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NICE: 25 ème SOMMET DE LA FRANCAFRIQUE

    

 

 

LE  25ème SOMMET DE LA FRANCAFRIQUE A NICE

LE RENDEZ VOUS DES MEDIOCRES : 50 ANS SANS VERITABLE INDEPENDANCE POLITIQUE & ECONOMIQUE                                 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                               

    

 

Réactions très contrastées dans la presse du continent. Certains veulent croire à l’émergence d’un nouveau type de partenariat débarrassé des scories de la colonisation et du système de la Françafrique. D’autres estiment que ce type de rencontre n’est qu’une forme de paternalisme d’arrière-garde.

« Cinquante ans après les indépendances africaines, peut-on réinventer les relations entre la France et ses anciennes colonies ? », s’interroge Le Potentiel en RDC. « 2010 est une année exceptionnelle pour bon nombre d’Etats africains, remarque le quotidien congolais. Plusieurs fêtent le cinquantenaire de leur indépendance. C’est, pour eux, estime-t-il, une belle occasion d’afficher les marques de souveraineté et de faire preuve de maturité dans cette reconfiguration des relations entre la France et l’Afrique où apparaît une nouvelle donne. Celle du changement des acteurs, consécutive à la disparition sur le continent noir de ceux qui, durant des décennies, ont su maintenir l’aura française ».

De son côté, poursuit Le Potentiel, « pour son premier sommet Françafrique, (…) Nicolas Sarkozy a une opportunité de remodeler l’image maintes fois déformée de la France en Afrique ».
Et le quotidien congolais de plaider en faveur d’un « partenariat responsable ».

Sarkozy va-t-il « corriger la formule » ?

El Watan en Algérie voit dans ce sommet l’occasion d’établir « un cadre de coopération », plus économique que politique, avec « l’implication, remarque-t-il, de la société civile et des chefs d’entreprises ».
En effet, renchérit le site d’information Fasozine, ce « sommet devrait prendre date pour un renouveau de l’entreprenariat et un meilleur développement des entreprises africaines. C’est du reste l’une des principales originalités de ce rendez-vous, affirme-t-il. Pas moins de 250 entrepreneurs français et africains, ainsi que des syndicats, sont annoncés pour prendre part aux rencontres de Nice, qui accoucheront d’une 'Charte de l'entrepreneur en Afrique'. La main sur le cœur, relève Fasozine, Nicolas Sarkozy explique que la France veut être aux côtés de l'Afrique pour accompagner le décollage du secteur privé sur le continent' ».

Pour le site burkinabé, ce « sommet de Nice, c’est sûr, sera le sommet de la rupture. Ou du moins, devrait-il l’être ! (…) Pourfendeur de la 'Françafrique', qui véhiculait un certain paternalisme de mauvais aloi, Nicolas Sarkozy tient, sans doute, à corriger la formule, remarque-t-il, tout en gardant la main sur l’échiquier africain hérité de la colonisation. Le contexte lui fournit incontestablement une belle occasion de plaider pour un partenariat de type nouveau, émancipé du lien ombilical, congénitalement trouble, qui servit, pendant de nombreuses décennies, de fil d’Ariane dans les relations entre la France et son 'pré-carré' africain. »

Une mise au pas du continent ?

Le Républicain au Mali est beaucoup moins optimiste. Le Républicain qui constate que depuis cinq ans, depuis le sommet Afrique-France de Bamako, rien n’a changé : « entre Bamako et Nice, le taux de croissance économique de l’Afrique, même  s’il est positif, est loin de permettre de réduire significativement la pauvreté », remarque-t-il. De plus, poursuit Le Républicain, « l’Europe s’est refermée davantage et Sarkozy aura même réussi la prouesse de faire de l’émigration choisie une directive européenne. (…) Enfin, les défis climatiques exacerbés ajoutent une couche plus dramatique au tableau déjà peu reluisant des cinquante Afriques. Auxquels il reste les nouveaux partenariats avec la Chine, l’Inde et le Brésil pour tenter de desserrer l’étau occidental, remarque le quotidien malien. Le contrecoup possible étant la perte du peu d’acquis démocratique dont le continent premier peut se prévaloir. La vérité, en fait c’est celle-là, conclut Le Républicain : l’Afrique reste son principal problème et sa seule solution. Nice n’y changera rien. Les sommets ultérieurs non plus ».

