Le 29 aout 2013, nous avons mis en lumière une rencontre qui a eu lieu au select restaurant Mami Wata, entre le Général Jean François Ndenguet, le Colonel Jacques Antoine BOUITY, le Colonel Ongoto et le journaliste François Bikindou afin de préparer la riposte au réquisitoire qualifié de « clément » du procureur général près la Cour d’appel de Brazzaville, Corneille Moukala Moukoko à l’endroit du colonel Marcel Ntsourou.
Les faits nous donnent raison puisque dans la dernière parution du Troubadour, en date du 03 août 2013, il est clairement indiqué que sur la base de certains documents, le Colonel Marcel Ntsourou mérite de rester en prison.
Le mercredi 04 aout 2013, une nouvelle rencontre a eu lieu de 21 heures à 23 heures au domicile du Ministre de la justice Aimé Emmanuel Yoka dans le cadre de la même affaire.
Etaient assis autour de la table cette fois-ci, le Ministre de la justice Aimé Emmanuel Yoka, le ministre d'Etat, ministre du travail et de la sécurité sociale, Florent Ntsiba et le Général Jean François Ndenguet, Directeur Général de la Police Nationale.
Cette énième réunion organisée pour faire le point sur le procès en cours à Brazzaville aurait sans doute scellé le sort du Colonel Marcel Ntsourou.
Contrairement à ce que pense l’opinion publique et malgré le brillant réquisitoire du procureur général près la Cour d’appel de Brazzaville, Corneille Moukala Moukoko, ce procès est bel et bien un procès politique et le Colonel Marcel Ntsourou risque d’être lourdement condamné si le peuple laisse faire ces apparatchiks ridicules.
Comme dans tous les simulacres de procès qui ont eu lieu au Congo-Brazzaville, cette parodie de procès n’échappera pas à la règle selon laquelle, les sentences prononcées par la cour sont fixées à l’avance par les politiques, un peu comme au congrès du PCT où, avant même le dépouillement du vote pour la désignation du secrétaire général du parti, radio Congo avait déjà annoncé Pierre Ngollo vainqueur.
Les congolais doivent dire Non à cette condamnation politique à venir, sans rapport réel et sérieux avec les explosions de Mpila. Cette sanction politique sous habillage juridique ne repose sur aucune preuve matérielle fiable.
Ce régime pervers, corrompu et aux abois qui utilise de façon frauduleuse et abusive les moyens de l’Etat pour clouer au pilori ses propres citoyens montre une fois de plus ses limites.
Disons-le clairement, cette chasse aux sorcières est surtout un montage visant à écarter un officier ambitieux, considéré avant tout comme un prétendant au trône et un témoin gênant.
Magloire Mabiala