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EGYPTE : LA RUE A FINALEMENT EU RAISON DE Mohammed MORSI

  

  

 

 

 

Mohammed MORSI PAYE SON ENTÊTEMENT * L' ARMÉE PREND LA MAIN

 

 

 

La rue a finalement eu raison de lui. Une explosion de joie a retenti hier soir, au Caire, après l’annonce de la mise à l’écart du pouvoir de Mohammed Morsi. Plusieurs milliers de  manifestants se sont ensuite réunis sur la place Tahrir, portant en triomphe les soldats en uniforme et agitant des drapeaux égyptiens. Une nouvelle fois, c’est l’armée qui a tout fait basculer. Les militaires ont repris les rênes du pays après s’être déployés hier dans les rues

de la capitale, 48h après l’ultimatum lancé au président, l’invitant à satisfaire les «demandes du peuple».

Un gouvernement provisoire

Dans une allocution télévisée, le chef des armées, le général Abdel Fattah al-Sissi, a annoncé hier soir que «Mohammed Morsi va être remplacé à la tête de l’Etat par le président de la Cour constitutionnelle », Adly Mansour. Ce dernier prendra ses fonctions dès aujourd’hui. Al-Sissi a également indiqué que la Constitution était provisoirement suspendue et qu’une commission va être chargée d’en rédiger une nouvelle. «Un comité chargé d’examiner les propositions d’amendements constitutionnels sera formé», a expliqué le général égyptien. Un gouvernement d’experts va diriger temporairement le pays, jusqu’à l’organisation de nouvelles élections présidentielle et législatives.

Le leader de l’opposition, Mohamed El Baradei, qui a élaboré cette feuil le de route avec l’armée et les chefs religieux, a estimé que ces mesures «répondent aux aspirations du Peuple». De son côté, Mohammed Morsi a aussitôt dénoncé ces décisions sur son compte Twitter. «Les mesures annoncées par le commandement des forces armées représentent un coup d’Etat complet, rejeté catégoriquement par tous les hommes libres de notre pays», a-t-il écrit. Un proche de Morsi a également affirmé que l’ex-président appelait

«les Egyptiens à résister pacifiquement à ce coup d’Etat, comme il le fera lui-même», ajoutant que «ce qu’ils ont fait est illégal, ils n’ont pas autorité pour le faire».

 

Quel délai avant l’élection ?

Reste à savoir désormais combien de temps il faudra attendre avant la tenue des  prochai -

nes élections. Lors de la chute d’Hosni Moubarak, le peuple avait dû attendre seize mois

avant de pouvoir élire son nouveau président. La situation économique du pays impose de

former un gouvernement rapidement, afin de demander un éventuel appui financier des Etats-Unis ou du Fonds monétaire international (FMI).

Selon plusieurs experts, l’élection pourrait se tenir d’ici à un an. El Baradei, qui ne s’était pas présenté l’an dernier à la dernière présidentielle, pourrait bien avoir comme adversaire le président déchu Mohammed Morsi.

 

Chronologies des évènements

Du 26 au 29 Juin 2013. De violents affrontements opposent pro et anti-Morsi, faisant huit morts.

30 Juin 2013. Des manifestations monstres réclament la démission de Morsi, un an après son élection. 1er juillet. L’armée égyptienne lance un ultimatum de 48h au président pour «satisfaire les revendications du peuple».

2 juillet 2013. Mohammed Morsi demande à l’armée, dans une allocution télévisée, de retirer l’ultimatum.

Hier 3 Juillet 2013. Alors que Morsi refuse de démissionner, l’armée lui interdit de quitter le pays.

 

L’échec des Frères musulmans

Un an après son élection, le président Mohamed Morsi s’est révélé inapte à diriger le pays, aggravant la crise et le mécontentement populaire. Sur le plan politique, il a été incapable de rassembler au-delà des Frères musulmans, le mouvement dont il est issu. Il a multiplié les nominations des siens aux postes clés, se posant plus comme un chef de clan qu’un président.

Accusé de dérive autoritaire et de vouloir islamiser la société, Mohamed Morsi a aussi échoué sur le plan économique.

Le manque de savoir-faire et l’absence de programme économique des Frères musulmans ont

augmenté la pauvreté endémique dont souffrait déjà le pays. Aujourd’hui, tous les indicateurs sont au rouge. Le tourisme, qui représentait jusqu’en 2011 la première ressource de devises, est en chute libre. Les réserves de devises sont passées de 36 milliards de dollars lors de la chute de Moubarak en 2011 à 13,5 milliards. Un habitant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté, et les pénuries de fioul et les coupures de courant se multiplient, attisant l’exaspération de la population, qui espérait voir ses conditions de vie s’améliorer avec la fin de l’ère Moubarak.

    

Lorsque les politiques montrent l'exemple et que le peuple se rend compte que leurs préoccupations sont au cœur de la politique des gouvernants il ne se soulève pas n'importe comment. Le vrai problème c'est l'impartialité et les conglomérats claniques, la discrimination à tout va, la corruption, le détournement des deniers publics à des fins personnels et familiaux, la politique du ventre à tous les coins de rue, le clientélisme, le pouvoir à vie, des élections truquées, le tripatouillage de la constitution comme envisage le faire le dictateur Denis SASSOU NGUESSO  et j'en passe .

 Tel est le cocktail explosif des années à venir pour les dictateurs africains qui solliciteront la confiance du souverain primaire qui est le PEUPLE.

Caire, Mohamed EL DJAFAR pour la Voix du Peuple

 

 «Un dictateur n'a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève pas le défi » 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous Trompez le Peuple Nous dénonçons

 

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