat par intérim. Dans sa prestation de serment, il a juré de «préserver le régime républicain, de veiller aux intérêts du peuple dans son intégralité ». Durant cette période transitoire, qui peut durer de neuf mois à un an selon la presse locale, au terme de laquelle de nouvelles élections devraient être organisées, les défis qui l’attendent sont nombreux. Le premier va être l’union et le partage du pouvoir.

Car le départ du président n’était pas la seule revendication des Egyptiens.

Les événements de ces derniers jours, comme ceux d’il y a deux ans, témoignent de leur aversion pour tout régime autoritaire. «Le prochain gouvernement doit représenter toutes les forces en présence, explique l’historien Pierre Vermeren, auteur de Idées reçues sur le monde arabe (éditions Le Cavalier Bleu). Un accord d’entente devrait être trouvé entre les différentes forces politiques.» Mohamed El Baradei, l’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), pourrait être l’homme du rassemblement. Pressenti pour le poste de chef du gouvernement, il semble être un leader naturel pour succéder à Mohammed Morsi à la tête de l’Egypte. Avant cela, il devra calmer la colère des pro-Morsi et éviter les affrontements qui, depuis une semaine, ont fait plus de cinquante victimes.

 

Les Frères musulmans toujours là

Mais la victoire n’est pas assurée pour autant. Bannis pendant plusieurs dizaines d’années sous Hosni Moubarak, les Frères musulmans n’ont pas l’intention de laisser la voie libre à leurs opposants et ont appelé à manifester aujourd’hui contre ce qu’ils considèrent comme un coup d’Etat. Et malgré l’échec de Mohammed Morsi et l’arrestation de leurs principaux dirigeants, ils comptent encore dans leurs rangs une force vive de plusieurs milliers de militants qui mettent en avant le fait qu’ils ont remporté les premières élections libres de l’Egypte. Active dans les mosquées, dans les universités et au sein des syndicats, c’est une des organisations politiques les mieux coordonnées du pays. Celle-ci pourrait d’ailleurs profiter de la désorganisation de l’opposition pour revenir dans les hautes sphères du pouvoir. «Les Frères musulmans font partie du paysage poli ti que, explique Pierre Vermeren. Les en extraire serait une grave erreur de la part du nouveau gouvernement.» Ils devraient donc être représentés par un autre candidat que Mohammed Morsi pour les prochaines élections présidentielles anticipées.

 

Feed back

30 juin 2012. Mohammed Morsi devient le premier chef d’Etat égyptien librement élu. Il succède à Hosni Moubarak, renversé par une révolte en février 2011.

 

22 novembre 2012. Morsi décrète que ses décisions seront à l’abri de tout recours en justice,

provoquant la colère des Egyptiens.

 

Le 8 décembre 2012, après de nombreuses manifestations, il recule.

 

24 janvier 2013. A la veille du deuxième anniversaire de la révolte qui a renversé Moubarak, des violences font une soixantaine de morts en une semaine.

 

1er juillet 2013. Au lendemain de manifestations réclamant la démission de Morsi, l’armée lance un ultimatum de 48h à ce dernier.

 

3 juillet 2013. Après le refus de Morsi de démissionner, l’armée prend les commandes et installe un gouvernement provisoire qui devra organiser de nouvelles élections

 

Si la désorganisation de l'opposition en Egypte pourrait profiter aux frères musulmans pour revenir dans les hautes sphères du pouvoir. Au Congo Brazzaville, la désorganisation de l'opposition non seulement elle profite au dictateur Denis SASSOU NGUESSO et son  système corrompu, mais elle constitue un véritable frein pour faire partir le dictateur du pouvoir.

Caire, Mohamed EL DJAFAR pour la Voix du Peuple

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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