Le Pays au Burkina ne mâche pas ses mots : « en plein cinquantenaire des indépendances africaines, le 25e sommet France-Afrique de Nice, vient consacrer une mise au pas du continent », affirme le quotidien burkinabé. « L’intérêt d’un tel sommet, remarque-t-il, réside dans les rencontres de coulisse, les 'tête-à-tête'. (…) On a la chance d’y rencontrer des têtes couronnées, de dissiper des malentendus, de faire la paix et de nouer des relations. Mais la nécessité du changement se fait de plus en plus sentir sur le continent, s’exclame le quotidien burkinabé. Tout en revendiquant l’alternance, les peuples cherchent à en finir avec ces sommets qui pêchent par leur anachronisme. Parce qu’ils les ligotent pieds et mains, et les réduisent au silence (…). Et l’impression dominante, conclut Le Pays, est que plus la demande sociale s’accroît sur le continent, plus les rencontres se multiplient, sans grands résultats ».

Enfin, beaucoup de commentaires dans la presse française. Nous verrons cela dans l’autre revue de presse. En particulier cette remarque du Midi Libre, « la France a tout intérêt, si elle veut garder des liens privilégiés, à redéfinir sa politique africaine. Exit le comportement néocolonial. Bienvenue aux relations normales et apaisées. Dans le demi-siècle qui s'annonce, pronostique le journal midi-pyrénéen, le continent noir sera incontournable. Il comptera deux milliards d'habitants. Les plus grandes superficies de terre. Les plus importantes ressources naturelles. Il est donc temps de refaire des affaires avec l'Afrique. Des vraies affaires, cette fois ».

  

LAURENT GBAGBO :

 L’HOMME QUI NE RENTRE PAS DANS LE MOULE

DES LECHES BOTTES                      

Les raisons de l’absence de Laurent Gbagbo à Nice

Lundi et mardi 31 mai et 1er juin se tient à Nice (France), le sommet France-Afrique sous l’égide du président français Nicolas Sarkozy. Une rencontre qui part déjà sur une fausse note avec l’absence annoncée du Libyen Mouammar Kadhafi, du Zimbabwéen Robert Mugabe et surtout de l’Ivoirien Laurent Koudou Gbagbo.

M. Gbagbo ne sera donc pas ce lundi sur la côte méditerranéenne pour l’ouverture des travaux du sommet France-Afrique. Il sera représenté par Laurent Dona Fologo, président du Conseil économique et social. Une décision que le chef de l’Etat ivoirien explique par la situation politique actuelle de son pays (ancienne colonie française) divisé en deux depuis 2002.

En effet, pour le locataire du Palais d’Abidjan, il est urgent de régler « d’abord un différend fondamental » avec la France. Et, c’est à cette seule condition, dit-il sur les ondes de RFI, qu’il fera le « déplacement » de Nice.

« Il n’y a pas de raison que j’aille en France tant qu’on n’a pas discuté du différend qui nous oppose à la France », affirme-t-il.

Selon Laurent Gbagbo, ce différend concerne le coup d’Etat manqué de septembre 2002 contre sa personne, deux ans à peine après son accession à la magistrature suprême. La France à cette époque dirigée par le président Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin avait été fortement indexée par Abidjan

 Je ne comprends pas que des dirigeants d’un autre Etat s’arroge le droit de faire partir le dirigeant d’un autre Etat souverain de là où son peuple l’a mis », s’indigne M. Gbagbo.

Le coup d’Etat manqué de 2002 a plongé la Côte d’ivoire dans une crise politico-militaire. Malgré la fin de son mandat depuis 2005, Laurent Gbagbo reste toujours en fonction. Le sud loyaliste brandit le désarmement du nord rebelle avant l’organisation de toute élection dans ce pays. D’où l’exaspération de l’opposition divisée entre la lutte pour le pouvoir et le maintien de la paix.

Tout en clamant ne pas être « rancunier », M. Gbagbo martèle que ce n’est pas « une bonne solution d’aller au sommet de Nice pour discuter d’un différend. Nous discutons d’abord et je ferai le déplacement » ensuite.

Une chose est certaine, le président de la côte d’ivoire son excellence monsieur Laurent GBAGBO veut sortir son pays sous le joug de la françafrique. Il se bat pour une véritable indépendance politique et économique de son pays.

NICE, Jacob OLOUKOU pour la voix du Peuple

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