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SENEGAL PRESIDENTIELLE: LA TENSION MONTE A UN MOIS DU SCRUTIN

 

 

 

  

 

  

 

      

 

SENEGAL PRÉSIDENTIELLE 2012 : LA TENSION MONTE ENTRE LE POUVOIR & L' OPPOSITION A UN MOIS DU SCRUTIN

 



 

  

  

  

    

  

 

 


 

A un mois du premier tour de la présidentielle du 26 février, la tension monte au Sénégal où le Conseil constitutionnel doit dire vendredi si la candidature contestée du chef de l'Etat sortant Abdoulaye Wade est retenue, jour choisi par l'opposition pour braver une interdiction de manifester.

Signe des craintes de violences suscitées par la décision des cinq "sages"

(membres) du Conseil constitutionnel, le gouvernement a interdit les manifestations politiques de jeudi 26 jNAVIER 2012, dernier jour de dépôt des candidatures, jusqu'à lundi 30 Janvier 2012.

Mais le Mouvement du 23 juin (M23), regroupant les partis d'opposition et la société civile qui jugent la nouvelle candidature de Wade anticonstitutionnelle, a décidé de braver cette interdiction "illégale" en appelant à manifester vendredi à Dakar, jour de la décision du Conseil.

"La Constitution nous autorise à manifester et ne peut pas être abrogée par un arrêté ministériel", en l'occurence celui du ministre de l'Intéroeur Ousmane Ngom qui interdit les manifestations de jeudi à lundi, a déclaré Alioune Tine, porte-parole du M23 qui entend par ailleurs "attaquer" cet arrêté "devant la Cour suprême".

La France a estimé que "la liberté d'expression et de manifestation doit être partout garantie" et que "la volonté du peuple sénégalais doit être respectée".

 

La France demande que la liberté d'expression et de manifestation soit "partout garantie" au Sénégal, où le gouvernement a interdit les manifestations politiques de jeudi à lundi, a déclaré jeudi le ministère français des Affaires étrangères.

"La liberté d'expression et de manifestation doit être partout garantie. La volonté du peuple sénégalais doit être respectée", a souligné lors d'un point-presse le porte-parole adjoint du ministère français, Romain Nadal.

"Nous souhaitons que, conformément aux traditions démocratiques du Sénégal, la campagne électorale et l'élection se déroulent dans un climat serein et de manière transparente", a aussi souligné le porte-parole. "Il appartient à chacun de faire preuve de responsabilité: dans ces élections, c'est lavenir du Sénégal qui est en jeu", a-t-il ajouté.

 

Selon Amnesty International, "il n'y a pas de justification apparente à cette interdiction qui porte atteinte au droit de manifester pacifiquement".

Il s'agit d'une "décision des plus inquiétantes", affirme l'organisation, ajoutant que "le potentiel de déstabilisation est immense".

Des déclarations du président Wade publiées jeudi par le site sénégalais d'information en ligne DakarActu risquent d'exacerber les tensions, puisqu'il y affirme qu'il peut "légalement" se présenter non seulement en 2012, mais également "une autre fois en 2019".

C'est dans ce climat d'anxiété que l'Union européenne (UE) lance jeudi sa mission d'observation du scrutin, composée de 90 membres, la première de cette importance au Sénégal, pays jusqu'alors considéré comme un modèle de démocratie en Afrique.

Depuis des mois, la candidature du président Wade, 85 ans, au pouvoir depuis douze ans, cristallise toutes les oppositions, non seulement de ses adversaires politiques traditionnels, mais aussi de mouvements de la société civile.

 

Débat autour de la Constitution

L'un d'eux, "Y'en a marre", créé il y a un an par des jeunes, dont les membres d'un groupe de rap, a renforcé la vague "anti-Wade" par sa capacité de mobilisation grâce à des initiatives originales comme "la foire aux problèmes"

exposant les maux de leur pays: chômage, coupures d'électricité, coût de la vie.

Le M23 dont "Y'en a marre" est membre organise chaque mois des rassemblements pour dire "Non à la candidature de Wade", la plupart du temps contrebalancés par des rassemblements du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir).

Elu en 2000, réélu en 2007 pour cinq ans après une réforme constitutionnelle en 2001 instituant un quinquennat renouvelable une fois, Monsieur Wade se représente pour sept ans après le rétablissement du septennat en 2008, à la suite d'une nouvelle réforme constitutionnelle.

 

Pour ses opposants, il se présente à un troisième mandat illégal, mais ses partisans affirment que le décompte doit se faire à partir de la première réforme constitutionnelle de 2001 instituant le quinquennat et qu'il s'agit donc d'un second mandat conforme à la Constitution.

 

L'ONU a appelé à un scrutin "apaisé", l'UE a jugé "essentiel dempêcher tout acte de violence" et les Etats-Unis ont jugé "regrettable" que M. Wade se représente au lieu de prendre sa "retraite".

Parmi les principaux candidats figurent trois ex-Premiers ministres de Monsieur Wade devenus opposants, Moustapha Niasse, Idrissa Seck et Macky Sall, ainsi qu'Ousmane Tanor Dieng, leader du Parti socialiste (PS).

Egalement en lice, la star de la chanson et homme d'affaires Youssou Ndour, lui aussi opposé à la nouvelle candidature d'Abdoulaye Wade.

 

Dakar,  Chantal TANOH pour la Voix du Peuple

 

 

 

Pour une République Juste & Démocratique, Vous trompez le Peuple Nous dénonçons

     

 

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