Bien assis dans son fauteuil présidentiel, Denis Sassou Nguesso n'envisage pas une seconde de le céder à l'occasion du scrutin de 2016, auquel la Constitution de 2002 lui interdit pourtant de se présenter. Avec son premier cercle, l'homme fort de Brazzaville, 70 ans, peaufine déjà sa stratégie pour un troisième mandat, comme en atteste ce dossier de La Lettre du Continent.
Après l'écrasante victoire de son parti, le PCT, aux législatives d'août 2012 - ce qui sera particulièrement utile pour modifier la Constitution ! -, Denis Sassou Nguesso a les coudées franches au niveau intérieur. Les généraux des Forces armées congolaises (FAC) à sa botte, il a choisi la méthode forte pour étouffer les velléités d’autonomie chez ses partisans, tout en multipliant les gestes d'intimidation envers ses opposants. Désormais, il lui reste à peaufiner son image de "parrain" dans la sous-région, histoire de s'attirer les bonnes grâces de la communauté internationale.